Il est à l'affiche de Never Grow Old, mais aussi de Once Upon a Time in Hollywood: Emile Hirsch semble remonter la pente. Révélé avec Into the Wild en 2007, enchaînant les Wachowski, Van Sant, Ang Lee, Friedkin et Oliver Stone, il a, depuis six ans, été un peu perdu de vue. Il vient de terminer un thriller d'Alessio Jim Della Valle avec Jonathan Rhys Meyers, et un film d'action avec De Niro, Tommy Lee Jones, et Morgan Freeman. Il tourne actuellement le nouveau Mel Gibson réalisé par Michael Polish, Force of Nature.



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ACTRICE SELECT





Alternant après son bac entre les études sur l'Histoire de l'art et le théâtre, avec option psycho, elle arrive un jour sur le tournage de Bleu, de Kieslowski, où elle fait de la figuration.
Grâce à Agnès Varda, elle obtient le rôle principal du film Les Cent et une nuits, celui d'une jeune journaliste ayant pour fonction d'interroger les souvenirs de Monsieur Cinéma, alias Michel Piccoli. Malgré l'échec de cette oeuvre auprès du public, il sera pour elle le tremplin pour d'autres réalisations.

Elle deviendra ainsi l'épouse de Serge Hazanavicius dans Delphine 1 - Yvan 0 (et donc marque le point) puis d'Antoine de Caunes dans Les deux papas et la maman. On la croit orientée vers la comédie. C’est sans Laurent Bouhnik, qui lui offre un rôle plus sombre dans Select Hôtel, où elle interprète une camée. Elle obtient, entre autres, le Prix Romy Schneider. Le début d'une reconnaissance, patience. Gayet aime vivre, aussi.

Depuis, les propositions s'enchaînent et elle opte pour le risque et la diversité. Lesbienne de choc dans Pourquoi pas moi?, femme de taulard dans La confusion des genres ou fille de bourges dans Les gens qui s'aiment, elle s'amuse à déjouer les prévisions et à s'aventurer dans tous les genres. De ces films cultes, qui ne sont pas grand succès publics, il en ressort qu’elle a une grâce indéniable, une exigence certaine, et un goût pour le risque.

Julie Gayet est encore peu connue au début des années 2000. Pas bankable, pas césarisée. Pourtant on ne voit qu'elle. Ses collaborations à des films d'auteur, à des premiers longs, à des projets pointus la rendent populaire auprès d'une petite communauté grandissante de cinéphiles. Les cinéastes de toutes générations la choisissent : Deville, Limosin, Tachella mais aussi Giusti, Briand, Clavier.

On l'oublie vite dans le flop Lovely Rita (elle est la seule que l’on peut sauver dans ce désastre) mais elle est inoubliable en amie amoureuse dans le très beau La Turbulence des fluides. C'est l'héroïne idéale pour une comédie romantique et dramatique qui touchera le public : Clara et moi d’Arnaud Viard. Son charme et sa discrétion nous séduisent. Exquise. Conquis, nous sommes.

Comédies ou drames, fantaisie ou contemplation, elle semble à l'aise dans tous les paysages. Change de tête à chaque fois, se métamorphose au gré de projets qui surtout ne doivent pas se ressembler. Julie Gayet semble avoir les épaules assez larges pour porter des films entiers. Pourtant, on la cantonne à des seconds rôles, à des films à petits et moyens budgets comme Bab-El-Web, avec Sami Naceri, ou Camping à la ferme, avec Roshdy Zem. Dans Mon meilleur ami, de Patrice Leconte, elle réussit quand même à s’imposer entre Daniel Auteuil et Dany Boon. Malgré son physique avenant, sa capacité à être aussi bien comique que colérique, mélancolique que tragique, Gayet n’obtient plus de personnages marquants. Alors elle tourne pour le petit écran (beaucoup : téléfilms historiques, biopics…), s’amuse chez Emmanuel Mouret, offre son talent à de jeunes cinéastes dans des courts métrages, voyage de festivals en festivals, toujours prête à être membre d’un jury. On peut la voir aussi bien en Hélène de Troie dans Odysseus qu’en patiente draguée par son psy dans L’art de séduire. Elle obtient même le prix d’interprétation au Festival de Tokyo en mère célibataire et précaire dans 8 fois debout. Le premier film qu’elle produit avec sa société Rouge international, qui n’emploie qu’un seul mec au milieu d’une tribu de six femmes. Women Power ?

Citoyenne engagée, actrice mésestimée, cinéphile inconditionnelle, grande lectrice, son nouveau métier l’occupe de plus en plus. Elle produit Raja Amari, Bingjian Liu, Cristian Jimenez (dont Bonsai fut sélectionné à Cannes), Anna de Palma, Olmo Omerzu, Sandrine Dumas, Antoine Desrosières…. A 40 ans, Julie Gayet semble partir sur une autre voie. Cette femme accessible, naturelle, curieuse, toujours là où le débat sur le cinéma français se trouve, prête à s’impliquer pour des causes humanistes est une actrice enthousiaste, discrète, capable de parler culture, sport et politique.

Avec Quai d’Orsay, qui fête les 20 ans de cinéma de l'actrice, elle obtient un grand rôle dans un film populaire (900 000 entrées). Elle incarne une femme ambitieuse, conseillère d’un ministre, capable de tout pour garder sa place. Une jolie performance. Mais c’est la réelle politique qui va la rattraper et la rendre mondialement connue quelques mois plus tard : la discrète et chaleureuse Julie Gayet se retrouve à la une de la presse internationale, après la révélation d’une liaison supposée avec le président de la république française. Un premier rôle au premier plan d’un « film » dont elle aurait bien voulu se passer.

vincy


 
 
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