Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.



Ailleurs
Effacer l'historique
Ema
Enorme
Eté 85
Irréversible - version intégrale
La daronne
Lucky Strike
Petit pays
Rocks
Tenet
The Climb
Yakari, le film



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems
Un divan à Tunis
Le cas Richard Jewell
Dark Waters
La communion



Les deux papes
Les siffleurs
Les enfants du temps
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn
La fille au bracelet
Jinpa, un conte tibétain
L'appel de la forêt
Lettre à Franco
Wet Season
Judy
Lara Jenkins
En avant
De Gaulle






 (c) Ecran Noir 96 - 20


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 0

 
Comme des bêtes 2 (The Secret Life of Pets 2)


USA / 2019

31.07.2019
 



PAW AND ORDER

« Disons qu’il s’est passé des trucs et que maintenant c’est fini. »





Illumination a sans doute manqué un peu d’inspiration pour cette suite de Comme des bêtes. Techniquement, il n’y a rien à dire. Le studio maîtrise parfaitement l’animation à la Pixar. Mais le scénario souffre d’une certaine paresse et d’un manque de renouvellement.

Le prologue – un bébé arrive dans le foyer du chien Max depuis que sa maîtresse est tombée amoureuse d’un new yorkais en surpoids – induit même le spectateur en erreur puisque ce ne sera pas le sujet. Cette introduction plombe d’ailleurs le film : il conduit à une morale très convenue et souffre d’une voix off qui exaspère. L’image n’a rien à raconter.

Cela ne va pas forcément mieux après, mais au moins le divertissement sera au rendez-vous. Trois récits vont s’alterner : le chien citadin Max en virée à la ferme pour une initiation virile avec un cador à la Clint Eastwood ; la chienne glamour Gidget qui doit se déguiser en chat pour une récupération périlleuse d’un objet fétiche ; le lapin vantard Snowball qui se met en tête d’être un super-héros devant sauver un tigre maltraité par un propriétaire de cirque.
Soit un film familial, un segment plus proche du film horrifique et un hommage décalé aux super-héros, avec, à chaque fois, son lot d’ennemis ou d’obstacles.

Ce qui aurait fait trois bons courts métrages. Assemblés, ils ralentissent la dynamique (certains étant quand même plus inspirés que d’autres). Il faut attendre le final, seule réelle prouesse d’action avec un train à pleine vitesse (qui rappellera X-Men Dark Phoenix), pour que le rythme s’emballe.

Comme des bêtes 2 ne parvient pas à puiser de l’originalité dans les névroses de ses héros à quatre pattes. La folie de ces animaux ne se traduit pas en aventures frénétiques. Pourtant, ça ne manque pas de bonnes idées. Du dindon barré à la mamie à chats, de l’apprentissage d’être félin (quand on est canin) à la première poursuite en trottinette électrique, les auteurs avaient du potentiel.

En décalant l’intrigue d’un bébé à la « Baby Boss » à un tigre importé qu’il faut sauvé, en construisant trois histoires parallèles, les scénaristes ont composé un puzzle un peu bricolé, sans savoir dans quelle direction aller (même si convergera vers une même destination). C’est d’autant plus dommage que les personnages sont toujours aussi attachants, même si le « leader » Max est sans aucun doute le moins intéressant de tous. Mais, surtout, à la différence d’un Pixar, Comme des bêtes 2 manque de complexité et d’enjeux dramatiques multiples pour plaire à la fois aux petits et aux grands.


 
vincy

 
 
 
 

haut