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L'Adieu de Lulu Wang est à la fois un portrait de famille et un portrait de la Chine contemporaine qui refuse de reconnaître ses faiblesses. Un voyage initiatique sensible et touchant, porté par une mise en scène qui oscille entre le burlesque et le documentaire.



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Dieu existe, son nom est Petrunya (Gospod postoi, imeto i e Petrunija)


/ 2019

01.05.2019
 



AINSI SOIT-ELLE





"- Vous êtes religieuse ?
- Vous êtes gay ?
"

Révélation du dernier festival de Berlin, Dieu existe, son nom est Petrunya de Teona Strugar Mitevska, est une comédie grinçante et irrévérencieuse qui propose un portrait au vitriol de la société macédonienne misogyne et craintivement inféodée à l'Eglise. Son héroïne Petrunyia est une jeune trentenaire diplômée en histoire qui ne parvient pas à trouver un emploi. On comprend à demi-mot qu’en Macédoine, c’est une matière assez superflue, surtout lorsqu’elle n’est pas employée à chanter les louanges du pays (on pense alors au court métrage Bigger Than Life d’Adnan Softic dont nous vous parlions lors du festival de Winterthur).

Après quelques scènes d’exposition piquantes, qui mettent en valeur le nihilisme résigné du personnage, Petrunyia assiste par hasard à une cérémonie religieuse au cours de laquelle une croix sacrée est jetée dans le fleuve (glacé) afin que le plus téméraire plonge pour la ramener. Sur une impulsion, la jeune femme saute à l’eau et remporte la croix, symbole de bonheur et de prospérité. Problème : la tradition veut que seuls les hommes puissent participer à la cérémonie (et connaitre le bonheur et la prospérité, sans doute ?). S’ensuit alors un imbroglio absurde et franchement comique durant lequel la police tente de récupérer l’objet sacré, sans avoir de raison légale de le faire puisqu’elle ne l’a pas volé, tandis qu’un groupe de fanatiques religieux assiège le commissariat pour faire payer à Petrunya son impudence.

C’est évidemment à la société macédonienne patriarcale et traditionaliste que s’attaque Teona Strugar Mitevska, de même qu’au poids toujours prégnant de l’Eglise dans les affaires politiques ou judiciaires. Avec ses dialogues incisifs, son personnage haut en couleurs, et son propos sévère sur le pays, Dieu existe, son nom est Petrunya est une parabole savoureuse qui, malgré ses problèmes de rythme, et son incapacité, par moments, à aller assez loin dans la satire, fustige brillamment l’incapacité de tout un pays à entrer de plein pied dans la modernité.
 
MpM

 
 
 
 

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