Alita Battle Angel, manga culte, production de James Cameron, réalisation de Robert Rodriguez. Avec sa dose d'action et son héroïne cyborg plus vraie que nature, le blockbuster va essayer de conjurer le mauvais sort fait aux adaptations hollywoodiennes des mangas japonais.



Alita: Battle Angel
All Inclusive
Comme un seul homme
Dans la terrible jungle
Deux fils
Happy Birthdead 2 You
L'illusion verte
Le silence des autres
Les drapeaux de papier
Long Way Home
Moi, maman, ma mère et moi
Ralph 2.0
Regarde ailleurs
The Raft
Un ange
Vice



Une affaire de famille
Spider-Man: New Generation
Roma
Les invisibles
Glass
The Front Runner
Green Book: sur les routes du sud
Le château de Cagliostro
Un grand voyage vers la nuit
Sorry to Bother You
Tout ce qu'il me reste de la révolution
Une intime conviction
La Favorite



Asako I & II
Aquaman
Mirai, ma petite soeur
Le retour de Mary Poppins
Premières vacances
Border
Creed 2
Edmond
L'ange
L'heure de la sortie
Ayka
Ben Is Back
Colette
L'incroyable histoire du facteur Cheval
Holy Lands
Une jeunesse dorée
Doubles vies
Another Day of Life
La Mule
The Hate U Give, La haine qu'on donne
Un berger et deux perchés à l'Elysée
Si Beale Street pouvait parler
Pearl
Minuscule 2 - les mandibules du bout du monde
Les estivants
L'amour debout
Mango
La cabane aux oiseaux
Dragons 3: Le monde caché
My Beautiful Boy
Nicki Larson et le parfum de Cupidon






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Dragons 3: Le monde caché (How to Train Your Dragon: The Hidden World)


USA / 2019

06.02.2019
 



CRÉATURES CÉLESTES





«Je ne suis pas un démon. Juste un gars qui vient sauver des dragons. »

Il y a un voile de déception qui floute notre plaisir à retrouver les personnages de cette franchise DreamWorks. D’autant que les deux premiers Dragons avaient mis la barre très haute. De loin, il s’agit de la meilleure saga animée issue des studios, et elle garde son titre avec ce troisième opus, même s’il est un cran en dessous des autres.

Par sa constance, la série reste visuellement attrayante et les personnages sont toujours aussi attachants. Il est dommage que le scénario soit plus convenu, pour ne pas dire prévisible. Tout commence par une mission furtive pas très discrète en guise de prologue. Nos vikings traquent les chasseurs de dragons comme une ONG piègeraient des braconniers.
L’amorce est un mélange d’action classique et de dérision amusante. Un combat au long cours s’engage. D’un côté, un jeune roi, un peu tendre, d’un club « all-inclusive » paradisiaque et coloré où cohabitent son peuple et des créatures domptées comme des toutous. Il doute et doit se libérer de l’ombre de son père. De l’autre côté, un vilain jouissant du génocide des dragons, vivant dans un enfer brumeux et décharné, prison en pleine mer d’où s’échafaudent ses plans machiavéliques.

A cela s’ajoute une double romance qui dilue l’ensemble : celle du Roi et de sa promise (forte tête, car ici les femmes ont du caractère) et celle de son Dragon, une Furie nocturne aux airs félins, qui apprend, comme un ado, à séduire sa Furie éclair, malicieuse, presque fatale et assurément plus mature. C’est un récit d’émancipation, de libération, et d’initiation.

On devine qu’il s’agit de l’épisode des mariages. Evolution logique après l’enfance et l’adolescence des deux premiers opus. Tout le monde se renifle pour s’accoupler dans cette guerre de civilisation, d’exode, de protection (des espèces). Il y a des séquences assez drôles (notamment le rituel de la drague chez les Furies), des scènes visuellement époustouflantes (l’antre des dragons à la beauté irréelle) et des moments beaucoup plus creux (le ballet aérien dans l’orage). A trop vouloir être romantique, le film perd en intensité et devient un peu trop mièvre.

Vers l'émotion

La simplicité des enjeux, la faiblesse dramatique et l’absence d’évolution des personnages secondaires diminuent l’intérêt de cette suite. Impressionnant esthétiquement, le film se repose finalement essentiellement sur son héros, Harold, dont le handicap n’est plus le sujet et dont le duvet pousse un peu sur son visage innocent. Sa bravoure et ses maladresses, ses failles et son idéalisme contribuent beaucoup au plaisir de voir ce troisième film. Dragons 3 est sauvé par sa part sacrificielle et un épilogue sensationnel, plus que par son dénouement évident. L’amitié absolue domine ainsi l’amour « disneyen » des contes de fée.

La morale reste belle et on se dit qu’il s’agit d’une ultime aventure. Il n’y a plus rien à raconter, sauf à actualiser cette épopée nordique vers un combat réconciliateur avec la nature et le spirituel, entre les hommes et les mythiques dragons. Mais on serait gré aux producteurs de nous laisser avec cette jolie fin, qui clôt sagement une saga singulière.
 
vincy

 
 
 
 

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