Alita Battle Angel, manga culte, production de James Cameron, réalisation de Robert Rodriguez. Avec sa dose d'action et son héroïne cyborg plus vraie que nature, le blockbuster va essayer de conjurer le mauvais sort fait aux adaptations hollywoodiennes des mangas japonais.



Alita: Battle Angel
All Inclusive
Comme un seul homme
Dans la terrible jungle
Deux fils
Happy Birthdead 2 You
L'illusion verte
Le silence des autres
Les drapeaux de papier
Long Way Home
Moi, maman, ma mère et moi
Ralph 2.0
Regarde ailleurs
The Raft
Un ange
Vice



Une affaire de famille
Spider-Man: New Generation
Roma
Les invisibles
Glass
The Front Runner
Green Book: sur les routes du sud
Le château de Cagliostro
Un grand voyage vers la nuit
Sorry to Bother You
Tout ce qu'il me reste de la révolution
Une intime conviction
La Favorite



Asako I & II
Aquaman
Mirai, ma petite soeur
Le retour de Mary Poppins
Premières vacances
Border
Creed 2
Edmond
L'ange
L'heure de la sortie
Ayka
Ben Is Back
Colette
L'incroyable histoire du facteur Cheval
Holy Lands
Une jeunesse dorée
Doubles vies
Another Day of Life
La Mule
The Hate U Give, La haine qu'on donne
Un berger et deux perchés à l'Elysée
Si Beale Street pouvait parler
Pearl
Minuscule 2 - les mandibules du bout du monde
Les estivants
L'amour debout
Mango
La cabane aux oiseaux
Dragons 3: Le monde caché
My Beautiful Boy
Nicki Larson et le parfum de Cupidon






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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Mango (Strike)


/ 2018


 



TIP TAUPE





"- Normalement, les blaireaux ne peuvent pas monter aux arbres !
- Est-ce que normalement les animaux parlent ?
"

Au premier abord, ce premier film de Trevor Hardy (Pumpkin) ne semble pas particulièrement briller par son originalité, avec ses enjeux classiques, exposés de manière presque scolaire dans les premières scènes du film, et ses habituels personnages archétypaux remplissant toutes les cases du genre « film initiatique jeune public ». On se cale donc dans son fauteuil en pilote automatique, persuadé que l’histoire de cette jeune taupe qui rêve de devenir footballeur, alors que tout le monde attend de lui qu’il aille travailler à la mine voisine, ne parviendra guère à nous surprendre. Pourtant, si la trame du scénario reste effectivement relativement attendue, le traitement de l’intrigue, l’humour des dialogues et la créativité dans le design des personnages (dans une laine duveteuse qui permet un joli travail visuel sur les textures) et des lieux nous tirent assez rapidement de notre torpeur. On rit beaucoup devant ce film farfelu qui n’hésite pas à multiplier les clins d’œil à l’adresse du spectateur et à se moquer de lui-même, en tournant en dérision toutes les étapes habituelles de ce type de film.

On sent clairement chez Hardy l’influence de Aardman (chez qui il a travaillé quelques temps), notamment dans ses enchaînements très visuels d’actions (par exemple lorsque la mère de Mango cuisine ou fait la valise de son fils) qui évoquent les mécanismes plus ou moins bien huilés et les machines infernales de Wallace et Gromit. Le cœur du film (la nécessité de gagner un match de foot pour préserver la vie de son village) n’est pas non plus très loin du Cro Man sorti par Aardman en 2018.

Mais on pourra difficilement se plaindre que le réalisateur ait su adapter à son propre projet la maîtrise et la virtuosité développée dans le studio britannique. Au contraire, c’est justement ce qui permet au film de s’extraire du motif ronronnant du récit initiatique pour aller vers plus de folie et de fantaisie. Ça, et des dialogues qui n’hésitent pas à solliciter la complicité du spectateur, voire à prendre un recul presque ironique par rapport au récit. Si les petits spectateurs risquent de connaître quelques moments de tristesse et de peur, vite balayés par l’hilarante bêtise crasse des personnages négatifs, les adultes, eux, devraient passer un moment plutôt agréablement régressif.
 
MpM

 
 
 
 

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