Glass clôt une trilogie commencée il y a 18 ans avec Incassable. Mélangé à Split, M. Night Shyamalan réussit son retour avec un film de genre, presque de série B, où le scénario et la mise en scène l'emportent sur les effets.



Ayka
Ben Is Back
Capri-Revolution
Colette
Doubles vies
Glass
Holy Lands
L'incroyable histoire du facteur Cheval
Le musée des au revoir
Le phallus et le néant
Mallé en son exil
The Front Runner
Une jeunesse dorée



Les Veuves
Assassination Nation
Les Confins du monde
Une affaire de famille
Utøya, 22 juillet
Spider-Man: New Generation
Roma
L'homme fidèle
Wildlife, une saison ardente
Grass
Les invisibles



Bohemian Rhapsody
Cold War
Les animaux fantastiques: les crimes de Grindelwald
Amanda
Le Grinch
Les héritières
Robin des Bois
Voyage à Yoshino
Astérix - Le secret de la potion magique
Leto
Pupille
Mortal Engines
Pachamama
Rémi sans famille
Asako I & II
Aquaman
Bienvenue à Marwen
Mirai, ma petite soeur
Le retour de Mary Poppins
Premières vacances
Monsieur
The Bookshop
The Happy Prince
Undercover - une histoire vraie
Border
Creed 2
Edmond
L'ange
L'heure de la sortie






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Edmond


France / 2017

09.01.2019
 



CYRANO M’ETAIT CONTE





A l’origine, Edmond était un film. Un Shakespeare in Love à la française autour d’Edmond Rostand et sa création phare, Cyrano de Bergerac. Alexis Michalik n’a pas réussi à faire aboutir son projet, et l’a transformé en pièce de théâtre.

C’était là sans aucun doute son idée la plus brillante : faire d’une pièce classique un spin-off comique non moins classique. Deux ans et demi après, la pièce triomphe toujours sur les planches. Et arrive au cinéma.

Nombreuses sont les pièces de théâtre populaires qui ont réussi leur passage sur le grand écran. Pas forcément pour la réalisation, mais parce que la force des dialogues et des situations résiste à ce voyage du spectacle vivant au cinéma. Citons, pour ne rester que dans l’Hexagone, Knock, On purge bébé, Pouic-Pouic, Oscar, La cage aux folles, Le père noël est une ordure, Cuisine et dépendances, Un air de famille, Le dîner de cons, Huit femmes, Potiche, Le prénom, …

Edmond pourrait prétendre à entrer dans ce cercle (vertueux). C’est élégant, léger, bien rythmé. Et le récit originel est efficace : un créateur dans la tourmente qui va accoucher d’un chef d’œuvre le sauvant de tous ses malheurs. On ne peut rêver mieux. Il y a de la comédie américaine dans ce tourbillon de vie, où les acteurs les moins connus volent la vedette aux têtes d’affiche.

Mais l’ironie est que le film est avant tout un hommage au théâtre. Autrement dit, il se défait très vite de toute ambition cinématographique, de tout désir de s’affranchir de ses origines. Un paradoxe pour la création de Michalik, qui avait, comme on l’a dit, imaginé un film avant d’en faire une pièce.

Edmond, le film, reste vif et agréable. C’est avant tout très sage, pour ne pas dire consensuel. Il manque un nouveau regard et une direction artistique qui valorisent le récit. La carte postale est à la limite d’une époque mythifiée où, rarement, on en voit autre chose qu’une farce de boulevard. Car, heureusement, c’est drôle et cela reste brillant.

Cela manque juste un peu de panache…
 
vincy

 
 
 
 

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