Les étendues imaginaires de Slew Hua Yeo a reporté le Léopard d'or à Locarno en août dernier. Portrait de Singapour et de son arrière-cour (pas forcément reluisante), le film est une splendeur, à la fois surprenant et singulier.



Comprame un revolver
Dernier amour
Du miel plein la tête
Entre les roseaux
L'homme qui a surpris tout le monde
Le corps sauvage
Le rêve de Sam et autres courts
Leur souffle
M
Qui m'aime me suive
Résistantes
Sauvages
Social Business
Sunset
Walter



Roma
Les invisibles
Green Book: sur les routes du sud
Le château de Cagliostro
Un grand voyage vers la nuit
Sorry to Bother You
Tout ce qu'il me reste de la révolution
Une intime conviction
La Favorite
La chute de l'empire américain
Les funérailles des roses
Nice girls don't stay for breakfast
Les étendues imaginaires
Funan
We The Animals



Minuscule 2 - les mandibules du bout du monde
Dragons 3: Le monde caché
My Beautiful Boy
Nicki Larson et le parfum de Cupidon
Alita: Battle Angel
Deux fils
Les drapeaux de papier
Ralph 2.0
Vice
Destroyer
Euforia
Les moissonneurs
Grâce à Dieu
La grande aventure Lego 2
Le Chant du loup
The Wife
Celle que vous croyez
Le garçon qui dompta le vent
Marie Stuart, Reine d'Ecosse
Les éternels
Wardi
Captain Marvel
Exfiltrés
Le garçon qui dompta le vent
Le mystère Henri Pick
Stan et Ollie
Triple frontière
McQueen
Rosie Davis
Ma vie avec John F. Donovan
Convoi exceptionnel
Aïlo : une odyssée en Laponie






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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Edmond


France / 2017

09.01.2019
 



CYRANO M’ETAIT CONTE





A l’origine, Edmond était un film. Un Shakespeare in Love à la française autour d’Edmond Rostand et sa création phare, Cyrano de Bergerac. Alexis Michalik n’a pas réussi à faire aboutir son projet, et l’a transformé en pièce de théâtre.

C’était là sans aucun doute son idée la plus brillante : faire d’une pièce classique un spin-off comique non moins classique. Deux ans et demi après, la pièce triomphe toujours sur les planches. Et arrive au cinéma.

Nombreuses sont les pièces de théâtre populaires qui ont réussi leur passage sur le grand écran. Pas forcément pour la réalisation, mais parce que la force des dialogues et des situations résiste à ce voyage du spectacle vivant au cinéma. Citons, pour ne rester que dans l’Hexagone, Knock, On purge bébé, Pouic-Pouic, Oscar, La cage aux folles, Le père noël est une ordure, Cuisine et dépendances, Un air de famille, Le dîner de cons, Huit femmes, Potiche, Le prénom, …

Edmond pourrait prétendre à entrer dans ce cercle (vertueux). C’est élégant, léger, bien rythmé. Et le récit originel est efficace : un créateur dans la tourmente qui va accoucher d’un chef d’œuvre le sauvant de tous ses malheurs. On ne peut rêver mieux. Il y a de la comédie américaine dans ce tourbillon de vie, où les acteurs les moins connus volent la vedette aux têtes d’affiche.

Mais l’ironie est que le film est avant tout un hommage au théâtre. Autrement dit, il se défait très vite de toute ambition cinématographique, de tout désir de s’affranchir de ses origines. Un paradoxe pour la création de Michalik, qui avait, comme on l’a dit, imaginé un film avant d’en faire une pièce.

Edmond, le film, reste vif et agréable. C’est avant tout très sage, pour ne pas dire consensuel. Il manque un nouveau regard et une direction artistique qui valorisent le récit. La carte postale est à la limite d’une époque mythifiée où, rarement, on en voit autre chose qu’une farce de boulevard. Car, heureusement, c’est drôle et cela reste brillant.

Cela manque juste un peu de panache…
 
vincy

 
 
 
 

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