Wild Rose n'est pas seulement le film qui aura révélé Jessie Buckley. Entre réalité (sociale) et rêve (musical), le film est une pépite qui charme et enchante. Parfaits pour l'été.



Comme des bêtes 2
Fanny & Alexandre
Fast and Furious: Hobbs and Shaw
Halte
Le Gangster, le Flic et l’Assassin
Le mystère des pingouins
Les faussaires de Manhattan
Nuits magiques
Once Upon a Time... in Hollywood
Perdrix
Playmobil, le film
Une grande fille



Douleur et Gloire
Parasite
Etre vivant et le savoir
So long, My son
Toy Story 4
Le Roi Lion
Yuli
Wild Rose
Give Me Liberty
Ils reviennent...
L'étincelle, une histoire des luttes LGBT +



Avengers: Endgame
Rocketman
Sibyl
The Dead don't Die
Amazing Grace
Greta
Les Particules
Men in Black International
Zombi Child
X-Men: Dark Phoenix
Spider-Man: Far From Home
Yesterday
Anna
Les enfants de la mer
Uglydolls
Vita & Virginia
Yves
Ville neuve
The Mountain: une odyssée américaine
Contre ton cœur
Bunuel après l'âge d'or
Bixa Travesty
Noureev
Tolkien
L'œuvre sans auteur
Le coup du siècle
Factory






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 0

 
Le Grinch (The Grinch)


USA / 2018

28.11.2018
 



JINGLE HELL





« Le génie commence avec les abdos. »

Noël est un paradis : une fête éternelle, des loisirs à foison, de l’overdose de sucre, une surconsommation de cadeaux.
Noël est un enfer pour ceux qui sont partisans de la décroissance, qui mangent bio et sans gluten, ou qui détestent Sissi.
Le Grinch est évidemment dans la deuxième catégorie, digne cousin éloigné de Gru.

Personnage iconique de la culture américaine, cette créature verte et poilue, râleuse et ingrate, sans cœur et solitaire, est parfaite pour un humour un peu grinçant et un cynisme assumé.
Avec son chien Max, il forme un duo paré pour des gags à la Tex Avery dans cette prod Illumination. D’ailleurs cette paire n’est pas vraiment dans la lignée de leurs collègues (Obélix et Idéfix, Tintin et Milou), et s’approche davantage côté « losers » de Satanas et Diabolo (Les fous du volant) de La grande course autour du monde, avec Professeur Fate et (un autre chien nommé) Max, et côté couple de Wallace et Gromit (surtout au petit-déjeuner).

Ce qui est intéressant avec ce conte du Dr Seuss, c’est la critique implicite de notre civilisation qui nous oblige à aimer Noël. Ce qui est regrettable c’est que le Dr Seuss nous montre qu’il n’y a pas d’autres choix que d’aimer Noël.

Cette dictature d’un bonheur rouge et vert, aussi artificiel que rapidement insupportable avec ses chants et ses ampoules colorées, aurait mérité un film à la satire cruelle. Malheureusement, les créateurs des Minions ont préféré la morale bien convenue du conte originel et file rapidement vers un récit sage et prévisible.

En vert et contre tous

Heureusement, l’animation (impeccable), les décors (amusants), les personnages (attachants), et la bienveillance de l’ensemble permettent au film d’être à la hauteur des attentes pour une animation familiale américaine et grand public. Ce formatage n’a rien de surprenant.

On peut toujours être déçu par cette psychologie à six sous autour de ce pauvre Grinch ou la simplicité de l’intrigue qui cible les très-petits. Mais au moins, la légère insolence, l’inventivité des machines et les catastrophes qui s’enchainent en font un honnête divertissement qui flirte avec les théories de développement personnel dans l’air du temps.

Finalement ce vieux grincheux bedonnant de 53 ans, façon Jack Nicholson dans Pour le pire et pour le meilleur, va devoir se soumettre à la gentillesse et à l’amour, seules vertus indispensables. Le générique de fin montrera sa nouvelle vie. 6 ans après Le Lorax (du même Dr Seuss), on se dit que les studios Illumination sont quand même mieux inspirés quand ils imaginent leurs propres histoires.

En ne s’affranchissant pas d’une morale traditionnaliste, Illumination empêche une fois de plus le Grinch de séduire un public moins adepte des contes de Noël.
 
vincy

 
 
 
 

haut