Wild Rose n'est pas seulement le film qui aura révélé Jessie Buckley. Entre réalité (sociale) et rêve (musical), le film est une pépite qui charme et enchante. Parfaits pour l'été.



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Les animaux fantastiques: les crimes de Grindelwald (Fantastic Beasts: The Crimes Of Grindelwald)


USA / 2018

14.11.2018
 



NOT A KIND OF MAGIC





« -Vos yeux sont comme ceux de la salamandre. »

Episode de transition ? Suite inaboutie ? Saga à bout de souffle ? La réponse définitive tombera sans doute avec le troisième film à venir. Mais déjà le premier épisode de ce spin-off d’Harry Potter, efficace et maîtrisé, nous avait laissés un peu à distance avec une froideur, sans doute liée au personnage principal : Newt / Norbert est introverti, peu charismatique, timide, et assez mutique.

Cette suite, Les Crimes de Grindelwald, n’est pas plus aidée par son héros, ni par ses animaux « fantastiques » (et en fait rares et peu utiles pour l’intrigue). Il est paradoxal de constater que l’intrigue est conduite par les personnages satellites, notamment les femmes. L’humour ne repose que sur le seul non-magicien (et un running-gag sur les yeux de Tina). Et l’excitation n’est stimulée que par les deux nouveaux venus, qui plus est queers (Dumbledore aka Jude Law et Ezra Miller).

C’est étonnant qu’une production de cette ampleur cumule autant de défauts d’écriture. Si J.K. Rowling est une grande romancière, c’est une piètre scénariste. Le film manque de rythme à trop vouloir étirer une histoire qui aurait pu tenir en une heure trente. Ponctuée de plusieurs scènes sympathiques censées nous émerveiller, il manque à la fois une dynamique dramatique et de grandes séquences marquantes, et n’est d’ailleurs pas aidé par la mise en scène de David Yates : on est même stupéfaits de voir les rares scènes d’action complètement ratées, tant elles sont confuses. Y compris le prologue.

Cette narration, à la fois didactique (le récit oppose autoritaires, obscurantistes et esprits éclairés) et brouillonne, fait croire à une histoire complexe comme les effets visuels et le casting, la reconstitution de Paris dans les années 1920 et les étranges créatures numériques font croire à un film riche.

Malheureusement, ce duel théâtral entre deux amis d’enfance (qui rappelle Magneto vs Professeur X ou Moïse contre Ramsès) n’a rien de vraiment original. L’indifférence nous gagne assez vite. L’absence de tension, le manque d’enjeu, et un héros dans la lune conduisent ces Crimes à être bien gentillets. L’ensorcellement ne fonctionne plus, la magie n’est plus là. Il n’y a finalement que les animaux qui sont fantastiques tant le reste est terriblement banal, à l’image de ce caricatural Grindelwald incarné par un Johnny Depp, qui lui-même ne semble pas y croire.
 
vincy

 
 
 
 

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