Alita Battle Angel, manga culte, production de James Cameron, réalisation de Robert Rodriguez. Avec sa dose d'action et son héroïne cyborg plus vraie que nature, le blockbuster va essayer de conjurer le mauvais sort fait aux adaptations hollywoodiennes des mangas japonais.



Alita: Battle Angel
All Inclusive
Comme un seul homme
Dans la terrible jungle
Deux fils
Happy Birthdead 2 You
L'illusion verte
Le silence des autres
Les drapeaux de papier
Long Way Home
Moi, maman, ma mère et moi
Ralph 2.0
Regarde ailleurs
The Raft
Un ange
Vice



Une affaire de famille
Spider-Man: New Generation
Roma
Les invisibles
Glass
The Front Runner
Green Book: sur les routes du sud
Le château de Cagliostro
Un grand voyage vers la nuit
Sorry to Bother You
Tout ce qu'il me reste de la révolution
Une intime conviction
La Favorite



Asako I & II
Aquaman
Mirai, ma petite soeur
Le retour de Mary Poppins
Premières vacances
Border
Creed 2
Edmond
L'ange
L'heure de la sortie
Ayka
Ben Is Back
Colette
L'incroyable histoire du facteur Cheval
Holy Lands
Une jeunesse dorée
Doubles vies
Another Day of Life
La Mule
The Hate U Give, La haine qu'on donne
Un berger et deux perchés à l'Elysée
Si Beale Street pouvait parler
Pearl
Minuscule 2 - les mandibules du bout du monde
Les estivants
L'amour debout
Mango
La cabane aux oiseaux
Dragons 3: Le monde caché
My Beautiful Boy
Nicki Larson et le parfum de Cupidon






 (c) Ecran Noir 96 - 19


  



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Domingo


Brésil / 2018

10.10.2018
 



LAURA ET LULA





« Tu bandes mou ? »

Après Gabriel et la Montagne, Fellipe Barbosa revient dans un tout autre registre, la chronique familiale. Coréalisé avec son assistante habituelle, Clara Linhart, et toujours scénarisé par Lucas Paraizo, Domingo est un mélange de dimanche à la campagne, de week-end familial, et de portrait d’un Brésil en mutation.

Le film se déroule à cheval entre 2002 et 2003, au moment où Lula prend le pouvoir. 15 ans plus tard, on sait que c’est l’extrême-droite qui va s’emparer du Brésil. Mais ce qui intéresse Barbosa et Linhart est ailleurs. C’est le tableau, un peu grossier, d’un pays où le fossé entre les classes semble toujours béant.

Si le scénario est facile, manquant de relief, se complaisant dans des scènes déjà vues ou prévisibles, le film a le mérite de montrer le racisme social (qui est souvent lié à la couleur de peau, hélas) de la part des dominants. Ici, la « mamie » Laura, qui aimerait que tout soit comme avant (c’est tellement mieux, on était tellement plus heureux). Femme de la classe moyenne supérieure (se prenant pour une milliardaire aristocrate), elle n’a aucun scrupule à jouer les esclavagistes, les despotes et à acheter l’affection de ses descendants.

Ceux-ci, assez banals, souffrent d’une écriture assez simpliste. Hormis quelques scènes où les uns et les autres, chez les adultes, brillent, les séquences collectives noient vite leur individualité et les rendent stéréotypés. Les jeunes s’en sortent mieux, avec leur apprentissage de la sexualité et du genre. C’est d’ailleurs les personnages les plus intéressants dans ce film où les adultes semblent inconscients ou insouciants.

On comprend vite, c’est un peu didactique, que ce collectif se divise entre pro-Lula (ami du peuple) et opposants (ou inquiets). Même si, finalement, rien ne change pour personne : ce que saisit l’aigrie Laura en écoutant attentivement le nouveau président, ses inquiétudes se dissipent, et elle-même se laisse séduire.

Pourtant, c’est bien d’émancipation et d’ascension sociale dont il s’agit avec un prof de tennis qui rentre dans le cercle et deux domestiques qui prennent leur distance. Ce que Domingo raconte, c’est l’espoir porté par Lula. Si les dominants sont oisifs et névrosés, les dominés peuvent croire que le monde ne sera plus seulement à leurs « maîtres ». Quoique...
 
vincy

 
 
 
 

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