Spider-Man: New Generation est incontestablement le meilleur film d'animation américain de l'année. C'est peut-être le même Spider-Man jusqu'à présent. C'est sans doute le blockbuster qu'on attendait en 2018. Et enfin, peut-on oser dire qu'il est l'un des meilleurs Marvel au cinéma? Bref, ce Spider-Man est immanquable.



Hunter Killer
L'exilé
Mortal Engines
Nous les coyotes
Oscar et le monde des chats
Pachamama
Rémi sans famille
Rêver sous le capitalisme
Roma
Spider-Man: New Generation
Une affaire de famille
Utøya, 22 juillet



A Star is Born
Un 22 juillet
Le grand bain
En liberté !
Chien de garde
Festen
Outlaw King : Le Roi hors-la-loi
Diamantino
Les Veuves
Assassination Nation
Les Confins du monde



Capharnaüm
Bohemian Rhapsody
Breathe
Cold War
Silvio et les autres
Crazy Rich Asians
Heureux comme Lazzaro
Kursk
Samouni Road
Un amour impossible
8, avenue Lénine
Les animaux fantastiques: les crimes de Grindelwald
Millénium : Ce qui ne me tue pas
Mon cher enfant
Suspiria
Amanda
Les filles du soleil
Yomeddine
Le Grinch
Les héritières
Robin des Bois
Voyage à Yoshino
Astérix - Le secret de la potion magique
Leto
Pupille






 (c) Ecran Noir 96 - 18


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 19

 
Jalouse


France / 2017

08.11.2017
 



DEPRESSION ORAGEUSE





Les frères Foenkinos, l’écrivain David et le casteur Stéphane, poursuivent leur étude cinématographique de femmes au bord de l’abime. Après le deuil dans La délicatesse, ils explorent la dépression dans Jalouse. Le principe est à peu près similaire : une femme cérébrale, oubliant ses émotions, rejetant son corps, est confrontée à une souffrance intime suite à un événement (la mort de son fiancé dans le premier, les 18 ans et la jeunesse insolente de sa fille dans le deuxième). Femme au bord de la crise de nerfs qui, ici, part en vrille en devenant aigrie, envieuse, sans filtre, et s’isole ainsi de ses proches qui ne la comprennent plus.

Jalouse raconte la période de « transit » d’une mère possessive, d’une ex remplacée, d’une prof passionnée, d’une quinquagénaire pré-ménopausée, d’une femme seule qui doit passer le cap, lâcher du lest, vivre pour elle et non plus en fonction des autres. Le parcours est assez classique. Karin Viard connaît d’ailleurs très bien ses classiques aussi puisqu’elle est en roue libre du début à la fin pour assurer le spectacle. Parfois, le jeu est visible, mais à certains moments, l’actrice fend l’armure et l’image, nous touchant droit au cœur, notamment quand son personnage réveille ses failles intérieures.

Le scénario, bien écrit mais sans surprise, parvient à maintenir son fragile équilibre entre humour et émotion, mélo et comédie. On retrouve la « délicatesse » et la légèreté propres à l’écriture des deux frères. Même si la mise en scène était bien mieux inspirée dans leur premier film, même si Paris y est assez moche, et même si la dramaturgie du récit reste assez convenue, Jalouse s’avère divertissant et plaisant.

Car les Foenkinos ont assurément un savoir-faire et un joli style dans l’écriture. Les répliques fusent avec jouissance quand la méchanceté, la mesquinerie ou la vacherie sont au rendez-vous des dialogues. Cela offre de beaux moments entre comédiens, qui se régalent visiblement à jouer la palette de mots offerte.
Avec un rôle qui rappellera celui de Yolande dans Un air de Famille, Marie-Julie Baup surclasse l’ensemble du casting, avec un premier degré qui déclenche les rires et qui désamorce les crises. Si chacun fait face à un réel complexe, dont les moments les plus intéressants sont hélas survolés (la relation entre Nathalie et ses élèves, son rapport à la mort, ou encore les deux couples qui l’entourent), ce personnage secondaire mais essentiel brille comme une pierre précieuse par sa sincérité loin de tout péché.

C’est sans doute elle qu’on envie le plus au sein de ce clan où l’amertume et la désillusion produisent de la colère, impuissante face au temps qui passe.
 
EN

 
 
 
 

haut