Et puis nous danserons était l'un de coups de cœur cannois. Enivrant, exaltant, brillant! La répression des homosexuels et l'élan romantique qui prend tous les risques, la danse comme lien sensuel et la musique euphorisante. A voir! A découvrir!



Countdown
Graines de ronds-points
J'accuse
J'aimerais qu'il reste quelque chose
Koko-di Koko-da
L'âme du vin
Le bel été
Le Mans 66
Le roi d'ici
Little Joe
Noura rêve
Océan
Pères et impairs
Prendre soin
Rendre la justice
Zibilla ou la vie zébrée



Ne croyez surtout pas que je hurle
Alice et le Maire
Les mondes imaginaires de Jean-François Laguionie
Chambre 212
Joker
Pour Sama
Shaun le mouton le film : la ferme contre-attaque
La cordillère des songes
Et puis nous danserons
J'ai perdu mon corps
La belle époque
Le monde animé de Grimault



Once Upon a Time... in Hollywood
La vie scolaire
Ad Astra
Portrait de la jeune fille en feu
Au nom de la terre
Downton Abbey
Port Authority
Atlantique
Gemini Man
Donne-moi des ailes
Jacob et les chiens qui parlent
La fameuse invasion des ours en Sicile
Nos défaites
Papicha
La bonne réputation
Maléfique 2: le pouvoir du mal
Martin Eden
Matthias & Maxime
Queens
Abominable
5 est le numéro parfait
Hors normes
Au bout du monde
Sorry We Missed You
Le Traître
Retour à Zombieland
Mon chien stupide
The Laundromat
Un monde plus grand
Une Colonie
Adults in the Room






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Certaines femmes (Certain Women)


USA / 2016

22.02.2017
 



THE SMALL EXPECTATIONS





« - C’est une avocate. J’ai des raisons de la tuer ! »

A travers trois histoires distinctes, reliées par un fil conducteur très fin, autour de quatre femmes, Kelly Reichardt essaie de composer un tableau pointilliste sur une Amérique à l’écart de la mondialisation. Nous voici à Livingston, dans le Montana, bled de 7000 habitants. Les paysages ont magnifiques, les villes terriblement moches. Le territoire, en plein hiver, semble presque hostile. La réalisatrice n’a jamais aimé les environnements glamour. C’est une Amérique moyenne, paumée, avec ses petits tracas. Ici la séquestration d’un gardien de nuit ne panique pas plus que ça la police. La vie paraît être un long fleuve tranquille, avec ses incidents mineurs, que seuls les tourments humains troublent.

Il ne faut s’attendre à aucun humour, aucune accélération du tempo, aucune joie réelle.
La femme contemporaine qui est dépeinte n’est pas franchement heureuse. Elle s’ennuie franchement. Elle espère, elle attend quelque chose qui pourrait la satisfaire. Mais de frustrations en déceptions, sa vie ressemble à un post-coïtum avec un plan d’un soir.

Le lien entre les trois histoires importe peu. Les points communs sont ailleurs : des vies apathiques, submergées par des contraintes sans intérêts réels, une solitude pesante et même oppressante, un sentiment de lassitude, et surtout, surtout, une volonté de faire le lien avec les autres (un client, un fournisseur, une professeure) qui ne se concrétise jamais, les frustrant définitivement. Il y a une tristesse, pour ne pas dire une désespérance, un peu plombante, dans ces récits.

Si la cinéaste adopte un rythme lent, soigne ses cadrages et aime ses personnages un peu taiseux, farouchement indépendants, fatigués d’être autonomes, le spectateur n’a d’autres choix que d’accepter cette vision un peu déprimante de l’existence. Le scénario croque ainsi trois tranches de vie (un conflit professionnel, un couple mal en point, un amour unilatéral) sans vouloir créer une réelle dramaturgie. Le film est sec, revêche même. Il y a bien cette scène presque onirique de deux jeunes femmes traversant la ville la nuit sur un cheval. Ou ce beau plan séquence, bouleversant, qui ne lâche rien de l’effondrement sentimental de la jeune indienne. Mais pour le reste, les envies de ces femmes ne révèlent finalement que leurs souffrances étouffées.

Le point de vue de Kelly Reichardt, aussi bien réalisé soit-il, ne suscite aucune empathie, tant ses nuances de gris pourraient rendre mélancolique le plus optimiste. Certaines femmes apparaît trop dur pour être aimable, trop caricatural d’un certain cinéma pour être franchement original. Il faut bien avouer que c’est le plaisir de voir les quatre comédiennes – Laura Dern, Michelle Williams, Lily Gladstone et Kristen Stewart – qui nos évite la sortie de route et nous maintient un peu éveillé face à ce composite brut sans concessions pour le spectateur.
 
vincy

 
 
 
 

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