alsancak escort izmir escort buca escort bornova escort adana escort amasya escort aydın escort bilecik escort bolu escort burdur escort çanakkale escort çorum escort diyarbakır escort edirne escort erzurum escort giresun escort ısparta escort karabük escort karaman escort kilis escort kıbrıs escort kırşehir escort manisa escort muğla escort niğde escort ordu escort rize escort tokat escort yozgat escort escort konya konya escort konya escort bayan







1917 est une prouesse visuelle épatante avec ce faux plan séquence permanent qui suit deux jeunes soldats sur le front entre tranchées et snipers. Succès inattendu, le film de Sam Mendès est aussi parmi les favoris aux Oscars depuis son Golden Globe.



Chats par-ci, chats par-là
Couteau suisse
Deux
La fille au bracelet
Le prince oublié
Mamacita
Mickey and the Bear
Nightmare Island
Queen & Slim
Sonic le film
Toutes les vies de Kojin
Tu mourras à 20 ans
Un divan à Tunis



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
À couteaux tirés
It must be heaven
La vie invisible d'Euridice Gusmao
Marriage Story
Les filles du Docteur March
L'adieu
L'extraordinaire voyage de Marona
1917
Jojo Rabbit
L'odyssée de Choum
La dernière vie de Simon
Notre-Dame du Nil
Uncut Gems



Star Wars, épisode IX : L'Ascension de Skywalker
La Vérité
Cunningham
Le lac aux oies sauvages
Les deux papes
Official Secrets
Les siffleurs
Les enfants du temps
Nina Wu
Swallow
Je ne rêve que de vous
La Llorana
Scandale
Bad Boys For Life
Cuban Network
La Voie de la justice
Les traducteurs
Revenir
Un jour si blanc
Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn






 (c) Ecran Noir 96 - 20


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 28

 
Certaines femmes (Certain Women)


USA / 2016

22.02.2017
 



THE SMALL EXPECTATIONS





« - C’est une avocate. J’ai des raisons de la tuer ! »

A travers trois histoires distinctes, reliées par un fil conducteur très fin, autour de quatre femmes, Kelly Reichardt essaie de composer un tableau pointilliste sur une Amérique à l’écart de la mondialisation. Nous voici à Livingston, dans le Montana, bled de 7000 habitants. Les paysages ont magnifiques, les villes terriblement moches. Le territoire, en plein hiver, semble presque hostile. La réalisatrice n’a jamais aimé les environnements glamour. C’est une Amérique moyenne, paumée, avec ses petits tracas. Ici la séquestration d’un gardien de nuit ne panique pas plus que ça la police. La vie paraît être un long fleuve tranquille, avec ses incidents mineurs, que seuls les tourments humains troublent.

Il ne faut s’attendre à aucun humour, aucune accélération du tempo, aucune joie réelle.
La femme contemporaine qui est dépeinte n’est pas franchement heureuse. Elle s’ennuie franchement. Elle espère, elle attend quelque chose qui pourrait la satisfaire. Mais de frustrations en déceptions, sa vie ressemble à un post-coïtum avec un plan d’un soir.

Le lien entre les trois histoires importe peu. Les points communs sont ailleurs : des vies apathiques, submergées par des contraintes sans intérêts réels, une solitude pesante et même oppressante, un sentiment de lassitude, et surtout, surtout, une volonté de faire le lien avec les autres (un client, un fournisseur, une professeure) qui ne se concrétise jamais, les frustrant définitivement. Il y a une tristesse, pour ne pas dire une désespérance, un peu plombante, dans ces récits.

Si la cinéaste adopte un rythme lent, soigne ses cadrages et aime ses personnages un peu taiseux, farouchement indépendants, fatigués d’être autonomes, le spectateur n’a d’autres choix que d’accepter cette vision un peu déprimante de l’existence. Le scénario croque ainsi trois tranches de vie (un conflit professionnel, un couple mal en point, un amour unilatéral) sans vouloir créer une réelle dramaturgie. Le film est sec, revêche même. Il y a bien cette scène presque onirique de deux jeunes femmes traversant la ville la nuit sur un cheval. Ou ce beau plan séquence, bouleversant, qui ne lâche rien de l’effondrement sentimental de la jeune indienne. Mais pour le reste, les envies de ces femmes ne révèlent finalement que leurs souffrances étouffées.

Le point de vue de Kelly Reichardt, aussi bien réalisé soit-il, ne suscite aucune empathie, tant ses nuances de gris pourraient rendre mélancolique le plus optimiste. Certaines femmes apparaît trop dur pour être aimable, trop caricatural d’un certain cinéma pour être franchement original. Il faut bien avouer que c’est le plaisir de voir les quatre comédiennes – Laura Dern, Michelle Williams, Lily Gladstone et Kristen Stewart – qui nos évite la sortie de route et nous maintient un peu éveillé face à ce composite brut sans concessions pour le spectateur.
 
vincy

 
 
 
 

haut