Et puis nous danserons était l'un de coups de cœur cannois. Enivrant, exaltant, brillant! La répression des homosexuels et l'élan romantique qui prend tous les risques, la danse comme lien sensuel et la musique euphorisante. A voir! A découvrir!



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Et puis nous danserons
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Les Animaux Fantastiques (Fantastic Beasts and Where to Find Them)


Royaume Uni / 2016

16.11.2016
 



LE BEAU ET LES BÊTES






"Je protège ces créatures contre l'espèce la plus dangereuse: les humains"

Oubliez Père Castor! La nouvelle égérie des histoires pour dormir debout est J.K Rowling qui, une nouvelle fois, nous embarque dans son imaginaire et ses rêves. Scénariste pour la première fois, elle nous plonge dans son monde magique, traversant l'Atlantique. Son New York des années 20 fait tomber les spectateurs à la renverse.

Les sorciers sont parmi nous mais chut!, il ne faut pas le dire. Dans une Amérique de clichés et de préjugés (Trump avant l'heure) où l'on considère que la sorcellerie est un défaut et qu'elle doit être bannie et punie (n'oublions pas les Sorcières de Salem!), Norbert, jeune British sorti de Poudlard, part à la chasse aux bébêtes magiques. Monsieur n'a pas de chance. Dans la grosse pomme, entre une famille des "sorcierophobes" et l'étrange brume diabolique qui fouette à mort les habitants de la ville, ce jeune prodige va avoir du fil à retorde. Ajoutons à cela un moldu qui était là au mauvais moment (la grosse touche humoristique), une sorcière qui espionne, un ministère étrange et on obtient un cocktail explosif, captivant et enivrant! Bref, on retrouve avec délices les ingrédients qui ont fait le succès d'Harry Potter. Malgré le voyage en Amérique, nous sommes peu dépaysés.

Ce n'est pas (forcément) pour les enfants

En revanche, nous restons émerveillés: on redécouvre une recette que l'on aimait tant, avec de nouvelles saveurs. Les nouveaux personnages de cette saga naissante sont entourés par des animaux que l'on adorerait avoir chez soi (peut-être en peluche afin d'éviter les dégâts). Mais loin du premier Harry Potter, Les animaux Fantastiques, tout en visant les enfants, se veut un peu plus adulte, comme s'il s'agissait de suivre le public d'Harry avec le temps plutôt que de conquérir une autre génération. A ce rythme, on peut imaginer que la saga nous accompagnera jusqu'à la maison de retraite (histoire d'avoir toujours la tête dans les nuages).

Ici, les spectateurs risquent surtout de sursauter plus d'une fois et de frémir. Mais on peut aussi se lasser du trop grand nombre d'acteurs connus, des caméos annonciateurs de la suite de la saga (5 films sont prévus), et qui enlèvent toute surprise ou découverte. Harry Potter avait cette qualité de banaliser les "vedettes" au profit du trio principal. Ici, on joue un peu l'épate avec un Oscarisé par ci ou une actrice "fille de" habituée des films post-apocalyptiques par là. Heureusement, il y a Queenie (Alison Sudol) , sans aucun doute la révélation de cette nouvelle franchise: douce, drôle, jolie comme un cœur, mais qui ne manque pas de poigne.

J.K Rowling défenseuse des opprimés

Outre les fameux animaux fantastiques qui donnent envie de faire des câlins, les quatre personnages principaux qui séduisent et Colin Farrell mystérieux et sexy à souhait, le film véhicule clairement un message de tolérance pour les minorités. Ça n'étonnera aucun fan de l'écrivaine, qui utilise souvent Twitter pour clamer un discours tolérant. Les sorciers pourraient être la métaphore de la communauté juive puisque ça se passe avant la Shoah. Il y a un écho à la communauté musulmane, représentée par le personnage de Seraphine (une belle et magnifique métisse qui abhorre un foulard sur la tête) et la communauté LGBT avec le refoulement de certains enfants face à leurs dons magiques. La lecture est d'autant plus simple quand on sait que J.K Rowling n'a pas apprécié les critiques sur l'actrice noire qui incarne Hermione au théâtre et encore moins les réactions homophobes sur le fait que le personnage de Dumbledore soit homosexuel (la rumeur court sur le fait que Johnny Depp incarnerait dans le prochain volet son petit copain... en espérant qu'il reprenne des cours de jeu d'acteur et qu'il ne se la joue pas Jack Sparrow à Poudlard *la peur nous gagne*).
N'allez pas penser non plus que l'écrivaine cherche à faire la morale . Elle veut toujours nous subjuguer et nous questionner à travers un monde magique, beau et envoûtant. Après tout, la différence n'est-elle pas la plus belle des beautés?

Sans être révolutionnaire, tout en étant diablement efficace, Les animaux fantastiques est un divertissement doux et ensorcelant. Certes, il n'arriver pas au niveau du petit orteil d'Harry Potter, mais ce premier opus promet une saga palpitante qui saura retrouver ses fidèles moldus et faire des nouveaux adeptes.
 
Cynthia

 
 
 
 

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