Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.

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Jurassic World


USA / 2015

10.06.2015
 



RETOUR VERS LE PARC





"- Et nous, qu'est-ce qu'on fait ?

- On ne se quitte plus... Question de survie !
"

Presque vingt-deux ans jour pour jour après la sortie du premier Jurassic Park, Universal nous a concocté un nouvel opus toujours aussi rempli d'effets spéciaux, de dinosaures effrayants et de course-poursuites dans la jungle. Seulement cette fois, le budget de 150 millions de dollars se voit vraiment!

Ceci n'est pas un reboot

Qu'on se le dise bien, ici il n'est pas question de reboot. Comme pour le prochain Star Wars : Le réveil de la Force de J.J. Abrams, ce Jurassic World mise avant tout sur la nostalgie des plus grands (ou des fans), la curiosité savamment attisée des autres et la recherche de la continuité. Et pour ce faire, les producteurs ont bien fait les choses. On retrouve le même lieu proche du Costa Rica (l'Isla Sorna), le fameux rêve de John Hammond, l'acteur B.D. Wong - toujours sous les traits du Dr Henry Wu -, les dinosaures emblématiques (T-Rex et Velociraptor en tête) et certains thèmes composés par John Williams.

Plus encore, l'histoire est à peu de choses près toujours la même. Une cellule familiale (cette fois, deux frères en vacances dans le parc que dirige leur tante), des investisseurs avides et prêts à toutes les folies pour attirer les foules, des militaires qui ne comprennent que le mot "Tirez !" et un homme très proche des dinosaures (c'est-à-dire Owen, campé par Chris Pratt).

Que du bonheur (ou presque)

Pendant deux heures s'écoule sous nos yeux une histoire assez prévisible. Les neveux de Claire arrivent au parc, les scientifiques ont créé un dinosaure surpuissant à l'ADN complexe, Owen montre ses talents de "dresseur" de Velociraptor, le méchant dinosaure s'échappe de sa cage, les neveux de Claire se font attaquer, Owen part à leur secours, le méchant dinosaure s'attaque à tout ce qui bouge, les visiteurs sont agressés à leur tour, les militaires s'organisent pour tuer la bête et Owen est partagé entre l'envie de tuer celui-ci et l'idée de sauver ses "petits" bébés féroces. Bref, vous l'aurez compris, le schéma narratif de Jurassic World est ultra classique. Mais sans révolutionner quoi que ce soit, le scénario ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer.

Contrairement à ses prédécesseurs, le film de l'inconnu Colin Trevorrow (également co-scénariste du film) dispose d'effets spéciaux à couper le souffle. Certes l'animatronique a disparu, ce qui rend le dinosaure moins charnel. Mais les images par ordinateur ont fait de tels progrès que la différence est peu perceptible. Je passerai néanmoins le laïus concernant le manque d'efficacité de la 3D et vous conseillerai directement d'apprécier le film en 2D. Qu'il s'agisse des gros plans sur les dinosaures, des scènes sous-marines ou des envolées lyriques et pyrotechniques de la caméra, tout cela respire le travail bien fait et l'envie d'impressionner. C'est chose faite !

Entre modernité, références pop et clichés

Ancré dans une saga déjà bien établie (les trois premiers films ont rapporté plus de 2 milliards de dollars dans le monde), Jurassic World est un blockbuster comme on en voit tous les deux mois - si ce n'est tous les mois. Ainsi, les grands espaces verts ne sont pas sans rappeler l'immense forêt d'Avatar. L'évolution de Claire, qui passe de la scientifique soignée et un brin coincée à l'aventurière sans peur, fait forcément penser à Jane de Jane et Tarzan. Bien évidemment, Tarzan serait ici Chris Pratt qui, contrairement à Bryce Dallas Howard, s'en sort merveilleusement bien. Il est certes moins drôle que dans Les Gardiens de la Galaxie, mais l'on prend beaucoup de plaisir à le voir jouer cet Indiana Jones de parc d'attraction.

Quant au reste du casting, difficile d'être pleinement convaincu : Nick Robinson incarne un adolescent qui, comme toujours, est triste de quitter sa copine mais va mieux dès qu'il croise de jolies filles. Ty Simpkins est un petit frère qui en sait forcément plus sur la nature et les dinosaures que son aîné. Vincent D'Onofrio se rate complètement dans ce rôle de militaire ambitieux. Et enfin, excellente surprise, Omar Sy dispose de répliques qui valent le détour.

Grâce à une bande originale qui s'amuse avec notre nostalgie, les accents et les crescendos, Jurassic World ravira les fans de la première heure ainsi que les néophytes. Certes, il n'y aura jamais le charme et l'originalité du premier film, et l'émerveillement qu'il procura alors. Si ses détracteurs devraient être nombreux, il convient d'admettre que le film de Colin Trevorrow en met plein la vue et est une belle entrée en matière pour une future trilogie…
 
wyzman

 
 
 
 

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