Premier film "américain" de Mélanie Laurent, Galveston est un mélo noir, où l'humanité l'emporte sur la violence, où la nature est dominante et où la justice est défaillante. Mérite le détour.



Black indians
Capharnaüm
First Man: le premier homme sur la lune
Je suis resté dans les bois
La grande aventure de Non-Non
Le flic de Belleville
Le jeu
Le procès contre Mandela
Sans jamais le dire
Six portraits XL 1
The House that Jack Built
The Predator
Un 22 juillet
Wine Calling
Yéti & Compagnie



BlacKkKlansman
Sauvage
Whitney
Guy
Climax
A Star is Born
Chris the swiss
RBG



Mission: Impossible - Fallout
Burning
Shéhérazade
Mademoiselle de Joncquières
Première année
Searching : Portée disparue
L'amour est une fête
Leave No Trace
Les Frères Sisters
Donbass
Hostile
L'ombre d'Emily
Rafiki
Un peuple et son roi
Amin
Frères ennemis
La saveur des ramen
Nos batailles
Dilili à Paris
Domingo
Galveston
Girl
La particule humaine
Venom






 (c) Ecran Noir 96 - 18


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 13

 
Les Gardiens de la Galaxie (Guardians of the Galaxy)


USA / 2014

13.08.2014
 



LES CINQ MERCENAIRES





"Je m'appelle Groot"

Après le succès phénoménal du premier volet de The Avengers (le deuxième est en finition), le retour des X-Men et avec l'arrivée prochainement de La ligue des justicier et du reboot des Quatre fantastiques, la vague des super-héros qui font équipe ensemble pour combattre le mal, a le vent en poupe. Ce n'est donc pas étonnant que l'industrie Marvel adapte Les gardiens de la galaxie, autre comic réunissant des héros qui n'ont rien à faire ensemble. Rien à faire ensemble, car leur pouvoir et/ou personnalité diffère.

Tout d'abord nous avons Peter Quill alias Star Lord (Chris Pratt) le rebelle beau gosse de la bande. Accro à son walkman et à sa musique des années 80-90, il apporte la touche sarcastique et sexy au film. Ensuite nous avons Gamora (Zoe Saldana, toujours à l'aise quand elle est d'une autre couleur) une jolie femme verte, au caractère bien trempé et qui ne faut pas énerver sous peine de se prendre une prise de kick-boxing en pleine face.

On continue les présentations avec Drax le destructeur incarné par Dave Bautista, ex-champion de catch. Ce personnage vous fera rire par ses répliques un peu (beaucoup) débiles. Monsieur Drax a tout dans les muscles et rien dans le cerveau (ou peut-être une cacahuète de l'espace qui sait) ce qui fait de lui une blague sur patte. Puis vient Groot (Vin Diesel), un humanoïde qui ressemble à un arbre. Ce grand sensible, garde du corps de Rocket, plaira à toutes les filles. Et pour finir, autre personnage craquant et dernier gardien de la galaxie, Rocket. Un raton laveur ironique, sarcastique, drôle et qui gagne en charisme grâce à la voix original de Bradley Cooper.

Bon après présentation de ce beau monde vous n'avez pas une impression de déjà vu? Comme pour les Avengers, eux aussi on chacun leur caractère propre qui fait des étincelles. Le mélange des genres donne là aussi des situations cocasses et des moments drôles. On rit, on sursaute, on est émut bref, un vrai concentré d'émotion pour un film efficace. La suite est déjà prévue. D'ailleurs, elle montre le bout de son nez avec une scène à la fin du générique. Drôle, poignant et divertissant, Marvel frappe fort.

Car en fait, ce film de super-héros est décalé comparé aux autres. Il assume le divertissement, la dérision et préfère la légèreté sobre à une gravité souvent trop appuyée. Bref il revient à l'essence du comic. En prenant comme matériau la moins connue des séries de Marvel (elle commence tout juste à arriver en librairie en France), le studio s'autorisait à dévier le genre. Ici, les héros sont dans l'espace et se rapprochent davantage d'un Star Wars, moins mythologique, mais plus proche du Western. C'est, de tous les films de Marvel le plus hilarant. Ce qui n'est pas un mal après tant de films où les héros en collants moulants ou armures indestructibles se prenaient trop au sérieux, ou pire, sombraient dans leurs névroses.

Un film hybride, entre comédie, animation et aventures

Certes tout n'est pas parfait. Le prologue laisse un peu dubitatif. Mais les personnages, bien profilés, vont vite sauver l'épopée. Ces mercenaires sympathiques du Cosmos, style Han Solo, sont bien plus fidèles à l'esprit même des comics que les Spider-Man, Batman et Iron-Man de cinéma. Cela n'empêche pas Hollywood d'y glisser des seconds-rôles fabuleux, comme Glenn Close, sortie de ses Liaisons dangereuses et dirigeant Xandar, ou Benicio Del toro, rocker blond platine vintage ou John C. Reilly, impeccable flic. Evidemment, le scénario est classique : réussites, échecs, affrontement final. Rien de bien neuf. mais en s'éjectant de la petite Terre, et en se transposant dans de lointaines galaxies, le film parvient, entre SF et comédie, aventure et animation, à nous échapper du réel et à nous envoyer dans les stratosphères de l'imaginaire d'une bande dessinée, avec une forte tonalité musicale seventies (ce qui change des symphonies boursoufflées habituelles)..

Si on est conquis, ce n'est pas par le scénario, mais par les protagonistes, aux personnalités fortes, et aux références du film, qui laisse son imagination se débrider. En cela, Rocket est a véritable star du film, mais aussi son emblème le plus visible : il se croit plus malin (que les autres films de Marvel et DC Comics), il ne l'est pas tant que ça (cela reste un film de super héros) et évidemment, au final, il est plus rusé que les récentes productions du genre, en nous dilatant les zygomatiques en plus de nous amuser comme les meilleurs dessins animés.

Les Gardiens de la Galaxie se distinguent finalement de toutes les productions Marvel jusque là réalisées. C'est sans doute pour ça que le film paraît plus réjouissant.
 
cynthia

 
 
 
 

haut