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L'Adieu de Lulu Wang est à la fois un portrait de famille et un portrait de la Chine contemporaine qui refuse de reconnaître ses faiblesses. Un voyage initiatique sensible et touchant, porté par une mise en scène qui oscille entre le burlesque et le documentaire.



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 (c) Ecran Noir 96 - 20


  



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Sherlock Holmes : Jeu d'ombres (Sherlock Holmes: A Game of Shadows)


USA / 2011

25.01.2012
 



SCISSION IMPOSSIBLE





«- Je ne laisse aucune créature indocile se déhancher autour de mes cuisses.»

Dans la lignée du premier épisode, Sherlock Holmes : Jeu d’ombres et un divertissement soigné, efficace, qui repose aussi bien sur les effets visuels que sur le charisme de ses deux comédiens principaux.
En transformant un peu plus encore ce héros de Conan Doyle en Ethan Hunt de la fin du XIXe siècle, Guy Ritchie signe une franchise assez atemporelle, où l’action, l’investigation et la manipulation des images concourent à en faire un blockbuster très actuel.

Multipliant les péripéties, dès le (long) prologue (qui fait la transition entre le premier film et celui-ci, le film plonge sans une série de manigances, énigmes, manipulations, coups tordus et coups de poing. Rachel McAdams laisse la place à Noomi Rapace, qui n’a qu’une seule grande séquence, sa première, pour déployer tout son talent. Pour le reste du film, elle servira de potiche.
Car Sherlock Holmes n’a besoin que d’un partenaire, le Dr Watson, alias Jude Law. Même la femme de ce dernier, la charmante Kelly Reilly, est rapidement évacuée (de manière peu convenable). Law apparaît cerné, bouffi, pas très sexy dans la première partie du film. Un peu d’aventures ne lui fera que du bien pour le retrouver tel qu’on l’aime. Le duo paraît inséparable, entre complicité et « buddy movie ». Du début à la fin, les deux compagnons ne perdent jamais leur sens de l’humour britannique et leur art du sarcasme. Les deux personnages sont bien campés. Downey Jr excelle dans un mélange de panache, de cynisme et de pur génie (inventant le web avant l’heure à l’aide de rubans rouges).

Mais ce thriller, complètement fantasque, séduit surtout pour ses qualités graphiques, sa façon de mettre en scène l’action. L’abus de ralenti aurait pu nuire. Ici, il suraccentue les mouvements. Cela peut donner, comme la scène de tirs dans la forêts, des beaux moments visuels, volontairement esthétisants. Autre astuce ingénieuse, celle de nous expliquer une scène en deux temps : Sherlock anticipe ce qu’il va faire son exploit, ou au contraire nous démontre comment il a réussi à le faire. Mécanique bien huilée qui déstructure juste ce qu’il faut la narration pour nous sortir des sentiers battus. Rien de vraiment neuf (surtout chez Guy Ritchie) mais cela le distingue des productions hollywoodiennes récentes ; d’autant que l’intrigue est « relativement « complexe (le scénario est en revanche d’une très grande simplicité) et la très belle reconstitution (légèrement baroque géographiquement) de Paris ajoutent une dimension peu commune dans les films d’action du moment. Sherlock Holmes 2 laisse peu de répit au spectateur.

Dommage cependant qu’en flirtant du côté de Ethan Hunt (lui-même occupé à ressembler à James Bond), Sherlock se dénature derrière un personnage plus adapté à son acteur, le génial Robert Downey Jr., que l’inverse. Dans ce combat de coriaces, la franchise a tendance à virer vers une farce fantaisiste, loin des livres qui en firent un héros universel. Mais avouons-le : c’est un film qui secoue les puces.
 
vincy

 
 
 
 

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