alsancak escort izmir escort buca escort bornova escort adana escort amasya escort aydın escort bilecik escort bolu escort burdur escort çanakkale escort çorum escort diyarbakır escort edirne escort erzurum escort giresun escort ısparta escort karabük escort karaman escort kilis escort kıbrıs escort kırşehir escort manisa escort muğla escort niğde escort ordu escort rize escort tokat escort yozgat escort escort konya konya escort konya escort bayan







1917 est une prouesse visuelle épatante avec ce faux plan séquence permanent qui suit deux jeunes soldats sur le front entre tranchées et snipers. Succès inattendu, le film de Sam Mendès est aussi parmi les favoris aux Oscars depuis son Golden Globe.



Adoration
Bad Boys For Life
Garanbadal
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part
K contraire
La Llorana
Le photographe
Le réseau Shelburn
Luciérnagas
Nanga Parbat
Pygmalionnes
Qu'un sang impur
Scandale



J'ai perdu mon corps
Les misérables
The Irishman
À couteaux tirés
It must be heaven
Le Voyage du Prince
Ils aimaient la vie (Kanal)
Jeune Juliette
La vie invisible d'Euridice Gusmao
Marriage Story
The Lighthouse
First Love, le dernier Yakusa
Les filles du Docteur March
L'adieu
L'extraordinaire voyage de Marona
1917



La reine des neiges 2
Le Roi
Gloria Mundi
Chanson douce
L'orphelinat
Last Christmas
Proxima
Brooklyn Affairs
La Famille Addams
Lola vers la mer
Une vie cachée
Notre Dame
Star Wars, épisode IX : L'Ascension de Skywalker
La Vérité
Cunningham
Le lac aux oies sauvages
Les deux papes
Official Secrets
Les siffleurs
Les enfants du temps
Nina Wu
Swallow
Je ne rêve que de vous






 (c) Ecran Noir 96 - 20


  



Donnez votre avis...


Nombre de votes : 32

 
Survivre avec les loups


France / 2008

16.01.2008
 



LA LOUVE ET L'ENFANT





"- Toi aussi tu cherches quelqu'un ?"

"L'homme est un loup pour l'homme!" Ce n'est pas Misha qui contredira Thomas Hobbes. Elle vous dira même que les loups ne sont pas ceux qu'on croit tant ils apparaissent plus sympathiques que les humains.

Survivre avec les loups serait adapté d'une histoire vraie ... qui se mêle à l'Histoire. Même si certains passages de ce film sensible semblent improbables, le récit est celui d’une véritable expérience de vie. Pendant la seconde guerre mondiale, munie d'une boussole, une gamine juive germano-russe a tenté de retrouver ses parents internés dans un camp de l'Est. Comme Remus et Romulus ou Mowgli, cette enfant sauvage a été nourrie et protégée par des animaux (des loups) lors de son périple la menant de Belgique en Ukraine et retour.

Les références littéraires abondent : Rémi sans famille, Cosette recueillie par les Thénardier, le Petit chaperon rouge (Misha se fabriquant une cape rouge pour se protéger dans la forêt). La petite fille devient aussi Tarzan ou Victor l'enfant sauvage, se déshumanise au fur et au mesure, sa seule figure humaine étant une poupée...Plus à l'aise avec les loups que les hommes, elle leur parle et se tait devant les hommes, dans ce grand fantasme de l’humanisation des animaux et de leur innocence ; loin des influences néfastes de la société.

Mythe ou idéal, ce retour à l’état primal habite de nombreux films pour enfants depuis quelques années. Heureusement, quelques rencontres humaines émailleront de ce parcours, tel un jeu de piste : Ernest qui lui donne la boussole et lui permet de s'échapper, la femme d'Ernest, figure maternelle par excellence, les enfants échappés du ghetto, un jeune russe prénommé lui aussi Misha... comme un double masculin.

Du haut de ses 9 ans, Mathilde Goffart est, pour son premier film, remarquable. Présente à l'écran durant la quasi-totalité du film, celui-ci n'existerait pas sans le charisme de cette rouquine - à ne pas confondre avec celle du Renard et l'enfant ! Tour à tour fragile ou combative, elle offre un jeu beaucoup plus variée que sa collègue au renard.
La mise en scène de Véra Belmont donne d’ailleurs un peu plus d’ampleur à cette production qu’à celle de Luc Jacquet. Les images magnifique, les paysages, des gros plans (peut-être un peu trop) pour être au plus près du personnage principal... Et heureusement quelques scènes chocs, notamment ce visage d’enfant barbouillé de sang, ces vers de terre pour seule nourriture, ou encore son corps décharné à la fin du périple. Vera Belmont n'a pas choisi la facilité en tournant une adaptation traitant de l'Holocauste avec des enfants et des animaux. On aurait pu tomber dans le pathos, la déprime ou l'ennui. Hélas certains passages sont un peu longs et d'autres peuvent sembler trop elliptiques. Et même le génie des sons d’Emilie Simon semble parfois utilisé abusivement pour forcer l’émotion. Hostile d’apparence, l’œuvre est facile d’accès pour tous les publics à partir de 8 ans.
 
Claire Fayau

 
 
 
 

haut