Avec Dark Waters, Todd Haynes s'invite dans le film engagé (côté écolo), le thriller légaliste et l'enquête d'un David contre Goliath. Le film est glaçant et dévoile une fois de plus les méfaits d'une industrialisation sans régulation et sans normes.

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 (c) Ecran Noir 96 - 20


  

Production : Screen Gems, Davis Entertainment
Distribution : Gaumont Columbia Tristar Films
Réalisation : Simon West
Scénario : Jake Wade Wall
Montage : Jeff Betancourt
Photo : Peter Menzies Jr
Décors : Jon Gary Steele
Son : Glenn Berkovitz
Musique : James Dooley
Effets spéciaux : Asylum
Costumes : Marie-Sylvie Deveau
Maquillage : Gigi Williams
Directeur artistique : Gerry Sullivan
Durée : 87 mn
 

Camilla Belle : Jill Johnson
Tommy Flanagan : Le psychopathe
Tessa Thompson : Scarlet
Brian geraghty : Bobby
Kattie Cassidy : Tiffany
Clark Gregg : Mr. Johnson
David Denman : Officier Burroughs
 

Site officiel
 
 
Terreur sur la ligne (When A Stranger Calls)


USA / 2006

05.07.06
 

Avec le remake de Terreur sur la ligne, Simon West (Les ailes de l’enfer, Lara Croft:Tomb Raider) marque sa première incursion dans le cinéma d’épouvante.





Originalement réalisé en 1979, le film de Fred Walton est un thriller efficace, assez méconnu du grand public. Scindé en deux parties, la première raconte les malheurs d’une adolescente, confrontée au jeu pervers d’un malade invisible. Partie qui sera allégrement reprise dans la séquence introductive de Scream.
On peut dire que Fred Walton est le réalisateur d’un seul film, et ce dernier poursuivra son auteur tout au long de sa carrière, jusqu’à le pousser en 1993 à en faire une suite télévisuelle ("When A Stranger Calls Back"), fade mais efficace.

L’idée de revisiter ce thriller horrifique incombe à son producteur, Ken Lemberger: "Ce sont sans doute les vingt premières minutes d’un film les plus captivantes et les plus effrayantes que j’ai jamais vues." Dès lors, il a été décidé de se concentrer sur cette partie là pour raconter l’histoire. La peur allait surgir de tout ce qui n’était pas visible, conjuguée à une menace réelle et une situation quotidienne qu’énormément de gens connaissent. Le scénariste Jake Wade Wall s’explique : "Tout ce que l’on ne voit pas déclenche et emballe notre imagination. C’est beaucoup plus effrayant que n’importe quel monstre gluant."

Simon West poursuit : "Je ne suis pas particulièrement fan de films d’horreur mais j’adore les thrillers, et celui-là en est un. Sur ce genre de film, vous avez l’opportunité de manipuler le public, de le guider vers des sentiments extrêmes en jouant sur la construction du récit, le rythme, les éléments visuels ou sonores que vous distillez. L’un des grands avantages de cette histoire est qu’elle est totalement crédible. Tout le monde s’est déjà retrouvé seul dans une grande maison vide, tout le monde a déjà eu peur pour des enfants. L’identification au personnage est immédiate et cela réveille vos propres peurs les plus sourdes."

Lorsqu’il découvrit le scénario du film, le réalisateur fut d’abord attiré par l’idée de situer quasiment toute l’action dans une immense maison aux multiples recoins. "Paradoxalement, l’unicité du lieu ne provoque aucune frustration, bien au contraire. Ce genre de challenge vous oblige à repenser votre façon de filmer, à manipuler chaque image, chaque cadre, pour lui donner un sens précis." De même, l’équipe du film voulait à tout prix éviter le cliché de la maison vieille et hantée. Elle devait être vaste, surprenante, avec des espaces intérieurs assez variés pour que le décor ne soit jamais répétitif. Devant la précision des idées de l’équipe, la production n’a pas eu d’autre choix que de construire entièrement cette demeure de rêve. D’une surface de plus de 1000 mètres carrés, ses intérieurs ont été construits sur le plus grand plateau des studios de Culver City, et l’extérieur a été bâti au bord d’un lac, au Franklin Canyon de Los Angeles, un parc imitant à merveille les reliefs du Colorado.

Trouver la jeune fille capable de porter le film était également l’une des priorités. Laissée seule pendant la majeure partie du métrage, lactrice devait pouvoir exprimer ses sentiments autrement que par les dialogues, assez rares. Son visage, ses attitudes devaient couvrir une très large gamme d’émotions. Sur ces critères, c’est l’actrice Camilla Belle (la scène d’intro du Monde perdu) qui fut choisi. Simon West explique: "Je l’avais vue dans ses films précédents et je l’ai toujours trouvée juste, intelligente dans son jeu. La jeunesse et la maturité sont très équilibrées chez elle. Elle n’est pas seulement belle, elle est aussi incroyablement expressive."

Sortie le 3 février 2006 aux Etats-Unis, le film démarre sur les chapeaux de roue: avec 21 Millions de $ gagnés sur son premier week-end, le film rentabilise déjà son budget de 15 Millions de $. A la date d’aujourd’hui, Terreur sur la ligne a atteint les 60 Millions de $ sur le marché mondial (dont 48 M aux USA). Si on le compare au film original, celui ci avait atteint les 21 Millions de $ rien qu’aux Etats-Unis, pour un budget estimé à 740 000 $.
Et face au succès du film, il n’y a qu’une chose à en déduire: les remakes de films d’horreurs n’ont pas fini de débarquer.
 
ninteen
 
 
 
 

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