Berlin 2016
18 films en compétition pour le jury de Meryl Streep. Le grand chelem des festivals est lancé pour la saison 2016, avec, au programme Denis Côté, Jeff Nichols, André Téchiné et Mia Hansen-Love.


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 (c) Ecran Noir 96 - 20









Amélie ailleurs

Avant de récolter ses 13 nominations aux Césars, Amélie Poulain a vécu un fabuleux destin.

- Nomination au meilleur film étranger aux Golden Globes.
- Goya (Espagne) du meilleur film étranger.
- Nomination au meilleur montage par l'American Cinema Editors
- Nomination à la meilleure photo par l'American Society of Cinematographers
- Meilleur film étranger pour la Broadcast Film Critics Association (USA)
- Prix du public au Chicago Film festival (USA)
- Prix du public au Toronto Film Festival (Canada)
- Prix du public à l'Edinburgh Film festival (Ecosse)
- Prix du Public European Film Awards
- Meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure photo European Film Awards
- Nomination meilleure actrice European Film Awards
- Meilleur film, meilleur film étranger Florida Film Critics
- Nomination meilleur film, meilleur montage, meilleure actrice Golden Satellites Awards
- Meilleur film étranger, Indie Spirit Awards
- Crystal Globe du meilleur film au festival de Karlovy Vary
- Meilleur film étranger San Diego Film Critics
- Meilleure Bande originale de film, World Soundtracks Awards
- 9 nominations British Awards : film, réalisateur, actrice, musique, photo, montage, film étranger, direction artistique, scénario original



Des Césars qui baillent...





Que retiendra-t-on de ces 27ème Césars ? Rien. Si ce n'est la présence exceptionnelle d'un Premier ministre candidat à la Présidentielle. Une première. On accuse Jospin d'être austère, sinistre, père la rigueur. On ne saura jamais s'il sait rire. L'humour ne fut pas au rendez-vous du show. Il y eut bien les amnésies de Claude Rich, le détournement de Jamel ou encore l'ode de Daniel Prévost. Le charme de Nathalie Baye, l'élégance de Darrieux et d'Aimée. Quelques moments pour sourire. Le reste fut pathétique. Un spectateur étranger n'aurait jamais pu deviner que le cinéma français était à la fête, battant des records, reconquérant le public. L'atmosphère était froide, distante, comme une succession de pages en papier glacé. Cette absence de spectaculaire, de divertissement, d'extravagance oblige à zapper. Ou à s'endormir. La direction artistique est minimaliste : un décor rigide, deux pupitres. Un malheureux pot de fleur viendra, tel un symbole, combler le vide. Ne parlons pas de la musique, relativement aléatoire. Aucune illustration des musiques nommées au César de la meilleure BOF.

Ce ne fut pas la seule faute de goût. Hélas. Le discours de Lelouch devait encensé Anouk Aimée. On eut le droit à un mot personnel pour Bébel. De même les courts métrages ont été baclés, sans extraits. Il faut changer les Césars. Ils ne reflétaient absolument pas l'euphorie dans laquelle l'industrie du cinéma aurait du être. L'OPA par Canal est une greffe qui ne prend pas. Il suffisait de voir les montages, mal foutus, ou la présentation précédent la soirée. Mademoiselle Agnès, ex-"spécialiste" de la mode, n'avait rien d'autre à citer que l'épouvantable Tom Ford (le fossoyeur de YSL), et donner son avis sur tout, et donc sur rien. Loin du cinéma, loin de la connaissance, on nageait dans la futilité et la vacuité. Aucune interview de stars, aucune réflexion pertinente sur les films en course.

Justement, ce Palmarès, éclaté, représente bien cette tiédeur télévisuelle. Les professionnels semblent avoir fait des compromis, ne voulant facher personne. Une certaine forme de snobisme qui du coup ne profitera à aucun film. Ce n'est pas avec le faible nombre de Césars de chacun des gagnants qu'il y aura un impact sur les ventes de DVD, à défaut d'exploitation en salles. On est loin des sacres d'antan. De plus en plus, les Césars saupoudrent entre les favoris... Amélie sort vainqueur, modeste, devant le Audiard. Tout demeure prévisible. La victoire de Michel Bouquet rappelle celles de Jeanne Moreau ou Claude Rich. Celle d'Emmanuelle Devos sent le remake d'une Sandrine Bonnaire. Sans parler des répétitions du type Dussollier ou Girardot. On reste étonné de voir qu'Amélie est sélectionné à l'Oscar du meilleur scénario et de la meilleure photo, sans repartir avec ces deux César - ce qui ne retire rien à la Photo sublime de La chambre des officiers ou au très bon scénario de Sur mes lèvres. Un effet "puzzle" qui empêche les Césars d'être un gage légitime durable pour le cinéma français. Un élément marketing qu'on a du mal à exploiter, de plus en plus.



Vincy