Sara Forestier
Sara Forestier. Elle trouve que son nom est passe-partout, alors elle emprunte celui de Bahia BenMahmoud pour Le nom des gens. Rencontre avec une actrice nature et généreuse.



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 (c) Ecran Noir 96 - 20



Aurélia Petit crève l’écran dans Un Possible Amour, moyen métrage de Christophe Lamotte qui sort le 5 juillet sur nos écrans.
Pour son interprétation de Fabienne, femme forte reconstruisant sa vie après la prison, la jeune actrice a obtenu deux prix, celui de meilleure interprète féminine au Festival Coté Court de Pantin et le prix Musidora 2000 de la meilleure actrice dans un court-métrage au Festival Les Acteurs à L’Ecran de St Denis.
Rencontre à l’occasion de la remise de ce prix mérité avec cette jeune actrice, révélée par Cédric Klapish (Chacun Cherche Son Chat) puis remarquée notamment pour ces rôles dans La Nouvelle Eve de Catherine Corsini et 1999 Madeleine de Laurent Bouhnik.
Ecran Noir : qu’est-ce qui vous a poussé à choisir ce rôle ?





Aurélia Petit : Ce rôle, je n’ai pas beaucoup de pouvoir de décision. Je fais rarement de sélection. A partir du moment ou quelqu’un est motiver de tourner avec moi, je suis ravie et on va essayer de voir après ce que l’on peut faire. C’est plus des rapports humains, des échanges avec des personnes qui me motivent. Après effectivement en ce qui concerne la télévision, des fois je dis non. C’est plus une question de politique de travail. Ce qui m’a poussé à faire ce rôle au départ c’est le metteur en scène qui est venu me voir et me proposer ce rôle.

EN : quel est votre parcours d’actrice ?

AP : J’ai commencé par faire du théâtre puis ensuite du cirque, du cabaret et du chant. Après j’ai commençais à travailler pour le cinéma. En fait une des premières personnes avec qui j’ai travaillé c’est Cédric Klapish, pas dans ses films mais dans des sortes d’atelier à l’extérieur où on était 5,6 et on essayait des séquences que lui écrivait. C’était un petit laboratoire, des exercices de jeux uniquement avec des acteurs. Après j’ai joué dans son film Chacun cherche son chat qui m’a fait rencontrer quelqu’un puis quelqu’un d’autre. Donc après j’ai fait deux films sur ARTE qui ont failli sortir en salle puis des petits rôles dans la Nouvelle Eve de Corsini et 1999 Madeleine de Bouhnik. J’ai donc commencé par le théâtre avant d’être passionnée par le cinéma.

EN : Avez vous pour ce rôle (de femme sortant de prison) fait un travail de préparation, rencontré d’anciennes détenues ?

AP : Non, je ne travaille assez peu en préparation. Pourtant pendant le tournage, je sais que je serais dans un certain état qui serait en correspondance avec le personnage. Mais je regarde les films, je suis à l’écoute des informations, pour me passionner sur cette histoire.

Ecran Noir : Pensez-vous que ce prix va voir apporter quelque chose pour votre carrière d’actrice ?

AP : j’espère. L’année dernière j’ai reçu le prix à Pantin Coté Court, pour le même film, cela ne m’a rien apporté (rires). Enfin on verra, il y a un petit suivi presse, cela aide beaucoup pour la suite, parce qu’un prix en soi c’est surtout très agréable, pour le jury, les gens dans la salle. All best goedkoop louboutin schoenen for women online. High quality louboutin schoenen. Le film va sortir en salle le mois de juin avec un autre court du même réalisateur Christophe Lamotte, donc peut-être que ce prix permettra à plus de gens de venir voir ce film.

Ecran Noir : des projets ?

AP : Non(rires) En même temps, si, je travaille, des petits rôles à gauche et à droite, pas le Projet pour lequel on s’investit pendant quatre mois où on peut se nourrir de ce que donne un réalisateur. C’est cela que je recherche maintenant.

EN : des courts, des longs métrages ?

AP : Dernièrement j’avais fait un long, cet été avec Peter Wadkins, un réalisateur anglais qui a une grande réputation, qui fait des documentaires fictions qui avait fait la commune de Paris film dans lequel j’ai joué. Je suis fier d’avoir tourné dans son film. C’est comme cela que tout le monde devrait faire du cinéma, un engagement entier. On peut totalement s’exprimer tout en étant encadré par les préparations et par cet homme qui sait ce qu’il veut.

EN : Vous êtes donc plus sensible au cinéma social ?

AP : Cela dépend, comme Ken Loach, oui. Mais j’aime beaucoup la fantaisie aussi, j’adore des réalisateurs comme Tim Burton ou Kusturica, j’aime les contes. Il faut toujours un engagement, pas forcement social mais personnel.

Propos recueillis par Yannick.


   Yannick