Sara Forestier
Sara Forestier. Elle trouve que son nom est passe-partout, alors elle emprunte celui de Bahia BenMahmoud pour Le nom des gens. Rencontre avec une actrice nature et généreuse.



Ben Young
Geremy Jasper
Andrew Steggall
Gabriele Mainetti
William Oldroyd
Sherwan Haji
Mike Mills
Mohamed Ben Attia







 (c) Ecran Noir 96 - 17



RENCONTRES DU 3e MILLENAIRE

Que sera le cinéma de demain ? Quels genres, techniques et thèmes brassera-t-il ? Qui seront ses disciples, ses maîtres et ses bourreaux ? Les Rencontres internationales de Poitiers, à défaut de prédire cet avenir cinématographique, permettent d'en prendre la température en montrant des films d'école (souvent des œuvres de fin d'études) venus du monde entier. L'occasion rêvée de demander à ces jeunes réalisateurs ce qui les fait tourner.

Acte 2 : Julien Bisaro, "Utiliser toutes les possibilités qu’offre l’animation".


Age : 26 ans
Ecole : La Poudrière, Valence
Film : L’œil du cyclone, animation couleur.

Ecran Noir : Parlez-nous de votre film.





Julien Bisaro : C’est un sujet autobiographique dont j’ai beaucoup élagué la dimension personnelle. Dans un premier temps, j’ai beaucoup travaillé l’écriture du film, puis j’ai effacé cette écriture à la mise en scène. C’est mon film de fin d’études, avant j’avais plutôt fait des exercices thématiques. Dans L’œil du cyclone, l’idée est de transmettre les émotions et le ressenti uniquement par la forme, par l’aspect visuel, en utilisant toutes les possibilités qu’offre l’animation.

EN : Pourquoi faire du cinéma ?

JB : Je viens des arts graphiques, en section illustration, c’est-à-dire avec des images fixes. J’ai commencé seul à élaborer un univers graphique en volume, comme un gamin qui joue avec des marionnettes et s’amuse. J’ai baigné dans l’animation. Ca n’offre pas forcément plus de libertés, mais ça permet d’autres choses que le cinéma "live".

EN : Quelles sont vos influences ?

JB : J’aime beaucoup les courts métrages d'Igor Kovalyov, le réalisateur ukrainien qui a également fait les Razmockets. C'est quelqu'un qui joue avec des visuels et un graphisme forts, tout en déconstruisant l'histoire.

EN : Comment voyez-vous le cinéma de demain ?

JB : Persépolis a sorti le film d'animation du carcan où il était enfermé, à savoir un genre typiquement réservé aux enfants. C'est une période stimulante et intéressante en France, on sent que l'animation se démocratise. Pour moi, c'est juste un médium, or peu de films jouent avec, souvent ils collent au plus près de la réalité. En ce qui me concerne, pour le moment, je reste sur du courts métrages car les projets de longs sont très coûteux. Il faut faire des choix radicaux pour que le film soit viable. C'est encore trop gros pour moi.


   MpM