L’actrice japonaise Kirin Kiki (Les délices de Tokyo, Une affaire de famille) s’est éteinte

Posté par vincy, le 17 septembre 2018

La dernière fois qu'on l'a vue, elle était une grand-mère pétillante et taquine dans Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda, Palme d'or cette année à Cannes. L'actrice japonaise Kirin Kiki est morte à l'âge de 75 ans le 15 septembre, après plus de 50 ans de carrière.

Kore-eda l'avait régulièrement enrôlée ses dernières années, dans Still Walking, I wish, Tel père tel fils, Notre petite sœur et Après la tempête. En vieillissant, elle avait sur séduire d'autres générations de cinéastes, à commencer par Naomi Kawase (Hanezu l'esprit des montagnes et surtout Les délices de Tokyo) et Lee Sang-il (Akunin, Rage). Son plus grand succès reste Ritânâ (en 2002), un film SF d'action de Takashi Yamazaki.

Après des débuts au théâtre sous le nom de Yuuki Chiho, la comédienne a traversé les époques et les styles depuis Le lac des larmes de Tomotaka Tasaka en 1966. Les japonais n'ont jamais cessé de la voir que ce soit sur le grand écran ou le petit, dans des téléfilms comme dans des publicités, sans oublier tous ses témoignages intimes sur le cancer du sein qui la rongeait, ou la presse people (elle était l'épouse de la star locale Yuya Uchida, sans partager le même appartement, et la belle-mère de l'acteur vedette Masahiro Motoki).

Les Asian Film Awards lui ont décerné un prix pour l'ensemble de sa carrière en 2016. Les Oscars japonais l'ont nommé 11 fois entre 1986 et 2016. Elle gagna trois fois pour Tokyo tawa de Joji Matsuoka, pour Akunin et pour Waga haha no ki de Masato Haerada.

Pour l'anecdote, la vieille dame, avant que la maladie ne l'empêche de prendre le volant, conduisait une citroën dans les rues de son quartier de Shibuya à Tokyo.

Toronto 2018: le public choisit « Green Book » de Peter Farrelly

Posté par vincy, le 16 septembre 2018

Après plus de 300 films, longs comme courts, la 43e édition du Festival international du film de Toronto (Tiff) a décerné ses multiples prix, dont ceux très convoités du public (nommés Grolsch comme la bière). Lion d'or à Venise, Roma d'Alfonso Cuaron s'est fait doublé par If Beale Street could Talk, le nouveau film de Barry Jenkins (Oscar du meilleur film pour Moonlight il y a deux ans). Mais le vainqueur est Peter Farrelly, sans son frère Bobby, dont Green Book est le premier film en solitaire depuis Dumb and Dumber en 1994. Ce Miss Daisy et son chauffeur inversé (un pianiste afro-américain célèbre, incarné par Mahershala Ali, se fait conduire par un italo-américain, interprété par Viggo Mortensen, lors d'une tournée en Amérique du sud dans les années 1960) prend une sérieuse option pour les Oscars. Le film sort fin novembre aux Etats-Unis et fin décembre en France chez Metropolitan.

Pas de Dolan au palmarès mais un Pilote. Le cinéaste québécois Sébastien Pilote (Le vendeur, le démantèlement) dresse dans La disparition des lucioles, meilleur film canadien, le portrait d'un Québec rural et prolétaire où frustrations et insatisfactions, colères et blues, poussent une jeune femme à s'enfuir.

Notons que Louis Garrel, avec L'homme fidèle, a reçu une mention spéciale de la Critique internationale.

Prix Grolsch du public : Green Book de Peter Farrelly (2e If Beale Street could Talk de Barry Jenkins, 3e Roma d'Alfonso Cuaron)
Prix Grolsch du public du meilleur documentaire : Free Solo d’E. Chai Vasarhelyi et Jimmy Chin (2e This Changes Everything de Tom Donahue, 3e The Biggest Little Farm de John Chester)
Prix Grolsch du public de la section Midnight Madness : The Man Who Feels No Pain de Vasan Bala (2e Halloween de David Gordon Green, 3e Assassination Nation de Sam Levinson)

Prix de la critique internationale (Fipresci) : Skin de Guy Nattiv
Mention spéciale : L'homme fidèle de Louis Garrel
Prix de la critique internationale de la découverte : Float Like A Butterfly de Carmel Winters
Mention spéciale Twin Flower de Laura Luchetti

Prix Toronto Platform : City of Last Things de Wi Ding Ho
Mention spéciale : The River d'Emir Baigazin
Prix Netpac de la meilleure première mondiale ou internationale : The Third Wife de Ash Mayfair (Vietnam)
mention spéciale : The Crossing de Bai Xue
Prix Eurimages Audentia de la meilleure réalisatrice : Fig Tree d’Aäläm-Wärqe Davidian
Mention spéciale : Phoenix de Camilla Strøm Henriksen

Prix Canada Goose du meilleur film canadien : La disparition des lucioles de Sebastien Pilote
Prix de la ville de Toronto du meilleur premier film canadien : Roads in February de Katherine Jerkovic

Prix IWC Short Cuts du meilleur court métrage canadien : Brotherhood de Meryam Joobeur
Prix IWC Short Cuts du meilleur court métrage international : The Field de Sandhya Suri

Amy Adams va espionner Julianne Moore et Gary Oldman

Posté par vincy, le 16 septembre 2018

Joe Wright semble avoir trouvé son trio de comédiens pour l'adaptation du best-seller d'A.J.Finn, La femme à la fenêtre (The Woman in the Window) (un million d'exemplaires aux Etats-Unis). Le réalisateur des Heures sombres (Oscar du meilleur acteur pour Gary Oldman cette année) a choisi Amy Adams pour incarner Anna, docteur de profession, qui vit recluse dans sa maison de Harlem depuis le départ de son mari et de sa fille, sombrant dans l'alcool, l'ordinateur, les médicaments et la lecture, mais surtout l'espionnage de ses voisins.

Les voisins, justement. Les Russell, qui viennent tout juste d'emménager, seront incarnés par Gary Oldman et Julianne Moore. Le générique affiche aussi Wyatt Russell (qui n'a rien à voir avec la famille fictive dont on vient de parler), Brian Tyree Henry, Fred Hechinger et Jeanine Serralles. Anthony Mackie (le Faucon dans Captain America et les Avengers) est entré en négociations récemment pour compléter le casting. Une fois terminé le remake américain de A bout portant pour Netflix, il devrait rejoindre le tournage du film, prévu cet automne.

Le scénario a été écrit par l'acteur Tracy Letts (scénariste notamment d'Un été à Osage County). Pour Fox 2000, il s'agit que le film soit prêt dans un an. La sortie est déjà calée au 4 octobre 2019 aux Etats-Unis.

Joe Wright, avait enclenché un autre projet cet hiver, Stoner, avec Tommy Lee Jones et Casey Affleck, projet pour l'instant reporté.

3 bonnes raisons de voir Line of Fire de Joseph Kosinski

Posté par wyzman, le 15 septembre 2018

Disponible en e-Cinéma depuis ce mercredi Line of Fire (Only the Brave en VO) est sans l'ombre d'un doute le film inspiré de faits réels à ne pas manquer cette semaine.

1. L'histoire vaut le détour. En juin 2013, les Granite Mountain Hotshots, une unité de pompiers d'élites, doivent combattre un gigantesque incendie qui menace les environs de Yarnell, une commune située en Arizona. Ecrit par Ken Nolan et Eric Warren Singer, le scénario fait évidemment la part belle aux scènes de bravoure mais permet surtout une immersion au sein de cette unité. Line of Fire nous en apprend davantage sur le quotidien de ces pompiers d'élite, sur les rapports qu'ils entretiennent entre unités ainsi qu'avec avec les forces de l'ordre. Sans spoiler, une fois arrivé au générique de fin, on ne peut que vous garantir que vous aurez envie de croquer la vie à pleines dents.

2. Le casting est dément. Si vous avez lu la presse cette semaine, vous n'êtes pas sans savoir que la tête d'affiche n'est autre que le très prolifique Josh Brolin. Longtemps considéré comme has been, il est redevenu bankable. Ainsi, après des incursions dans True Grit, Old Boy, Sicario et Avengers : Infinity War, on le retrouve dans Line of Fire en chef taciturne et exigeant. Un rôle de composition qui lui va à merveille. A ses côtés, il peut compter sur une Jennifer Connelly toujours impressionnante de magnétisme, un Miles Teller surprenant et un Taylor Kitsch agaçant au point d'en devenir touchant. Ensemble, ils donnent corps et vie à ce drame aux 38 millions de dollars de budget.

3. Le spectateur reste bluffé. Loin d'être recommandable aux plus jeunes, Line of Fire ravit par sa capacité à alterner scènes dramatiques et action survitaminée. Certains le trouveront dur dans ses propos (laissez une vingtaine d'hommes ensemble pendant plusieurs semaines et le respect disparaît) tandis que les autres, dont nous faisons partie, ne garderont qu'en tête cette claque qu'ils se sont prises. Épique et didactique durant les séquences liées aux incendies ou aux entraînements, Line of Fire n'en demeure pas moins un drame basé sur une catastrophe naturelle. Vous ne le terminerez pas indemne !

Cartoon Forum 2018 : l’animation TV entre dynamisme et incertitude

Posté par MpM, le 14 septembre 2018

Rendez-vous professionnel incontournable de la rentrée, le Cartoon Forum est le lieu idéal pour découvrir le ton et les tendances des programmes d'animation des années à venir. Pendant trois jours se succèdent en effet les présentations des projets de séries ou "unitaires" (ces programmes uniques qui ont un format court métrage) qui pourraient venir agrémenter les grilles des chaînes françaises et internationales en 2019 ou 2020. Ces présentations, qui rivalisent souvent d'humour et d'imagination, avec parfois décors, chorégraphies et même déguisements, sont destinées aux producteurs, diffuseurs et investisseurs susceptibles d'investir, et par là-même de faire aboutir les projets. Ce qui, sur ses 10 dernières années, a été le cas pour 44% d'entre eux.

Cette année, le Cartoon Forum s'est ouvert dans une ambiance pleine d'incertitude, suite à la décision du gouvernement (en juin dernier) de fermer la chaîne de télévision France 4, destinée à la jeunesse, et de ce fait toujours en demande de nouveaux programmes animés. Cette disparition annoncée d'une source importante de financement de l'animation intervient par ailleurs au moment où la chaîne Canal +, qui finance elle aussi largement le cinéma et la télévision, se porte mal, et alors que la prise de pouvoir de Netflix sur un nombre de croissant de programmes alimente inquiétudes et fantasmes.

Bien sûr, l'arrivée d'un nouveau financeur du secteur est une bonne nouvelle. Mais le statut particulier de Netflix, qui n'est pas contraint d'investir dans l'audiovisuel français, contrairement aux chaînes de télévision, fait grincer un nombre exponentiel de mâchoires. D'autant que l'on peut s'interroger sur le type de projets que la plate-forme de streaming consentira à financer : programmes formatés ou projets audacieux.

Cette tension générale, palpable dans les propos tenus par les professionnels, intervient justement à un moment où l'animation française semble ne s'être jamais portée aussi bien. Les studios recrutent pratiquement à flux tendus, et les élèves sortant de la centaine d'écoles (ou cursus) en animation sur tout le territoire viennent harmonieusement combler des besoins exponentiels. Probable corolaire de ce dynamisme, les budgets des productions semblent eux-aussi en hausse, peut-être notamment pour revoir à la hausse les salaires d'animateurs qui ont désormais le choix entre les projets, et n'acceptent plus de travailler dans n'importe quelles conditions.

Une situation florissante pour l'animation européenne en général que vient confirmer Marc Vandeweyer. "On croit dans les talents européens, dans la possibilité qu'ils ont de monter leurs propres projets, au lieu de seulement travailler pour ceux des autres." Mais lui aussi exprime son incertitude sur l'avenir. "J'espère que France Télévisions continuera de jouer son rôle de premier coproducteur européen, car une équipe de foot joue forcément moins bien sans son meilleur joueur." Quant à Netflix, dont la délégation était cette année plus forte que les années précédentes, "il faut attendre de voir ce qu'ils financent" déclare-t-il philosophiquement.

Quoi qu'il en soit, cette 2e édition a été l'occasion de constater l'arrivée d'une nouvelle génération de réalisateurs, souvent identifiés dans le monde du court métrage, comme Hugo de Faucompret (issu des Gobelins, et réalisateur d'Automne pour la collection En sortant de l'école consacrée à Apollinaire) ou Peter Vacz (réalisateur du fameux Le lapin et le cerf sorti en salles en 2015 dans le programme Les animaux farfelus), ainsi que de projets destinés à un public d'adultes ou de jeunes adultes (Selfish écrit et réalisé par Nicolas Trotignon & Mathieu Vernerie, qui se moque de nos addictions numériques ; Tufo de Victoria Musci, l'histoire vraie d'un Sicilien s'étant opposé à la mafia, ou encore Dans ta face de Ève Ceccarelli, qui lutte avec humour contre toutes les formes de harcèlement).

Reste bien sûr à savoir si les diffuseurs vont suivre cette tendance de séries animées pas forcément destinées aux enfants. Quoi qu'il en soit, on a très envie de découvrir rapidement certaines d'entre elles sur nos petits écrans, comme on vous l'expliquera prochainement dans un article sur nos différents coups de coeur.

LaCinetek démocratise les films du patrimoine avec une nouvelle offre

Posté par vincy, le 14 septembre 2018

Inaugurée en 2015, LaCinetek a lancé le 10 septembre son offre par abonnement. Les abonnés pourront découvrir 10 nouveaux chefs-d'œuvre du cinéma de patrimoine pour 2,99€ (sans engagement). A cela s'ajoute deux autres offres: un abonnement annuel de 30€ pour douze mois (soit deux mois offerts et 120 films par an) et un abonnement annuel à 59€ qui comprend un an d'accès à la Sélection du mois et 12 films à la carte issus du catalogue, dont le plus vieux film date de 1907!

Par conséquent, la nouvelle offre permet de voir 10 par mois sélectionnés autour d'une thématique, accompagnés de bonus exclusifs livrant l’analyse de réalisateurs et/ou d’extraits d’émissions sur le cinéma. Pour lancer cette offre, LaCinetek a fait appel aux internautes via Kiss Kiss Bank Bank pour assurer cette nouvelle formule. Près de 750 participants se sont ainsi pré-abonnés pour une valeur totale de 20000€, dépassant ainsi l'objectif initial.

Deux ans après son lancement, LaCinetek a séduit 20000 cinéphiles et compte 1000 abonnés. La plateforme propose déjà 62 listes de réalisateurs, de Audiard à Ozon, de Kiarostami à Kore-eda, un catalogue de plus de 925 films dont 200 inédits (introuvables sur les services concurrents.) en VàD, provenant de 60 pays, mais également 141 bonus exclusifs et 203 bonus archives. La boutique a vu son nombre de locations augmenter de 175% depuis début 2017. Les films les plus vendus sont Conversation secrète de Francis Fors Coppola, La Chèvre de Francis Veber, Les quatre cent coups de François Truffaut, Théorème de Pier Paolo Pasolini, Meurtre mystérieux à Manhattan de Woody Allen et L'Homme de Rio de Philippe de Broca.

Les films sont disponibles à la location (2,99 en SD et 3,99 en HD) et à l’achat (7 ,99 en SD et 9,99 en HD). Par ailleurs, depuis juin 2018, LaCinetek est aussi proposée aux abonnés Freebox.

Une personnalité invitée parrainera également chaque mois son film coup de cœur parmi les 10 de la liste, en le présentant dans une courte vidéo. Cette rentrée, Béatrice Dalle présente Accatone de Pier Paolo Pasolini, qu'elle considère comme un génie.

La thématique de l'offre de lancement tourne autour de la Première œuvre, "celle qui contient toutes les autres" avec au programme, outre Pasolini, Jacques Demy (Lola), Jean-Luc Godard (A bout de souffle), David Lynch (Eraserhead), Alain Resnais (Hiroshima mon amour), Jean Vigo (L’Atalante), George A. Romero (La Nuit des morts vivants), Gus Van Sant (Mala Noche), Georges Franju (La Tête contre les murs) et Barbara Loden (Wanda).

En octobre, les abonnés auront le droit à une sélection Boys Meets Girls, en novembre à l'Eternelle adolescence et en décembre à Enfance et cinéma.

LaCinetek est est une association loi 1901 fondée en 2014 par La Société des Réalisateurs de Films (La SRF) et LMC/UniversCiné, premier éditeur et prestataire technique VoD au service du cinéma indépendant. L'association est présidée par Pascale Ferran, vice-présidée par Cédric Klapisch et administrée par Laurent Cantet.

The Inn Crowd : Jim Parsons va produire une série sur un couple gay pour NBC

Posté par wyzman, le 13 septembre 2018

Actuellement au centre de l'attention depuis l'annonce de l'arrêt de The Big Bang Theory au terme de sa 12e saison, la star de la série, Jim Parsons, semble bien décidée à aller de l'avant.

Un projet adapté

Grâce à Big Bang Theory, Jim Parsons a acquis une notoriété impressionnante. Sheldon Cooper, son personnage de physicien inadapté social en a fait une star au point que CBS a lancé l'an dernier une série dérivée : Young Sheldon. Et tandis que The Big Bang Theory devrait s'achever en mai 2019, Jim Parsons, lui, ne chôme pas.

Si l'on en croit les informations recueillies par Deadline, l'acteur de 45 ans a d'ores et déjà trouvé la prochaine série qui lui permettra de briller : The Inn Crowd. Pour l'instant simplement annoncé comme producteur exécutif, Jim Parsons travaillerait en étroite collaboration avec David Holden (Young & Hungry, Shake It Up). Ce dernier est notamment l'auteur du script de The Inn Crowd, qui s'inspire d'un article éponyme de Tony Horwitz publié dans le New Yorker en 1999.

Lauréat du prix Pulitzer, Tony Horwitz raconte dans son article comment Patrick O’Connell et Reinhardt Lynch ont déclenché une polémique avec leur auberge : la population avait en effet le choix entre soutenir l'établissement qui aide les commerces locaux en attirant des stars ou s'opposer au projets d'expansion du couple.

Bien qu'aucune information n'ait été donnée quant à la distribution ou au tournage d'un pilote, nous savons déjà que le projet est produit par That’s Wonderful Productions (First in Human, A Kid Like Jake) et Warner Bros. TV (Shameless, Westworld, Riverdale). Si le projet arrivait au stade de série, cette comédie serait diffusée sur le réseau NBC.

Superman : Henry Cavill va-t-il quitter le DC Universe de Warner Bros. ?

Posté par wyzman, le 13 septembre 2018

Depuis que le Hollywood Reporter a annoncé que Henry Cavill raccrochait la cape rouge de Superman pour voler vers de nouveaux horizons, les fans des films DC Comics ne savent plus quoi penser.

Vrai ou faux ?

Telle est la question que tout le monde se pose après lecture de l'article "Henry Cavill Out as Superman Amid Warner Bros.' DC Universe Shake-Up?" Dans celui-ci, Tatiana Siegel et Borys Kit expliquent qu'en raison de problèmes d'emplois du temps, Henry Cavill pourrait être remercié par Warner Bros. Celui qui fait actuellement un carton dans Mission : Impossible - Fallout a prêté ses traits à Superman dans Man Of Steel, Batman v Superman puis Justice League.

Mais à l'heure où Warner Bros. ne souhaite pas voir Ben Affleck reprendre le rôle de Bruce Wayne dans The Batman de Matt Reeves afin de redynamiser cette franchise avec un acteur plus jeune, il se murmure que Henry Cavill pourrait également être remercié. En effet, nous vous annoncions récemment qu'un script autour d'une Supergirl adolescente était en écriture. Si ce projet aboutissait, cela effacerait Henry Cavill de l'équation plus que dans l'univers des deux personnages, Clark est plus jeune que Kara Danvers.

Mais si l'article du Hollywood Reporter a mis le feu aux poudres, Collider et Henry Cavill lui-même ont tenté de rassurer les fans. Le principal intéressé a ainsi posté sur Instagram une vidéo dans laquelle on le voit porter un t-shirt "KRYPTON LIFTING TEAM" tout en jouant avec une figurine Superman. La légende est simple : "Today was exciting #Superman" Bien que cela ne réponde pas précisément à la question "va-t-il continuer d'incarner Superman ?", cela a eu pour effet de calmer un peu les fans.

Des changements trop conséquents

Pour beaucoup, l'incapacité de Henry Cavill à apparaître dans le prochain film DC Comics, Shazam!, a été un élément déclencheur dans les négociations actuellement en cours entre l'équipe de l'acteur et Warner Bros. Mais ce n'est pas parce qu'aucun créneau de tournage n'a été trouvé pour l'acteur que cela signifie qu'il va claquer la porte. Loin de là ! Ben Affleck remercié et Mission : Impossible - Fallout ayant fait un carton, Henry Cavill demeure une valeur sûre pour l'entreprise qui tente encore et toujours de concurrencer Marvel. En se séparant de l'acteur de 35 ans, Warner Bros. pourrait perdre gros.

En effet, bien qu'il ne soit pas annoncé à leur casting, Henry Cavill est dans l'esprit des fans de DC Comicsle seul interprète d'un Superman qui fait partie intégrante de l'univers des prochains DC Comics qui doivent sortir : Aquaman en décembre, Shazam! au printemps 2019, Wonder Woman 1984 en novembre 2019 ou encore Cyborg au printemps 2020. Après avoir mis en scène sa résurrection dans Justice League, il devient évident que la firme américaine ne peut se débarrasser de l'acteur et du personnage juste après !

Un acteur toujours en pleine ascension

Et bien que Warner Bros. tire complètement les ficelles des films en question, Henry Cavill a acquis au fil des années énormément de poids. Alors que Ben Affleck a longtemps été raillé par les critiques et le public et que Wonder Woman a été accueilli avec quelques réticences, l'aura de Superman ainsi que celle de Henry Cavill sont restées intactes.

Plus encore, Henry Cavill vient d'être annoncé au casting de la prochaine série de Netflix, The Witcher. Dans cette adaptation du jeu vidéo lui-même adapté d'une saga littéraire, Henry Cavill incarnera Geralt de Riv, un membre d'une société de chasseurs de monstres qui ont subi des mutations afin d'être plus performants. S'il est évident que la cote de popularité de Henry Cavill ne va faire qu'exploser avec le rôle (Netflix est désormais une usine à stars planétaires), Warner Bros. devra tôt outard se rendre à l'évidence : la firme a besoin de lui plus que lui n'a besoin d'elle.

La Baleine, nouveau cinéma art & essai à Marseille

Posté par vincy, le 12 septembre 2018

Marseille accueille un nouveau cinéma art et essai, La Baleine. Mono écran équipé d'une salle de 90 places, il offrira 42 séances par semaine. Labellisé par le CNC (Jeune public, Recherche et Découverte, Patrimoine et Répertoire), La Baleine sera aussi un bistrot, nommé "Le ventre de la Baleine", soit un espace bar et restauration, qui comprendra une terrasse.

"La Baleine joue la carte de la combinaison et de la fusion entre cinéma et restauration : ciné-ateliers-goûter pour le jeune public les mercredis et les week-ends, ciné-brunch en matinée pour les plus grands, carte bistrot en lien avec les thématiques de la programmation cinéma, etc." explique le communiqué.

Pour son inauguration, le cinéma propose 8 avant-premières à compter d'aujourd'hui: Dans la terrible jungle, Amin, Un violent désir de bonheur, Ne travaille pas, La chasse à l'ours, Charlie mon héros, Pachamama et Diamantino.

Fondé par Thomas Ordonneau, créateur et directeur du label de cinéma Shellac, et Cyril Zimmermann, fondateur de plusieurs sociétés de l’économie numérique, mais aussi Juliette Grimont et Nicolas Grassset, La Baleine est situé Cours Julien, dans le 6e arrondissement de la ville. Il aura fallu quatre ans pour que le projet voit le jour.L'équipe assure aussi la programmation du Gyptis à la Belle-de-Mai.

Marseille est la métropole, avec Nice, la plus sous-équipée en cinéma art & essai en France. MK2 qui a eu longtemps un projet dans la ville a du abandonner le projet. Dans le vieux centre, on trouve entre autres Les Variétés, Le César, Le Prado, et le Videodrome 2, juste à côté de la Baleine.

Ken Loach en tournage

Posté par vincy, le 12 septembre 2018

Le magazine Screen a annoncé que Ken Loach a débuté le tournage de son 26e long métrage de fiction. Le cinéaste doublement palmé à Cannes (Le vent se lève en 2006 et Moi, Daniel Blake en 2016) a repris le chemin des plateaux le 11 septembre pour tourner Sorry We Missed you.

Coproduit par le réalisateur à travers sa société Sixteen Film, et par Why Not, Les Films du fleuve, le BFI et la BBC, le film se tourne dans la région de Newcastle. Le casting comprend Kris Hitchen, acteur rare et scénariste, et trois nouveaux visages, Debbie Honeywood, Rhys Stone et Katie Proctor.

L'histoire, écrite par son fidèle collaborateur Paul Laverty, renoue avec le drame social contemporain britannique: Une famille est confrontée une énorme dette suite à la crise financière de 2008, et va tenter de trouver un équilibre entre le quotidien sans argent et la vie de famille.

Avec une sortie prévue en 2019, on imagine que le film fera partie des prétendants du prochain Festival de Cannes.