Thriller sulfureux pour trois beaux gosses : Zac Efron, Tobey Maguire et Matthew McConaughey

Posté par vincy, le 27 mai 2011

Tobey Maguire, Zac Efron, Matthew McConaughey mais aussi Sofia Vergara formeront le quatuor vedette d'un thriller qu'on annonce érotique, The Paperboy. Lee Daniels (A l'ombre de la haine, Precious) scénarisera et réalisera cette adaptation du livre de Pete Dexter, qui a co-écrit le premier script avec Pedro Almodovar.

Un polar sexuel avec trois beaux mecs hollywoodiens, ça fait chauffer la température. L'histoire dans le roman prend place dans les années 60. L'intrigue est complexe : un salaud de shérif retrouvé mort après sa 17e bavure (un crime assez glauque), un coupable évident envoyé dans le couloir de la mort, une femme qui tombe amoureuse du présumé criminel en voyant ses photos qui fait appel à deux journalistes du Miami Times pour enquêter sur les véritables circonstances du meurtre.

Pete Dexter avait écrit son roman en 1995. On lui doit aussi les scénarios de Rush (1991), Michael (1996) et Les hommes de l'ombre - Mulholland Falls (1996). En France, Paperboy est publié aux éditions de l'Olivier et en format poche chez Points.

Le secret de Charlie : l’homme qui ne peut pas vivre sa vie

Posté par Claire Fayau, le 9 novembre 2010

L'histoire : "Charlie St. Cloud est le héros de son lycée, l'idole de sa mère, Claire, et de son petit frère, Sam. Navigateur accompli, il a obtenu une bourse de l'université de Stanford et s'apprête à quitter la bourgade côtière de son enfance. C'est alors qu'un drame remet brutalement en cause son brillant avenir…"

Notre avis : Attention, spoilers. Une fois n'est pas coutume, éventons une partie du secret de Charlie (Zac Efron, le bellâtre de High School Musical): de toute façon,  on comprend tout avec la bande- annonce. Et puis il  y a le livre de Ben Sherwood (The Death  and Life  of Charlie St. Cloud , titre nettement plus réussi que le titre en français ). De plus, l'histoire ne tourne pas seulement autour de ce fameux secret : il voit des morts, et en particulier son petit frère Sam, décédé dans un accident de voiture qui a failli lui coûter la vie. Fantôme ou fantasme dû  à un traumatisme? Chacun y verra une explication.En tout cas, tous les soirs , il joue au baseball avec lui.

Cette histoire d'un amour fraternel a sa limite : le petit frère un brin énervant. Et pourtant Saint Charlie est drôlement sympa avec lui : il  lui apprend  à jouer au baseball, lui promet d'être toujours là, contrairement  à leur père qui les a quittés.

Toute cette culpabilité et ce deuil pèsent sur l'histoire. Sentiment de culpabilité  du survivant (Pourquoi Charlie  a -t-il été sauvé, et pas Sam?), de l'ainé qui a échoué à protéger son cadet. Le désir de ne pas oublier le mort, de ne pas le quitter, l'impossibilité de vivre au-delà de ce cap au  point de renoncer  à son propre avenir, et de ne pas vivre sa vie. Charlie a renoncé à  ses études pour garder le cimetière où  git son frère...

Arrive Tess. Elle est belle, sympa, attirée par Charlie et vice versa. C'est encore mieux. Et cerise sur le gâteau : elle est douée en voile,  le sport de prédilection de Charlie, mais aussi source du trauma. Le dilemme nous laisse de marbre, tout comme leur câlin au milieu des tombes.

Le secret de Charlie est donc un film  changeant: d'abord très mélo américain, puis un brin  de thriller surnaturel  pour boucler la boucle avec un mélo initiatique et l'inévitable happy end formaté autant qu'anticipé.

Dommage qu'il y ait autant de facilités et de pathos. À croire qu'on ne sait pas écrire pour les ados : "il faut vivre sa vie",  "tu n'es pas mort" ... Sans parler des rôles Kim Basinger (la mère)  et  Ray Liotta (l'infirmier qui a sauvé Charlie) qui auraient pu être plus développés et leur talent  mieux exploités.  Le réalisateur semble hésiter entre plusieurs angles, et du coup le spectateur  hésite entre plusieurs réactions.

Et Zac Efron ? Il est comment ... Ce film  va -t-il  lui ouvrir les portes d'un cinéma" adulte"?

Message  important : Zac ne danse  pas ou ne chante pas dans ce film. Cependant les fans vont se régaler  : il est très en beauté avec ses mèches et son torse musclé (il  y a une scène où  il semble faire un concours de t -shirt  mouillé ). Le réalisateur Burr Steers  qui l'avait déjà dirigé dans 17  ans encore l'a bien mis en valeur. Mais avec ses mèches blondes et son côté propre sur lui , on a du mal à croire à un anti-héros torturé et asocial (ou même  "fou" selon certains personnages).

Quant à son jeu, il n'atteint pas la performance de  Jamie Bell dans My name  is Hallam Foe. Certes, My name is Hallam Foe était un film britannique avec un jeune homme très torturé par la mort de sa mère. Mais Le secret de Charlie nous fait penser davantage à un soap de l'après midi . Le scénario à la fois alambiqué et plein de bons sentiments est tout juste sauvé par sa beauté plastique pour réussir son pari : séduire les fans.

Zac Efron sera-t-il chanceux avec The Lucky One

Posté par vincy, le 27 août 2010

Après le semi-flop de Charlie St Cloud cet été, Zac Efron, qui s'était désisté du projet de remake de Footloose (voir actualité du 10 novembre 2009), s'est engagé sur un darme romantique : The Lucky One.

Cette adaptation d'un best-seller de Nicholas Sparks (N'oublie jamais, Le temps d'un automne, Une bouteille à la mer) sera réalisé par Scott Hicks, qui n'a rien fait d'étonnant de puis Shine en 1996.

Pour incarner la femme mystérieuse, les producteurs ont choisi Taylor Schilling, remarquée dans la série TV Mercy Hospital.

Les romans de Sparks, très fleur bleue, mélange les tragédies humaines, les amours compliqués, et le mélo larmoyant. De l'Harlequin haut-de-gamme, ou du sous Guillaume Musso (si c'est possible). The Lucky One n'est pas encore traduit en France. Le livre raconte l'histoire d'un Marine qui trouve dans le sable d'Irak une photographie d'une jeune femme souriante. Cette photo devient son porte-bonheur, et il n'a plus qu'une obsessions : la retrouver à son retour en Caroline du Nord.

La sortie n'est pas prévue avant 2012. D'ici là Zac Efron a 8 projets en négociation ou en développement.

Bilan 2009 : à Hollywood, les ados prennent le pouvoir

Posté par vincy, le 3 janvier 2010

shia_lebeouf.jpgLa surenchère des effets visuels a obligé les studios à investir sur de jeunes acteurs (pas forcément mauvais) pour jouer les héros malgré eux. Les stars catégorie A sont devenues hors de prix pour de telles machineries. Et surtout, Depp, Pitt, Hanks et consors ont préféré jouer dans des films plus "personnels", avec un cinéaste de renom derrière la caméra. Cela ne leur a pas porté malheur puisque les films de Mann, Tarantino et Howard (cherchez l'intrus) ont tous encaissé de grosses recettes dans les salles.

Mais moins que les petits jeunes. Shia LaBeouf domine insolemment le box office cette année avec le plus gros succès de l'année, l'un des plus importants de la décennie, Transformers 2. Il s'agit de son quatrième blockbuster consécutif et de la troisième année de suite où il est en tête d'affiche d'un film finissant sur le podium annuel. Un exploit. A 23 ans, il est clairement au dessus de la mêlée et le représentant idéal de sa génération.

La question reste la même : de toute cette pépinière, qui restera-t-il dans cinq ans, Que deviendra Daniel Radcliffe après les Harry Potter? Robert Pattinson après les Twilight? Chris Pine et Zachary Quinto après les Star Trek? Sans oublier Zac Efron dont le phénomène surpasse largement ses résultats réels au B.O. Certes ce sont les plus populaires sur le web, dans les magazines, et les plus sollicités. Mais il est toujours difficile de se sortir d'une franchise. Et leur avenir n'est pour l'instant pas assuré. Ils dominent le box office, ils sont au top de leur sex appeal, ils sont les Princes des villes, mais Hollywood en a brisé plus d'un...

C'est la différence avec les autres "héros". Les Sam Worthington (Avatar, Terminator Salvation), Hugh Jackman (X-Men), John Cusack (2012), Robert Downey Jr (Sherlock Holmes) ou encore Liam Neeson (Taken). Nés avant 1980, venant des planches ou ayant vadrouillé dans le cinéma indépendant, ils ont croisé le destin d'un personnage par lequel ils se révèlent, se transforment, renaissent, ou encore surprennent. Plus âgés, plus denses, ils s'amusent dans des genres éloignés de leurs débuts. Et le public suit. Tout comme il apprécie George Clooney (In the Air), Christoph Waltz (Inglourious), Christian Bale (Terminator, Public enemies) ou Eric Bana (Hors du temps, Star Trek).

Enfin, il y a les autres : les comédiens qui ont opté pour la comédie. Et cette année, le rire n'a pas été payant. De nombreuses vedettes se sont ramassées. Il y a des exceptions comme Ben Stiller (La nuit au musée 2), qui confirme sa place de leader dans le genre. Ryan Reynolds (La proposition) a plus fait figure de second-rôle appliqué. Rien à voir avec Joseph Gordon-Levitt ((500) jours ensemble) qui fait succomber les spectateurs. Kevin James (Paul Blart) et Vince Vaughn (Couples retreat) ont assuré le minimum vital pour conserver leurs gros cachets. Mais le trio de mecs bourrés dans Very bad trip l'emporte haut la main. De loin la comédie la plus populaire de l'année. Bradley Cooper place d'ailleurs une autre comédie (romantique) dans les cinq comédies les plus vues dans le monde avec Ce que pensent les hommes.

Le réalisateur de This is It ne fera pas le remake de Footloose

Posté par vincy, le 10 novembre 2009

Dégât collatéral. Le succès mondial de This is it, le documentaire sur les dernieres mois de la vie de Michael Jackson, a entraîné un premier revirement. Le réalisateur Kenny Ortega (High School Musical 3) s'est retiré du projet de remake de Footloose qu'il devait filmer (voir actualité du 20 août dernier).

Officiellement, Ortega n'était pas d'accord avec la Paramount sur le budget et la tonalité du film. Pour le studio, c'est d'autant plus dur à encaisser que le projet perd là son atout-maître : un cinéaste qui a le vent en poupe. C'est la seconde défection sur cefilm, après le départ de Zac Efron, qui a préféré orienté sa carrière différemment.

Si la Paramount espère toujours pouvoir tourner le film en mars, avec Chace Crawford dans le rôle qu'interprétait Kevin Bacon, il reste le problème de budget, qui semble ne pas convenir au studio, certainement échaudé par les faibles scores de Fame (18 millions de $ de budget, 45 millions de $ de box office mondial). Or, Kenny Ortega avait besoin de plus de 30 millions de $ quand Paramount ne voulait pas dépasser les 25 millions de $.

Pour Ortega, le choix de se retirer du projet est sans doute à mettre sur le compte du succès de This is it. Il a communiqué qu'il lui semblait "prématuré de s'engager sur son prochain film". Manière de dire qu'il attend des propositions bien plus intéressantes, en rapport avec son nouveau statut de faiseur de dollars.

Deauville : les biopics qui rendent plus belle la vie

Posté par kristofy, le 8 septembre 2009

Depuis longtemps, le genre du biopic a le vent en poupe. Il faut dire que raconter la vie d’une personnalité présente bien des avantages. Parfois, il existe déjà des biographies dont il suffit de s’inspirer (ce qui est pratique en cas de grève des scénaristes), et de nombreux livres ne demandent qu’à être adapté sur grand écran. Par ailleurs, il s'agit souvent d'une célébrité publique dont on raconte les temps forts, la vie cachée et intime, les faits et gestes. L’autre voie à suivre est de se baser sur une personnalité pour évoquer plus largement une époque ou une aventure. Mais il y a encore bien d’autres façons de réaliser un biopic, et Deauville, pour son 35e anniversaire, n'y échappe pas. La preuve par l'exemple...

Meryl StreepD'abord, l’équipe du film Julie & Julia est venue en force sur les planches : la réalisatrice Nora Ephron, le compositeur Alexandre Desplat, les acteurs Chris Messina et Stanley Tucci, et la grande Meryl Streep. Ce film a la particularité d’être basé non pas sur une mais sur deux histoires vraies : celle de Julia Child, femme au foyer, qui a co-écrit le best-seller Mastering the art of French cooking dans les années 50 et celle de Julie Powell, fonctionnaire des années 2000, qui a ouvert un blog pour raconter son pari de réussir à faire les 524 recettes de cuisine de ce livre en un an. Julia a initié un livre pour que les américaines réussissent à cuisiner comme un chef les bons petits plats de la gastronomie française (cocorico !), et environ 50 ans plus tard Julie utilise ce même livre… Le film alterne le récit de ces deux femmes qui ont plusieurs points commun. Bien entendu, la réalisatrice se défend de dire que les femmes aux fourneaux c’est un épanouissement, mais elle insiste sur le fait que des recettes de cuisine avec des bons produits, c’est meilleur que du surgelé et des conserves. Ces deux histoires parallèles (Paris, New York) nous parlent aussi d’autres choses en filigrane comme le Maccarthysme et l’après 11 septembre.

Le réalisateur Richard Linklater, connu pour ses heureuses expérimentations (Before Sunrise, Fast food nation, A scanner darkly), est lui venu nous présenter Me and Orson Welles, ou comment s’inspirer d’un biopic pour faire un film très (trop) académique. Il s’agit d’un jeune prétendant acteur (l’idole des gamines Zac Efron) qui se retrouve engagé dans la troupe théâtrale qui prépare une pièce sur Jules César mis en scène par le fameux Orson Welles (imité par Christian McKay, voix et postillons compris). On découvre un Orson Welles comme on pouvait l’imaginer mais en pire : un homme autoritaire, égoïste, jaloux, brillant. "Vous êtes tous des accessoires de ma vison", c’est ainsi qu’il semblait réduire les gens travaillant pour lui. En coulisse, l’amour se heurte à la soif de réussite…

This is it

Du côté de la sélection Les docs de l’oncle Sam de Deauville, des personnes peut-être moins connues font l’objet de documentaires. William Kunster : disturbing the universe fait le portrait d’un célèbre avocat, et The September issue suit Anna Wintour la rédactrice en chef de Vogue. Ecran Noir y reviendra longuement dans quelques jours. Enfin, Facing Ali réunit une dizaine de boxeurs qui rendent hommage à Mohamed Ali.

Enfin, il existe un type de biopic particulier qui est plutôt difficile à réaliser : le film rock. Et c’est quelque chose que Tom DiCillo vient de réussir avec When you’re strange : a film about The Doors. Son documentaire, que diffusera MK2 au premier semestre 2010, exploite uniquement des images d’archives (de 1966 à 1971), avec Johnny Deep en narrateur. Tom DiCillo a présenté son film ainsi : "ça aurait fait plaisir à Jim Morisson de vous voir ici un dimanche matin au lieu de l’église... Aucune image n’a été retournée, tout ce que vous verrez est vrai, gardez les portes de la perception ouvertes". Avec un montage de films de l’époque (et aussi quelques photos et coupures de presse), il raconte le début d’un groupe de jeunes gens qui vont avoir un succès énorme suite au hit Light my fire et surtout grâce aux prestations scéniques de son chanteur. A un moment, on a de plus en plus l’impression que les gens ne viennent pas aux concerts pour la musique des Doors mais pour le spectacle imprévisible de Jim Morrison. Alors le film s’attache plus à lui qu’aux autres membres du groupe, le leader étant devenu un personnage incontrôlable. Jim Morrison apparaît à la fois comme une idole de la jeunesse contestataire et un monstre victime de ses abus de drogues et alcool. The Doors qui prônait l’illumination de l’esprit ont été gagnés par la folie… this is the end.

Crédit Photo Meryl Streep : Christophe Maulavé

Twilight, grand vainqueur des MTV Movie Awards

Posté par vincy, le 1 juin 2009

Avec cinq prix, dont celui du meilleur film, le premier chapitre de Twilight fut le grand vainqueur des MTV Movie Awards 2009.

Présentée par Andy Samberg, la soirée a rendu hommage à Ben Stiller (avec un MTV Generation Award) eta offert un mix parodique de Iron Man, Kung Fu Panda et Tonnerre sous les tropiques.

Meilleur film : Twilight

Meilleur acteur : Zac Efron (High School Musical 3)

Meilleure actrice : Kristen Stewart (Twilight)

Meilleure révélation masculine : Robert Pattinson (Twilight)

Meilleure révélation féminine : Ashley Tisdale (High School Musical 3)

Meilleure performance comique : Jim Carrey (Yes Man)

Meilleur méchant : Heath Ledger (Batman Le chevalier noir)

Meilleur baiser : Kristen Stewart et Robert Pattinson (Twilight)

Meilleur combat : Robert Pattinson et Cam Gigandet (Twilight)

Meilleur moment WTF (What the Fuck?!) : Amy Poehler pissant dans l'évier (Baby Mama)

Meilleure chanson de film : "The Climb" de Miley Cyrus (Hannah Montana: The Movie)

17 ans encore : hélas, pas assez « Efronté »

Posté par vincy, le 18 avril 2009

17again.jpg « Tu es trop précieux pour être promu. »

L'histoire : Mike O'Donnell a 37 ans, nage dans un divorce qu'il ne voulait pas, n'a aucune autorité sur ses deux adolescents, et n'a pas eu la promotion qu'il estimait mériter après tant d'années de bons résultats. Il vit donc chez son meilleur ami, milliardaire grâce à ses logiciels informatiques, mais complètement barré, croyant vivre dans un monde de science fiction. Par un mystérieux sortilège, il devient du jour au lendemain Mike O'Donnell, beau gosse de 17 ans, doué en basket-ball... Il se décide à ne plus répéter ses erreurs, ses choix, mais en fait va être conduit à réparer tout ce qu'il a détruit... Il devient l'ami de sa femme, le plus proche confident de son fils, et la cible séductrice de sa fille.

Notre avis : Trop prévisible avec ses grosses ficelles, cette comédie se laisse regarder grâce à son rythme. Lointain cousin de Big, anecdotique sur le fond comme sur la forme, 17 ans encore n’a que deux choses à réaliser : séduire les fans de Zac Efron et véhiculer sa morale conservatrice.

Commençons par Zac. Dès la première scène, il fait des paniers, torse nu, luisant de sueur, musclé, allumeur. D’ailleurs il sait tout faire : danser avec les Pom Pom Girls, s’exhiber (en short, restons décent) devant son public conquis le consacrant dieu vivant du Lycée. Puis l’histoire bascule, la gloire disparait, il devient vieux con et loser. Bref il a les traits de Matthew Perry. Là, le spectateur se dit : si Zac Efron devient Matthew Perry, en effet, c’est un loser (qui n’existe qu’à travers son personnage dans Friends, ce qui commence à dater). Ne parlons pas du physique de l’acteur. Imaginez le jeune playboy frimeur devenu beauf gras du bide… Non vraiment, on ne souhaite pas ça même à une tête à claques. Le jeune comédien mérite mieux.

Car le film, hélas, préfère emprunter la voie moraliste au délire subversif. Plus confortable de prôner l’abstinence que de rejouer Le Lauréat ou de lui faire commettre un inceste malgré lui. L’amour se doit d’être unique, une valeur plus forte que toute réussite personnelle ou professionnelle, etc… Cela nous emmène à un final attendu et surjoué, avec musique au piano et yeux rougis par les larmes.

Pour le reste, le divertissement est plaisant, avec des seconds-rôles distrayant. Le passage dans le monde parallèle est peu inspiré pour nous marquer. Il nous conduit dans un univers un peu binaire, opposant les adultes qui ne grandissent pas (fans de SF) et ceux qui déclinent très vite après l’adolescence (mais qui ont la cool attitude). Autrefois âge ingrat, il a surtout mué en cible glorieuse des producteurs. Après Risky Business et Ferris Bueller, 17 ans encore nous apprend que si l’on doit refaire sa vie et la réussir ce n’est que dans le but d’être un bon père et un bon mari. La mèche faussement sage, le sourire craquant, Zac Efron devient alors une publicité pour un American Way of Life complètement ringard.

Les Oscars, pour la gloire…

Posté par vincy, le 23 février 2009

hugh jackmanLe noir était la couleur du soir des Oscars. Même Angelina Jolie la jouait sobre. La cérémonie, qui flirtait souvent avec Broadway, n'aura pas été si courte que ça. Mais le style y était, les innovations n'étaient pas inintéressantes, et Jackman a fait un bon job.

Côté remettants, reconnaissons que ça avait de la classe, hormis cette incongruité d'avoir donné à Reese Witherspoon l'honneur de présenter l'Oscar du meilleur réalisateur. Steven Spielberg pour le meilleur film, des jeunes mecs sexys comme James Franco, Robert Pattinson et Zac Efron, des jeunes filles sexy comme Jessica Biel et Natalie Portman, des stars issues de la télé (Sarah Jessica Parker, Jennifer Aniston, Tina Fey)... Et quelle bonne idée ces quintets pour présenter les catégories d'interprétation, garantissant ainsi le glamour.

Pour le second rôle masculin, Kevin Kline, Christopher Walken, Cuba Gooding Jr, Alan Arkin et Joel Grey donnaient le to. Cinq ex-gagnants de la catégorie, toutes générations confondues. Pour le second rôle féminin, Whoopi Goldberg, Goldie Hawn, Anjelica Huston, Eva Marie-Saint  et Tilda Swinton se partageaient la scène. Sophia Loren, Shirley MacLaine, Marion Cotillard, Nicole Kidman et Halle Berry formaient l'actrice parfaite. Michael Douglas, Adrien Brody, Robert de Niro, Anthony Hopkins et Ben "Gandhi" Kingsley composaient le meilleur acteur.

kate winslet sophia loren marion cotillardAnna Hathaway incarne Nixon 

Côté vocal, point de Peter Gabriel.

Mais Queen Latifah rendit hommage aux morts, Anne Hathaway participa à la séquence d'ouverture de Jackman, et celui-ci, avec Beyoncé Knowles, Zac Efron, Vanessa Hudgens, Amanda Seyfried et Dominic Cooper dansèrent et chantèrent sur un medley de comédies musicales créé par Baz Luhrmann. 

A. R. Rahman, John Legend et Mahalaxmi Iyer interprétèrent le médley des trois chansons en lice pour cet Oscar.

ben stiller natalie portmanCôté répliques et remerciements, les Oscars furent ni pire ni meilleurs que d'habitude. Hugh Jackman fut étincelant, dès les premiers instants, avec grâce, dérision, sens du spectacle, en chant comme en danse.

Il n'a pas hésité à vanner ses collègues comme Meryl Streep et ses 15 nominations ("c'est difficile de ne pas penser qu'elle prend des stéroïdes") ou Mickey Rourke ("nous avons 7 minutes de retard sur le programme, mais si tu gagnes, nous allons passer à vingt minutes"). 

En revanche, il n'avait rien de prévu pour "Brangelina". "Je n'ai aucune plaisanterie à leur sujet, je dois juste, contractuellement, mentionner cinq fois leur nom durant la soirée."

penelope cruzFinalement ce fut le père de Heath Ledger qui reçu l'Oscar posthume (voir actualité du 25 janvier). Penelope Cruz ne s'est pas évanouie, mais elle en a caressé l'idée.

Simon Baufoy a confié que pour lui il y a des endroits où on ne s'imagine pas aller : "la Lune, le Pôle sud, le podium de Miss Univers et la scène des Oscars".

On conclura avec le deuxième Oscar de Sean Penn pour sa personnification magistrale de l'activiste Harvey Milk. Un club très fermé de 37 acteurs et actrices. Lui aussi vêtu de noir, sage et posé, il a commencé par un provocateur "Merci, bande d'amateurs de tapettes pro-communistes, je ne m'attendais pas à ça".
sean pennDans une Californie encore blessée d'avoir rejeté par référendum le mariage gay, il a joué les porte-flambeaux et donné la tonalité politique de la soirée : "Je pense que c'est le moment pour ceux qui ont voté pour l'interdiction du mariage homosexuel  de s'asseoir et de réfléchir à leur grande honte et à la honte dans les yeux de leurs petits enfants s'ils continuent à se comporter ainsi. Nous devons avoir des droits égaux pour tous." Il a enfin cité Obama et Rourke. "Je suis très, très fier de vivre dans un pays qui élit un homme élégant comme président et un pays qui crée des artistes courageux." Il se tourne alors vers l'interprète de The Wrestler :  "Des artistes courageux qui, en dépit d'une grande sensibilité ont surmonté d'énormes défis, se relève et qui est mon frère."

hugh jackman anne hathaway

Yahoo! France reflète vos désirs, vos envies, vos fantasmes…

Posté par vincy, le 18 décembre 2008

Le buzz de Yahoo ! France ce n'est rien d'autre que les dix mots clés les plus recherchés sur le 2e moteur de recherche français. Les crises internationales, financières ou géopolitiques, dominent l'actualuté. Obama est le Roi en politique. On apprend aussi que l'iPhone est plus tendance que Barbie, la Wii et les Converse. Malgré ses échecs, Laure Manaudou met K.O. lees footballeurs. L'OM d'ailleurs, et le PSG, pourtant pas champions de France, taclent l'OL. Secret Story remporte la palme de l'audience sur les télé-crochets. Plus belle la vie reste la série la plus populaire, et la seule française du classement. Rihanna bat Madonna. Et côté cinéma???

En people, seule la comédienne Angelina Jolie (4e) prend sa place au milieu des Carla Bruni, Paris Hilton, Eva Longoria (plus "tv" que "ciné") et autre Lindsay Lohan. Le sexe, le souffre, les "losers", ça marche encore.  Du coup Jolie est Reine dans la catégorie actrices et acteurs, devant Scarlett Johansson, Jessica Alba, Eva Longoria, Marion Cotillard, Megan Fox, Salma Hayek, Louise Bourgoin, Vanessa Hudgens... et Zac Efron, seul mec du Top 10! A croire que seuls les hommes surfent sur Internet, à la recherche des bimbos du moment. Car, hormis Jolie, Johansson et Cotillard, aucune actrice classée n'a eu de succès cette année. On voit bien que la plastique, même chez Efron, est l'intérêt public n°1.

Pour les films, High School Musical est leader, assez logiquement puisque deux de ses vedettes sont activement "recherchées". Suivent les deux prix d'excellence critique, Wall-e et Batman, devant Iron Man, Bienvenue chez les ch'tis (seulement 5e), Disco (incroyablement 6e), Indiana Jones, James Bond, L'incroyable Hulk et Kung-Fu Panda. Deux films français seulement, deux dessins animés, et un ordre qui n' a rien à voir avec le box office.