Pippo Delbono en rétrospective au Centre Pompidou

Posté par vincy, le 5 octobre 2018

Du 5 octobre au 5 novembre, les Cinémas du Centre Pompidou mettront en lumière l'œuvre de Pippo Delbono, à travers une installation ("L'esprit qui ment"), une rétrospective et des performances. Il s'agit de la première rétrospective intégrale en France pour le comédien, réalisateur et metteur en scène italien.

Artiste pluridisciplinaire, créateur de sa propre compagnie au milieu des années 1980, Pippo Delbono a commencé avec des captations au Centre Pompidou dans le cadre de la manifestation Vidéodanse. Depuis 2003, il réalise également des films, qui relèvent autant du journal filmé que de la fiction. Guerra, son premier long métrage, est sélectionné à la 60ème Mostra de Venise et reçoit le prix David di Donatello (César italien) du meilleur documentaire. En 2006, il signe un film biographique, Grido. En 2009, le festival de Locarno rend un hommage important à Pippo Delbono et présente tous ses films, dont La Paura, filmé avec un téléphone portable, et Questo buio feroce, réalisés la même année. Amore Carne, en 2011, sélectionné à la 68ème Mostra et au Festival de Nyon – Visions du réel, puis Sangue, en 2013, sélectionné à DocLisboa et primé à Locarno, poursuivent son introspection itinérante, entre fiction et journal personnel. Son dernier film, Vangelo, en 2016, a été présenté à Venise dans la sélection Venice Days.

Encore largement méconnu, le cinéma de Pippo est un cinéma indépendant, intime, humaniste, iconoclaste. Il a aussi été comédien pour Bernardo Bertolucci (Moi & Toi), Peter Greenaway (Goltzius et la Compagnie du Pélican<.a>), Valeria Bruni-Tedeschi (Un château en Italie) ou encore Yolande Moreau (Henri). En parallèle Pippo Delbono proposera d'ailleurs cinq performances autour du travail avec le texte, la voix, la musique et enfin le corps en étant rejoint par les acteurs qu’il aime et avec lesquels il travaille depuis de nombreuses années, mais aussi des invités inédits tels Valeria Bruni-Tedeschi, Yolande Moreau ou encore Sophie Calle.

On l'a aussi vu dans A Tramway in Jerusalem d'Amos Gitai, sélectionné à Venise cette année, Rendez-vous à Atlit de Shirel Amitay, United Passions de Frédéric Auburtin, et Amore de Luca Guadagnino.

C'est l'intégrale cinématographique qui sera présentée à Beaubourg. Et comme pour chaque rétrospective, Pippo Delbono a également réalisé un nouveau court métrage inédit dans la cadre de la série "Où en êtes-vous?".

https://www.youtube.com/embed/n4fjPTYt3Lw

Valeria Bruni Tedeschi retourne derrière la caméra

Posté par redaction, le 20 août 2017

valeria bruni tedeschiValéria Bruni Tedeschi a entamé le tournage de son quatrième long métrage, Les estivants, clin d'œil à la pièce de Maxime Gorki, même si le film a plus à voir avec Les Trois sœurs de Tchekhov. C'est son premier film en tant que réalisatrice depuis Un château en Italie, en compétition à Cannes en 2013.

La cinéaste sera aussi devant la caméra. l'actrice a été nommée aux Césars dans la catégorie du meilleur second-rôle féminin et a été récompensée comme meilleure actrice aux David di Donatello, les Oscars italiens.

Le casting comprend aussi Pierre Arditi, son amie Noémie Lvovsky, Yolande Moreau, Laurent Stocker et Bruno Raffaelli. On retrouvera aussi la mère de Valeria Bruni Tedeschi, Marisa Borini, qui avait eu un rôle dans son précédent long métrage. Enfin, last but not least, Valeria Golino, double prix d'interprétation à Venise, est aussi au générique.

Le film est coécrit par Valeria Bruni Tedeschi, Agnès de Sacy et Noémie Lvovsky. L'histoire est celle d'Anna, réalisatrice fraichement séparée, qui va, avec sa fille, dans une grande et belle propriété sur la Côte d'Azur, pour quelques jours de vacances. Au milieu des siens, familles, amis et employés, Anna doit gérer à la fois sa rupture et l'écriture de son nouveau film. Elle ne sera pas forcément écoutée et aidée.

Le film sera distribué par Ad Vitam et est un sérieux prétendant au prochain Festival de Cannes.

Jean Dujardin et Yolande Moreau au milieu des compagnons d’Emmaüs

Posté par vincy, le 21 juin 2017

Un drôle de tandem et même un duo inédit. Gustave Kervern et Benoît Delépine ont enrôlé leur fidèle amie Yolande Moreau, avec qui ce sera leur sixième collaboration, et Jean Dujardin, nouveau venu dans l'équipe. I Feel Good, en anglais dans le texte, 8e films des réalisateurs, est une comédie qui se déroulera dans le milieu des compagnons d'Emmaüs.

Yolande Moreau sera la sœur de Jean Dujardin, également coproducteur du film. Il y incarne Jacques, un homme ambitieux. Il vivait encore chez ses parents quand ceux-ci l'ont poussé dehors. Voulant devenir riche, il veut se lancer dans la chirurgie esthétique low cost. Réfugié chez sa sœur, il réussit à convaincre des compagnons du village Emmaüs qu'elle dirige d'aller se faire refaire la gueule en Roumanie.

Le tournage est prévu cet été à Pau pour une sortie en 2018.

Yolande Moreau est actuellement à l'affiche de De toutes mes forces. Jean Dujardin vient de tourner Le retour du héros de Laurent Tirard.

13 courts animés inspirés des poèmes de Guillaume Apollinaire en salles

Posté par vincy, le 28 septembre 2016

13 films d'animation, des courts métrages de trois minutes, sont regroupés dans un programme qui sort en salles ce mercredi 28 septembre. Distribué par Gebeka Films, Apollinaire, 13 films-poèmes, est la troisième série de la collection "En sortant de l'école..." diffusée sur France 3. Le poète Guillaume Apollinaire succède à Jacques Prévert et Robert Desnos.

La particularité de cette collection est de confier l'animation à des jeunes diplômés d'écoles comme Les Gobelins, l'EMCA ou La Poudrière. L'éclectisme visuel provient de cette variété de talents, qui utilisent des décors en papier ou en 3D, du stop motion ou de la craie.

La diversité est aussi dans le choix des poèmes. Certains abordent la guerre, d'autres l'amour ou la vie. L'ensemble s'avère assez doux, mélancolique, et néanmoins, guilleret. On comprendra que le programme vise avant tous les élèves de l'école primaire, ceux qui apprennent Apollinaire.

Parmi ces treize courts animés, souvent épurés, il y a forcément des poèmes qui nous séduisent plus que d'autres. A l'instar du modèle indépassable du genre, dans le domaine musical, Fantasia.

Si on devait en garder trois, ce serait Automne de Hugo de Faucompret, où des créatures à la Miyazaki se mélangent à un trait presque impressionniste ; A toutes les dégotes et à tous les dingos, d'Augustin Guichot, habile mélange d'argot qui "slamme" et de comédie musicale jazzy qui ferait écho aux Triplettes de Belleville (c'est aussi le seul film où le personnage s'exprime) ; Ville et cœur d'Anne-Sophie Raimond, tourbillon absurde et un poil déjanté qui évoque l'univers de Jacques Tati, et qui réussit une transposition moderne du poème.

Notre préféré reste Carte postale de Fabienne Wagenaar, en papier découpé et stop motion. L'inventivité et la singularité de l'animation est proprement cinétique, à la fois sobre et ludique, sublime et juste, s'appuyant sur une écriture visuelle ingénieuse.

Mais les neuf autres courts méritent aussi le détour: du naïf et allégorique Pont Mirabeau au pictural Bestiaire (Dali n'est pas loin), en passant par les objets de Je me souviens ou de l'onirique Oiseau qui chante. Histoires sans paroles, mais accompagnées des belles voix de Yolande Moreau, Pascal Greggory, Thibault Vinçon et Sylvain Despretz, ces films-poèmes peuvent nous replonger en enfance mais surtout ils offrent un regard nouveau sur des textes que l'on a plus récité que compris. C'est la force de l'animation et de la poésie: il n'y a aucune limite à l'imaginaire. Et les deux combinés permettent de donner un nouveau sens au poèmes et de révéler des futurs talents de l'animation.

Prix Magritte 2016 : 10 nominations pour « Le tout nouveau testament » de Jaco van Dormael

Posté par kristofy, le 15 janvier 2016

Avant les César en France, la 6ème cérémonie des Magritte du cinéma se déroulera à Bruxelles le 6 février : c’est le rendez-vous des récompenses pour les films belges francophones. Cette année la soirée se déroulera sous la présidence de Marie Gillain.

L’ensemble des nominations  en catégories artistiques et techniques distinguent déjà 6 favoris :
- 4 nominations pour Melody de Bernard Bellefroid (avec Lucie Debay, aussi dans la liste des révélations pour un César, sorti en France le 6 mai)
- 6 nominations pour Préjudice d’Antoine Cuypers (avec Nathalie Baye, sortie en France à venir ce 3 février)
- 7 nominations pour Je suis mort mais j’ai des amis de Stéphane et Guillaume Malandrin (avec Bouli Lanners et Wim Willaert, sorti en France le 22 juillet)
- 8 nominations pour Alleluia de Fabrice Du Welz (une petite bizarrerie calendaire après avoir été découvert à La Quinzaine des Réalisateurs de Cannes en 2014, sorti en France en novembre 2014),
- 9 nominations Tous les chats sont gris de Savina Dellicour (avec le duo Bouli Lanners et Anne Coesens)
- 10 nominations Le tout nouveau testament de Jaco van Dormael (à La Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2015, sorti en France le 2 septembre). Le film est aussi le plus gros succès belge en France avec plus de 800000 entrées.

Lors de l'édition 2011, Jaco van Dormael avec reçu la plupart des Magritte pour son Mr. Nobody (meilleur film, réalisateur, scénario, image, montage, musique), mais cette année il devra partager quelques statuettes avec d'autres... Pour mémoire, les années suivantes les meilleurs films/réalisateurs ont été en 2012 Les géants de Bouli Lanners (film, réalisateur, second rôle féminin, image, musique); en 2013 A perdre la raison de Joachim Lafosse (film, réalisateur, actrice); en 2014 c'était le film animé Ernest et Célestine de Stéphane Aubier, Vincent Patar et Benjamin Renner (film, réalisateur); et l'année dernière Deux jours, une nuit de Jean-Pierre et Luc Dardenne (film, réalisateur, actrice, acteur).

Pour ce qui est de la catégorie meilleure actrice, les nominées figurent à l’affiche d’œuvres qui curieusement ne sont pas en catégorie meilleur film : Annie Cordy pour son rôle dans Les souvenirs, Veerle Baetens dans Un début prometteur, Yolande Moreau pour Le voyage en Chine (qui est aussi dans la catégorie second rôle pour Le tout nouveau testament), et Christelle Cornil pour Jacques a vu. Pour le meilleur acteur on retrouve Jérémie Renier pour Ni le ciel ni la terre, François Damiens pour La famille Bélier, Bouli Lanners pour Tous les chats sont gris et Wim Willaert pour Je suis mort mais j’ai des amis. On note que Benoît Poelvoorde est paradoxalement oublié...

Voici les principales catégories et leurs nominations :

Meilleur film : Je suis mort mais j'ai des amis de Guillaume Malandrin & Stéphane Malandrin, Le tout nouveau testament de Jaco Van Dormael, Melody de Bernard Bellefroid, Préjudice de Antoine Cuypers, Tous les chats sont gris de Savina Dellicour
Meilleur premier film : L'année prochaine de Vania Leturcq, Préjudice de Antoine Cuypers, Tous les chats sont gris de Savina Dellicour
Meilleur réalisateur : Fabrice Du Welz (Alleluia),  Jaco Van Dormael (Le tout nouveau testament), Bernard Bellefroid (Melody), Savina Dellicour (Tous les chats sont gris)

Meilleur film étranger en coproduction :
La famille Bélier de Eric Lartigau, Le chant de la mer de Tomm Moore, Marguerite de Xavier Giannoli, Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore
Meilleur film flamand: Brabançonne de Vincent Bal, Cafard de Jan Bultheel, D'Ardennen de Robin Pront, Waste Land de Pieter Van Hees
Meilleur scénario original ou adaptation : Alleluia, Je suis mort mais j'ai des amis, Le tout nouveau testament, Préjudice

Meilleure actrice : Christelle Cornil, Yolande Moreau, Annie Cordy, Veerle Baetens
Meilleur acteur : Wim Willaert, François Damiens, Jérémie Renier, Bouli Lanners
Meilleure actrice dans un second rôle : Helena Noguerra, Yolande Moreau,  Anne Coesens, Babetida Sadjo
Meilleur acteur dans un second rôle : Marc Zinga, Laurent Capelluto, David Murgia, Arno Hintjens
Meilleur espoir féminin : Stéphanie Van Vyve, Pili Groyne, Lucie Debay, Manon Capelle
Meilleur espoir masculin : David Thielemans, Benjamin Ramon, Romain Gelin, Arthur Bols

Meilleure image: Alleluia, Le tout nouveau testament, Préjudice : Frédéric Noirhomme
Meilleur son: Alleluia, Je suis mort mais j'ai des amis, Le tout nouveau testament
Meilleurs décors: Alleluia, Je suis mort mais j'ai des amis, Tous les chats sont gris
Meilleurs costumes: Je suis mort mais j'ai des amis, La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil, Tous les chats sont gris
Meilleure musique: Alleluia, Le tout nouveau testament, Melody
Meilleur montage: Alleluia, Je suis mort mais j'ai des amis, Tous les chats sont gris
Meilleur documentaire: Bureau de chômage de Anne Schitz et Charlotte Grégoire, I don't belong anywhere - Le cinéma de Chantal Akerman de Marianne Lambert, L'himme qui répare les femmes de Thierry Michel, La nef des fous de Patrick Lemy et Eric D'Agostino
Meilleur court métrage de fiction : Jay parmi les hommes de Zeno Graton, L'ours noir de Méryl Fortunat-Rossi & Xavier Seron (le premier long-métrage de Xavier Séron Je me tue à le dire avec Jean-Jacques Rausin vient d'ailleurs d'être primé au festival de Palm Springs, sortie courant 2016), Tout va bien de Laurent Scheid

Catherine Deneuve dans la comédie surréaliste de Jaco Von Dormael

Posté par vincy, le 3 juin 2014

Catherine Deneuve rejoint Benoit Poelvoorde et Yolande Moreau sur le prochain film de Jaco Van Dormael, selon les informations du Film Français. Le projet, alors intitulé Le tout nouveau testament, avait été annoncé en février. La fille de Dieu est l'histoire de Dieu, qui réside à Bruxelles, qui s'offre un petit tour parmi les mortels pour retrouver sa fille, Ea. Celle-ci, qui ne porte pas son père dans son coeur, a fugué, après s’être emparée de l’ordinateur divin et avoir révélé à tous les êtres humains la date de leur mort.

Le tournage de cette comédie surréaliste écrite par Jaco Van Dormael et Thomas Gunzig commencera le 7 juillet.

Deneuve et Poelvoorde viennent de tourner ensemble Trois coeurs, de Benoît Jacquot, qui pourrait être sélectionné au prochain festival de Venise.

Jaco Van Dormael enrôle deux stars belges pour son nouveau film

Posté par vincy, le 21 février 2014

Trois ans après M. Nobody, le cinéaste belge Jaco Van Dormael, 57 ans, s'apprête à tourner son quatrième long métrage. Le tout nouveau testament sera une comédie dramatique avec Benoît Poelvoorde et Yolande Moreau dans les rôles principaux.

Le scénario raconte les mésaventures familiales de Dieu, installé anonymement à Bruxelles avec sa femme et sa fille de 12 ans. Mais cette dernière supporte mal son quotidien. Poelvoorde incarnera Dieu et Moreau son épouse. Poelvoorde a prévenu : "ça va être un Dieu particulier, c'est pas un gentil." De l'aveur de l'acteur, c'est "tordu" et "rigolo".

Le tournage est prévu cet été. Le film devait s'intituler La fille de Dieu et Daniel Auteuil était initialement prévu dans le rôle de Dieu.

Van Dormael a réalisé Toto le héros, caméra d'or à Cannes, en 1991, Le huitième jour, en 1996, et Mr. Nobody en 2007 (le film n'est sorti qu'en 2010 et fut un gros échec financier). Depuis, il a aussi réalisé un court métrage, Eole, et mis en scène un opéra, Stradella, à l'Opéra royal de Wallonie.

Arras 2013 : des avants-premières, une compétition européenne inédite et Patrice Leconte, Philippe Lioret et Yolande Moreau en invités d’honneur

Posté par MpM, le 9 octobre 2013

arras 2013On ne présente plus l'Arras Film Festival qui met à l'honneur chaque année en novembre le meilleur du cinéma contemporain tout en proposant des rétrospectives thématiques originales et passionnantes.

Pour cette 14e édition, trois invités d'honneur se succéderont devant le public arrageois pour des leçons de cinéma ouvertes à tous : le réalisateur Philippe Lioret (qui avait ouvert le festival en 2011 avec Toutes mes envies), l'actrice Yolande Moreau (qui présentera son deuxième film en tant que réalisatrice, Henri, découvert à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes) et le cinéaste Patrice Leconte (qui accompagnera son nouveau long métrage, Une promesse).

Une sélection des films de chacun sera également proposée au public, ainsi qu'une carte blanche offerte à Yolande Moreau et composée de La strada de Federico Fellini, La fille aux allumettes d'Aki Kaurismaki et Raining stones de Ken Loach.

Les avants-premières constitueront également l'un des temps fort de la manifestation, avec des oeuvres attendues comme Cartel de Ridley Scott, The immigrant de James Gray, La Vénus à la fourrure de Roman Polanski, Mandela : long walk to freedom de Justin Chadwick ou encore le formidable Suzanne de Katell Quillévéré.

Le "jeune cinéma européen" ne sera pas en reste avec la présentation de quelques films qui ont déjà fait parler d'eux dans d'autres festivals, à l'image du Géant égoïste de Clio Barnard (acclamé à Dinard), de 2 automnes, 3 hivers de Sébastien Betbeder (remarqué à l'ACID) et de Joy d'Elias Yannakakis (présenté à Karlovy Vary), sans oublier la désormais incontournable compétition européenne qui met neuf films en lice pour l'Atlas d'or. Cette année, c'est Philippe Faucon qui présidera le jury chargé de distinguer les lauréats.

La section Visions de l'Est présente par ailleurs, et comme son nom l'indique, un autre panorama du cinéma est-européen (dont l'Ours d'or 2013, Child's pose - Mère et fils - de Calin Peter Netzer) tandis que la section Cinémas du monde invite quelques œuvres internationales remarquées principalement à Cannes et à Berlin comme Gloria de Sebastian Lelio, Tel père, tel fils de Kore-eda Hirokazu et A touch of sin de Jia Zhang-Ke.

Et ce n'est pas tout ! S'il reste un peu de temps dans le planning (surchargé) des festivaliers, ils pourront profiter des rétrospectives thématiques "Nord contre Sud" (avec notamment Autant en emporte le vent de Victor Flemming et Les cavaliers de John Ford) et "Drôles d'espions des sixties" (avec l'incontournable Monocle rit jaune de Georges Lautner, chef d’œuvre parodique à réhabiliter immédiatement) ; rajeunir avec le "festival des enfants" et même continuer de travailler avec les différentes journées professionnelles dont les Arras days (qui font la promotion des coproductions internationales) et les rencontres cinématographiques réservées aux exploitants.

Du 8 au 17 novembre prochains, tous les cinémas se donnent donc rendez-vous à Arras, carrefour désormais incontournable d'une cinéphilie à la fois populaire et de qualité, où se retrouvent durant dix jours les films les plus attendus des six mois à venir. Ecran Noir, partenaire du festival depuis 2008, ne pouvait bien entendu pas louper ça, et vous fera partager ici même et au jour le jour les temps forts de la manifestation  !

Les Magritte belges : Lafosse, Belvaux, Pirot et Ridremont en tête

Posté par kristofy, le 11 janvier 2013

La 3ème cérémonie des Magritte du cinéma aura lieu le 2 février prochain (sur BeTV mais aussi sur TV5 Monde), il s’agit de l’équivalent des Césars français ; ces prix récompensent le meilleur du cinéma belge (dont les producteurs sont francophones uniquement) de l’année passée (même si quelques films sont de 2011). Costa-Gavras sera honoré par un Magritte d’Honneur pour l’ensemble de son œuvre.

La plupart des nominations vont à des films déjà connus aussi en France : A Perdre la Raison de Joachim Lafosse, 38 Témoins de Lucas Belvaux, Mobile Home de François Pirot reçoivent chacun 7 nominations ; le favori, de justesse, semble Dead Man Talking de Patrick Ridremont, qui récolte 8 citations.

La catégorie meilleur acteur regroupe d’ailleurs certains noms qui seront peut-être nominés lors de nos prochains Césars : Matthias Schoenaerts pour De Rouille et d’Os, Jérémie Renier pour Cloclo, Benoît Poelvoorde pour Le Grand Soir et Olivier Gourmet pour L’Exercice de l’État. Pour la catégorie meilleure actrice figurent Marie Gillain dans Toutes nos Envies et Déborah François dans Les Tribulations d’une Caissière, mais le prix ira probablement soit à Émilie Dequenne dans A Perdre la Raison, soit à Christelle Cornil dans Au Cul du Loup, où son naturel pourrait créer la surprise (elle avait déjà eu le Magritte du meilleur second rôle pour Illégal).

La soirée sera sous la présidence de Yolande Moreau, par ailleurs nominée comme meilleur second-rôle féminin dans Camille redouble.

Il y a 21 catégories (dont image, son, décors, costumes, musique, montage, documentaire…), pour ce qui est des principales catégories les nominés sont :

Meilleur film : 38 témoins, A perdre la raison, Dead man talking, Mobile home

Meilleure réalisation : Lucas Belvaux, Joachim Lafosse, Patrick Ridremont, François Pirot

Meilleur scénario : 38 témoins, A perdre la raison, Dead man talking, Mobile home

Meilleure actrice : Émilie Dequenne, Christelle Cornil, Déborah François, Marie Gillain

Meilleur acteur : Jérémie Renier, Matthias Schoenaerts, Olivier Gourmet, Benoît Poelvoorde

Meilleure actrice dans un second rôle : Natacha Régnier, Stéphane Bissot, Yolande Moreau, Catherine Salée

Meilleur acteur dans un second rôle : Bouli Lanners, Jean-Luc Couchard, Denis M’Punga, Dieudonné Kabongo

Meilleur court métrage : A new old story, Fable domestique, U.H.T., Le cri du homard (celui-là est aussi en course pour les Césars)

La comédie du travail au programme des 11è Journées Cinématographiques Dionysiennes

Posté par Claire Fayau, le 25 janvier 2011

Les Journées cinématographiques dionysiennes , "Est-ce ainsi que les hommes vivent ?"  se tiendront au cinéma l'Écran de Saint-Denis du 2 au 8 février 2011.

Le thème et le titre officiel de cette année sera "La comédie du travail" avec Luc Moullet en (saint) patron. Logique, le cinéaste avait réalisé un film en 1987 qui portait ce nom : à l'époque il en parlait ainsi (et rien n'a changé depuis) : "Parfois, pour mieux vivre, les gens s'accrochent à leur "métier" de façon névrotique, donnant une aura exceptionnelle à l'insignifiant. C'est peut-être la forme suprême de l'aliénation. Cette situation, et cette contradiction, tragiques en soi, révèlent aussi, surtout si l'on confronte les modes très variés de réactions face à ce dilemme, une part considérable de comique." Voilà pour la note de service.

Ces 11èmes journées vous embauchent pour (re)découvrir le monde du travail, à  travers  une programmation de films et de rencontres autour d'Aki Kaurismäki, Jean-Claude Brisseau, Benoît Delépine, Yolande Moreau, Rabah Ameur-Zaïmeche, Gérard Mordillat, Nicolas Philibert, Marcel Hanoun, Cécile Decugis, Marcel Trillat, Jean-Pierre Léaud, HPG ( les travailleurs du sexe ne sont pas tous des glandeurs) … N'oubliez pas de pointer !

Cinq rendez-vous à noter sur votre agenda :

  • Hommage à  Aki Kaurismäki
  • Carte blanche  à Luc Moullet ( La comédie du travail, Toujours  moins) en sa présence et les rencontres avec des artistes cités ci- dessus.
  • Tables rondes : "L’écran gréviste" et "les images à la chaîne"
  • ciné-concert Métropolis de Fritz Lang (version longue et inédite) par Murcof
  • Nuit "Japon : quartiers des plaisirs"

Les films  à voir  (sélection) :

Ailleurs, Lixin Bao ; Ariel /Shadows in paradise/La Fille aux allumettes,  A.Kaurismäki ; La Classe ouvrière va au paradis, E.Petri ; Chemin d'humanité, M.Hanoun ; Dionysos, Jean Rouch ; Le Direktor, Lars Von Trier ; La Comédie du travail, Luc Moullet ; Toujours moins, Luc Moullet ; The Molly Maguires, ( VF : Traître sur commande),  Martin Ritt ; Pain et chocolat , Franco Brusati ; La Terre tremble, Luchino Visconti

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Pour en savoir plus, le site officiel : www.estceainsi.fr