Festival d’Angoulême 2017: John Malkovich, Au revoir là-haut, Epouse-moi mon pote et les 120 ans de la Gaumont

Posté par vincy, le 3 juillet 2017

Marie France Brière et Dominique Besnéhard ont présenté ce matin les grandes lignes du prochain Festival du film Francophone d'Angoulême (22-27 août) lors d'une conférence de presse. Année après année, Angoulême se positionne comme un rendez-vous incontournable pour le cinéma français qui y voit là son "Deauville" (ou son "Toronto") pour lancer la saison d'automne et des fêtes avec un mix de films d'auteurs et de films populaires attendus.

On savait déjà que le jury serait présidé par l'acteur américain et francophile John Malkovitch. Il sera entouré de Claire Chazal, Laura Smet, Lucas Belvaux, Philippe Besson, Stefi Selma et de la productrice Denise Robert. Ils décerneront les Prix Valois. Le jury étudiant sera présidé par Cristiana Reali.

La compétition

  • Demain et tous les autres jours de Noémie Lvovsky
  • Et au pire on se mariera de Léa Pool
  • Frontières d'Apolline Traoré
  • Money de Gela Babluani
  • Nous resterons à Damas de Philippe Van Leeuw
  • Petit Paysan de Hubert Vharuel
  • Surface de Réparation de Christophe Tegin

L'un de ces films succédera à Ma vie de Courgette, Valois de diamant l'an dernier.

L'événement de ce 10e festival, ce sera évidemment l'avant-première du film d'Albert Dupontel, Au revoir là-haut, adaptation du best-seller et Prix Goncourt de Pierre Lemaître. Le film fera l'ouverture du festival. Autre événement majeur, l'avant-première du dernier film d'Eric Tolédano et Olivier Nakache, Le sens de la fête, avec Bacri, Lellouche et Rouve. Depuis Intouchables, les deux cinéastes croient à la vertu chanceuse du festival.

Deneuve & Depardieu en guests

Mon fils de Christian Carion avec Guillaume Canet, Jalouse le deuxième film de Stéphane et David Foenkinos, L’Ecole Buissonnière de Nicolas Vanier, avec François Cluzet, L'un dans l'autre de Bruno Chiche, avec Louise Bourgoin et Stéphane de Groodt, Bonne pomme, de Florence Quentin, avec la présence de Catherine Deneuve et Gérard Depardieu, Le Petit Spirou de Nicolas Bary et Le Prix du succès de Teddy Lussi-Modeste avec Tahar Rahim, Maïwenn et Roschdy Zem feront également parti des avant-premières prestigieuses.

Par ailleurs un hommage au cinéma ivoirien; un focus sur Xavier Giannoli et une sélection de films cannois (Nos années folles, Un beau soleil intérieur, Le redoutable) seront au programme. Sans aucun doute, les spectateurs iront voir la dernière comédie de l'équipe de Babysitting et Alibi.com, Epouse-moi mon pote, réputée gay-friendly (lire notre article du 6 août 2016).

Enfin, la Gaumont fêtera ses 120 ans dès demain et jusqu'au 31 décembre 2017, avec l'exposition "120 ans de cinéma: Gaumont, depuis que le cinéma existe" au sein de la Cité de la BD, dans les Studios Paradis (chais Magelis) d'Angoulême qui ouvriront pour la première fois leurs portes au public. L'expo, qui a déjà séduit 50000 visiteurs à Paris, fera voyager les visiteurs à travers les grandes époques du septième art.

« French touch »: 10 films français qui aiment la musique

Posté par kristofy, le 24 novembre 2014

Avec Eden à l'affiche qui revient sur près de vingt ans de musique électronique, la fameuse « French Touch » musicale, à travers la vie d'un DJ, c’est l’occasion de (re)voir des films (mé)connus où la musique y est autant présente qu’un personnage principal.

L’occasion de constater que la musique en tant que phénomène de société avec ses rites et ses personnages a été trop rarement un sujet de film en France. Bien évidemment notre cinéma produit des biopics sur nos voix les plus célèbres comme Edith Piaf et La Môme (d’ailleurs Marion Cotillard était déjà devenue chanteuse dans Les jolies choses), Serge Gainsbourg et Gainsbourg vie héroïque, Claude François et Cloclo, et prochainement Dalida (avec Nadia Farès dirigée par Lisa Azuelos). Certes, la chanson de variété arrive dans 8 femmes, un voyou découvre le piano dans De battre mon cœur s’est arrêté, on joue au sosie d’une vedette dans Podium, mais la musique a très rarement le premier rôle.

10 films français qui aiment la musique :

Cléo de 5 à 7 de Agnès Varda : Cléo est une jeune chanteuse qui craint d'être atteinte d'un cancer, le film la suit dans son errance avant d’aller chercher le résultat d’un examen médical, durant presque deux heures presque en temps réel. 4 chansons du film ont été écrites par Agnès Varda et mises en musique par le compositeur Michel Legrand, qui y fait également l'acteur.

Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy : C’est la Palme d’or du Festival de Cannes en 1964. Les dialogues en chanson sont de Jacques Demy mises en musique par (toujours) Michel Legrand. On y entend peu la véritable voix des acteurs principaux (Catherine Deneuve, Nino Castelnuovo,...) qui sont doublées par de véritables chanteurs. Le film est entièrement chanté, en-chanté même selon Demy, et témoigne de l’époque du début des années 60 avec les situations conflictuelles d’un jeune homme qui a dû partir faire la guerre en Algérie et une jeune-fille enceinte avant d’être mariée… A noter que Catherine Deneuve s’impose là comme une actrice de premier plan, et que bien plus tard, elle chantera et dansera de nouveau dans un autre film musical qui gagnera une autre palme d’or : Dancer in the dark de Lars Von Trier.

Désordre de Olivier Assayas : Le premier long-métrage d'Assayas (récompensé au festival de Venise en 1986) est aussi son film le plus imprégné de musique. Les jeunes membres d’un groupe de rock pénètrent par effraction dans un magasin pour voler des instruments mais ils provoquent la mort du gérant. En même temps que les personnages grandissent et deviennent adultes, on assiste à la fin de leur passion de jouer ensemble. Olivier Assayas parvient à capter l’esprit des années 80 en pleine mutation musicale, et on peut y voir le chanteur Etienne Daho, symbole de la nouvelle pop française de l'époque.

On connaît la chanson de Alain Resnais : Le scénario est l’œuvre du couple Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, également acteurs dans le film en compagnie de la bande habituelle de Resnais : Sabine Azéma, André Dussollier, Pierre Arditi, Lambert Wilson… L’histoire de différents couples qui se cherchent alterne entre dialogues de fiction et dialogues chantés en play-back. Ils reprennent les refrains les plus populaires de la chanson française. Les paroles les plus connues d'Aznavour, Dutronc, Gall, Sardou, Bécaud, Bashung, Sheila, Bashung, Souchon, Gainsbourg, Hallyday deviennent donc les dialogues des acteurs. Le film a gagné plusieurs César: meilleur film, meilleur scénario, meilleur acteur, meilleur acteur dans un second-rôle, meilleure actrice dans un second-rôle, meilleur montage, meilleur son ; cette compilation de tubes a fait un carton.

Héroines de Gérard Krawczyk : C’est devenu un film culte surtout parce qu’il est devenu quasiment introuvable en vidéo, mais le revoir aujourd’hui montre surtout ses imperfections. Jeanne compose à la guitare et chante avec sensibilité et Johanna l'accompagne. Mais les circonstances font qu’elles ne peuvent se présenter en tant que duo à un concours de talents. C’est la belle extravertie Johanna qui sera sur scène tandis que en coulisse c’est Jeanne qui chante vraiment. Enregistrement d’un disque, passage à la télévision, tournées de concert, et toujours Johanna dans la lumière en tant que starlette alors qu'elle fait semblant de chanter en playback. Leur amitié va devenir de plus en plus fragile au fur et à mesure que Johanna se prend au jeu de la célébrité tandis que leur entourage fera tour pour cacher le secret de leur imposture… On est en 1997 bien avant le phénomène de télé-réalité, et voici un film qui préfigure le star-system people des années 2000. La vedette c’est Virginie Ledoyen et dans l’ombre une véritable chanteuse Maïdi Roth. À noter un petit rôle pour le chanteur Serge Reggiani.

Jeanne et le Garçon formidable de Olivier Ducastel et Jacques Martineau : Depuis une trentaine d’années et Jacques Demy, il n’y avait plus eu de film en forme de comédie musicale, l’acteur ici est d’ailleurs son fils Mathieu Demy , face à Virginie Ledoyen, décidément inspirée quand elle joue les chanteuses (ici en playback doublée par une autre, elle chantera plus tard réellement dans 8 femmes de François Ozon). L’histoire est celle de Jeanne qui rencontre Olivier, ils s’aiment mais lui est séropositif… Le film dramatique est traversé de multiples scènes chorégraphiées et chantées, tout en abordant la maladie du Sida et les manifestations de l’association Act-up.

Foon de Les Quiches : Les Quiches sont une bande de 5 actrices et 3 acteurs qui faisaient tous ensembles des courts-métrages et des sketchs. Une parodie de la comédie musicale West side story les amènent à ce long-métrage écrit à 8 et co-réalisé à 4. Être foon ou pas foon, that is the question, les dialogues et chansons du film ont pour originalité d’être en franglais avec de nombreuses expression english. Foon est une comédie délirante qui parodie les codes des films américains de lycées avec en ligne de mire le fameux bal de promo de fin d’année et de nombreux numéros dansés et chantés. Le succès n’a pas été au rendez-vous au ciném,a malheureusement pour eux. A noter que depuis une actrice est devenue chanteuse du duo Brigitte, que le compositeur des musiques du film est aujourd’hui derrière le groupe Lilly Wood and the The Prick, et que l'un des réalisateurs vient de faire un clip pour la chanteuse Hollysiz

Backstage de Emmanuelle Bercot : Une adolescente est fan d’une célèbre chanteuse, qu’une émission de télé va faire arriver chez elle quelques minutes. La rencontre se passe mal, mais la fan va aller  chez la chanteuse et devenir une proche assistante dans son entourage… La fan c’est la troublante Isild Le Besco et la chanteuse, c’est Emmanuelle Seigner en clone de Mylène Farmer. Le film (sélectionné au festival de Venise) montre la curieuse frontière du phénomène entre une fan et son idole, entre une chanteuse et ses fans, avec une dépendance plutôt nocive. Emmanuelle Seigner, depuis, a enregistré des albums et s'est imposée parmi les chanteuses françaises reconnues.

Quand j’étais chanteur de Xavier Giannoli : Un chanteur de bal populaire, qui se produit ici ou là, rencontre une jeune mère célibataire…, ou comment le titre d’une chanson de Michel Delpech et le chanteur de bal Alain Chanone vont inspirer un film avec Gérard Depardieu et Cécile de France (en compétition au Festival de Cannes). Les scènes de bal font entendre des chansons Julio Iglesias, Sylvie Vartan, Serge Gainsbourg, Daniel Guichard, Dalida, Michel Fugain… avec le pouvoir de rapprocher des cœurs. Un hymne à la variété.

Les chansons d’amour de Christophe Honoré : La plus émouvante association entre Christophe Honoré derrière la caméra et Alex Beaupain à la composition des musiques. Ismaël aime Julie et Alice. Un ménage à trois qui se complique quand Erwan tombe amoureux de Ismaël… Les chansons sont autant de récits de différents troubles amoureux dont elles sont le fil conducteur. Le film (en compétition au festival de Cannes) fait de multiples clins d’œil à ceux de Demy dont Les Parapluies de Cherbourg, évidemment...

Deux biopics sur la Castafiore: Meryl Streep contre Catherine Frot

Posté par vincy, le 23 octobre 2014

Un nouveau biopic dans les tuyaux. Stephen Frears, déjà adepte du genre (The Queen, Philomena et celui à venir sur Lance Armstrong), va réaliser Florence, l'histoire de la soprano Florence Foster Jenkins. La chanteuse d'opéra sera interprétée par Meryl Streep, qui aura face à elle Hugh Grant, qui incarnera St Clair Bayfield, son compagnon (et manager). Un casting inédit.

Et en France aussi, le personnage intrigue. Depuis un mois, Xavier Giannoli réalise un film en République Tchèque très librement inspiré de la vie de Florence Foster Jenkins, Marguerite. Catherine Frot s'est glissée dans le rôle de la chanteuse. Le film devrait être prêt au printemps.

Le projet de Frears vient juste d'être mis sur le marché, en phase de pré-développement. Le scénario a été écrit par Nicholas Marin ("Inspecteur Barnaby").

Florence Foster Jenkins, riche héritière de la haute société new yorkaise, s'est lancée, sans formation réelle, dans une carrière de soprano des années 1920 à 1940. Seul souci: elle ne chantait pas très juste et n'avait pas le sens du rythme. Elle persista malgré les critiques très moqueuses à son encontre.

Née le 19 juillet 1868 et morte le 26 novembre 1944, elle avait toujours voulu être chanteuse et étudié la musique. Elle a financé un club de musique, avant de prendre des cours de chant et de donner des récitals dès 1912. A la mort de sa mère en 1928, elle s'émancipe et, certaine de son talent musical (massacrant Mozart, Verdi & co), se lance dans une carrière triomphale. Jusqu'à se produire au Carnegie Hall, sous la pression populaire, en octobre 44, un mois avant sa mort. Le public l'adore, souvent parce qu'elle les amuse et tourne l'opéra en ridicule.

Certains tintinophiles suggèrent qu'elle a inspiré le personnage de Bianca Castaphiore à Hergé. Elle a également été le personnages de nombreuses pièces de théâtre et chansons (notamment celle de Juliette "Casseroles & Faussets").

Venise 2012 : Kad Merad, la célébrité, les réseaux sociaux et les messages sur le répondeur

Posté par kristofy, le 31 août 2012

A Venise, Xavier Giannoli s’est montré le plus beau parleur en conférence de presse, n’hésitant pas face aux journalistes à évoquer les forces aliénantes que provoque le carnage culturel des médias…  «On nous impose le spectaculaire, l'effet d'annonce. Pendant que je travaillais sur ce film Superstar il y a eu l'affaire DSK où on voyait à la télévision des journalistes en direct lire les rumeurs sur Twitter, est-ce que le journalisme c'est devenu ça ? On ne fait jamais autant partie du spectacle que quand on critique le spectacle.» Son film Superstar, en compétition au 69e Festival international du film de Venise, est à l’affiche depuis ce mercredi en France.

Kad Merad avoue qu'il est « fasciné par les réseaux sociaux. » « Je me suis créé une page Facebook, mais je ne communique pas avec, je ne fais que regarder, je suis un voyeur. Tweeter, c'est encore pire » révèle l'acteur.  Mais il se souvient : « J'ai encore le souvenir de l'époque où on rentrait chez soi le soir et on avait 15 messages sur son répondeur, c'est pas si vieux, vous savez! »

La star, pas anonyme, c'était bien Kad Merad à Venise : «J'ai connu Xavier Giannoli il y a 17 ans environ, il m'avait proposé de tourner dans un court-métrage (Dialogue au sommet), j'étais vraiment un débutant et je me suis senti acteur un peu grâce à lui, j'avais seulement quatre ou cinq phrases à dire mais déjà il y avait de sa part une recherche de vérité. Etre maintenant dirigé par lui, c'est un grand plaisir, j'ai encore plus d'admiration pour lui.» « Ce personnage est très différent de ce que je suis. Je suis dans la vie réelle. Evidemment, je fais un métier extraordinaire, mais pour moi la célébrité est intégrée », explique-t-il. Bien sûr, elle fait tourner la tête cette célébrité. Merad qui avoue être fan de James Stewart affirme qu'il n'est pas fasciné par la notriété. Il préfère être Monsieur Tout le Monde.

On en oublierait presque que l'actrice Cécile de France, qui a tourné avec les Dardenne, Klapisch et Eastwood, fait partie du casting. Elle rend hommage à Giannoli qui l'a engagée pour la deuxième fois, six ans après Quand j'étais chanteur : «On est très heureux sur son plateau, la technique est au service du jeu, il aime inventer et chercher avec les acteurs, il y a une exigence mais c'est une forme de respect, c'est un grand cinéphile et on apprend beaucoup de choses

Venise 2012 : une compétition sans réelles surprises

Posté par vincy, le 26 juillet 2012

69e clap pour le Festival de Venise le 29 août prochain. 17 films sont en course pour le Lion d'or, auxquels viendra s'ajouter un "film-surprise" (on murmure que ce sera The Master de Paul Thomas Anderson, retiré de la liste publiée sur les journaux professionnels américains après l'annonce de la sélection * voir fin d'article).

Le directeur du Festival, Alberto Barbera, a annoncé que "le thème principal de cette Mostra sera la crise économique actuelle, mais aussi la crise de valeurs, de modèles ainsi que celle des rapports humains et sociaux, notamment à travers la solitude".

Deux cinéastes français (mais 8 productions ou coproductions françaises!) sont en compétition avec quatre américains et trois italiens. Géographiquement, on note une forte présence de l'Europe avec 9 réalisateurs du vieux continent (5 pays seulement), 4 venus d'Asie, et 4 américains : l'Amérique latine, le Canada, le Royaume Uni, l'Espagne, l'Afrique, l'Océanie, la Chine, l'Inde, le Moyen orient, la Turquie, l'Europe de l'Est ou la Scandinavie sont ainsi complètement absents.

Pied de nez ou provocation au Festival de Cannes, cette édition de 2012 est très féminine avec quatre réalisatrices en compétition.

Mais, si de grands noms (Malick, Bellochio, De Palma, Kitano, Kim Ki-duk) côtoient des habitués des festivals (Assayas, Gianolli, Mendoza, Comencini, Bahraini, Seidl, Korine), on note peu de surprise ou de nouveaux talents dans cette compétition qui sera jugée par Michael Mann et son jury en vue de rendre leur palmarès.

La compétition

Après Mai de Olivier Assayas - France. Avec Clément Métayer, Lola Créton, Félix Armand.

At any price de Ramin Bahraini - USA/GB. Avec Dennis Quaid, Zac Efron, Kim Dickens, Heather Graham.

La belle endormie (Bella Addormentata) de Marco Bellocchio - Italie/France. Avec Toni Servillo, Isabelle Huppert, Alba Rohrwacher, Michele Riondino, Maya Sansa, Pier Giorgio Bellocchio.

La cinquième saison de Peter Brosens et Jessica Woodworth - Belgique/Pays-Bas/France. Avec Aurélia Poirier, Django Schrevens, Sam Louwyck, Gill Vancompernolle.

Lemale Et Ha'Chalal (Fill the void) de Rama Burshtein - Israël. Avec Hadas Yaron, Yiftach Klein, Irit Sheleg, Chaim Sharir.

E stato il figlio de Daniele Cipri - Italie/France. Avec Toni Servillo, Giselda Volodi, Alfredo Castro, Fabrizio Falco.

Un giorno speciale de Francesca Comencini - Italie. Avec Filippo Scicchitano, Giulia Valentini.

Passion de Brian de Palma - France/Allemagne. Avec Rachel McAdams, Noomi Rapace, Paul Anderson, Karoline Herfurth.

Superstar de Xavier Giannoli - France/Belgique. Avec Kad Merad, Cécile De France.

Pieta de Kim Ki-duk - Corée du Sud. Avec Cho Min-soo, Lee Jung-jin.

Outrage Beyond de Takeshi Kitano - Japon. Avec Tomokazu Miura, Ryo Kase, Fumiyo Kohinata, Toshiyuki Nishida.

Spring Breakers de Harmony Korine - USA. Avec James Franco, Selena Gomez, Vanessa Hudgens, Ashley Benson, Heather Morris.

To the wonder de Terrence Malick - USA. Avec Ben Affleck, Rachel McAdams, Rachel Weisz, Javier Bardem, Olga Kurylenko

Sinapupunan (Thy Womb) de Brillante Mendoza - Philippines. Avec Nora Aunor, Bembol Rocco.

Linhas de Wellington de Valeria Sarmiento - France/Portugal. Avec Nuno Lopes, Soraia Chaves, John Malkovich, Marisa Paredes, Melvil Poupaud, Mathieu Amalric.

Paradies: Glaube (Paradise: Faith) de Ulrich Seidl - Autriche/France/Allemagne. Avec Maria Hofstätter, Nabil Saleh.

Izmena (Betrayal) de Kirill Serebrennikov - Russie. Avec Franziska Petri, Dejan Lilic, Albina Dzhanabaeva, Arturs Skrastins.

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Le 7 août The Master de Paul Thomas Anderson a rejoint la liste. USA. Avec Philip Seymour Hoffman, Joaquin Phoenix, Amy Adams.

Lumière 2011 : Gérard Depardieu sous le soleil de Pialat

Posté par Morgane, le 9 octobre 2011

Samedi 8 octobre, Gérard Depardieu, le monstre sacré de ce Festival Lumière 2011, est arrivé à Lyon et a couru de salle en salle pour présenter différents films.

C’est à 16h qu’on l’a retrouvé au Pathé Bellecour pour la présentation de Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat. Accompagné de Gustave Kervern, Benoit Delépine et Albert Dupontel, rapidement rejoints par Xavier Giannoli. La petite discussion introductive était donc, comme vous pouvez l’imaginer, très instructive mais aussi très drôle.

Gérard Depardieu a tout d’abord rendu hommage à la diversité du festival disant que ce n’était pas seulement un festival, mais « de l’amour ». Quant à Gustave Kervern et Benoit Delépine, ils sont revenus sur l’épisode de tournage avec Pialat, ce dernier ayant en effet tourné dans un sketch de Groland, Toc toc toc, dont le principe était de jouer mal le mieux possible. À Pialat de dire : « non, vous pouvez mieux jouer mal ».

Concernant Sous le soleil de Satan, Gustave de Kervern trouve que ce film a une puissance autre que Des hommes et des dieux. « C’est une énorme interrogation sur la foi, le Bien, le Mal, un film d’une intensité folle, à la fois très minimaliste et exigeant. » Pour lui, les scènes qui restent sont celles où Gérard Depardieu marche dans la campagne, comme quoi « le cinéma peut être très simple finalement. »

Pour Xavier Giannoli, Sous le soleil de Satan est « un des plus grands chefs-d’œuvre du cinéma, non pas français mais mondial. » Xavier Giannoli à qui Maurice Pialat a dit un jour « qu’il aurait voulu faire les films de Renoir filmés par Carné. »

Et Gérard Depardieu de revenir sur le poing levé de Maurice Pialat lors du festival de Cannes 1987 qui n’était en réalité qu’un poing de victoire.

La Remise du Prix Lumière

Le soir même s’est déroulée à l’Amphithéâtre du Centre des Congrès la Cérémonie de la Remise du Prix Lumière 2011. Succédant à Clint Eastwood et Milos Forman, c’est au monstre sacré du cinéma français qu’il a été remis cette année à l’issue de la projection du superbe La Femme d’à côté de François Truffaut.

Bertrand Tavernier lui a rendu un hommage rempli de paroles admiratives pour une carrière aussi longue et aussi belle finissant sur cette phrase : « je pense qu’il y a eu des dizaines de metteurs en scène qui ont connu de grands moments où ils ont été heureux grâce à Gérard Depardieu. »

La star du soir est alors montée sur scène sous un tonnerre d’applaudissements où nombreux acteurs, cinéastes, personnalités du 7e Art étaient présents pour remettre le prix à Gérard Depardieu qu’il a reçu des mains d’une Fanny Ardant très timide. Arrivé après la projection d’un petit film retraçant la grande filmographie de Gérard Depardieu, ses premiers mots ont été, toujours avec un grand sourire de bon vivant, « ça sent le sapin ». Puis, parlant de son métier d’acteur, des réalisateurs, il a remercié Lyon : « merci à Lyon pour ce prix et aussi d’avoir un si beau festival et des gens qui aiment tant le cinéma, qui aiment aussi le sens de la fête car le cinéma, ça se partage. » Pour finir par ces quelques mots : « on fait un métier formidable et vous, spectateurs, c’est extraordinaire le métier que vous faites en regardant les films. »