Quentin Tarantino trouve refuge chez Sony

Posté par vincy, le 17 novembre 2017

quentin tarantino

[Actualisation] Quentin Tarantino a un problème. Son producteur historique n'était autre qu'Harvey Weinstein, désormais aliéné par tout Hollywood, après avoir été accusé par des dizaines de femmes d'agressions sexuelles, de harcèlement sexuel et de viols. The Weinstein Company lutte actuellement pour sa survie. Elle est en faillite et ne peut pas, de toute façon, et hors des considérations morales, épauler le nouveau projet du cinéaste. Tarantino a d'ailleurs quitté les bureaux de la société.

Il devait donc se trouver un nouveau studio et un nouveau producteur. Ce sera finalement Sony Pictures, qui a su emporter la compétition en obtenant les droits mondiaux pour la distribution du film. Officialisé depuis juillet, son prochain film (pour l'instant intitulé #9 puisque c'est son neuvième), sur les meurtres de Charles Manson, avec Margot Robbie dans le rôle de Sharon Tate, l'une des victimes du tueur, est en préparation. La situation étaiturgente. Évidemment, avec 8 longs métrages ayant rapporté 650M$ de recettes en Amérique du nord et une Palme d'or à son actif, le cinéaste était en plus très courtisé.

Tarantino est le transfert de l'année inattendu. Normal qu'il excite les convoitises. Il sait aussi ce qu'il veut: un budget de 100M$ (l'équivalent de Django, son film le plus cher à date), un pourcentage sur les recettes, et le final cut sur son film.

Selon Deadline et Variety, outre Sony, Paramount et Warner Bros étaient les derniers sur les rangs, les seuls qui accepteraient ces (ses) conditions. Les nouveaux indépendants - Amazon Studios, A24, Annapurna et Lionsgate... - n'avaient aucune chance tant que les droits étaient mondiaux.

De tous, cependant, c'est sans doute la Warner qui pouvait être la meilleure option. Le studio a pour lui d'avoir accompagné Clint Eastwood tout au long de sa carrière avec une entière liberté. C'est aussi le studio qui cherche à le séduire à tout prix. Lors de l'audition du réalisateur, la Warner a reconstitué l'ambiance des sixties, logo de l'époque compris, soit la période durant laquelle se déroule le futur film.

Un autre front du côté de 007

Mais la Warner, comme Sony, la Fox, qui est en discussion pour se vendre à Disney, et Universal, sont en plus sur un autre front: les droits de James Bond. Ironie du sort, c'est actuellement Sony qui les possède. Stratégiquement, Sony voudrait garder 007, l'une de ses rares franchises. N'étant pas certain de conserver l'espion de sa majesté, le studio avait besoin d'un (gros) coup pour compenser l'éventuelle perte. Par conséquent, Sony avait aussi mis les bouchées doubles en abordant Tarantino par les sentiments: la stratégie de sortie du film, notamment au niveau international, qui représente environ 60 à 65% des recettes globales des films du cinéaste, un point fort du studio.

Tarantino doit désormais choisir sa star masculine. Leonardo DiCaprio, Brad Pitt et Tom Cruise, avec qui il n'a jamais travaillé, sont parmi ses choix pour le rôle de Manson. Le producteur David Heyman (Harry Potter) a été engagé pour la production.

Le tournage est prévu à Los Angeles pour l'été prochain avec une sortie programmée en 2019.

A Star Is Born avec Lady Gaga change de date de sortie

Posté par wyzman, le 23 septembre 2017

La nouvelle est tombée il y a quelques heures seulement : le film de Bradley Cooper A Star Is Born ne sortira finalement plus en septembre 2018 mais bien en mai de la même année, le 18 mai pour être plus précis. Le film devait originellement sortir le 28 septembre aux Etats-Unis mais, comme l'indique Variety, une sortie en mai pourrait être bénéfique pour le film de Warner Bros, qui reprend ainsi un créneau porteur pour les drames musicaux (Moulin Rouge) ou les remakes de grands classiques (Gatsby le magnifique).

A Star Is Born pourrait aini profiter d'une projection en avant-première et donc très médiatisée durant le festival de Cannes qui se tiendra justement du 9 au 20 mai. Plus encore, une sortie juste avant l'été permettrait de booster les entrées du musical qui représenterait une bonne alternative pour les cinéphiles lassés des autres blockbusters (Avengers: Infinity War, Star Wars: Han Solo et Deadpool 2).

Pour rappel, A Star Is Born est le troisième remake du film Une étoile est née de William A. Wellman sorti en 1937, puis revu par George Cukor (la version la plus célèbre avec Judy Garland et James Mason, en 1954) et Frank Pierson (avec Barbra Streisand, en 1976).

Le film suit les péripéties d'Ally, une jeune femme qui va réaliser son rêve grâce à l'alcoolique Jackson Maine : devenir une star de la country. Lady Gaga incarnera Ally tandis que Bradley Cooper revêtira les habits de Jackson. Sam Elliott, Andrew Dice Clay et Rebecca Field font également partie de la distribution. Relancée il y a cinq ans, l'idée de ce remake devait réunir Clint Eastwood, Tom Cruise et Beyoncé!

Aucune date de sortie française n'a été dévoilée pour le moment.

Warner Bros. offre un spin-off au Joker et Harley Quinn

Posté par wyzman, le 24 août 2017

Les fans de Harley Quinn vont être ravis ! Véritable star du blockbuster Suicide Squad, la complice du Joker devrait retrouver ce dernier très prochainement. En effet, l'annonce a été faite il y a quelques heures : Warner Bros. développe actuellement un film centré sur le Joker et son acolyte anciennement psychiatre.

Si ce projet n'a rien à voir avec celui dont tout le monde parle actuellement - Martin Scorsese devrait un produire un film sur les origines du Joker -, force est de reconnaître que ces projets peuvent prêter à confusion. En effet, Jared Leto et Margot Robbie joueront à nouveau les amoureux maudits dans ce spin-off de Suicide Squad centré sur le Joker et Harley Quinn mais pas dans l'origin story de Martin Scorsese.

De plus, cette envie d'élargir encore plus le DCEU laisse à penser que Warner Bros. n'a pas entièrement foi dans les personnages prochainement introduits par Justice League (en salle le 15 novembre ) : à savoir Aquaman, Cyborg et The Flash. Malgré ses 745 millions de dollars amassés au box-office, il convient de rappeler que Suicide Squad a reçu des critiques très négatives l'été dernier et que le Joker de Jared Leto n'a conquis que peu de fans.

Pour rappel, Wonder Woman a récemment passé la barre des 800 millions de dollars de recettes mondiales et l'Aquaman de James Wan est attendu pour le 19 décembre 2018.

Ce que l’on sait de James Bond 25

Posté par vincy, le 30 juillet 2017

daniel craig james bond 007 spectre

Le 25e James Bond a été confirmé cette semaine. Faisons un point sur ce que l'on sait de cet épisode très attendu.

La date. Eon et MGM, les deux producteurs de la franchise, ont réservé le créneau américain du 8 novembre 2019 pour la sortie du nouvel épisode. James Bond devra donc ferrailler contre un film Warner/DC Comics inconnu (1er novembre), une adaptation d'un Disney en prises de vues réelles (le même jour que lui), puis dans les semaines qui suivent sa sortie une comédie de Noël avec Melissa McCarthy (Margie Claus, 15 novembre), un Marvel de la Fox (X-Men ou 4 Fantastiques) le 22 novembre, la suite de la Reine des Neiges (27 novembre) et enfin Wonder Woman 2 (13 décembre).

L'acteur. Malgré tout, Daniel Craig rempilera. Il avait signé pour 4 films. Ce sera sans doute son dernier, définitivement (pour cause d'âge et de lassitude pour l'acteur). Sans compter qu'il coûte de plus en plus cher : grâce à lui, les box office des 007 ont explosé, ce qui l'amène à renégocier à la hausse chacun de ses contrats. Les producteurs ont laissé à Craig un peu de répit pour qu'il retrouve la foi. Il a enchaîné les tournages (Logan Lucky et Kings sont prêts à sortir en salles) et se prépare à tourner dans deux séries Comrade Detective et Purity. Une fois ces deux derniers contrats achevés, il pourra endosser de nouveau son smoking d'agent de sa Majesté, pour un tournage qui devrait s'étaler de mi-2018 à début 2019. Il n'a aucun autre projet en cours, ce qui conforte son retour à la tête du 25e James Bond.

Jamais plus jamais pour Daniel Craig?

Le réalisateur. Plusieurs noms apparaissent dans la short-list pour remplacer Sam Mendès qui ne rempilera pas. Les producteurs sont focalisés sur ce poste primordial pour la franchise. Désormais, avoir un cinéaste qui a son ton, son style, son univers est une priorité. En tête, Yann Demange. Ce qui serait une agréable surprise. Le réalisateur, né à Paris, de l'excellent '71 et de White Boy Rick (qui doit sortir en janvier 2018) maîtrise aussi bien l'action que le drame. Selon la presse professionnelle américaine, il est clairement le favori dans une liste de finalistes qui comprend Denis Villeneuve (Premier contact, Blade Runner 2049) et David Mackenzie (Les poings contre les murs, Comancheria). Villeneuve a cependant un problème de calendrier avec la préparation du reboot de Dune. Quant à Mackenzie, il a trois projets en pré-production: deux téléfilms, Damnation et Gemstone, en plus de son prochain film, Outlaw King, avec Chris Pine et Aaron Taylor-Johnson. Une autre possibilité est de confier la caméra à Christopher Nolan, qui s'est dit intéressé. Mais celle-ci est hautement improbable tant Eon productions veut garder le contrôle artistique de la série.

Le distributeur. Le contrat avec Sony, qui a fait un formidable boulot depuis des années vu le box office des années 2000 de l'espion britannique, est arrivé à son terme. Tous les studios en rêvent. Apparemment, c'est la Warner qui tient la corde face à Sony, la Fox et Universal. Nolan peut donc espérer un jour réaliser un James Bond si c'est Warner Bros emporte le morceau, qui s'ajouterait à ses franchises DC Comics, Harry Potter, Godzilla et Lego. En revanche, ce serait un coup très dur pour Sony, qui n'aurait plus que Spider-Man pour rassurer les actionnaires sur ses sorties à venir.

Les scénaristes. C'est d'eux que naîtra le prochain pitch - intrigue, méchant, pays visités, ... - et qui déterminera le casting. Pour un épisode anniversaire, il va falloir déployer les grands moyens (jusqu'au choix de la chanson: il faut une star catégorie A). Neal Purvis et Robert Wade vont donc assurer la continuité et anticiper la défection de Daniel Craig. Ils ont écrit Casino Royale, Quantum of Solace, Skyfall et Spectre, où l'on revenait aux origines de 007 et où l'on passait le relais de Judi Dench à Ralph Fiennes pour M. Il faudra aussi savoir ce qu'il advient du personnage incarné par Léa Seydoux, qui partait aux bras de Daniel Craig, à la fin de Spectre. Enfin, quid de Christoph Waltz, premier méchant à ne pas être tué à la fin d'un épisode. D'un point de vue scénaristique, ce James Bond pourrait être le plus singulier... Les paris sont ouverts.

Le carton de Wonder Woman pourrait ouvrir la voie aux super-héroïnes

Posté par vincy, le 4 juin 2017

Il était temps qu'Hollywood mette une super-héroïne en tête d'affiche. Après des années de beaux mâles, muscles saillants et collants moule-burnes (aplaties le plus souvent), Wonder Woman et son lasso s'emparent du box office. Plus de 100 millions de $ de recettes aux Etats-Unis ce week-end selon les premières estimations, 125 millions de $ dans le reste du monde (dont un gros carton en Asie de l'est). Preuve qu'une femme, même si le nom de l'actrice (Gal Gadot) n'apparaît pas sur l'affiche, peut porter un blockbuster. Mieux un film avec une femme comme héroïne et réalisé par une femme (c'est seulement la 4e fois qu'un film réalisé par une femme dépasse les 100M$ au B.O. nord américain). Le sexisme habituel du 7e art en prend un coup: le succès n'est pas réservé aux mecs.

Pourtant, dans le genre action/aventures/super pouvoirs, on savait qu'un personnage féminin pouvait cartonner. Il suffit de voir la filmographie de Angelina Jolie, les récents gros succès de Star Wars (Le Réveil de la Force, Rogue One), Hunger Games, Divergente ou Lucy. Une femme, avec des "guns", peut faire plier n'importe quel méchant, en plus de rapporter beaucoup d'argent.

Finalement, Marvel comme DC Comics ont mis du temps à le comprendre. Même si dans les Avengers ou les Batman, avec respectivement Black Widow et Catwoman, il y a un personnage féminin qui vole presque la vedette aux héros du film, c'est bien la première fois avec Wonder Woman qu'une super-héroïne a le droit de s'affranchir et de sortir de l'ombre des super-héros.

Une bonne dizaine de super-héroïnes en stock

Pourtant, il y a du potentiel dans les comics: Miss Hulk, Sorcière rouge (actuellement incarnée par Elisabeth Olsen dans les Avengers), Raven / Mystique (jouée par Rebecca Romjin puis Jennifer Lawrence dans les X-Men), Phantom Lady, Natasha Irons, Poison Ivy bien entendu (autrefois interprétée par Uma Thurman), Thor Girl, Super Girl, Catwoman (pour oublier Halle Berry) et Elektra (pour zapper Jennifer Garner), Malice (qui sera incarnée par Lupita Nyong'o dans Black Panther), Elsa Bloodstone, Power Girl, ou encore Harley Quinn (Margot Robbie dans Suicide Squad).

Avec une douzaine de films de super-héros dans les tuyaux, Disney/Marvel et Warner Bros/DC Comics pourraient être tenté de donner une chance à l'une de ces héroïnes. Depuis décembre, un projet avec Poison Ivy, Harley Quinn et Catwoman est dans les cartons. Pour l'instant, seul Captain Marvel (avec Brie Larson) est confirmé et programmé pour mars 2019.

Et il est probable que Warner annonce une suite à Wonder Woman dès cette semaine.

Le Liban prive Wonder Woman de sortie

Posté par wyzman, le 1 juin 2017

Il y a quelques heures, le site américain Deadline a officialisé la nouvelle : Wonder Woman est interdit de sortie au Liban. Une information que l'exploitant Grand Cinemas n'a pas manqué de relayer fièrement via son compte Twitter.

Officiellement en guerre contre Israël, une partie du Liban reproche au film d'être porté par une actrice, Gal Gadot, qui a été instructrice dans l'armée israélienne, à la suite de son service militaire obligatoire. Si le Liban continue d'interdire à ses citoyens de voyager en Israël et d'être proche d'Israéliens, cette interdiction semble un peu arbitraire puisque Fast Five et Fast and Furious 6 (deux films dans lesquels Gal Gadot joue l'un des rôles-titres) sont sortis au Liban…

Émanant d'un comité de six membres en lien avec le ministère de l'Economie et validée par le ministère de l'Intérieur qui veut lutter contre le "terrorisme culturel", Deadline rappelle que cette interdiction n'a pas eu de réponse de la part de Warner Bros. Pour l'instant. Et cela n'empêchera pas le film de sortir aux Etats-Unis demain et d'y faire un carton puisqu'il devrait en effet y rapporter 100 millions de dollars ce week-end !

En attendant, Israël est particulièrement fier de voir l'une de ses enfants à la tête de ce qui pourrait être le blockbuster de ce été. Variety insiste par ailleurs sur le fait que presque partout en Israël, Wonder Woman s'affiche en grand et que l'on a désormais coutume de dire que "seule Gal Gadot amènera la paix".

Pour rappel, Wonder Woman sort le mercredi 7 juillet en France.

2016: Un cinéma d’animation riche et varié en 14 films

Posté par cynthia, le 3 janvier 2017

L'année 2016 se termine et à l'aube de 2017, il est l'heure du bilan. Mais alors que vous vous faites la liste des personnes avec qui vous n'auriez pas dû coucher, des soirées où vous n'auriez pas dû aller, les séances de sport que vous n'auriez pas dû manquer etc...nous vous proposons avec douceur et pertinence une sélection (sans ordre particulier) de films d'animation qu'il ne fallait pas manquer en 2016 mais que vous pourrez toujours rattraper en 2017 (en dvd, vàd, etc). Hommes seuls, femmes aventureuses, alliances de la carpe et du lapin: les grandes tendances sont montrent que le cinéma d'animation n'est plus une affaire de princesses patientes et de princes charmants.

Ma vie de Courgette de Claude Barras

En tête, le film le plus top. Un film d'animation qui débute par un meurtre non prémédité et qui se poursuit dans un orphelinat pourrait faire peur. Nous préparons les mouchoirs tout en s'attendant à être choqué et pourtant...

Dans Ma vie de Courgette nous passons de rire aux larmes en quelques minutes tout en restant envahi par ce sentiment enfantin offert avec amour par l'animation. Lorsque le film se termine nous avons du mal à quitter le siège tant le film nous a fait traversé toutes les émotions possibles. Si nous rigolons en entendant la description d'un acte sexuel par les enfants ("et puis le zizi explose") Ma vie de Courgette fait autant rire que réfléchir en abhorrant des sujets épineux tels que le viol, la drogue et bien évidemment l'abandon. Le film de Claude Barras est une œuvre qui ne laisse pas de marbre. Tout le monde est séduit... petits et grands. Son palmarès est déjà impressionnant depuis sa présentation à la Quinzaine des réalisateurs.

Zootopie de Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush

Lorsqu'un Disney sort au cinéma c'est un événement, surtout depuis que l'industrie de Mickey a mis les clichés à la poubelle. Avec Zootopie il n'y a pas de princesses ou d'amour mais de l'amitié, un message d'acceptation et un personnage homosexuel, certes pas flagrant mais tout de même! Ce buddy-movie animalier procure un véritable plaisir avec ses prouesses techniques et son scénario original de polar style L'arme fatale. Nous saluons la scène du centre de naturistes mais aussi la morale de l'histoire qui rappelle la peur constante face à la différence dont notre société souffre un peu plus chaque jour. Le film a terminé leader de l'année (même si au final, il se fera dépasser par le Disney de Noël).

Sausage Party de Conrad Vernon et Greg Tiernan

Non ce n'est pas pour les enfants: inutile de faire un procès pour ça non plus. Mais Sausage Party est un délire entre adultes pour les adultes. Même si la fin laisse de marbre, le film se déroule de manière divertissante et drôle (le papier toilette est sans conteste le meilleur personnage du film). Nous rigolons, nous ouvrons les yeux comme des soucoupes puis nous rigolons encore, car Sausage Party ressemble aux soirées entre potes: nous nous éclatons mais plus nous buvons de l'alcool, plus la soirée part en cacahuètes. Du coup restez sobre puis bourrez-vous pour LA scène (plus que) fantasque de Sausage Party.

La tortue rouge de Michael Dudok de Wit

Rescapé d'un naufrage, un homme se retrouve seul sur une île tropicale et tente de survivre. Épié par les crabes, l'homme apprivoise l'endroit et se met à construire un radeau en vain à cause d'une force sous-marine qui s'en prend à son embarcation. L'homme découvre bientôt que l'animal qui a détruit son moyen de fuite est une tortue rouge. Entre Robinson Crusoé et Le vieil homme et la mer d'Ernest Hemingway, La tortue Rouge (fable sans dialogue) plonge le spectateur dans un songe marin qui s'enivre de la beauté des éléments avec un scénario qui ne manque pas de poésie et de la magie des studios Ghibli. Après avoir séduit les spectateurs cannois (Un certain regard), l'oeuvre de Michael Dudok de Witt n'attend plus que d'être découverte.

La jeune fille sans mains de Sébastien Laudenbach

Conte angoissant des Frères Grimm, La jeune fille sans mains est illustré à la perfection par son dessinateur/réalisateur. Telle une estampe japonaise qui prend vie sous nos yeux, ce film pénètre chaque parcelle de votre corps avec fougue et frappera les esprits les plus innocents. Ajoutons à cela une profondeur psychanalytique et une noirceur propre aux contes tel Peau d'âne qui donnent à ce film une dimension particulière et qui en fait une œuvre singulière. Sans morale gnangnan La jeune fille sans les mains est un cadeau à faire aux petits et aux grands.

Louise en hiver de Jean-François Laguionie

Tout comme avec La tortue rouge, nous suivons l'aventure d'une rescapée mais sur une plage moins exotique cette fois. Autre grosse différence, Louise est une petite vieille attachante qui représente la métaphore de la vieillesse et de l'abandon par les jeunes. "Ah, maintenant je comprends pourquoi tout le monde me fuit...les gens pensent que je suis contagieuse?!" dit-elle devant un miroir abandonné sur la plage. Durant toute cette fresque, Louise va survivre à la vie mais surtout à elle-même, offrant ainsi un hymne existentiel et un hommage au temps qui passe: un portrait de la solitude et une douce claque visuelle qui donne des palpitations au cœur et à l'âme.

Kubo et l'armure magique de Travis Knight

Véritable pépite de l'animation, Kubo et l'armure magique est poétique, fantastique, émouvant. Dans cette histoire aux sonorités japonaises.,Kubo, jeune garçon vif et généreux voit son quotidien doux et tranquille bouleversé lorsqu'il invoque malencontreusement un esprit de son passé. Produisant un chaos extraordinaire, Kubo va devoir survivre face à des forces qui le dépassent. Produit en stop-motion, Kubo et l'armure magique ne laisse guère de doutes: c'est un des meilleurs films américains dans le genre, entre subtilité et pur ludisme.

Comme des bêtes de Chris Renaud et Yarrow Cheney

Comme des bêtes, notre plaisir coupable de l'animation 2016, est un véritable produit du divertissement qui fait agiter autant votre âme d'enfant que votre cœur de cinéphile. Plongeant littéralement dans le quotidien de nos petits poilus, nous suivons avec amour les aventures de ces bêtes drôles et intelligentes. Avec les fêtes entre poilus, les délires de la gamelle et des "va chercher baballe"Comme des bêtes n'est pas seulement un film d'animation pour enfants (d'ailleurs est-il vraiment pour les enfants?), il est aussi une dédicace à nos amis à quatre pattes, à écailles et à carapace. Grand plaisir à voir ce film pour le personnage Pompom incarné avec brio par Kevin Hart (à mourir de rire). Et avant l'arrivée de Tous en scène, la preuve qu'Illumination n'est pas qu'une success-story de "minions".

Vaiana, la légende du bout du monde de John Musker et Ron Clements et Le Monde de Dory d'Andrew Stanton et Angus MacLane

Vaiana, le dernier Disney est un véritable cadeau de Noël pour les enfants et les grands. Fable écologiste et ode à l'audace, il n'y a pas de prince ici (à l'instar de Rebelle) ni d'histoire d'amour mais son récit ne manque pas de piquant ou de chansons ("How Far I'll Go" – "Le bleu lumière" ou le nouveau "Libéré, Délivré"). Vaiana emporte avec douceur les spectateurs tel un raz-de-marée. Ce sera le film le plus vu sorti en 2016 en France. Aux Etats-Unis, la médaille d'or est revenue à un autre Disney (côté Pixar), un autre film "océanique" sans prince charmant (quoique ce poulpe à sept tentacules, on en parle?). La suite du Monde de Nemo, Le Monde de Dory remplit son contrat: drôle, enlevé, coloré. Vaiana et Dory, deux héroïnes pas comme les autres, audacieuses et assumant leurs failles, sont des aventurières des temps modernes prêtes à traverser le Pacifique pour préserver leur culture/liberté et pour sauver leur foyer. Mention à Dory qui assume toutes les formes de familles, recomposées comme adoptées.

Les Trolls de Mike Mitchell et Walt Dohrn

Bien que l'histoire n'ait rien de captivant ou d'innovant (les héros quittent leur monde d'arcs-en-ciel et de cupcakes pour une opération sauvetage) les personnages sont terriblement attachants. Visant clairement les plus jeunes spectateurs, Trolls s’offre une bande-son (nommée aux Golden Globes) explosive et une vision plus simple (et plus droguée) du déroulement du cerveau que le Vice-Versa de Pixar. Le succès du film sauve DreamWorks de son déclin, notamment face à Illumination qui, avec Tous en scène, réussit bien mieux l'animation-musical.

Your Name de Makoto Shinkai

Fresque romantique et surnaturelle, Your name est l'ovni animé de 2016 qui hypnotise et attrape les cœurs jusqu'à l'explosion. Un garçon qui rêve de nature et une fille qui souhaite vivre dans une ville, échange de corps sans crier gare (un souhait inavoué qui se réalise sans doute). Métaphore du genre, fantasmagorie romanesque, distorsion du temps et phénomène fantastique, l'oeuvre de Makoto Shinkai est une fresque contemporaine, romanesque et romantique, intime et spectaculaire, où la vie de chacun est à la croisée du hasard et du déterminisme, de ses rêves et de sa volonté. Un doux songe animé. Et un triomphe au Japon qui cherche son nouveau Myiazaki.

Cigognes et compagnie de Nicholas Stoller et Doug Sweetland

Cigognes et compagnie fut la bonne surprise de 2016, injustement boudée. Conter une histoire sur l'arrivée des bébés dans les familles aurait pu être un énième animé un peu niais et pourtant la Warner Bros. signe un conte des temps modernes où la famille, une fois de plus, s'offre un visage recomposé (il suffit de voir la meute de loups). Papa, maman sont ensemble pour avoir des bébés: non ils peuvent prendre leur temps et il peut même avoir deux papas (prends ça la manif pour tous). Véritable comédie animalière qui ne laisse pas de marbre (la séquence des pingouins est un must), ces cigognes savent séduire et faire rire.

Tout en haut du monde de Rémi Chayé

Voyage glacial et inquiétant, Tout en haut du monde, est un récit plus dur qu'on aurait pu imaginer allant parfois dans la noirceur, parfaitement illustrée par un dessin épuré à l'extrême et sans contours. De plus, tout comme La jeune fille sans mains, le film conte une histoire de femme courage, une héroïne épique et aventureuse (coucou Vaiana) qui séduit par sa prestance et sa liberté.

Il ne reste plus qu'à vous, cinéphiles, à rattraper votre retard et à attendre impatiemment l'arrivée du cru 2017.

2016, 2e meilleure année pour la fréquentation des salles en 50 ans

Posté par vincy, le 30 décembre 2016

La courbe de la fréquentation des salles est repartie à la hausse selon les premières estimations de la FNCF (Fédération nationale des cinémas français). En 2016, 213 millions de spectateurs ont été au cinéma, soit une hausse de 3,6%.
Il s'agit du deuxième meilleur résultat depuis 1966 pour l'exploitation hexagonale, derrière les 217 millions de spectateurs en 2011 (Intouchables). La France conforte ainsi sa place de leader européen, et se classe parmi les 5 grands marchés mondiaux avec les Etats-Unis, la Chine, l'Inde et le Japon.

Cette année fut pourtant bien spécifique: aucun film n'a dépassé les 5 millions de spectateurs. Pas de locomotive. C'est une première pour une année avec plus de 200 millions de spectateurs. C'est aussi une année record pour le nombre de nouveautés sorties en salles avec plus de 700 films inédits. Cette surprogrammation pose évidemment des problèmes, accentuant la concentration des spectateurs sur deux ou trois films les meilleures semaines et rejetant une dizaine de films au bout de une ou deux semaines d'exploitation.

La domination américaine

Parmi la cinquantaine de films millionnaires, trois films dépassent les 4 millions de spectateurs: deux Disney (Zootopie, Vaiana) et une comédie française (Les Tuche 2). 9 autres films ont séduit plus de 3 millions de spectateurs: The Revenant, Deadpool, Comme des bêtes, Le livre de la jungle, L'âge de glace: les lois de l'univers, Le monde de Dory, Les animaux fantastiques, Camping 3 et Rogue One: A Star Wars Story.
On constate facilement que sur ces douze succès, 5 sont des films d'animation. Remakes ou reboots ou sequels ou spin-off menacent les histoires originales parmi les succès de l'année avec 23 titres dans le Top 50.
On ne compte qu'un drame, que deux films français (deux suites de comédies), cinq sont distribués par Disney. Logiquement, Disney est leader des distributeurs en France avec près de 15% de parts de marché, devant la Fox (14%), Warner Bros, Pathé et Universal.

Environ 55% des spectateurs ont été voir un film américain, 34% un film français (avec 16 films millionnaires) et 11% un film d'une autre nationalité (Bridget Jones Baby et Juste la fin du monde en tête).

Harley Quinn, Catwoman et Poison Ivy dans un même film?

Posté par cynthia, le 17 décembre 2016

Il ne faut pas se leurrer, le personnage qui a sauvé le Suicide Squad de David Ayer est celui incarné par Margot Robbie: Harley Quinn. Chérie du Joker, sexy et légèrement tarée sur les bords, Harley Quinn est devenue le personnage le plus repris dans les soirées costumées (ne niez pas, vous vous êtes imaginés ainsi pour le dernier Halloween avant de vous retrouver dans un costume fantôme pas cher) et le plus admiré par les fans. Il n'est pas étonnant que David Ayer soit décidé de faire d'Harley l'héroïne de son prochain blockbuster DC: Gotham City Sirens.

Pour vous donne encore plus l'eau à la bouche, le film, coproduit par Margot Robbie, sera l'adaptation du comic de 2009 qui met en scène les méchantes de l'univers DC à savoir Catwoman et surtout Poison Ivy qui pourrait vivre une histoire amoureuse avec Harley Quinn (leur relation a toujours été ambiguë dans le comic et/ou l'animé). Geneva Robertson-Dworet, a qui on doit le scénario de Sherlock Holmes 3 et celui du remake de Tomb Raider (avec Alicia Vikander) doit écrire l'histoire de Gotham City Sirens.

Alors que le film n'est encore qu'une ébauche, la toile s'enflamme déjà en imaginant Megan Fox dans la peau de Poison Ivy. Ce personnage avait été incarné par Uma Thurman dans Batman & Robin en 1997. Quant à Catwoman, elle a pris les traits de Lee Meriwether, Michelle Pfeiffer, Halle Berry et Anne Hathaway. Une réponse féministe à Marvel qui a toujours été incapable de faire un film autour de Black Widow (Scarlett Johansson).

En attendant une chose est sûre, après avoir encaissé 745 millions de dollars de recette avec Suicide Squad, l'univers DC n'en a pas fini avec ces méchants. Warner est bien décidé à prendre des parts de marché à Disney/Marvel. Avec Batman v Superman et Suicide Squad, Warner a encaissé 1,62 milliard de dollars de recettes. Disney a récolté 1,8 milliard de $ (Captain America 3, Doctor Strange) et la Fox 1,33 milliard de $ (Deadpool, X-Men Apocalypse). Ces six adaptations de comics forment la moitié des douze plus grosses recettes mondiales.

Les Animaux Fantastiques, nouvelle poule aux œufs d’or pour J.K. Rowling

Posté par cynthia, le 15 octobre 2016

Cette semaine d'octobre est d'ailleurs en or pour les fans de la saga du petit sorcier. Alors que L'enfant maudit, huitième tome (version théâtre) d'Harry Potter vient de sortir en librairie, J.K Rowling veut désormais faire des Animaux Fantastiques une saga et non plus une trilogie. Vous avez la cicatrice qui vous brûle vous aussi?

Le buzz qui monte n'en finit pas (au point peut-être de lasser, même si les fans sont toujours mordus). Profitant de chaque événement (nouvelle bande annonce, comic-con, lancement de la pièce de théâtre, parc d'attraction...) concernant l'univers Harry Potter, J.K Rowling, la plus talentueuse des moldus, a décidé de faire dans la surenchère. Mieux, elle créé l'événement pour faire monter la sauce (ebooks inédits sur Pottermore par exemple, lancés en septembre pour remettre un jeton dans la machine).

"Nous l'avons su dès le début..."

L'auteure-scénariste-productrice a finalement révélé que Les Animaux Fantastiques (prequel de la saga Harry Potter) aura quatre suites et non plus deux, comme elle l'avait annoncé cet été. Harry Potter est éternel et une source de revenus inépuisable. A n'en pas douter ces quatre nouveaux films seront en plus déclinés en livres. Le tout donnera lieu à des coffrets vidéo, des collectors et autres goodies.

"Nous avons fait des sessions scénaristiques l'autre jour, et nous avons toujours su qu'il y aurait plus d'un film", a expliqué l'auteure devenue scénariste avec ce prequel très attendu."Nous l'avons su dès le début. Nous avons pris le terme "trilogie" comme marqueur car nous savions qu'il y aurait plus d'un film. Je pense que nous pouvons annoncer maintenant que j'ai correctement développé l'intrigue, et que nous sommes assez certains, qu'il y aura cinq films." (*hurlements et malaises*)

La série de cinq films annoncés par l’écrivaine britannique concerne les aventures de Norbert Dragonneau (Eddie Redmayne) à New York dans les années 1920, donc bien avant la naissance du jeune sorcier. Néanmoins si tout ce passe comme pour Harry Potter, le deuxième épisode des Animaux Fantastiques verra le jour en Novembre 2018 (un film par an). Rappelons que le premier opus sera dans nos salles le 16 novembre prochain.