Un troisième parc Harry Potter… au Japon!

Posté par vincy, le 13 mai 2012

Après Orlando, et en attendant Hollywood, Warner Bros a annoncé l'ouverture d'un troisième parc Harry potter au sein des studios Universal au Japon. Situés à Osaka, il s'agira de la réplique du parc à thème ouvert en Floride en 2010. Le premier parc Harry Potter a ainsi contribué à la forte hausse de revenus de Universal Florida (+24% en 2011). Les produits dérivés s'arrachent comme des petits pains.

Il faudra attendre 2016 pour que les fans nippons puissent découvrir les attractions. La franchise a attiré 78  millions de spectateurs dans l'archipel et les livres ont été vendus à 24 millions d'exemplaires.

Universal envisage également l'ouverture de parcs à Singapour, en Corée du Sud, à Dubai et en Russie.

Le cinéma régénère les vieux parcs à thèmes avec de nouveaux films. Ainsi Cars, de Pixar, va faire son entrée à Disneyland près de Los Angeles. Avatar va se mélanger à l'Animal Kingdom Park de Disney à Orlando. Seuls les parcs de Warner Bros semblent ne pas évoluer : distributeur de films comme Batman, ils n'ont pas la licence pour exploiter le catalogue de DC Comics, lié exclusivement aux parcs Six Flags Mountains. Idem pour Harry Potter.

Un remake pour La petite boutique des horreurs

Posté par vincy, le 3 mai 2012

Film culte de Roger Corman en 1960, déjà revisité avec jubilation par Frank Oz en 1986, La petite boutique des horreurs est en passe de s'adapter à l'air du temps avec l'un des producteurs de la série Glee, Roberto Aguirre-Sacasa.

Warner Bros a accepté le principe pour qu'Aguirre-Sacasa écrive une nouvelle version de ce film, également adapté en 1982 sous forme de comédie musicale à Broadway.

Roberto Aguirre-Sacasa est l'un des auteurs les plus demandés actuellement (petit et grand écran, théâtre, comédie musicale, BD). Il a réécrit le livret de Spider-Man pour Broadway. Il vient d'achever le script du remake de Carry (le roman  de Stephen King déjà transposé par Brian De Palma en 1976).

La petite boutique des horreurs est une comédie romantique un peu macabre où Seymour Krelborn, fleuriste de quartier, est secrètement amoureux de sa collègue Audrey. Mais la boutique est au bord de la faillite... Seymour propose alors de mettre en vitrine une plante inconnue qu'il avait trouvée le jour d'une éclipse. Il s'avère cependant que la plante a besoin de sang humain. Et cela devient de plus en plus difficile de la nourrir...

Warner Bros inaugure l’attraction « Les coulisses de Harry Potter » à Londres

Posté par vincy, le 30 mars 2012

Ouverture des portes le 31 mars 2012. Les "moldus" sont invités à embarquer pour l'univers de leur magicien favori, Harry Potter. Warner Bros inaugure en effet l'attraction, pardon "l'expérience unique" comme insiste le communiqué de presse, "Les coulisses de Harry Potter" au sein du Warner Bros. Studio Tour. Mais attention : outre le billet de train ou d'avion, il vous faudra réserver à l'avance (sur le site WarnerBros.fr) vos tickets d'entrée : "aucun achat ne peut être effectué sur place". Le "pack" comprend un trajet aller-retour en bus de Londres aux Studios.

Le Warner Bros Studio Tour se situe au coeur des studios de Leavesden (propriété de Warner), à 34 kms au nord ouest de Londres, où se tournèrent les 8 films de la saga.

L'attraction est un parcours autoguidé et interactif qui dure 3 heures : explorer les véritables décors des films (dont la Grande Salle de l'école de Poudlard - sans les chandeliers -, la Diagon Alley, le bureau de Dumbledore), voir les costumes et accessoires des personnages (du Nimbus 2000 au Choipeau magique), découvrir les secrets de fabrication des effets spéciaux par exemple, l'agrandissement de Hagrid pour en faire un géant) ... On nous promet un souci du détail jusque dans la maquette de Poudlard qui a servi pour les vues extérieures.

5 000 visiteurs quotidiens sont attendus dans les 14 000 m2 de hangars dévolus au magicien. Ils devront débourser 33 euros pour un adulte, 21 euros pour un enfant, 83 euros pour une famille de 4 personnes. Et cela ne comprend pas les achats dans la boutique de souvenirs où les étiquettes s'envolent jusqu'à 600 euros pour une robe dupliquée de Dumbledore.

Moins chers, les livres de J.K. Rowling viennent d'être mis en vente en version électronique sur Pottermore.com (43 euros le pack de 8 bouquins téléchargeables pour presque toutes les liseuses et tablettes). La version française des e-books arrive en avril.

Les 8 films ont amassé 7,7 milliards de $ au box office dans le monde!

Premier film issu du pacte entre Warner Bros et Tom Hardy

Posté par vincy, le 13 mars 2012

Tom Hardy, 35 ans cette année, produira son premier film dans le cadre de son pacte avec Warner Bros. Sa société, Executive Options vient en effet de signer avec le studio un droit de premier regard.

Hardy s'est aussi engagé à tenir le rôle principal de ce film écrit par Mark L. Smith. Le scénario retrace celui d'un vétéran du Vietnam, blessé, qui revient chez lui à San Francisco durant les rassemblements pacifiques de 1969. Il deviendra alors le leader du plus violent club de motards hors-la-loi de Californie.

Mark L. Smith a déjà scénarisé Motel et The Hole.

Depuis Inception qui l'a révélé, Tom Hardy a été à l'affiche de La Taupe, Warrior, Target, en attendant le troisième volet de Batman, The Dark Knight Rises, et Wettest County, de John Hillcoat.

Jean Giraud (Moebius) rejoint les étoiles de ses mondes fantastiques (1938-2012)

Posté par vincy, le 10 mars 2012

Figure emblématique de la bande dessinée, Jean Giraud, alias Moebius, est mort des suites d'une longue maladie dans la matinée du samedi 10 mars. Il avait 73 ans.

Côté 9e art, on lui doit deux séries mythiques - le Lieutenant Blueberry et John Difool/L'Incal - et des albums qui ont marqué l'histoire de l'art illustré comme Arzach ou Major Fatal / Le Monde du garage Hermétique. En 50 ans, le cofondateur de Métal hurlant aura inventé des univers parallèles, des mondes fantasmagoriques, des histoires poétiques et métaphysiques qui marqueront l'imaginaire de nombreux créateurs, y compris cinématographiques. Honoré partout (il est l'un des rares français à être entré au Hall des célébrités des prix Will Eisner, les Oscars de la BD aux USA), sollicité par tous (Stan Lee lui commanda un épisode du Surfeur d'Argent, Van Hamme lui offrit la réalisation du 18e tome de XIII), réalisant pochettes de disques, couvertures de romans et même des jaquettes de DVD, Moebius était devenu une marque autant qu'une petite entreprise à lui tout seul. Il voulait bousculer cette France mal remise de la seconde guerre mondiale, de la décolonisation. La science-fiction lui permettait d'ouvrir les yeux sur un futur utopique comme le Western dépeignait une réalité peu sympathique.

Ambitieux à ses débuts, panthéonisé sur la fin, Moebius se sentait à l'étroit en France. Il tenta ainsi l'aventure américaine en s'installant à Los Angeles dans les années 80 et en collaborant avec Hollywood dès les années 70. Cela commence avec une expérience avortée : le Dune d'Alejandro Jodorowsky en 1975. En 1979, il entre par la grande porte en participant à la conception artistique d'Alien, le huitième passager de Ridley Scott, qui avouera la grande influence de Moebius pour les décors de Blade Runner. Il effectue le même travail pour l'univers électronique de la première version de Tron en 1982 puis en 1987 pour Les Maîtres de l'Univers. On lui doit aussi la création du monde imaginaire de Willow, de Ron Howard, en 1988. Il collaborera avec James Cameron en 1989 pour Abyss. En 1996, Warner Bros fait appel à son talent pour développer l'aspect visuel et celui des personnages de Space Jam. Une consécration exceptionnelle pour un français en Amérique qui trouve son écho dans un cinéma français plus frileux en la matière. Luc Besson l'enrôle pour la direction artistique du Cinquième élément en 1997.

Ses BD ont aussi été adaptées au cinéma : Mathieu Kassovitz réalise un court métrage à partir de Cauchemar blanc en 1991. Jan Kounen échoue artistiquement à rendre vie à Blueberry dans Blueberry, L'expérience secrète, avec Vincent Cassel dans le rôle titre, en 2004.

Mais Moebius, fasciné par le cinéma, tenté par l'aventure d'un long métrage, aura aussi écrit, produit. Les maîtres du temps, de René Laloux, en 1982, est une adaptation d'une de ses BD dont il a lui-même écrit le scénario en plus de superviser la direction artistique. En 1989, il coécrit une histoire conceptualisée par Ray Bradbury puis scénarisée par Chris Columbus, Little Nemo, un film d'animation dont il assura aussi la conception artistique.

En 2003, il initie une série télévisée animée à partir de sa BD culte, et considérée par beaucoup comme révolutionnaire dans le genre, Arzak.

Enfin, en 2010, pour sa grande rétrospective à la Fondation Cartier de l'art contemporain, il écrit et réalise lui-même La Planète Encore, un court métrage animé, adapté de sa BD Le Monde d'Edena - Les Réparateurs. Il nous laisse ainsi frustré de ne jamais avoir vu un long métrage signé de lui, après nous avoir évadé dans des lieux irréels et pourtant si familiers.

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site officiel de l'artiste

Une nouvelle nouvelle version de La belle et la bête à la sauce Del Toro

Posté par vincy, le 18 février 2012

A peine Christophe Gans a-t-il annoncé son projet de remake de La Belle et la bête, avec Léa Seydoux et Vincent Cassel (voir actualité du 11 février), que Guillermo del Toro s'est engagé sur une autre version du conte, mais cette fois-ci américaine et produite par Warner Bros.

Andrew Davies (Bridget Jones) écrira le scénario. Le rôle de la Belle devrait être incarné par Emma Watson (Harry Potter). Reste à trouver la bête.

Del Toro film actuellement Pacific Rim.

Le royaume magique de Landover passe de Universal à Warner

Posté par vincy, le 14 février 2012

Il faut bien trouver un successeur à Harry Potter. Warner Bros a pris une option sur la série de six livres de Terry Brooks, Le royaume magique de Landover. A l'origine, c'était Universal qui en avait acquis les droits en 2005.

Finalement Warner a décidé de se lancer dans l'aventure. Le Royaume magique de Landover est une série fantastique pour la jeunesse de six tomes (1986-2009), publiés en France chez Bragelonne entre 2007 et 2010.

Warner a pour l'instant décidé de n'adapter que le premier volume : Royaume magique à vendre!

L'histoire est celle d'un veuf, Ben Holiday, qui n'a plus goût à rien. Il décide de répondre à une annonce d'un certain Mr. Meeks qui propose d'acquérir un royaume féerique pour un million de dollars. Mais, après l'achat, il s'aperçoit des détails omis par la publicité. Le royaume tombe en ruine, faute d'un roi pour unir les barons, les impôts ne sont plus collectés et un dragon sauvage ravage les campagnes. Il va lui falloir rassembler les citoyens et les notables et surtout détruire cette bête diabolique.

Terry Brooks est aussi l'auteur de la série Shannara.

Bilan 2011 : Paramount, champion américain et champion du monde

Posté par vincy, le 3 janvier 2012

Avec 3 films dans le Top 10 final américain et Mission : Impossible 4 comme grand vainqueur de la période des fêtes, le studio Paramount a remporté le match annuel des studios américains en Amérique du Nord. 2e en 200!, 2009 et 2010, 1er en 2007, il reprend dont la tête en part du box office avec 1,96 milliard de $ récoltés dans l'année. Le studio a gagné également la bataille au niveau mondial avec 5,17 milliards de $. Le studio est le premier de l'histoire à avoir franchi le cap des 3 milliards de $ de box office à l'international.

Mais la victoire de Paramount pourrait n'être qu'un chant du cygne. Très dépendant de son accord avec DreamWorks Animation, dont le divorce a été prononcé cette année, et dans un contexte général où le box office est en baisse de 2,2% par rapport à 2010, le studio va devoir changer sa stratégie pour les années à venir. Cela ne gâchera pas les festivités du studio, qui célébrait ses 100 ans cette année.

Le reste du classement est le suivant. Warner Bros est solidement accroché à la 2e place, tant au niveau américain que mondial. Suivent Disney, la Fox, Sony et Universal. A noter que la Fox a surtout réalisé l'essentiel de son box office à l'international, puisque son box office nord américaine st le plus faible de tous les grands studios (et inférieur à 10% de part de marché). Les "6 grands" représentent 82% du marché nord-américain.

Parmi les studios indépendants, Summit (grâce à Twilight), The Weinstein Company (grâce au Discours d'un roi) et Relativity sont sur le podium.

2011 – juillet : la fin triomphante d’Harry Potter

Posté par vincy, le 27 décembre 2011

Harry Potter et les Reliques de la Mort, 2e partie. Et en fait dernière partie du dernier film de la saga. Il aura tenu toutes ses promesses. Seul film de la franchise à avoir dépassé le milliard de $ de recettes dans le monde (champion de l'année, 3e recette historique après Avatar et Titanic). Excusez du peu. Plus importante recette de l'année aussi en Amérique du nord avec 381 millions de $. Il devient ainsi le film le plus fructueux de la série aux USA (de très loin), et la 13e recette du box office nord américain, entre Transformers 2 et Star Wars Episode III. En France, avec 6,5 millions de spectateurs, il est le 3e film le plus vu de l'année, et le 5e de la saga (et pas loin du Top 100 historique). Bref le magicien de la Warner a rempli toutes ses promesses. Les acteurs peuvent désormais grandir hors de Poudlard. Blockbuster de l'année, Harry Potter aura dominé la première décennie du XXe siècle, aux côtés de Batman, Le Seigneur des Anneaux et Pirate des Caraïbes.

Tout le bilan 2011

La liquidation de Quinta industries : un effet papillon

Posté par vincy, le 22 décembre 2011

C'est un feuilleton quotidien, avec ses rebondissements. Depuis la mise en liquidation il y a une semaine du groupe Quinta Industries, les nouvelles se suivent. Et se ressemblent.

1) Liquidation judiciaire décidée

Quinta industries, détenue à 83% par l'homme d'affaires franco-tunisien Tarak Ben Ammar et à 17% par Technicolor, était en cessation de paiement depuis le 1er septembre et avait été placé début novembre en redressement judiciaire. Les 115 salariés de LTC, une filiale à 100% du groupe, s'étaient mis en grève le vendredi 9 décembre, ce qui avait entraîné comme première conséquence le blocage de la livraison des copies de Hugo Cabret et du réassort de quelques films (voir actualité du 13 décembre).

Le processus de numérisation des salles, qui s'est accéléré ces derniers mois (voir actualité du 26 septembre), aura eu raison des activités photochimiques.

LTC, ScanLab, SIS, les Audis de Boulogne : toutes ont été liquidées en attendant les offres de reprises début janvier. La continuation de l'activité a été accordée jusqu'à la mi-janvier seulement. On peut ajouter à cela l'absence de proposition pour reprendra Duran et le studio Duran Duboi (voir actualité du 2 décembre), qui "plantent" ainsi les effets spéciaux de plusieurs grosses productions. La continuation de l'activité est prévue jusqu'à fin janvier. Cela va notamment entrainer les producteurs à trouver d'autres solutions, coûteuses.

2) Des films menacés, reportés...

Warner Bros a annoncé aujourd'hui que la sortie du film Les Seigneurs, d'Olivier Dahan, serait reportée d'avril à septembre 2012. Fidélité Films a voulu rassurer. Pour Astérix 4, ils examinent différentes solutions, comme "la reprise de l'ensemble des effets spéciaux par des sociétés tierces. Cette reprise va s'accompagner de surcoûts importants, que nous n'avions évidemment pas prévus, mais qui sont gérables dans le cadre d'une production comme Astérix."

En plus de la casse sociale (près de 200 employés licenciés d'ici la fin de l'année) à la veille des Fêtes, ce sont en effet 36 longs métrages qui sont impactés. 36 films qui étaient en cours de post-production dans ces différents laboratoires, parmi lesquels, Astérix au Service de sa Majesté, La Vérité si je mens 3, Les Seigneurs, le nouveau film d'Olivier Dahan, Les Infidèles de Jean Dujardin et Gilles Lellouche, le prochain Leos Carax, Holly Motors, ou encore Thérèse Desqueyroux de Claude Miller. Les films de Gilles Bourdos, Pierre Jolivet, Frédéric Forestier, Régis Roinsard sont également concernés.

La Fédération des industries techniques du cinéma, de l'audiovisuel et du multimédia (Ficam) explique que
"toutes saisies et déplacements des serveurs informatiques entraîneraient la perte irrévocable des éléments", soit près de 300 millions d'euros d'investissements de production. Les serveurs des sociétés feraient déjà l'objet de saisies. La perte des données est sans doute le risque le plus grave actuellement. Au delà des films en cours, il y a aussi le transfert des oeuvres du patrimoine (depuis 1935) qui doit être envisagé. La Ficam propose de former un comité d'experts pour trouver des solutions à court terme mais aussi la mise en place d'un Fonds spécial de compte de soutien.

3) Les issues de secours

Il faut donc un plan de sauvetage urgent. Et là, nous ne pouvons être que circonspects face à la réponse publique. Le CNC a immédiatement réagit. Une réunion se tient aujourd'hui avec les organisations professionnelles en vue de trouver les bonnes solutions. Mais le Ministère de la Culture a attendu près d'une semaine pour faire valoir sa position. Le mépris à l'égard de cette situation surprend. Et la réponse ne rassure pas complètement.

Après la formule de politesse qui convient (Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication fait part "de la très vive attention qu’il porte à la situation des industries techniques du cinéma, suite à la liquidation judiciaire dont fait l’objet le groupe Quinta industries et les sociétés qui le compose"), il fixe une priorité (qui paraît évidente) : "permettre dans les meilleures conditions la finalisation et la sortie en salle des films actuellement traités par Quinta industries, et à moyen terme de garantir la conservation des œuvres stockées par le groupe."

Mais dans son communiqué, le ministre considère que l'urgence ne concerne que les films qui doivent sortir d'ici fin janvier (très peu des 36 films concernés), ignorant sans doute qu'une phase de post-production est engagée plusieurs mois avant la sortie du film. Erreur de raisonnement.

Pour les autres oeuvres, qui sont prévues après janvier, le Ministère délègue au CNC le dialogue avec les parties concernées. Manière de ne pas trop se mouiller en cas d'échec.

Enfin, maladroitement, le Ministère indique que la liquidation de Quinta industries était prévisible. Il y a eu ces dernières années une volonté publique de numériser les salles (notamment "par l’intermédiaire de dispositifs de soutien déjà existants, mais également dans le cadre des programmes de numérisation des films de patrimoine, afin de faire du numérique non seulement un moyen de valoriser et diffuser les œuvres, mais également une opportunité pour nos industries"). Manière d'annoncer que l'Etat ne sauvera pas le savoir-faire des techniciens licenciés et que les salles n'ont plus d'autres choix que de passer au numérique... La liquidation judiciaire de ces sociétés est donc une opportunité et l'Etat les enterre sans ménagement. On ne s'étonnera pas que dans ce communiqué, on ne trouve pas un seul mot pour les employés.