2016: Un cinéma d’animation riche et varié en 14 films

Posté par cynthia, le 3 janvier 2017

L'année 2016 se termine et à l'aube de 2017, il est l'heure du bilan. Mais alors que vous vous faites la liste des personnes avec qui vous n'auriez pas dû coucher, des soirées où vous n'auriez pas dû aller, les séances de sport que vous n'auriez pas dû manquer etc...nous vous proposons avec douceur et pertinence une sélection (sans ordre particulier) de films d'animation qu'il ne fallait pas manquer en 2016 mais que vous pourrez toujours rattraper en 2017 (en dvd, vàd, etc). Hommes seuls, femmes aventureuses, alliances de la carpe et du lapin: les grandes tendances sont montrent que le cinéma d'animation n'est plus une affaire de princesses patientes et de princes charmants.

Ma vie de Courgette de Claude Barras

En tête, le film le plus top. Un film d'animation qui débute par un meurtre non prémédité et qui se poursuit dans un orphelinat pourrait faire peur. Nous préparons les mouchoirs tout en s'attendant à être choqué et pourtant...

Dans Ma vie de Courgette nous passons de rire aux larmes en quelques minutes tout en restant envahi par ce sentiment enfantin offert avec amour par l'animation. Lorsque le film se termine nous avons du mal à quitter le siège tant le film nous a fait traversé toutes les émotions possibles. Si nous rigolons en entendant la description d'un acte sexuel par les enfants ("et puis le zizi explose") Ma vie de Courgette fait autant rire que réfléchir en abhorrant des sujets épineux tels que le viol, la drogue et bien évidemment l'abandon. Le film de Claude Barras est une œuvre qui ne laisse pas de marbre. Tout le monde est séduit... petits et grands. Son palmarès est déjà impressionnant depuis sa présentation à la Quinzaine des réalisateurs.

Zootopie de Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush

Lorsqu'un Disney sort au cinéma c'est un événement, surtout depuis que l'industrie de Mickey a mis les clichés à la poubelle. Avec Zootopie il n'y a pas de princesses ou d'amour mais de l'amitié, un message d'acceptation et un personnage homosexuel, certes pas flagrant mais tout de même! Ce buddy-movie animalier procure un véritable plaisir avec ses prouesses techniques et son scénario original de polar style L'arme fatale. Nous saluons la scène du centre de naturistes mais aussi la morale de l'histoire qui rappelle la peur constante face à la différence dont notre société souffre un peu plus chaque jour. Le film a terminé leader de l'année (même si au final, il se fera dépasser par le Disney de Noël).

Sausage Party de Conrad Vernon et Greg Tiernan

Non ce n'est pas pour les enfants: inutile de faire un procès pour ça non plus. Mais Sausage Party est un délire entre adultes pour les adultes. Même si la fin laisse de marbre, le film se déroule de manière divertissante et drôle (le papier toilette est sans conteste le meilleur personnage du film). Nous rigolons, nous ouvrons les yeux comme des soucoupes puis nous rigolons encore, car Sausage Party ressemble aux soirées entre potes: nous nous éclatons mais plus nous buvons de l'alcool, plus la soirée part en cacahuètes. Du coup restez sobre puis bourrez-vous pour LA scène (plus que) fantasque de Sausage Party.

La tortue rouge de Michael Dudok de Wit

Rescapé d'un naufrage, un homme se retrouve seul sur une île tropicale et tente de survivre. Épié par les crabes, l'homme apprivoise l'endroit et se met à construire un radeau en vain à cause d'une force sous-marine qui s'en prend à son embarcation. L'homme découvre bientôt que l'animal qui a détruit son moyen de fuite est une tortue rouge. Entre Robinson Crusoé et Le vieil homme et la mer d'Ernest Hemingway, La tortue Rouge (fable sans dialogue) plonge le spectateur dans un songe marin qui s'enivre de la beauté des éléments avec un scénario qui ne manque pas de poésie et de la magie des studios Ghibli. Après avoir séduit les spectateurs cannois (Un certain regard), l'oeuvre de Michael Dudok de Witt n'attend plus que d'être découverte.

La jeune fille sans mains de Sébastien Laudenbach

Conte angoissant des Frères Grimm, La jeune fille sans mains est illustré à la perfection par son dessinateur/réalisateur. Telle une estampe japonaise qui prend vie sous nos yeux, ce film pénètre chaque parcelle de votre corps avec fougue et frappera les esprits les plus innocents. Ajoutons à cela une profondeur psychanalytique et une noirceur propre aux contes tel Peau d'âne qui donnent à ce film une dimension particulière et qui en fait une œuvre singulière. Sans morale gnangnan La jeune fille sans les mains est un cadeau à faire aux petits et aux grands.

Louise en hiver de Jean-François Laguionie

Tout comme avec La tortue rouge, nous suivons l'aventure d'une rescapée mais sur une plage moins exotique cette fois. Autre grosse différence, Louise est une petite vieille attachante qui représente la métaphore de la vieillesse et de l'abandon par les jeunes. "Ah, maintenant je comprends pourquoi tout le monde me fuit...les gens pensent que je suis contagieuse?!" dit-elle devant un miroir abandonné sur la plage. Durant toute cette fresque, Louise va survivre à la vie mais surtout à elle-même, offrant ainsi un hymne existentiel et un hommage au temps qui passe: un portrait de la solitude et une douce claque visuelle qui donne des palpitations au cœur et à l'âme.

Kubo et l'armure magique de Travis Knight

Véritable pépite de l'animation, Kubo et l'armure magique est poétique, fantastique, émouvant. Dans cette histoire aux sonorités japonaises.,Kubo, jeune garçon vif et généreux voit son quotidien doux et tranquille bouleversé lorsqu'il invoque malencontreusement un esprit de son passé. Produisant un chaos extraordinaire, Kubo va devoir survivre face à des forces qui le dépassent. Produit en stop-motion, Kubo et l'armure magique ne laisse guère de doutes: c'est un des meilleurs films américains dans le genre, entre subtilité et pur ludisme.

Comme des bêtes de Chris Renaud et Yarrow Cheney

Comme des bêtes, notre plaisir coupable de l'animation 2016, est un véritable produit du divertissement qui fait agiter autant votre âme d'enfant que votre cœur de cinéphile. Plongeant littéralement dans le quotidien de nos petits poilus, nous suivons avec amour les aventures de ces bêtes drôles et intelligentes. Avec les fêtes entre poilus, les délires de la gamelle et des "va chercher baballe"Comme des bêtes n'est pas seulement un film d'animation pour enfants (d'ailleurs est-il vraiment pour les enfants?), il est aussi une dédicace à nos amis à quatre pattes, à écailles et à carapace. Grand plaisir à voir ce film pour le personnage Pompom incarné avec brio par Kevin Hart (à mourir de rire). Et avant l'arrivée de Tous en scène, la preuve qu'Illumination n'est pas qu'une success-story de "minions".

Vaiana, la légende du bout du monde de John Musker et Ron Clements et Le Monde de Dory d'Andrew Stanton et Angus MacLane

Vaiana, le dernier Disney est un véritable cadeau de Noël pour les enfants et les grands. Fable écologiste et ode à l'audace, il n'y a pas de prince ici (à l'instar de Rebelle) ni d'histoire d'amour mais son récit ne manque pas de piquant ou de chansons ("How Far I'll Go" – "Le bleu lumière" ou le nouveau "Libéré, Délivré"). Vaiana emporte avec douceur les spectateurs tel un raz-de-marée. Ce sera le film le plus vu sorti en 2016 en France. Aux Etats-Unis, la médaille d'or est revenue à un autre Disney (côté Pixar), un autre film "océanique" sans prince charmant (quoique ce poulpe à sept tentacules, on en parle?). La suite du Monde de Nemo, Le Monde de Dory remplit son contrat: drôle, enlevé, coloré. Vaiana et Dory, deux héroïnes pas comme les autres, audacieuses et assumant leurs failles, sont des aventurières des temps modernes prêtes à traverser le Pacifique pour préserver leur culture/liberté et pour sauver leur foyer. Mention à Dory qui assume toutes les formes de familles, recomposées comme adoptées.

Les Trolls de Mike Mitchell et Walt Dohrn

Bien que l'histoire n'ait rien de captivant ou d'innovant (les héros quittent leur monde d'arcs-en-ciel et de cupcakes pour une opération sauvetage) les personnages sont terriblement attachants. Visant clairement les plus jeunes spectateurs, Trolls s’offre une bande-son (nommée aux Golden Globes) explosive et une vision plus simple (et plus droguée) du déroulement du cerveau que le Vice-Versa de Pixar. Le succès du film sauve DreamWorks de son déclin, notamment face à Illumination qui, avec Tous en scène, réussit bien mieux l'animation-musical.

Your Name de Makoto Shinkai

Fresque romantique et surnaturelle, Your name est l'ovni animé de 2016 qui hypnotise et attrape les cœurs jusqu'à l'explosion. Un garçon qui rêve de nature et une fille qui souhaite vivre dans une ville, échange de corps sans crier gare (un souhait inavoué qui se réalise sans doute). Métaphore du genre, fantasmagorie romanesque, distorsion du temps et phénomène fantastique, l'oeuvre de Makoto Shinkai est une fresque contemporaine, romanesque et romantique, intime et spectaculaire, où la vie de chacun est à la croisée du hasard et du déterminisme, de ses rêves et de sa volonté. Un doux songe animé. Et un triomphe au Japon qui cherche son nouveau Myiazaki.

Cigognes et compagnie de Nicholas Stoller et Doug Sweetland

Cigognes et compagnie fut la bonne surprise de 2016, injustement boudée. Conter une histoire sur l'arrivée des bébés dans les familles aurait pu être un énième animé un peu niais et pourtant la Warner Bros. signe un conte des temps modernes où la famille, une fois de plus, s'offre un visage recomposé (il suffit de voir la meute de loups). Papa, maman sont ensemble pour avoir des bébés: non ils peuvent prendre leur temps et il peut même avoir deux papas (prends ça la manif pour tous). Véritable comédie animalière qui ne laisse pas de marbre (la séquence des pingouins est un must), ces cigognes savent séduire et faire rire.

Tout en haut du monde de Rémi Chayé

Voyage glacial et inquiétant, Tout en haut du monde, est un récit plus dur qu'on aurait pu imaginer allant parfois dans la noirceur, parfaitement illustrée par un dessin épuré à l'extrême et sans contours. De plus, tout comme La jeune fille sans mains, le film conte une histoire de femme courage, une héroïne épique et aventureuse (coucou Vaiana) qui séduit par sa prestance et sa liberté.

Il ne reste plus qu'à vous, cinéphiles, à rattraper votre retard et à attendre impatiemment l'arrivée du cru 2017.

2016, 2e meilleure année pour la fréquentation des salles en 50 ans

Posté par vincy, le 30 décembre 2016

La courbe de la fréquentation des salles est repartie à la hausse selon les premières estimations de la FNCF (Fédération nationale des cinémas français). En 2016, 213 millions de spectateurs ont été au cinéma, soit une hausse de 3,6%.
Il s'agit du deuxième meilleur résultat depuis 1966 pour l'exploitation hexagonale, derrière les 217 millions de spectateurs en 2011 (Intouchables). La France conforte ainsi sa place de leader européen, et se classe parmi les 5 grands marchés mondiaux avec les Etats-Unis, la Chine, l'Inde et le Japon.

Cette année fut pourtant bien spécifique: aucun film n'a dépassé les 5 millions de spectateurs. Pas de locomotive. C'est une première pour une année avec plus de 200 millions de spectateurs. C'est aussi une année record pour le nombre de nouveautés sorties en salles avec plus de 700 films inédits. Cette surprogrammation pose évidemment des problèmes, accentuant la concentration des spectateurs sur deux ou trois films les meilleures semaines et rejetant une dizaine de films au bout de une ou deux semaines d'exploitation.

La domination américaine

Parmi la cinquantaine de films millionnaires, trois films dépassent les 4 millions de spectateurs: deux Disney (Zootopie, Vaiana) et une comédie française (Les Tuche 2). 9 autres films ont séduit plus de 3 millions de spectateurs: The Revenant, Deadpool, Comme des bêtes, Le livre de la jungle, L'âge de glace: les lois de l'univers, Le monde de Dory, Les animaux fantastiques, Camping 3 et Rogue One: A Star Wars Story.
On constate facilement que sur ces douze succès, 5 sont des films d'animation. Remakes ou reboots ou sequels ou spin-off menacent les histoires originales parmi les succès de l'année avec 23 titres dans le Top 50.
On ne compte qu'un drame, que deux films français (deux suites de comédies), cinq sont distribués par Disney. Logiquement, Disney est leader des distributeurs en France avec près de 15% de parts de marché, devant la Fox (14%), Warner Bros, Pathé et Universal.

Environ 55% des spectateurs ont été voir un film américain, 34% un film français (avec 16 films millionnaires) et 11% un film d'une autre nationalité (Bridget Jones Baby et Juste la fin du monde en tête).

Harley Quinn, Catwoman et Poison Ivy dans un même film?

Posté par cynthia, le 17 décembre 2016

Il ne faut pas se leurrer, le personnage qui a sauvé le Suicide Squad de David Ayer est celui incarné par Margot Robbie: Harley Quinn. Chérie du Joker, sexy et légèrement tarée sur les bords, Harley Quinn est devenue le personnage le plus repris dans les soirées costumées (ne niez pas, vous vous êtes imaginés ainsi pour le dernier Halloween avant de vous retrouver dans un costume fantôme pas cher) et le plus admiré par les fans. Il n'est pas étonnant que David Ayer soit décidé de faire d'Harley l'héroïne de son prochain blockbuster DC: Gotham City Sirens.

Pour vous donne encore plus l'eau à la bouche, le film, coproduit par Margot Robbie, sera l'adaptation du comic de 2009 qui met en scène les méchantes de l'univers DC à savoir Catwoman et surtout Poison Ivy qui pourrait vivre une histoire amoureuse avec Harley Quinn (leur relation a toujours été ambiguë dans le comic et/ou l'animé). Geneva Robertson-Dworet, a qui on doit le scénario de Sherlock Holmes 3 et celui du remake de Tomb Raider (avec Alicia Vikander) doit écrire l'histoire de Gotham City Sirens.

Alors que le film n'est encore qu'une ébauche, la toile s'enflamme déjà en imaginant Megan Fox dans la peau de Poison Ivy. Ce personnage avait été incarné par Uma Thurman dans Batman & Robin en 1997. Quant à Catwoman, elle a pris les traits de Lee Meriwether, Michelle Pfeiffer, Halle Berry et Anne Hathaway. Une réponse féministe à Marvel qui a toujours été incapable de faire un film autour de Black Widow (Scarlett Johansson).

En attendant une chose est sûre, après avoir encaissé 745 millions de dollars de recette avec Suicide Squad, l'univers DC n'en a pas fini avec ces méchants. Warner est bien décidé à prendre des parts de marché à Disney/Marvel. Avec Batman v Superman et Suicide Squad, Warner a encaissé 1,62 milliard de dollars de recettes. Disney a récolté 1,8 milliard de $ (Captain America 3, Doctor Strange) et la Fox 1,33 milliard de $ (Deadpool, X-Men Apocalypse). Ces six adaptations de comics forment la moitié des douze plus grosses recettes mondiales.

Les Animaux Fantastiques, nouvelle poule aux œufs d’or pour J.K. Rowling

Posté par cynthia, le 15 octobre 2016

Cette semaine d'octobre est d'ailleurs en or pour les fans de la saga du petit sorcier. Alors que L'enfant maudit, huitième tome (version théâtre) d'Harry Potter vient de sortir en librairie, J.K Rowling veut désormais faire des Animaux Fantastiques une saga et non plus une trilogie. Vous avez la cicatrice qui vous brûle vous aussi?

Le buzz qui monte n'en finit pas (au point peut-être de lasser, même si les fans sont toujours mordus). Profitant de chaque événement (nouvelle bande annonce, comic-con, lancement de la pièce de théâtre, parc d'attraction...) concernant l'univers Harry Potter, J.K Rowling, la plus talentueuse des moldus, a décidé de faire dans la surenchère. Mieux, elle créé l'événement pour faire monter la sauce (ebooks inédits sur Pottermore par exemple, lancés en septembre pour remettre un jeton dans la machine).

"Nous l'avons su dès le début..."

L'auteure-scénariste-productrice a finalement révélé que Les Animaux Fantastiques (prequel de la saga Harry Potter) aura quatre suites et non plus deux, comme elle l'avait annoncé cet été. Harry Potter est éternel et une source de revenus inépuisable. A n'en pas douter ces quatre nouveaux films seront en plus déclinés en livres. Le tout donnera lieu à des coffrets vidéo, des collectors et autres goodies.

"Nous avons fait des sessions scénaristiques l'autre jour, et nous avons toujours su qu'il y aurait plus d'un film", a expliqué l'auteure devenue scénariste avec ce prequel très attendu."Nous l'avons su dès le début. Nous avons pris le terme "trilogie" comme marqueur car nous savions qu'il y aurait plus d'un film. Je pense que nous pouvons annoncer maintenant que j'ai correctement développé l'intrigue, et que nous sommes assez certains, qu'il y aura cinq films." (*hurlements et malaises*)

La série de cinq films annoncés par l’écrivaine britannique concerne les aventures de Norbert Dragonneau (Eddie Redmayne) à New York dans les années 1920, donc bien avant la naissance du jeune sorcier. Néanmoins si tout ce passe comme pour Harry Potter, le deuxième épisode des Animaux Fantastiques verra le jour en Novembre 2018 (un film par an). Rappelons que le premier opus sera dans nos salles le 16 novembre prochain.

Batman, Superman, Bugs Bunny et Tom & Jerry à Abu Dhabi

Posté par vincy, le 24 avril 2016

Warner Bros compte rattraper son retard sur Disney et Universal dans le secteur des parcs d'attraction. Il y a bien un parc à thèmes à Madrid en Espagne, la visite des studios de la Warner à Los Angeles, et même le Warner Bros. Studio Tour où l'on visite les coulisses d'Harry Potter à Londres. Mais à l'inverse, The Wizarding World of Harry Potter, parc thématique dédiée au sorcier, est intégré au parc Universal d'Orlando en Floride et sera bientôt dans le parc Universal japonais. Et les héros de DC Comics sont déjà déclinés en attractions aux Six Flags Magic Mountain de Los Angeles.

Le studio américain a donc décidé de lancer son premier parc: le Warner Bros. World Abu Dhabi, dans les Emirats Arabes Unis, ouvrira ses portes en 2018. Alors que Disney et Universal investissent plutôt en Extreme Orient (Chine, Singapour, Japon, Corée du Sud), tout comme la 20th Century Fox (en Malaisie), Warner fait le pari du sable du Moyen Orient, nouvelle destination loisir mondiale. A Abu Dhabi, métropole reliée à 85 villes dans le monde, ouvriront aussi une antenne du Louvre et un musée Guggenheim.

Universal avait bien eu un projet à Dubaï, qui fut finalement abandonné.

Le projet de la Warner comprend aussi un hôtel "Warner Bros". L'ensemble sera construit sur l'île de Yas, entre le parc d'attraction Ferrari World et un autre, Yas Waterworld. Cette île complètement artificielle accueille aussi un terrain de golf mondial.

Au Warner Bros. World Abu Dhabi, on croisera les super-héros de DC Comics - Batman, Superman, Wonder Woman - et les héros de cartoons de la maison - Bugs Bunny, Scooby-Doo, Tom & Jerry - passant ainsi de Gotham City et Metropolis aux Looney Tunes et à Hanna-Barbera.

Le site vise 5 millions de visiteurs par an.

Ben Affleck et Warner: Toxic affair ?

Posté par wyzman, le 21 avril 2016

Ben Affleck n'aurait pas dû accepter de réaliser le prochain Batman. Voilà qui est dit. Si vous avez pris la peine d'aller voir Batman v Superman : L'Aube de la justice au cinéma, vous n'aurez aucun mal à comprendre où nous venons en venir. Si ce n'est pas le cas, nous allons dès maintenant expliciter.

A 43 ans seulement, Ben Affleck n'a eu de cesse de nous épater. Eh oui, il n'y a pas si longtemps que ça, l'acteur qui jouait dans l'horrible Daredevil était le simple boytoy de Jennifer Lopez. Mais depuis son mariage (et son divorce) avec Jennifer Garner, l'homme et l'acteur ont bien changé. Plus encore, nous avons découvert des facettes de sa personnalité dont nous ignorions tout simplement l'existence. Outre le fait de savoir écrire de bons scénarios, Ben Affleck est un excellent réalisateur : Gone Baby Gone ? The Town ? Argo ? Si vous ne les avez pas vus, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Mais pourquoi ne pas se réjouir à l'idée de le voir réaliser le prochain film centré sur Batman ? Eh bien tout simplement parce que son interprétation de l'homme-chauve-souris ne casse pas trois pattes à un canard ! Plus encore, nous aurions aimé un peu de nouveauté dans l'univers DC Comics. Très à l'aise dans ce que l'on appellera grossièrement des films d'auteurs (The Company Men, Gone Girl par exemple), l'acteur pourrait avoir bien dû mal à surpasser - ou même égaler - ce que Christopher Nolan a fait avec sa trilogie The Dark Knight. Alors oui, les challenges sont formateurs mais celui-ci sonne creux.

Présent dans Suicide Squad qui sort en août prochain, le contrat qui lie Ben Affleck à la Warner ressemble de plus en plus à un pacte avec le diable. Rappelons dès maintenant que Live By Night, le prochain film de et avec Ben Affleck (forcément produit et distribué par la Warner) devait sortir le 25 décembre dernier. Cela avant d'être repoussé au 7 octobre 2016 puis carrément relégué au 20 octobre 2017... Si la logique de l'Oscar season est intéressante, les plus stratèges d'entre nous auront compris que cela "libère" Ben Affleck pendant un moment.

Pile ce qu'il faut pour continuer le tournage de Justice League Part One (qui vient de commencer), mettre en chantier The Batman (c'est le titre actuel du projet) et tourner des scènes de The Flash et Aquaman ! Seul hic : Justice League Part One sortant le 17 novembre 2017, Ben Affleck sera tôt ou tard contraint de faire le tour du monde pour assurer en même temps la promotion du blockbuster qui doit rivaliser avec les Avengers et celle de son film d'auteur oscar-worthy. Pas sûr que le résultat soit à la hauteur. Et surtout, pas sûr que Warner Bros. soit vraiment gagnant, vu la tête que l'acteur révélé pas Will Hunting faisait déjà en découvrant les critiques négatives de Batman v Superman

En ne sortant presque que des blockbusters pour la fin 2016 (Conjuring 2, The Legend of Tarzan, Suicide Squad, Les Animaux Fantastiques) et 2017 (The Lego Batman Movie, Kong : Skull Island, Wonder Woman, Dunkirk, Justice League Part One), Warner Bros. semble bel et bien donner la priorité à la rentabilité autour de licences et de marques, même si le studio continue de suivre fidèlement des auteurs comme Clint Eastwood et Christopher Nolan. Les projets personnels de Ben Affleck semblent s'éloigner encore et toujours un peu plus. Et en cas de succès de The Batman, on voit difficilement comment il aurait le temps de tourner des films sans collants. Ainsi, si Live By Night finit par sortir en octobre 2018... cela n'étonnera personne !

Cannes 2016: Amazon sur les marches

Posté par vincy, le 15 avril 2016

C'est une distributeur qu'on n'imaginait pas à Cannes il y a quelques années. Les Majors d'Hollywood abandonnant progressivement le cinéma d'auteur et, n'étant pas prêtes à surenchérir dans les marchés du films pour acquérir les droits de distribution, il y avait un créneau à prendre pour des nouveaux venus - Open Road Films, STX Entertainment, A24, IFC, Gramercy, Netflix et Amazon.

Amazon Studios, justement, fait très fort cette année en étant présent au générique de cinq films choisis en sélection officielle à Cannes: hors compétition, il y a Cafe Society de Woody Allen (film d'ouverture, tout un symbole) qui a trouvé avec Amazon un partenaire plus généreux qu'avec Sony (10 millions de $ de plus dans le devis); en compétition, le jeune studio présentera Paterson de Jim Jarmusch (ainsi que le documentaire du même Jarmusch, Gimme Danger en séances spéciales), The Neon Demon de Nicolas Winding Refn et The Handmaid (Agassi) de Park Chan-Wook.

Depuis la dernière édition de Sundance, on sait qu'Amazon (comme Netflix) compte peser sur le marché et vise des Oscars comme le studio a récolté des Golden Globes pour sa série "Mozart in the Jungle" avec Gael Garcia Bernal. Les ambitions cinématographiques d'Amazon ne sont plus masquées depuis qu'il a acquis le drame de Kenneth Lonergan, Manchester by the Sea, au marché de Sundance en janvier, au nez et à la barbe de négociateurs aguerris comme Fox Searchlight et Focus Features. Amazon a aligné 10 millions de $ et vise les Oscars en 2017. A Sundance, la filiale du géant du commerce en ligne a aussi acquis Love and Friendship de Whit Stillman et le documentaire Author: The J.T. LeRoy.

Amazon et Netflix ont un atout par rapport aux concurrents traditionnels: leur modèle économique n'est pas fondé uniquement sur les recettes en salles mais aussi les diffusions en streaming et vidéo à la demande. Mais surtout il profite d'un marché du circuit indépendant / art et essai en berne aux Etats-Unis. Hormis quelques exceptions comme Boyhood, ces films là voient leurs recettes moyennes en baisse depuis quelques années: le public est de moins en moins curieux.

Cette forte présence d'Amazon n'empêche pas Hollywood de montrer ses muscles à Cannes: hors-compétition, Sony présentera Money Monster de Jodie Foster avec George Clooney et Julia Roberts, Disney aura le dernier Steven Spielberg, Le Bon Gros Géant et Warner projettera la comédie policière The Nice Guys de Shane Black avec Russell Crowe et Ryan Gosling. En compétition, Focus Features (Universal) sera en lice pour la Palme d'or avec Loving de Jeff Nichols.

Jeff Nichols (Midnight Special): « Je demande à mon public de croire fortement à mes histoires »

Posté par vincy, le 16 mars 2016

jeff nichols au louxorEn compétition au dernier Festival de Berlin, le très spielbergien Midnight Special sort sur les écrans ce mercredi 13 mars. Lors de l'avant-première au cinéma Le Louxor à Paris, son réalisateur Jeff Nichols a répondu à une série de questions autour de son film et de son rapport au cinéma.

Naissance

"Ce n'est qu'après la naissance de mon fils que j'ai voulu comprendre ce qui allait m'arriver, ce qu'allait être ma vie. Take Shelter est le film d'un homme qui va être père, qui est protecteur. Midnight Special est le film d'un homme qui est déjà parent. La question est de savoir qui est mon enfant. Et pour moi, ce n'est le contrôler mais l'écouter."

Essence

"Ce n'est pas la foi ou le dogme religieux. C'est la foi en son enfant. C'est croire en cette personne en devenir. Il y a dans Midnight Special trois croyance: les parents envers l'enfant, la secte envers un messie et les autorités vis-à-vis du danger. C'est ce qui motive leurs actes."

Quête de sens?

"Midnight Special est un film de drive-in du samedi soir."

Définition

"Le genre, ce n'est pas un gros mot. C'est un archétype pour structurer une narration. Ça sert aussi à faire comprendre son projet aux studios et à ceux qui vont financer le film."

Audience

"Je demande à mon public de croire fortement à mes histoires. C'est pour ça que j'introduis autant de fausses pistes, notamment au début du récit. Le public est très intelligent. Il n'a pas besoin qu'on lui explique tout. C'est une façon de faire du cinéma que de jouer avec le spectateur. La seule chose sur laquelle je ne triche pas c'est cette relation entre les parents et le fils."

Direction

"La fin du film était toujours très claire dans mon esprit. Pour moi, il était important de montrer quelque chose. Le film retient tellement tout et montre tellement peu qu'il fallait quand même exposer, satisfaire une curiosité. Je sais, à travers les screen-tests, que le public veut en voir plus. Tant pis su le public ne suit pas. Moi c'est ce que je voulais montrer. Je n'ai pas pris de précaution avec mes histoires en pensant au budget. Take Shelter a été fait pour 800000$. Celui-ci a coûté plus de 18 millions de $".

Influences

"Je souhaitais que ce film ressemble au premier Terminator, qui est neveux, resserré, unique en son genre. Mes autres influences se sont les premiers films que j'ai vu au cinéma: Rencontres du troisième type, Starman, E.T., les Goonies, Les dents de la mer... Ce sont peut-être de meilleures références que Terminator... A cette époque, je ne savais pas ce qu'était le cinéma indépendant..."

Influence (supposée)

"Je ne pense pas que je sois influencé par Terrence Malick. Je n'ai pas de voix off et ma narration est plus classique. Notre lien est sans doute dans le rapport à la nature. C'est d'ailleurs la seule chose à laquelle je crois. La nature c'est la vérité. Même le surnaturel, le garçon comme les phénomènes, sont très naturels".

(In)cohérences

"L'histoire se déroule de nos jours mais je n'aime pas le présent. Je n'aime pas les téléphones mobiles et je déteste les films où on se parle avec ces téléphones. Donc j'ai écrit des personnages qui n'en ont pas. Ainsi, Adam Driver, qui travaille dans la très technologique NSA, est complètement analogique. Il prend des notes sur du papier."

Shannon, Edgerton, Driver

"J'ai écrit ce film pour Michael Shannon. C'est mon double et vous pouvez en conclure que j'ai une très étrange opinion de moi-même. Ce sont des échos et des reflets de ma vie. Michael fait de moi un bon metteur en scène, mais surtout un meilleur scénariste. Sur le plateau, on ne se parle presque jamais. Il a une compréhension innée de ce que je demande. Dans les scripts, je retire tout ce qui est en trop, ce qu'il peut traduire par son jeu."

"Dans Midnight Special, Michael Shannon est le personnage principal mais ce n'est pas un héros. Et Joel Edgerton est le pragmatique, celui auquel peut s'identifier le public."

"Adam Driver est le plus grand comédien que je connaisse et il sera le plus célèbre, et pas seulement à cause de Star Wars".

Christopher Nolan fait le plein pour Dunkirk

Posté par wyzman, le 29 décembre 2015

La nouvelle a déjà fait le tour de la Toile - et donc de la planète - durant le week-end de Noël : le prochain film de Christopher Nolan sera tourné à Dunkerque. C'est d'ailleurs avec une certaine fierté que La Voix du Nord a annoncé la nouvelle. Mais aujourd'hui, les choses se précisent davantage. Traitant de l'évacuation de Dunkerque en mai et juin de l'année 1940, le prochain film du réalisateur de la trilogie The Dark Knight suivra l'opération Dynamo. Cette dernière, que l'on appelle également la bataille de Dunkerque, opposait les armées française et britannique à l'Allemagne. Dans une situation périlleuse, les deux premières armées auraient fait preuve d'une résistance héroïque, exemplaire mais désespérée…

Variety vient de révéler le titre final du film : Dunkirk. Prévu pour une sortie le 21 juillet 2017, le film sera produit par Warner Bros., comme tous les films de Christopher Nolan depuis Memento. Celui-ci continue donc de creuser son chemin avec ce nouveau thriller d'action. Mais le plus intéressant est à venir : une partie du casting aurait déjà été trouvée. Après Matthew McConaughey et Jessica Chastain pour Interstellar, ce serait au tour de Mark Rylance et Kenneth Branagh de se retrouver devant la caméra du réalisateur de 45 ans. Pour rappel, Mark Rylance est actuellement à l'affiche du Pont des espions tandis que Kenneth Branagh a récemment réalisé le live-action movie Cendrillon de Disney. Les négociations sont en cours.

Et ce n'est pas fini ! Trois ans après avoir incarné Bane, Tom Hardy serait également sur le point de retrouver l'auteur de The Dark Knight Rises. Alors qu'il a cartonné cette année dans Mad Max : Fury Road, l'acteur sera dans les jours qui viennent à l'affiche de The Revenant d'Alejandro Gonzelez Inarritu (qui devrait permettre à Leonardo DiCaprio de décrocher son fameux Oscar) et dans Legend de Brian Helgeland (où sa double performance a déjà été saluée par les critiques). Comme le précise Deadline, Dunkirk sera filmé en IMAX et en 65mm.

Le tournage devrait débuter en mai prochain. D'ici là, il ne fait aucun doute que d'autres stars viendront grossir les rangs… On sait que Nolan est un as pour "teaser" chaque annonce concernant ses films.

En 2016, Warner Bros. revoit sa copie?

Posté par wyzman, le 27 décembre 2015

Qu'on se le dise, l'année 2015 n'a pas été si extraordinaire que cela pour la Warner. Bon, certes le studio finit à la 4e place des distributeurs français, mais n'affiche que 7,2% de parts de marché avec 22 films sortis (loin des scores de Universal et Disney, à égalité avec Mars distribution). Aux Etats-Unis, le studio est 3e, avec 37 films en salles: le plus gros line up de l'année ne l'empêche pas d'être distancé par Universal et Buena Cista. En moyenne par film, la Fox fait même mieux. Et finalement, les dirigeants du studio se consoleront avec une année à peu près similaire à celle de l'an dernier.

Alors oui, il y a eu des succès évidents tels que San Andreas (473M$ de recettes mondiales), Mad Max : Fury Road (375M$, blockbuster de l'année), Creed (100M$ et pas encore sorti dans le monde entier) ou encore Strictly Criminal (94M$, mais de bonnes critiques), mais les déconvenues ont été nombreuses. Bien trop nombreuses ! A commencer par Jupiter Acending, le dernier film des Wachowski qui a coûté 176M$ à produire mais n'en a rapporté que 183M au total. La suite de Magic Mike, Magic Mike XXL, n'a pas brillé autant que prévu et cela ne compense pas les débâcles qu'ont connu Agents très spéciaux - Code U.N.CL.E., Au Cœur de l'Océan, Entourage ou encore We Are Your Friends. Bref, vous l'aurez compris, en 2015, les films produits par Warner Bros. n'ont rien fait péter niveau box office. Seulement trois films au dessus des 100M$ cette année (contre six l'an dernier dont 3 au dessus des 200M$). Et il est certain que, comparé aux succès que sont Jurassic World et Le Réveil de la Force, le constat est encore plus grave. Ses deux plus gros hits, San Andreas et Mad Max Fury Road sont tout juste classés dans le Top 20 annuel, à la 19e et 20e place, quand l'année dernière elle plaçait 3 films dans le top 10 (et le champion de l'année, American Sniper).

Que faire pour l'année 2016 ? Le studio va-t-il sortir les bons films au bon moment ? Eléments de réponse.

Alors que le secteur n'a jamais été autant polarisé entre deux types de films (les blockbusters bourrés d'effets spéciaux et les comédies), la Warner mise sur l'éclectisme et opte pour la prise de risque calculée. Du moins, nous supposons qu'elle l'est ! Dès le mois de février, le studio sort Comment être célibataire en même temps que Deadpool (Fox) et Zoolander 2 (Paramount). Est-ce une bonne idée ? La comédie potache portée par Rebel Wilson, Dakota Johnson et Leslie Mann va-t-elle tenir le choc face aux blagues graveleuses de Ryan Reynolds ? Possible

En mars, sortie de Me Before You. Adapté du roman de Jojo Moyes, ce drame romantique devra son succès à son casting. On y retrouve pour le coup : Emilia Clarke (Game of Thrones), Sam Claflin (The Riot Club), Jenna Coleman (Captain America), Matthew Lewis (Neville Londubat dans Harry Potter) et Ben Lloyd Hughes (Divergent). Mais si les ados américains ne sont pas réceptifs à ce casting, il va sans dire que ce sera à cause de la sortie de La Chute de Londres, soit la suite de La Chute de la Maison Blanche ! Cela dit, outre la sortie de Divergente 3 (Lionsgate), le box office mondial de ce mois-ci devrait être dynamisé et dynamité par le choc des titans promis dans Batman vs Superman : L'Aube de la Justice. Avec un budget de production record (410M$), il va sans dire que le nouveau bébé de Zack Snyder ne doit pas se rater. Et c'est tout le mal qu'on lui souhaite tant les différentes bandes annonces en mettent plein la vue. le milliard de $ dans le monde est presque obligatoire et devrait permettre au studio de lancer la course aux phénomènes de l'année. Pour le prestige, Warner peut compter sur le film de Jeff Nichols, Midnight Special, en compétition à Berlin.

En mai, le studio espère faire la nique à Nos pires voisins 2 (Universal), avec la comédie policière The Nice Guys. Dans les rôles titres : Ryan Gosling, Russell Crowe et Kim Bassinger... Bref, les abdos de Zac Efron et les poignées d'amour de Seth Rogen ne vont en faire qu'une bouchée. Voilà qui est réglé, sauf si la critique s'emballe et que le public adulte revient dans les salles. Mais les choses pourraient s'améliorer en juin. J'insiste sur le "pourraient" car même si la sortie de Conjuring 2 est une bonne nouvelle pour la Warner (film peu coûteux et donc forcément rentable), son affrontement avec Insaisissables 2 (Lionsgate) et l'adaptation de Warcraft (Universal) n'en est pas une du tout ! Il ne serait ainsi pas étonnant que le combat vire au cauchemar pour les trois studios… En juillet, c'est Tarzan que voudra faire revivre le studio, après l'échec de Pan, le pari est risqué. D'autant qu'en face, Disney a prévu un Spielberg familial, Le Bon gros géant. Une guerre des familles est à prévoir à moins que les ados trippent pour le roi de la jungle. Il faudra quand même compter sur la suite de Independence Day (Fox), sortie une semaine avant. Central intelligence, avec DwayneJohnson et Kevin Hart a plus de chance de rencontrer son public dans le genre comédie de flics.

Mais outre Batman vs Superman : L'Aube de la Justice, Warner Bros. peut également compter en août sur un autre blockbuster ultra méga attendu les fans de comics. Il s'agit bien évidemment de Suicide Squad ! Réalisé par David Ayer (Fury), le film peut compter sur la présence de Will Smith (After Earth), Margot Robbie (Le Loup de Wall Street), Jared Leto (Dallas Buyers Club), Jai Courtney (Terminator Genisys), Common (Selma), Viola Davis (HTGAWM), Cara Delevingne (Pan) et les apparitions de Ben Affleck (Argo) et Scott Eastwood (Snowden). Bref, voilà une distribution qui pèse lourd mais devrait donner au film un goût d'Avengers en plus badass !

En septembre, on joue la sécurité avec le pilote héroïque Sully, incarné par Tom Hanks, dans un film de Clint Eastwood.

En octobre, le studio qui a produit la trilogie The Dark Knight dévoilera The Accoutant. Le film dirigé par Gavin O'Connor (Brothers) raconte comment un expert-comptable incarné par Ben Affleck (!) bosse en parallèle pour des organisations mafieuses. Face à Gambit, le huitième film estampillé X-Men porté Channing Tatum, Warner Bros. devra sérieusement jouer des coudes. Cela étant, connaissant l'ex-mari de Jennifer Garner, il se pourrait bien que sa performance soit 'Oscar-worthy' et donc peu destinée au grand public. Affaire à suivre.

En novembre, la comédie Bastards qui n'inspire pas plus que cela verra s'opposer Glenn Close (Damages) à Ed Helms (Les Millers) et Owen Wilson (No Escape)… Juste après, le préquel de Harry Potter prendra le relais. J'ai nommé Les Animaux fantastiques ! Réalisé par David Yates (Harry Potter 5, 6, 7 et 8) compte dans ses rangs Eddie Redmayne (The Danish Girl), Ezra Miller (We Need to Talk About Kevin) et Colin Farrell (True Detective). Le public aura-t-il déjà envie de replonger dans l'univers magique de Harry ? Le prequel vaudra-t-il vraiment le détour ? Il n'en fait aucun doute. Le marketing sera là pour ramener les fans d'Harry Potter dans les salles. Ce qui fera au moins trois blockbusters de première catégorie dans le programme 2016 du studio. Assurément 2016 sera meilleure que 2015.

Une chose est sûre, l'agenda de la Warner Bros. est donc plus que jamais optimisé autour de ces trois films majeurs : Batman vs Superman : L'Aube de la Justice, Suicide Squad et Les Animaux fantastiques. Chacun d'eux devant donner lieu à une suite déjà programmée, la marge d'erreur est faible voire carrément inexistante. Et si aujourd'hui le marché mondial permet de rentabiliser même les plus gros bides (merci la Chine), un succès public dans les salles américaines est toujours apprécié.