Venise 2019 : Joker, de Todd Phillips, avec Joaquin Phoenix

Posté par kristofy, le 1 septembre 2019

Qui est le Joker ? Ce personnage de bande-dessinée Batman est d'abord apparu en 1940, avec un visage et des couleurs de costume qui sont souvent restées dans les films. Les diverses adaptations de l'univers du milliardaire qui se prend pour une chauve-souris au cinéma en ont fait un méchant particulièrement iconique : visage de clown blanc avec un inquiétant et trop large sourire rouge, parfois des cheveux verts, et un costume flamboyant. Après Cesar Romero dans le Batman de 1966 (oublié), c'est cet ennemi qui est choisi pour faire face au héros dans sa résurrection cinématographique, le Batman de Tim Burton en 1989 (qui a d'ailleurs relancé la production de films de super-héros jusqu'à la cadence industrielle que l'on connait aujourd'hui). Le Joker a donc été un gangster défiguré par de l'acide avec un excessif Jack Nicholson. Puis il est devenu un habile voleur de banque avec Heath Ledger en 2008 (The Dark Knight de Christopher Nolan), dont la subtilité et le génie formaient une combinaison parfaite. Il y eut ensuite l'outrance de Jared Leto dans Suicide Squad de David Ayer (symptomatique de la regrettable tendance au cross-over avec différents personnages en même temps). On pourrait ajouter le personnage Lego dans les films d'animation. C'est le méchant idéal qu'on adore.

Aucun de ces films n'ont fait du Joker le héros principal. Un tel personnage iconique méritait probablement d'avoir un film qui lui soit uniquement consacré. C'est ce que propose ce nouveau film de Todd Philipps, cinéaste habituellement porté sur la comédie : une nouvelle histoire du Joker, comme vous ne l'avez encore jamais vu... Un "Very Bad trip" noir et anxiogène.

Le pitch: Le film, qui relate une histoire originale inédite sur grand écran, se focalise sur la figure emblématique du Joker. Il brosse le portrait d’Arthur Fleck, un homme méprisé par la société...

Dans Joker, il ne sera jamais question de Batman, qui n'existe pas encore. L'histoire semble se dérouler dans un New-York des années 70, assez familier: celui de Taxi Driver, dont les similitudes sont frappantes. Un homme habillé en clown tient une pancarte publicitaire sur un trottoir pour que des passants entrent dans une boutique de la rue. C’est un job plutôt nul, surtout quand il se fait rouer de coups par des jeunes lui ayant piqué sa pancarte. C'est ça la vie d'Arthur Fleck : se déguiser en clown pour quelques dollars, il vit avec sa mère malade dans un petit appartement ; parfois, il rigole tout seul en écrivant des trucs bizarres dans un cahier ; il s'imagine devenir comédien de stand-up à raconter des blagues mais il est seul et sans ami...

Dès ses premières images, le film scrute le visage de Arthur Fleck devant un miroir en train de se maquiller. On voit cet homme comme quelqu'un de fragile qui se donne une autre image de lui même. Il dissimule son étrangeté derrière une autre apparence. On découvrira qu'il est est marqué par le mantra de sa mère 'put on a happy face': il faut se montrer joyeux même si c’est avec un sourire de façade... Arthur Fleck va souvent voir une psychologue même si elle ne l’écoute pas vraiment. Cela lui sert pour avoir ses médicaments. Arthur est un homme dépressif depuis longtemps. Sa vie comme cette ville ne peuvent que (le) déprimer. La seule chose distrayante, c’est une émission de télévision avec un animateur dont il est fan: il s’imagine bien y être invité un jour, même si personne ne le trouve drôle. Un bien sombre tableau où l’on découvre au fur et à mesure plusieurs aspects de la personnalité de cet Arthur Fleck, toujours inquiet et instable en gardant son désespoir et sa colère en lui, tant qu’il peut... Trois hommes imbéciles avec leurs costumes de banquier vont provoquer une nouvelle humiliation qui va faire basculer Arthur Fleck avec son allure de clown dans un geste particulièrement violent. Le fait-divers fait la une des journaux et de la télévision on réprouve cet acte d’un mystérieux clown. Arthur Fleck commence alors à basculer de plus en plus vers son alter-ego de Joker… Comme une révolte "Anonymous" à l'humiliation de la finance sur le peuple. Joker est un gilet jaune à sa manière.

L'ombre de Scorsese et de Rousseau

La seule concession du film à l’univers des comics c'est Gotham, le nom de sa métropole,un hôpital du nom de Arkham, et un riche Thomas Wayne qui se présente aux élections de la mairie. Joker n’incorpore aucun élément qui relève d’un univers extravagant de super-héros. Au contraire il s’attache à montrer au plus juste une ville en crise un peu comme l’ambiance de Taxi Driver (avec Robert De Niro, ici en animateur de télé qui rappelle un autre film de Scorsese, La valse des Pantins).

La puissance de Joker est justement d’ancrer son récit dans la réalité, dans une réalité proche d’ailleurs de celle que l’on connait encore aujourd’hui dans les périphéries de New-York : beaucoup de pauvreté, un peu de violence, des coupes de budget dans les services publics, les mouvements de protestation des 99%... C’est là que réside l’impact du film: il n’a rien d’une histoire pour adolescents puisqu'il s’agit bien d’un parcours de vie proprement dramatique, une spirale infernale vers la psychose. C'est du Rousseau: "Qu’il sache que l’homme est naturellement bon, qu’il le sente, qu’il juge de son prochain par lui-même ; mais qu’il voie comment la société déprave et pervertit les hommes ; qu’il trouve dans leurs préjugés la source de tous leurs vices ; qu’il soit porté à estimer chaque individu, mais qu’il méprise la multitude ; qu’il voie que tous les hommes portent à peu près le même masque, mais qu’il sache aussi qu’il y a des visages plus beaux que le masque qui les couvre."

Arthur Fleck a un passé tragique, il va faire de son présent une farce macabre en devenant le Joker. Joaquin Phoenix utilise son corps avec une démarche tantôt claudicante ou dansante selon la tristesse ou la frénésie du moment, et surtout son visage et ses yeux qui traduisent, en plus de ses dialogues, un langage décryptant sa folie. L'acteur a confessé à Venise vouloir interpréter un personnage "indéfinissable". C'est prodigieusement réussi. Avec Joker Joaquin Phoenix a probablement déjà son siège réservé pour une prochaine nomination à un Oscar…

Joker est prévu le 9 octobre dans les salles françaises.

Quel futur pour DC Comics sur grand écran?

Posté par vincy, le 15 août 2019

On a beaucoup parler de Marvel avec l'annonce de la Phase IV du Marvel Cinematic Universe au Comic-con de San Diego. Mais qui s'est soucié de l'absence de DC Comics? Pour certains professionnels, le concurrent de Marvel ne sait plus trop bien où il en est. Après la trilogie flamboyante et sombre de Christopher Nolan autour du chevalier noir, les nouveaux films avec Batman et Superman n'ont jamais pu rivaliser avec ceux de Marvel, ni en qualité ni en dollars. Que ce soit Man of Steel, Justice League ou même le combo Batman v Superman, rien n'a égalé les éloges et le milliard de dollars de The Dark Knight et de The Dark Knight Rises.

C'est finalement avec un environnement plus pop et moins poli que DC Comics a semblé trouver la martingale. Suicide Squad puis Wonder Woman et surtout Aquaman (recordman mondial des recettes de DC Comics avec 1,15 milliard de dollars) ont prouvé que la marque avait du potentiel, avec plus de fun et moins de psychologie. Wonder Woman est même, avec les deux Dark Knight, le seul non Marvel du Top 10 historique nord-américain.

On sent que la construction d'un univers étendu des super-héros de DC a du mal à se mettre en place. L'ordre des films est moins maîtrisé que chez Disney/Marvel.  La Justice League qui aurait pu être un lien entre les différents films n'a pas su s'imposer comme Avengers. Shazam!, au succès relatif mais prometteur, est le deuxième film consécutif avec un nouveau super-héros, sans qu'il n'y ait de débouchés pour lui dans un avenir proche.

A cela s'ajoute un nombre de films qui chaque année, et une faible fidélisation des spectateurs.

DC Comics expérimentateur, précurseur

Pourtant la Warner a bien l'intention vouloir combattre Disney. Et n'a peut-être pas envie de calquer le modèle DC sur celui de Marvel. Après tout, les Dark Knight ont été encensés et ont rarement été égalés en qualité (hormis par les Spider-Man de Sam Raimi , chez Sony, et Black Panther, chez Disney), tout en étant dans un registre esthétique très différent des Marvel.

C'est aussi DC Comics qui a initié la mort tragique d'un super-héros (en l'occurrence Superman dans Batman v Superman), bien avant que Thanos n'élimine la moitié d'entre eux dans Avengers Endgame.

Et on doit également à Warner/DC le premier mélange hybride animation/super-héros avec les Légo, bien avant l'excellent Spider-Man de Sony.

Ensuite le carton de Wonder Woman a été précurseur pour Hollywood, arrivant avant ceux de Black Panther et de Captain Marvel: c'est bien la Warner qui a prouvé qu'une super-héroïne était bankable et que l'ère du super-héros masculin blanc était révolue. Le film a aussi révélé une actrice. Idem pour Aquaman, le studio a imposé un "nouveau" nom, avec succès.

Mais ces deux cartons ont aussi changé l'orientation de Warner/DC Comics. Terminé le noir: la franchise DC se met au bling-bling et aux couleurs. Bref le spectateur veut du pop-corn, on va donc lui en donner, peu importe si les scénarios sont plus simplistes voire incohérents.

Ça part un peu dans tous les sens côté récit, comme côté stratégie, en apparence. On se demande comment tout les projets du studio vont s'imbriquer. Surtout que DC Comics, contrairement à Marvel, ne parvient pas à conserver ses acteurs. Will Smith a déjà abandonné la Suicide Squad. Et on ne compte plus le nombre de Batman et de Superman, qui, à chaque fois, provoquent l'hystérie des fans pro ou contre.

Les versions alternatives et arty

Le studio promet de rationaliser tout ça. En voyant le programme, on s'interroge malgré tout. Prochaine sortie : The Joker de Todd Phillips, en compétition à Venise, avec Joaquin Phoenix. On revient à l'esprit de Nolan mais avec un spin-off déconnecté des autres films. Bref, un épisode "arty" pour les Oscars plus que pour les dollars. Ou une version alternative, à la manière du film d'animation Spider-Man sorti en décembre dernier.

Dans le même registre, Warner a dégainé The Batman, réalisé par Matt Reeves. Robert Pattinson a été choisi pour être le chevalier noir dans ce film qui doit se concentrer sur sa jeunesse. Une autre version alternative. Ou un reboot en attendant un Justice League 2 convaincant? Pour l'instant rien de tout ça. Juste un Batman de plus où on reverra sans doute ses parents tués en sortant du cinéma. Ce sera le 25 juin 2021.

Girl Power

Le 19 février prochain, c'est un autre spin-off autour de la badass girl Harley Quinn (Suicide Squad) qui va profiter de la notoriété de son actrice (Margot Robbie) qui déclenchera les hostilités avec Birds of Prey. Harley Quinn se battra aux côtés de Black Canary (Jurnee Smollett-Bell), Huntress (Mary Elizabeth Winstead), la détective Renée Montoya (Rosie Perez) pour sauver Batgirl (Ella Jay Basco, choix définitif?) des mains de Black Mask (Ewan McGregor) et le tueur Victor Zsasz (Chris Messina). Tout un programme au féminin.

Avant que Marvel ne démarre sa phase IV, le 1er mai, avec son longtemps attendu Black Widow. Mais le 5 juin, DC Comics pourrait emporter ce match féminin avec son autre super-héroïne, Wonder Woman 1984. On se demande juste comment Patty Jenkins va ressusciter Chris Pine. Et, en même temps, il ne s'agirait pas d'une suite (on va se perdre à force). Mais il n'est pas impossible que DC gagner la guerre du box office sur Marvel en 2020 grâce à Margot Robbie et Gal Gadot.

Aquaman 2 dans trois ans

En août l'année prochaine, on retrouvera un reboot de Suicide Squad (cinq ans après l'unique film de l'équipe) par James Gunn (transfuge Marvel), avec Margot Robbie, Joel Kinnaman, Jai Courtney, Viola Davis mais pas Will Smith. Idris Elba héritera d'un nouveau personnage, avec une fille incarnée par Storm Reid. Ce qui augure peut-être d'un revirement narratif pour construire (enfin) un univers DC au cinéma, surtout si le script prend en compte le personnage d'Harley Quinn. Pour l'instant le programme s'arrête à décembre 2022 avec la suite d'Aquaman, face à un Star Wars. Pari risqué. Aucun Justice League, pas de troisième Wonder Woman, nul Superman à l'horizon. On sait juste que le super-héros Black Adam, antithèse de Shazam!, est en préparation (il devait d'ailleurs apparaître dans Shazam). Dwayne Johnson a été enrôlé pour être le super-héros et Jaume Collet-Serra devrait réaliser ce film, sans date précise pour l'instant.

Mais Warner décline différemment son partenariat avec DC Comics. D'un côté des films pop-corns pour lui assurer des grosses recettes mondiales (et consolider son statut de 2e studio hollywoodien). De l'autre des films plus dramatiques, avec des acteurs de premier niveau, à la manière de "hors-série" classieux. Et enfin des spin-offs autour de super-héros plutôt bad-ass, moins sages que ceux de Marvel en tout cas.

Cependant, à l'instar de Disney/Marvel/Fox/Lucasfilms/Pixar avec Disney +, Warner Bros va aussi envisager ses super-héros pour sa future plateforme de streaming, HBO Max. Ainsi les Watchmen débarqueront sur HBO cet automne en série, avec Jeremy Irons, Regina King et Tim Blake Nelson. La nouvelle patronne du studio, Ann Sarnoff, a d'ailleurs reçu pour mission d'étendre le partenariat avec DC Comics et de développer tout azimut les franchises du studio, tous supports confondus.

Elle va devoir faire le ménage et trier dans les cartons du studio, qui a repoussé Justice League Dark, Flashpoint et Batgirl, pourtant annoncés il y a deux ans. Et Warner n'a jamais caché son intention de donner une suite à Aquaman, un spin-off sur Deadshot (Will Smith dans Suicide Squad), ou des films dédiés à la Fosse (Aquaman) et à Nightwing. Ava DuVernay travaillerait sur New Gods. Il y a un scénariste officiellement recruté pour Supergirl, sans date de pré-production. Gotham City Sirens est un peu dans les limbes. On ne sait pas ce qu'il advient de Blackhawk par Steven Spielberg. Enfin le projet Lobo a finalement été orienté en série TV.

Il faut s'attendre à des surprises: le studio a aniticipé six créneaux dans le calendrier entre 2020 et 2022, sans mentionner le titre du film.

Warner Bros relance une adaptation de « Sa majesté des mouches »

Posté par redaction, le 30 juillet 2019

Le cinéaste italien Luca Guadagnino est en discussions pour réaliser une adaptation du roman Sa majesté des mouches, de William Golding (Prix Nobel de littérature en 1983). Warner Bros a décidé de relancer ce projet, qui serait coproduit par le réalisateur de Call Me By Your Name et par Known Universe. Le roman est paru en France en 1956 et a été de nombreuses fois réédité.

Cela fait deux ans que le studio américain cherche son équipe créative pour le film, dont il a acquis les droits d'adaptation. Warner avait déjà adapté le roman en 1990. Une autre adaptation a été réalisée par Peter Brook en 1963. Sa majesté des mouches a aussi été l'inspiration du film Battle Royale et de la série Lost.

Dans le livre, des collégiens britanniques se trouvent isolés sur une île du Pacifique, après un accident d'avion. Obéissant à Ralph, le chef qu'ils ont élu, ils s'organisent pour survivre. Mais la peur et les difficultés dissolvent le groupe en deux clans, celui de Ralph et celui de Jack, qui ne tardent pas à s'affronter cruellement.

La Warner avait l'idée de transformer les groupes de garçons en groupes de filles. Il semble, selon la presse professionnelle, que ce projet n'a plus de raison d'être.

Luca Guadagnino a sorti sa version de Suspiria l'an dernier et présenté son court The Staggering Girl à la Quinzaine des réalisateurs en mai. Il vient de terminer le documentaire sur Salvatore Ferragamo et filme actuellement une série, We Are Who We Are pour HBO. Outre une éventuelle suite de Call Me By Your Name, il a en projet un film, Blood on the Tracks, inspiré de l'album éponyme de Bob Dylan, un autre prix Nobel de littérature.

Barbie : Greta Gerwig et Noah Baumbach écriront le scénario du film porté par Margot Robbie

Posté par wyzman, le 16 juillet 2019

C’est désormais officiel : le couple formé par Greta Gerwig et Noah Baumbach a été engagé par Warner Bros. pour donner vie sur le papier à la poupée la plus célèbre de la planète.

Projet d’envergure

Depuis qu’il a passé un accord avec Mattel Films pour distribuer Barbie en janvier dernier, le studio Warner Bros. était à la recherche d’une ou deux personnes capables de transposer pour le grand écran les aventures d’une poupée aussi iconique que celle-ci. Greta Gerwig pourrait réaliser Barbie mais aucun accord n'a encore été conclu. Si l’on en croit Variety, la marque qui vient de fêter ses 60 ans peut se targuer d’avoir écouler pour plus de 3 milliards de poupées. L’impact culturel et financier de Barbie est si grand qu’outre ses propres films et sa série Barbie Dreamhouse Adventures désormais disponible sur Netflix, Barbie fait également partie des personnages secondaires de la saga Toy Story.

En plus de prêter son corps à un personnage qu’il n’est plus nécessaire de présenter, Margot Robbie devrait également produire Barbie par le biais de sa société LuckyChap Entertainment. Après avoir marqué les esprits grâce à ses rôles dans Le Loup de Wall Street, Tarzan, Suicide Squad et Moi, Tonya, Margot Robbie a fait sensation plus tôt cette année dans Marie Stuart, Reine d’Ecosse. Cet été, on pourra à nouveau la retrouver aux côtés de Leonardo DiCaprio dans Once Upon a Time in Hollywood de Quentin Tarantino.

Après avoir écrit le scénario de l’hilarante comédie dramatique Frances Ha de son mari, Greta Gerwig s’est véritablement fait un nom à Hollywood avec Mistress America et Lady Bird (5 nominations aux Oscars 2018) qu’elle a également réalisé. L’année prochaine, elle marquera à nouveau l’awards season avec Little Women, l’adaptation des Quatre Filles du docteur March dans lequel elle a réuni Laura Dern, Saoirse Ronan, Emma Watson, Eliza Scanlen, Florence Pugh, Timothée Chalamet, James Norton, Louis Garrel mais également Meryl Streep. Le film est attendu pour le 8 janvier 2020 dans les salles obscures.

De son côté, Noah Baumbach devrait faire les gros titres cet automne au moment de dévoiler son nouveau film sur Netflix. Toujours sans titre, le film du réalisateur de The Meyerowitz Stories est pourtant porté par Adam Driver et Scarlett Johansson.

Austin Butler incarnera Elvis Presley dans le biopic de Baz Luhrmann

Posté par wyzman, le 15 juillet 2019

Deadline révèle aujourd’hui que le réalisateur de Moulin Rouge a enfin trouvé l’acteur qui tiendra le rôle principal de son biopic encore sans titre sur le King Elvis Presley.

Le rôle de toute une vie

D’après les informations du média américain, le réalisateur Baz Luhrmann a choisi de confier le premier rôle de son nouveau projet à Austin Butler. L’acteur américain de 27 ans s’est fait connaître en incarnant le love interest de la jeune Carrie Bradshaw dans The Carrie Diaries, la série prequel de Sex and the City. Par la suite, on l’a vu dans 3 épisodes d’Arrow avant qu’il ne devienne la star de la série fantastique Les Chroniques de Shannara. Avant de donner la réplique à Brad Pitt et Leonardo DiCaprio dans Once Upon a Time in Hollywood de Quentin Tarantino, Austin Butler a fait une apparition dans The Dead Don’t Die de Jim Jarmusch et participé à Yoga Hosers de Kevin Smith.

L’an dernier, il a fait ses débuts à Broadway dans la pièce Le marchand de glace est passé d’Eugene O’Neill revisitée par George C. Wolfe. Méconnu du grand public, Austin Butler fait régulièrement la Une des tabloïds en raison de sa relation amoureuse avec Vanessa Hudgens (Spring Breakers, Sucker Punch). Le biopic d’Elvis Presley doit marquer un tournant dans sa carrière. Pour le rôle, d’autres acteurs plus populaires ont également fait un essai : Ansel Elgort, Miles Teller, Harry Styles, etc.

Un réalisateur aux anges

Tourné au début de l’année prochaine en Australie, le biopic en question s’intéressera à l’ascension du chanteur, passé d’artiste pauvre à icône mondiale. Son parcours sera raconté à travers le prisme de sa relation tumultueuse avec son manager, le « Colonel » Tom Parker, sur deux décennies. Le « Colonel » sera pour l'occasion joué par Tom Hanks. Le scénario sera co-écrit par Baz Luhrmann et son collaborateur de longue date Craig Pearce. Warner Bros. distribuera le film dans le monde entier.

Concernant le choix d’Austin Butler, Baz Luhrmann n’a pas caché sa joie d’avoir trouvé un tel acteur aux multiples talents. Dans son communiqué officiel, le réalisateur de Roméo + Juliette et Gatsby le Magnifique explique : "Je savais que je ne pourrais pas faire ce film si le casting n'était pas tout à fait correct, et nous avons cherché un acteur capable d'évoquer le mouvement naturel et singulier et les qualités vocales de cette star hors pair, mais aussi la vulnérabilité intérieure de l'artiste."

"Tout au long du processus de casting, ce fut un honneur pour moi de rencontrer une telle diversité de talents. J'avais entendu parler d'Austin Butler dans son rôle de premier plan face à Denzel Washington dans Le marchand de glace est passé à Broadway, et après des testés caméra et musique poussés, je savais sans équivoque que j'avais trouvé quelqu'un qui pouvait incarner l'esprit de l'une des figures musicales les plus iconiques du monde" conclut Baz Luhrmann.

Selon les informations de Variety, le biopic sera visible dans les salles obscures américaines en octobre 2021 avec un tournage au début de l'année 2020 pour ne pas compromettre la participation de Tom Hanks.

Sherlock Holmes : deux films en préparation

Posté par vincy, le 13 juillet 2019

Sherlock Holmes continue d'être l'un des héros littéraires qui passionnent le plus les studios hollywoodiens. Sherlock Holmes 3, avec Robert Downey Jr qui va reprendre le costume du détective, est sur les rails. On sait désormais que Dexter Fletcher (Rocketman) réalisera le troisième opus de la franchise initiée par Guy Ritchie (Sherlock Holmes en 2009 ; Sherlock Holmes: Jeu d'ombres en 2011). Le premier avait récolté 524M$ dans le monde, et sa suite avait empoché 545M$ dans le monde.

Jude Law devrait être de nouveau le Professeur Watson. Le scénario est écrit par Chris Brancato (la série "Narcos").

Warner Bros prévoit de sortir le film en décembre 2021, dix ans après le précédent. Il faut dire que le projet a longtemps été repoussé pour cause de planning surchargé de l'acteur qui incarnait jusqu'à récemment Iron Man.

Un autre Sherlock Holmes est en préparation, mais cette fois-ci ce ne sont pas les romans d'Arthur Conan Doyle qui en sont l'inspiration. Enola Holmes est l'adaptation de la série de livres jeunesse de Nancy Springer autour de la jeune sœur de Sherlock.

Celui-ci sera incarné par Henry Cavill. Millie Bobby Brown (Stranger Things) interprètera Enola, investigatrice intrépide, et Henela Bonham-Carter la mère de la tribu.

Le film sera réalisé par Harry Bradbeer (la série "Fleabag") et écrit par Jack Thorne (la série "Skins"). Le tournage doit débuter cet été pour une sortie en 2020.

250M$ de budget pour le nouveau film de Christopher Nolan

Posté par vincy, le 22 juin 2019

C'est un pari risqué. Alors que les budgets mastodontes sont réservés aux franchises Marvel, Star Wars et Avatar (désormais toutes chez Disney), c'est un film dramatique, écrit par son réalisateur, qui se voit confier un budget de production de 250M$ selon World of Reel. D'autres sources mentionnent un devis aux alentours de 225M$. Autant dire que Christopher Nolan a toute la confiance de Warner Bros, qui fait du cinéaste une franchise en soi, une marque, à l'instar de ce que le studio pratique avec Clint Eastwood.

Christopher Nolan double presque l'énorme budget qu'il avait eu pour son précédent film, Dunkerque (165M$, ce qui était considérable, déjà, pour un film de guerre) ou Inception (autour de 160m$). Tenet sera donc au même tarif que The Dark Knight Rises. Il sera plus coûteux qu'Avatar et beaucoup moins que le dernier Avengers qui, hors marketing, avait coûté 360M$, ou que Pirates des Caraïbes 4 : La fontaine de jouvence qui bat tous les records de notre époque avec plus de 400M$.

Le risque est cependant mesuré puisque les 5 derniers films du cinéastes ont rapporté entre 500 millions et un milliard de dollars de recettes dans le monde.

Tenet, film d'espionnage mondialisé (dans la ligné d'Inception côté ambitions soit un blockbuster d'action qui cherche l'épate) a débuté ses prises de vues il y a quelques semaines. Le tournage est prévu dans sept pays, dont l'Estonie. On sait aussi que la musique ne sera pas signée Hans Zimmer pour une fois, mais Ludwig Göransson (Black Panther).

Robert Pattinson (ironiquement le nouveau Batman de la Warner Bros), John David Washington (Blackkklansman), Elizabeth Debicki sont entourés de Kenneth Branagh, Michael Caine, Aaron Taylor-Johnson, Clémence Poésy et la star indienne Dimple Kapadia au générique d'un film dont le pitch est gardé secret.

La sortie est calée en France pour le 22 juillet 2020.

Clint Eastwood enrôle Paul Walter Hauser, Sam Rockwell et Kathy Bates

Posté par vincy, le 16 juin 2019

Clint Eastwood a trouvé son prochain film avec The Ballad of Richard Jewell. Le cinéaste américain continue son exploration des héros contemporains américains tout en poursuivant son tableau des menaces qui frappent le pays. Richard Jewell est un gardien de la sécurité qui a découvert un sac-à-dos abandonné suspect (à juste titre puisqu'il contenait une bombe), avant qu'un journal le qualifie de suspect possible de l'attaque terroriste des Jeux Olympiques d'Atlanta en 1996. De héros (qui a sauvé des centaines de vies) à suspect (le plus haï d'Amérique à ce moment là), sa vie a été bouleversée en quelques heures. Il fut disculpé trois mois plus tard, sans jamais recevoir de compensations. Sa réputation fut définitivement ruinée et il tomba malade, jusqu'àêtre atteint d'une attaque cardiaque en 2007, à l'âge de 44 ans.

A l'origine Leonardo DiCaprio et Jonah Hill étaient rattachés à ce projet qui date d'il y a 5 ans. DiCaprio en reste l'un des producteurs. Le scénario est signé de Billy Ray (Captain Phillips), à partir d'un article publié dans Vanity Fair.

Finalement, c'est Paul Walter Hauser (Moi, Tonya, Blackkklansman) qui incarnera Jewell. Kathy Bates (Misery, Titanic) interprètera sa mère et Sam Rockwell (3 Billboards, Vice) qui sera son avocat.

[Mise à jour: Olivia Wilde et Jon Hamm rejoignent aussi le casting: L'actrice interprètera la reporter Kathy Scruggs, qui a couvert les événements, tandis que le comédien sera un agent du FBI qui enquête sur l'attentat.]

Longtemps dans les mains de Fox-Disney, le projet vient aussi de migrer vers Warner Bros, le studio historique des films de Clint Eastwood. Warner va reprendre les droits de distribution du film. Au milieu de ce jeu hollywoodien, il y a Alan Horn, ancien patron du cinéma de la Warner qui est désormais chef des studios Disney. Horn espérait qu'Eastwood lâche sa "maison". Il n'en est rien. C'est plutôt, semble-t-il, la Fox qui ne sait pas encore quoi faire au sein de Disney.

Le studio, malgré le carton de Bohemian Rhapsody, a subit un semi échec avec Alita : Battle Angel et de lourdes pertes avec X-Men Dark Phoenix. Hormis Avatar (dorénavant intégré à l'agenda Disney) et Deadpool (qui va être intégré à l'univers Marvel), il n'a plus qu'une franchise, Kingsman. Il lui reste pour l'instant des drames à gros budgets dans son "line-up" qui est assez vide au-delà de 2020:  Ad Astra, Ford v Ferrari, Mort sur le Nil et le West Side Story de Steven Spielberg.

The Batman : Robert Pattinson choisi par Warner Bros. et Matt Reeves dans le rôle-titre ?

Posté par wyzman, le 17 mai 2019

A 33 ans, l'acteur révélé au grand public dans la saga Twilight vient peut-être de décrocher son plus grand rôle. C'est en tout cas ce que laisse entendre Variety qui a révélé il y a quelques minutes seulement que Robert Pattinson incarnera Bruce Wayne dans The Batman, le film de Matt Reeves attendu dans les salles américaines pour le 25 juin 2021. Le média américain révèle en outre que bien Warner Bros. a refusé de commenter la nouvelle mais que celui qui présentera prochainement The Lighthouse de Robert Eggers au Festival de Cannes est le premier choix du studio et qu'un accord devrait être conclu sous peu.

Mais ce n'est pas tout puisque Variety annonce en outre que la pré-production doit commencer cet été tandis que le tournage pourrait débuter à la fin de l'année ou début 2020. Et il faut dire que le programme de Robert Pattinson est des plus chargés. En effet, il sera prochainement à l'affiche d'un film également produit par Warner Bros. aux côtés de John David Washington (BlackKklansman) et dont la sortie est prévue pour le 17 juillet 2020 mais dont le nom demeure inconnu.

Pour rappel, Matt Reeves s'est fait connaître en réalisant les deux derniers volets de la trilogie La Planète des Singes. Longtemps annoncé dans le rôle-titre (comme c'était le cas dans Batman v Superman et Justice League), Ben Affleck a raccroché les crampons à la demande de Warner Bros. début 2017, pour permettre à Matt Reeves de choisir un Bruce Wayne plus approprié à sa vision du justicier masqué. Robert Pattinson aurait ainsi été choisi alors même que Matt Reeves continue de peaufiner la version finale du scénario — un travail titanesque entrepris après les vives critiques de Batman v Superman. Si l'on en croit The Hollywood Reporter, la short-list de Matt Reeves inclut toujours Armie Hammer, Nicholas Hoult et Aaron Taylor-Johnson.

Netflix gonfle les salaires des stars d’Hollywood

Posté par wyzman, le 2 mai 2019

Le très sérieux magazine Variety a dévoilé les cachets de certaines des plus grandes stars américaines dans un long exposé.

Gros cachet, zéro avantage

Désormais incontournable, Netflix ne lésine pas sur les sommes qu’il offre aux grosses stars qu’il débauche. Ainsi, Ryan Murphy aurait touché 300 millions de dollars au moment de signer un contrat d’exclusivité, Shonda Rhimes aurait signé un contrat de 100 millions de dollars s’étalant sur plusieurs années, Beyoncé aurait touché 60 millions d dollars pour son documentaire Homecoming et deux autres projets et personne n’ose imaginer ce qui a été proposé au couple Obama pour ses documentaire et série politique à venir.

Dans un tel contexte, les grands studios américains tentent de suivre le rythme sans pour autant prendre davantage de risques que par le passé. Si les sommes offertes par Netflix peuvent sembler insensées, précisons que celles-ci n’impliquent aucun avantage. Eh oui, pour un film Netflix, le salaire reste le même peu importe le nombre de personnes qui regardent le programme en question. En d’autres termes, le géant du streaming n’étant pas distribué à grande échelle dans des salles de cinéma, les acteurs, scénaristes et réalisateurs peuvent difficilement négocier un quelconque pourcentage sur les recettes du projet en question. Pour rappel, les revenus de Netflix viennent exclusivement de ses abonnements.

Voilà pourquoi il n’est pas surprenant de voir que Ryan Reynolds a reçu pas moins de 27 millions de dollars pour jouer le film Six Underground de Michael Bay pour Netflix. De son côté, Will Smith devrait se voir offrir pas moins de 35 millions de dollars pour Bright 2, la suite du film réalisé par David Ayer pour la plateforme et pourtant descendu par la critique. Si les années précédentes Martin Lawrence et Will Smith ont pu recevoir jusqu’à 20 millions de dollars par film, le premier a accepté de baisser drastiquement son cachet (sans les recettes annexes) afin de permettre à Bad Boys for Life de se faire. Ainsi, Martin Lawrence devrait toucher 6 millions de dollars quand le toujours incontournable Will Smith a rempilé pour 17 millions de dollars !

Petit cachet pour gros réalisateur

Le dernier enseignement du grand exposé de Variety est sans doute le plus important : les grandes stars hollywoodiennes n’ont plus peur de se mettre "au régime" afin d’avoir la chance de tourner pour de grands réalisateurs. Oscarisée et ultra branchée, Lupita Nyong’o aurait gagné moins d'un million de dollars pour Us de Jordan Peele, se rattrapant avec la vidéo à la demande et les recettes à l'étranger. De son côté, Ansel Elgort n’a demandé que 5 millions de dollars afin de ne pas compromettre le West Side Story de Steven Spielberg. Enfin, Leonardo DiCaprio et Brad Pitt ont divisé leur cachet respectif par deux (10 millions de dollars) afin de se retrouver dans Il était une fois Hollywood de Quentin Tarantino.

Cela étant, d’autres acteurs n’ont pas à se priver. Désormais omniprésent grâce aux franchises Fast and Furious et Jumanji ainsi que les blockbusters qu’il est le seul à pouvoir porter (San Andreas, Rampage, Skyscraper), Dwayne Johnson demeure l’un des rares à pouvoir demander 20 millions de dollars à un studio sans crainte. Après 11 années de bonnes loyaux services chez Marvel, Robert Downey Jr. peut exiger la même somme peu importe le projet - même Le Voyage de Docteur Dolittle attendu pour le 29 janvier 2020. Enfin, après avoir été éclipsée par ses collègues masculin dans Batman v Superman : L’Aube de la justice et le carton de Wonder Woman, personne ne sera surpris d’apprendre que Gal Gadot touchera 10 millions de dollars pour Wonder Woman 1984.

27M$Ryan Reynolds pour Six Underground (Netflix)
20M$Dwayne Johnson pour Fast & Furious : Hobbs & Shaw (Universal)
20M$Robert Downey Jr. pour Le Voyage de Docteur Dolittle (Universal)
17M$Will Smith pour Bad Boys for Life (Sony)
13M$Jason Statham pour Fast & Furious : Hobbs & Shaw (Universal)
12-14M$Tom Cruise pour Top Gun : Maverick (Paramount)
12-13M$Emily Blunt pour Sans un bruit 2 (Paramount)
10M$Brad Pitt pour Il était une fois Hollywood (Sony)
10M$Gal Gadot pour Wonder Woman 1984 (Warner Bros.)
10M$Leonardo DiCaprio pour Il était une fois Hollywood (Sony)
9-10M$Margot Robbie pour Birds Of Prey (Warner Bros., également productrice)
8M$Idris Elba pour Fast & Furious : Hobbs & Shaw (Universal)
8M$Ben Affleck pour Triple Frontière (Netflix)
7M$Kristen Stewart pour Charlie’s Angels (Sony)
6M$Martin Lawrence pour Bad Boys for Life (Sony)
4.5M$Joaquin Phoenix pour Joker (Warner Bros.)
2.5M$Jessica Chastain pour Ça 2 (Warner Bros.)