The Batman : Robert Pattinson choisi par Warner Bros. et Matt Reeves dans le rôle-titre ?

Posté par wyzman, le 17 mai 2019

A 33 ans, l'acteur révélé au grand public dans la saga Twilight vient peut-être de décrocher son plus grand rôle. C'est en tout cas ce que laisse entendre Variety qui a révélé il y a quelques minutes seulement que Robert Pattinson incarnera Bruce Wayne dans The Batman, le film de Matt Reeves attendu dans les salles américaines pour le 25 juin 2021. Le média américain révèle en outre que bien Warner Bros. a refusé de commenter la nouvelle mais que celui qui présentera prochainement The Lighthouse de Robert Eggers au Festival de Cannes est le premier choix du studio et qu'un accord devrait être conclu sous peu.

Mais ce n'est pas tout puisque Variety annonce en outre que la pré-production doit commencer cet été tandis que le tournage pourrait débuter à la fin de l'année ou début 2020. Et il faut dire que le programme de Robert Pattinson est des plus chargés. En effet, il sera prochainement à l'affiche d'un film également produit par Warner Bros. aux côtés de John David Washington (BlackKklansman) et dont la sortie est prévue pour le 17 juillet 2020 mais dont le nom demeure inconnu.

Pour rappel, Matt Reeves s'est fait connaître en réalisant les deux derniers volets de la trilogie La Planète des Singes. Longtemps annoncé dans le rôle-titre (comme c'était le cas dans Batman v Superman et Justice League), Ben Affleck a raccroché les crampons à la demande de Warner Bros. début 2017, pour permettre à Matt Reeves de choisir un Bruce Wayne plus approprié à sa vision du justicier masqué. Robert Pattinson aurait ainsi été choisi alors même que Matt Reeves continue de peaufiner la version finale du scénario — un travail titanesque entrepris après les vives critiques de Batman v Superman. Si l'on en croit The Hollywood Reporter, la short-list de Matt Reeves inclut toujours Armie Hammer, Nicholas Hoult et Aaron Taylor-Johnson.

Netflix gonfle les salaires des stars d’Hollywood

Posté par wyzman, le 2 mai 2019

Le très sérieux magazine Variety a dévoilé les cachets de certaines des plus grandes stars américaines dans un long exposé.

Gros cachet, zéro avantage

Désormais incontournable, Netflix ne lésine pas sur les sommes qu’il offre aux grosses stars qu’il débauche. Ainsi, Ryan Murphy aurait touché 300 millions de dollars au moment de signer un contrat d’exclusivité, Shonda Rhimes aurait signé un contrat de 100 millions de dollars s’étalant sur plusieurs années, Beyoncé aurait touché 60 millions d dollars pour son documentaire Homecoming et deux autres projets et personne n’ose imaginer ce qui a été proposé au couple Obama pour ses documentaire et série politique à venir.

Dans un tel contexte, les grands studios américains tentent de suivre le rythme sans pour autant prendre davantage de risques que par le passé. Si les sommes offertes par Netflix peuvent sembler insensées, précisons que celles-ci n’impliquent aucun avantage. Eh oui, pour un film Netflix, le salaire reste le même peu importe le nombre de personnes qui regardent le programme en question. En d’autres termes, le géant du streaming n’étant pas distribué à grande échelle dans des salles de cinéma, les acteurs, scénaristes et réalisateurs peuvent difficilement négocier un quelconque pourcentage sur les recettes du projet en question. Pour rappel, les revenus de Netflix viennent exclusivement de ses abonnements.

Voilà pourquoi il n’est pas surprenant de voir que Ryan Reynolds a reçu pas moins de 27 millions de dollars pour jouer le film Six Underground de Michael Bay pour Netflix. De son côté, Will Smith devrait se voir offrir pas moins de 35 millions de dollars pour Bright 2, la suite du film réalisé par David Ayer pour la plateforme et pourtant descendu par la critique. Si les années précédentes Martin Lawrence et Will Smith ont pu recevoir jusqu’à 20 millions de dollars par film, le premier a accepté de baisser drastiquement son cachet (sans les recettes annexes) afin de permettre à Bad Boys for Life de se faire. Ainsi, Martin Lawrence devrait toucher 6 millions de dollars quand le toujours incontournable Will Smith a rempilé pour 17 millions de dollars !

Petit cachet pour gros réalisateur

Le dernier enseignement du grand exposé de Variety est sans doute le plus important : les grandes stars hollywoodiennes n’ont plus peur de se mettre "au régime" afin d’avoir la chance de tourner pour de grands réalisateurs. Oscarisée et ultra branchée, Lupita Nyong’o aurait gagné moins d'un million de dollars pour Us de Jordan Peele, se rattrapant avec la vidéo à la demande et les recettes à l'étranger. De son côté, Ansel Elgort n’a demandé que 5 millions de dollars afin de ne pas compromettre le West Side Story de Steven Spielberg. Enfin, Leonardo DiCaprio et Brad Pitt ont divisé leur cachet respectif par deux (10 millions de dollars) afin de se retrouver dans Il était une fois Hollywood de Quentin Tarantino.

Cela étant, d’autres acteurs n’ont pas à se priver. Désormais omniprésent grâce aux franchises Fast and Furious et Jumanji ainsi que les blockbusters qu’il est le seul à pouvoir porter (San Andreas, Rampage, Skyscraper), Dwayne Johnson demeure l’un des rares à pouvoir demander 20 millions de dollars à un studio sans crainte. Après 11 années de bonnes loyaux services chez Marvel, Robert Downey Jr. peut exiger la même somme peu importe le projet - même Le Voyage de Docteur Dolittle attendu pour le 29 janvier 2020. Enfin, après avoir été éclipsée par ses collègues masculin dans Batman v Superman : L’Aube de la justice et le carton de Wonder Woman, personne ne sera surpris d’apprendre que Gal Gadot touchera 10 millions de dollars pour Wonder Woman 1984.

27M$Ryan Reynolds pour Six Underground (Netflix)
20M$Dwayne Johnson pour Fast & Furious : Hobbs & Shaw (Universal)
20M$Robert Downey Jr. pour Le Voyage de Docteur Dolittle (Universal)
17M$Will Smith pour Bad Boys for Life (Sony)
13M$Jason Statham pour Fast & Furious : Hobbs & Shaw (Universal)
12-14M$Tom Cruise pour Top Gun : Maverick (Paramount)
12-13M$Emily Blunt pour Sans un bruit 2 (Paramount)
10M$Brad Pitt pour Il était une fois Hollywood (Sony)
10M$Gal Gadot pour Wonder Woman 1984 (Warner Bros.)
10M$Leonardo DiCaprio pour Il était une fois Hollywood (Sony)
9-10M$Margot Robbie pour Birds Of Prey (Warner Bros., également productrice)
8M$Idris Elba pour Fast & Furious : Hobbs & Shaw (Universal)
8M$Ben Affleck pour Triple Frontière (Netflix)
7M$Kristen Stewart pour Charlie’s Angels (Sony)
6M$Martin Lawrence pour Bad Boys for Life (Sony)
4.5M$Joaquin Phoenix pour Joker (Warner Bros.)
2.5M$Jessica Chastain pour Ça 2 (Warner Bros.)

Edge of Tomorrow : Warner Bros. développe officiellement la suite du film de Doug Liman

Posté par wyzman, le 2 mars 2019

Si l'on en croit les informations de Deadline, le distributeur américain Warner Bros. devrait parvenir à réunir Tom Cruise, Emily Blunt et Doug Liman pour ce nouvel opus.

Blockbuster sous coté

D'après le webzine américain, Warner Bros. développe une suite d'Edge of Tomorrow. Le film sorti durant l'été 2014 se verrait doté d'une nouvelle équipe artistique bien qu'il soit prévu de faire revenir les valeurs sûrs du premier volet, à savoir les deux acteurs principaux et le réalisateur de renom qui ont permis à ce film de science-fiction d'amasser plus de 370 millions de dollars dans le monde.

Après avoir présenté un nouveau pitch, Matthew Robinson (The Invention Of Lying) aurait été engagé pour rédiger le scénario de cette suite. Produit par Erwin Stoff, Tom Lassally et Masi Oka, sans oublier Hisashi Sasaki, Edge of Tomorrow 2 semble d'ores et déjà sur la bonne voie puisque Tom Cruise et Emily Blunt ne sont pas contre l'idée de rempiler dans les rôles de William "Bill" Cage et Rita Rose Vrataski. Ils attendraient d'avoir lu le script avant de prendre une décision. Ce qui ne saurait tarder puisque ce dernier sera supervisé par Doug Liman lui-même.

Cela fait plusieurs années qu'il se murmure ici et là qu'une suite est en développement. Mais il aura fallu attendre l'arrivée de Matthew Robinson sur le projet pour que celui-ci démarre vraiment. Comme le rappelle justement Deadline, bien que peu aidée par son titre très canonique, la suite d'Edge of Tomorrow pourrait faire un véritable carton. Le premier film de Doug Liman est en effet disponible sur Netflix depuis quelques mois et a su trouver un nouveau public.

Quant à ses acteurs, ils n'en finissent plus de remplir les salles obscures. L'été dernier, Tom Cruise a généré 791 millions de dollars de recettes mondiales dans Mission : Impossible - Fallout tandis qu'Emily Blunt a récemment fait un malheur dans Sans un bruit (340M$ de recettes mondiales) et Le Retour de Mary Poppins (345M$ de recettes mondiales). De son côté, après Edge of Tomorrow, Doug Liman a malheureusement fait les gros titres en raison des échecs commerciaux de The Wall (4M$ amassés) et Barry Seal: American Traffic, l'un des plus mauvais scores au box-office de Tom Cruise !

3 raisons d’aller voir « La grande aventure Lego 2″

Posté par vincy, le 20 février 2019

Le pitch: Alors que les habitants de Bricksburg coulent des jours heureux depuis cinq ans, une nouvelle et terrible menace se profile à l'horizon : des envahisseurs Lego Duplo venus des confins de l'espace détruisent tout sur leur passage !
Pour vaincre ces redoutables ennemis et rétablir la paix dans l'univers Lego, Emmet, Lucy, Batman et leurs amis devront explorer des mondes lointains et inconnus. Car, ils comprennent vite que ce qui est en jeu c'est leur survi.! L'Armamangeddon menace de les faire disparaître!

Retour vers le sur-moi. Un succès surprise (et un film jubilatoire) en 2014 a conduit la Warner à multiplier les aventures des Legos.: Lego Batman, le film il y a deux ans, puis, six mois plus tard, Lego Ninjago, le film. De quoi surexploiter le filon et assécher la franchise avant même qu'elle ne commence. Cette suite de la première aventure décide de s'amuser, sans profiter de l'effet de surprise du premier épisode, sur de nouveaux terrains de jeu. Cinq ans plus tard, les héros ont grandi, à l'exception d'Emmett, ce gilet orange naïf et sensible. Aussi, quand il est confronté à son propre moi dans le futur, viril et sarcastique, La grande aventure Lego 2, n'est plus seulement un film sur la construction de sa relation avec Lucy, ou le sauvetage de ses amis en territoire hostile, mais bien le questionnement sur le modèle d'adulte que l'on suit, les reniements que nous sommes prêts à faire, la capacité à conserver son vrai moi tout en développant comme il faut son ego. La grande aventure Lego 2 a ce mérite: déconstruire le héros hollywoodien de blockbuster, en préférant le gentil au grand cœur Emmett au beau mâle sans cœur Rex.

"J'étais enfin apprécié" (Green Lantern)

Etude de genres. On ne change pas une formule qui gagne. Les influences et références sont dans quasiment chacun des plans de cette épopée dans la galaxie des Duplo. De Mad Max : Fury Road à Retour vers le futur, des dinos de Jurassic Park à Star Wars,dDe Terminator à Alien, de la SF aux vampires, tout y passe, même la comédie musicale (en dose un peu trop importante, avouons-le, mais cette "pop" participe au cauchemar) et le Magicien d'Oz. On croise même Bruce Willis (époque Die Hard), Marie Curie et Ruth Bader Ginsburg. Il faut vendre ces briques qui peuvent tout faire: des machines à la Transformers comme des mashups de culture populaire, entre un monde post-apocalyptique et celui plus girlie. DC Comics (d'Aquaman à Green Lantern) a quand même la belle part du gâteau (notamment parce que Batman conserve un rôle central et aussi parce que "Marvel ne répond pas à nos appels"). Dans ce film, les Lego (et les Duplo) veulent prouver qu'ils sont unisexes, un jeu fédérateur idéal pour les garçons et les filles, pour les pré-ados comme pour les plus jeunes.

"On vient de la planète Duplo et on vient pour vous détruire!"

Une affaire de famille. Car, à l'instar d'Emmett, les deux joueurs de Lego doivent grandir et chercher ce qu'ils veulent être. Un grand frère ne veut pas jouer avec sa petit sœur. Lui réalise des imbrications évaluées, des mondes fantastiques. Rejetée par son aîné, la gamine invente un univers parallèle très (trop) coloré, peuplé de Lego volés et domptés. Ce qui est en jeu se situe non plus au sous-sol de la maison mais dans la chambre de la gamine. A se disputer tout le temps, les deux enfants sont menacés par les représailles maternelles: en cas de mésentente et de guéguerres, tous les jouets iront dans des boîtes, à jamais. Cela rappelle Toy Story; la péremption des jeux d'enfance. Les Lego et Duplo ont peur qu'on les oublie, victimes d'un conflit qui les dépasse. Cette trame (en prises de vues réelles), qui se concentre en quelques scènes, n'est pas inutile. D'une part il flatte la capacité d'imaginer à partir de jouets physiques (une brique dans le pieds est une souffrance réelle). D'autre part, il rend rationnel ce délire de briques en plastique. Le scénario est classique, le pitch simple. C'est l'aspect sérieux d'un film qui se moque de tout, sauf de la famille, qu'elle soit humaine ou en plastique.

Denis Villeneuve s’offre un Dune hollywoodien

Posté par vincy, le 19 février 2019

Les nouvelles sur le tournage de Dune se sont enchaînées ces derniers jours. Le projet ambitieux de Denis Villeneuve a complété son casting dans un premier temps. Autour de Timothée Chalamet, on retrouvera donc Javier Bardem, Rebecca Ferguson, Stellan Skarsgard, Dave Bautista, Charlotte Rampling, Josh Brolin, Oscar Isaac, Jason Momoa et Zendaya.

Le héros d'Aquaman, Jason Momoa, sera le bras droit du père de Chalamet (Paul Atreides), incarné par Oscar Isaac. Brolin sera le maître d'armes de Chalamet. Le héros tombera amoureux du personnage joué par Zendaya. Tandis que Bardem est prévu pour le rôle du chef de la tribu qui aidera le jeune homme dans son épopée contre le vilain, le Baron Harkonnen, interprété par Skarsgard.

Le scénario est co-écrit par Denis Villeneuve, Eric Roth et Jon Spaihts. Le tournage doit commencer au printemps. La sortie est calée par Warner Bros pour le 20 novembre 2020.

Adapté du roman de Frank Herbert, le film se déroule dans 8000 ans. Sur la planète Caladan, le duc Leto Atréides er sa concubine dame Jessica, doivent donner naissance à une fille au nom d'un programme génétique. Mais c'est un fils, Paul, qui arrive. Des années plus tard, une guerre s'engage pour contrôle la planète désertique d'Arrakis. L'Empereur Shaddam IV ordonne au duc d'occuper ce fief et lui confie la gestion de la planète Dune, contrôlée par la Maison Harkonnen. L'Empereur veut en fait détruire les Atréides à travers ce complot. Paul Atreides doit fuire dans le désert et va mener la rébellion.

Dune a déjà été réalisé par David Lynch en 1984, avec Kyle MacLachlan, Virginia Madsen, Patrick Stewart, Linda Hunt, Sting et Mac von Sydow. Le film avait été un échec commercial.

Mel Gibson s’empare de La horde sauvage

Posté par vincy, le 25 septembre 2018

Mel Gibson va écrire et réaliser le remake du classique de Sam Peckinpah, Wild Bunch, en français La horde sauvage (1969). Bryan Bagby co-scénarisera le film. Pour la Warner c'est un vieux serpent de mer, puisque le studio cherche à produire une nouvelle version depuis des années.

Selon la presse professionnelle américaine, Gibson va mener de front ce projet avec celui, déjà annoncé, sur la seconde guerre mondiale, Destroyer, avec Mark Wahlberg en tête d'affiche. Il cherche encore des financements. Mel Gibson était revenu derrière la caméra en 2016, dix ans après son précédent film, avec Tu ne tueras point (Hacksaw Ridge), 6 fois nommé à l'Oscar (dont film, réalisateur et acteur) et deux fois primé. Le film avait rapporté 175M$ dans le monde.

La horde sauvage est l'histoire d'une bande de bandits dans un monde qui change. Le western très violent, très découpé, a été considéré comme novateur à l'époque. Avec un casting de stars, qui comprenait William Holden, Ernest Borgnine, Robert Ryan, Edmond O'Brien, Warren Oates, et dans un second-rôle Alfonso Arau, le film avait subit les foudres de la censure et l'incompréhension de critiques peu habitués à des scènes de carnage. Le film sera néanmoins rentable aux Etats-Unis (19e recette de l'année)  et séduira en France 1,8 million de spectateurs. Film culte et passionnel, La Horde sauvage reçoit quand même une nomination à la Directors Guild of America, deux nominations aux Oscars et devient rapidement l'un des 100 films du siècle de l'American Film Intitute (et le 6e meilleur western de l'histoire en 2008).

Weinstein Company, Disney-Fox, ATT-Warner: Hollywood dans un chamboule-tout

Posté par vincy, le 31 juillet 2018

Ça bouge à Hollywood. Les studios changent de mains.

La Weinstein Company (TWC) a finalement été cédée après des mois de rebondissements et tergiversations. La société d'investissement Lantern Capital (hôtellerie, industrie) a mis la main sur la boîte d'Harvey Weinstein pour 289 millions de $, soit beaucoup moins que prévu. Bob Weinstein, ainsi que quatre des cinq membres du conseil d'administration ont démissionné. 20 employés sont partis. Il n'en reste plus qu'une quarantaine.

Il reste cependant pas mal de problèmes à régler: des films déjà tournés qui n'ont pas encore trouvé de nouveaux distributeurs, des films en développement, dont les droits ont donc été achetés par TWC, qui sont suspendus et autant de stars (Quentin Tarantino, Meryl Streep ou George Clooney entre autres) lésées qui réclamaient leur dû.

Le principal écueil reste le dédommagement des victimes d'Harvey Weinstein et la responsabilité des cadres éventuellement complices.

>> Lire aussi: 500M$ pour la reprise de The Weinstein Company

C'est d'ailleurs ce point qui a retardé longuement la transaction. Le bureau du procureur de l'Etat de New York avait bloqué une première tentative de rachat car il jugeait insuffisantes les dispositions pour indemniser les victimes présumées. Harvey Weinstein a été inculpé à New York pour des agressions sexuelles, y compris un viol, sur trois femmes différentes.

Reste que Lantern met la main sur un catalogue prestigieux de près de 280 films.

Les actionnaires de 21st Century Fox ont approuvé l’acquisition des actifs de la Fox par Disney pour 71 Milliards de $.

Après des semaines de guerre de communiqués et de pression sur les marchés, c'est bien le groupe Disney qui va mettre la main sur 21st Century Fox, qui comprend les studios de cinéma 20th Century Fox, la chaîne de télévision National Geographic et la participation de Fox dans le service de streaming Hulu, pour 71 milliards de dollars. La fusion devrait être actée début 2019, donnant naissance au plus gros studio américain (les deux réunis représentent par exemple 46% du box office depuis le début de l'année, transformant les autres en nains).

>> Lire aussi: Disney avale la Fox: c’est la souris qui mange le renard

Annoncé depuis décembre, ce rapprochement n'a pas été si facile. Le groupe Comcast (NBC et Universal) a voulu surenchérir sur Disney, avant de renoncer pour se concentrer sur un autre actif du groupe 21st Century Fox, la chaîne TV Sky. La famille Murdoch, actionnaire de la Fox, conserve Fox News, le Wall Street Journal et l'agence DowJones.

Avec ce rachat, Disney espère pouvoir rivaliser avec Apple, Amazon, Facebook, Google et Netflix qui se lancent tous dans l'entertainment et l'information, avec en bonus les données personnelles de leurs utilisateurs, affinant ainsi leur marketing en fonction de leurs goûts.

L'opération a reçu un feu vert sous condition des autorités américaines de la concurrence. La justice américaine a en effet demandé au groupe Disney de vendre les 22 chaînes sportives de la Fox "de façon à préserver la concurrence et éviter une hausse des tarifs", et ce "dans les trois mois suivant le rachat."

Pendant ce temps là, AT&T, leader des télécoms aux USA, a acquis le groupe Time Warner, rebaptisé Warner Media. Le 12 juin un juge à accordé son feu vert à la fusion entre les deux groupes, rejetant ainsi tous les arguments des autorités de la concurrence. C'est d'ailleurs à partir de ce jugement que Comcast avait décidé de tenter sa chance sur la Fox.

Tout remonte à octobre 2016, quand AT&T annonce son intention d'acquérir Time Warner pour 85 milliards de $. En Novembre 2017, le ministère de la Justice des États-Unis annonce son intention d'entamer une procédure en justice pour bloquer la fusion. La décision du 12 juin dernier a rebattu les cartes, même si le ministère de la Justice a décidé de faire appel. Il faut dire que dans le lot du groupe Warner, il y a CNN, premier média opposant à l'administration Trump. Avec AT&T aux commandes, on imagine les synergies possibles entre le premier opérateur télécom et les contenus d'infos et de divertissements de Warner, HBO, Time et CNN. Déjà, le patron d'AT&T veut faire de HBO un nouveau Netflix.

Mowgli passe de Warner à Netflix

Posté par vincy, le 28 juillet 2018

C'est un transfert inattendu. Le Mowgli d'Andy Serkis pour la Warner passe chez Netflix! La sortie est désormais prévue en 2019, mais sur le petit écran, dans le monde entier. C'est aussi une révolution : alors que Netflix commence à accepter l'idée de diffuser certains de ses films dans les salles, c'est la première fois qu'il récupère un film prévu pour les cinémas.

Netflix a donc obtenu les droits mondiaux de cette version du Livre de la jungle, adapté des histoires de Rudyard Kipling. Il y a un sacré casting : Christian Bale pour la voix de la panthère Bagheera, Cate Blanchett pour celle du serpent Kaa, Benedict Cumberbatch pour celle du tigre Shere Khan, Naomie Harris pour la louve Nisha et Andy Serkis lui-même pour l'ours Baloo. Sans oublier Peter Mullan, Jack Reynor, Eddie Marsan et Tom Hollander. Pour les personnages réels, le générique se complète de Matthew Rhys, Freida Pinto et Rohan Chand qui incarne Mowgli.

La seule hypothèse valable sur ce transfert insolite est la peur d'être comparé au carton de Disney récent autour de la même histoire. Sorti en 2016, Le Livre de la jungle avait rapporté 966M$ dans le monde. Le film, prévu à l'origine le 19 octobre prochain dans les salles, disparaît donc du "line-up" de la Warner pour devenir un événement Netflix en 2019, sans doute reformaté.

Serkis a toujours évoqué un film plus sombre, plus adulte et plus réaliste, plus fidèle à Kipling finalement. Possible que le studio Warner n'ait pas voulu prendre de risques en ratant la cible familiale. Mowgli promettait de ne pas être un conte de fée fantaisiste mais bien un film sur un enfant marginal en quête d'identité dans un monde cruel.

A l'origine, en 2013, les deux studios - Disney et Warner - ont lancé le projet d'adaptation en parallèle. Disney était dans sa logique de transposer en prises de vues réelles ses classiques animés tandis que Warner était dans la stratégie de "rebooter" pour un public plus actuel les classiques comme King Kong. Disney a été le plus rapide à dégainer le film. Le projet de Serkis nécessitait plus de travail technique, notamment en post-prod. D'abord programmé pour 2016, le film fut décalé rapidement à 2018.

Andy Serkis assume ses choix artistiques et techniques. Et affirme que Netflix est le bon partenaire. "Ce n'est vraiment pas un film pour les enfants. En salles, il aurait été interdit aux moins de 13 ans non accompagnés" explique-t-il. Comme pour Okja, il est persuadé que le diffuseur sait "vendre" ce genre de fables noires. Implicitement, il confirme qu'il va aller plus loin: "Cela va nous permettre d'aller encore plus profondément dans ce récit, avec des thèmes plus sombres, des sensations plus fortes et des moments plus effrayants. La violence entre les animaux n'est pas gratuite, mais elle existe. Cela va nous permettre de faire un film sans compromis."

"Netflix me permet de faire le film que je veux faire"

On comprend que Warner Bros risquait gros sur ce coup là, même si selon le réalisateur c'est un blockbuster dans la veine de l'Odyssée de Pi ou de La Planète des singes. Mais on saisit aussi que Serkis aurait du faire des concessions artistiques, ce que Netflix, apparemment, n'exige pas. "Netflix me permet de faire le film que je veux faire".

Jusque là Netflix avait acquis les droits pour des suites (Cloverfield) ou les droits internationaux pour les marchés étrangers (le reboot de Shaft, Annihilation d'Alex Garland).

Là, on entre dans un autre univers... Warner Bros peut toujours compter sur A Star is Born, Les Animaux fantastiques 2 et Aquaman cet automne. Mais dans l'histoire, c'est bien Netflix et autres Amazon qui deviennent le refuge pour des cinéastes qui veulent garder la maîtrise de leurs projets.

Comic-Con 2018 : Warner Bros. dégaine la grosse artillerie côté cinéma

Posté par wyzman, le 25 juillet 2018

Une fois n'est pas coutume, c'est ce week-end qu'avait lieu le San Diego Comic-Con International, soit l'événement le plus prisé au monde par les fans de pop culture (cinéma, séries télé, animes, mangas, jouets, jeux vidéo, etc.).

Acte I : Warner Bros. voit grand

Le moins que l'on puisse dire c'est que malgré ses petits 10,5% de parts de marché sur le territoire marché pour cette année, Warner Bros. était le studio qu'il fallait suivre de près au Comic-Con - comme presque toutes les autres années.

Aquaman

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Sans surprise, le panel que personne ne souhaitait rater était celui d'Aquaman. Le film de James Wan est attendu pour le 19 décembre et Jason Momoa était plus que partant pour faire le show face à des fans hystériques. En quelques heures seulement, la bande-annonce a été vue plus de 18 millions de fois, un joli petit record pour Warner Bros. et DC Comics qui se remettent à peine du semi-échec de Justice League et n'ont décidé de sortir qu'Aquaman cette année !

Shazam!

Nouvel arrivant dans l'univers DC Comics/Warner Bros., Shazam! raconte comment le jeune Billy Batson se retrouve doté de pouvoirs (sagesse, force, endurance, puissance, courage, vitesse) dès lors qu'il dit "SHAZAM". Le film n'a pas encore de date de sortie officielle (bien que le mois d'avril 2019 soit un bon pari) et est réalisé par Savid F. Sandberg (Annabelle 2). Au casting, on retrouve Zachary Levi, Mark Strong ou encore Ross Butler. Perçu comme le Deadpool de DC Comics, le trailer de Shazam a déjà captivé plus de 11 millions de personnes.

Godzilla : King of the Monsters

S'il y a bien une bande annonce qui aura marqué les esprits au Comic-Con 2018, c'est bien celle-ci. Les passionnés ont en effet été incapables de retenir quelques cris en voyant Millie Bobby Brown dès les premières secondes. Absolument impressionnant, le trailer présage de très bonnes choses. Annoncé pour le 20 mai 2019, le film de Michael Dougherty avec Vera Farmiga et Kyle Chandler fait suite à celui de 2014 réalisé par Gareth Edwards.

Les Animaux fantastiques - Les Crimes de Grindelwald

Il semblerait que cette année, J.K. Rowling a officiellement succombé aux sirènes du queerbaiting, cet ensemble de techniques visant à attirer l'attention de l'audience queer. Après avoir annoncé qu'Albus Dumbledore était gay mais sans l'avoir inclus dans la saga Harry Potter, la romancière a déclaré que cette partie de sa vie serait mise en avant dans les films précédent les Harry Potter, c'est-à-dire la saga des Animaux fantastiques. Résultat : la nouvelle bande annonce des Crimes de Grindelwald (qui sort le 14 novembre) n'évoque en rien la sexualité du personnage phare. Plus encore, Jude Law a reconnu n'avoir tourné aucune scène de ce second volet avec Johnny Depp dans Entertainment Weekly. Pourtant, leurs personnages respectifs (Dumbledore et Grindelwald) sont censés être très proches…

Acte II : Fox et Disney voient encore plus grand

Alita : Battle Angel

Robert Rodriguez est de retour par la très grande porte ! Quatre ans après Sin City : J'ai tué pour elle, il s'est associé à son ami de longue date James Cameron pour développer Alita : Battle Angel, l'adaptation en live-action du manga Gunnm de Yukito Kishiro. On y suit le parcours d'Alita, une adolescente cyborg du XXVIe siècle qui lutte dans un monde post-apocalyptique ravagé par la guerre. Le talent combiné des deux hommes promet déjà des scènes d'action révolutionnaires et inédites (comme ont pu l'être celles de Ready Player One plus tôt cette année).

Glass

Peu de temps après les événements relatés dans Split, David Dunn (l'homme incassable) poursuit sa traque de La Bête (Kevin Crumb) que l'on sait capable d'endosser 23 personnalités différentes. Attendue par des millions de fans sur terre, la bande annonce a généré un véritable buzz sans pour autant faire l'unanimité. Comme cela était déjà le cas avec Incassable puis Split, il faudra attendre d'avoir vu le produit fini  (dès le 16 janvier 2019 en salle) pour avoir une idée précise de ce thriller censé conclure la trilogie. D'ici là, les fans vont pouvoir continuer à fantasmer sur la réunion James McAvoy - Bruce Willis - Samuel L. Jackson - Sarah Paulson !

Acte III : Disney vole la vedette grâce à un scandale Les Gardiens de la galaxie 3

Pas de bande annonce ici mais un véritable bad buzz ! Après que des supporteurs de Trump ont décidé de faire remonter dans les internets des tweets du réalisateur James Gunn, Disney l'a tout simplement renvoyé du tournage des Gardiens de la galaxie 3. Dans ces tweets qui datent parfois de 2008 et que vous pouvez retrouver ici, James Gunn, un provocateur notoire à l'époque, plaisante à propos de la pédophilie, d'atteinte à la pudeur ou encore de l'Holocauste... Le co-scénariste et réalisateur des deux premiers Gardiens de la galaxie a présenté des excuses publiques et une pétition a d'ores et déjà été lancée pour le faire revenir à bord mais pour l'instant rien n'y fait.

Wolf Brigade : Netflix diffusera le film de Kim Jee-woon

Posté par wyzman, le 18 juillet 2018

Il y a quelques heures, le très sérieux magazine Variety a annoncé la nouvelle : c'est Netflix qui a acquis les droits internationaux de Illang : The Wolf Brigade, le nouveau film du Coréen Kim Jee-woon jusque-là appelé Inrang et qui est le remake en live-action du film d'animation japonais Jon-Roh : The Wolf Brigade.

Une acquisition complexe

Déjà présenté comme un thriller d'action, Illang : The Wolf Brigade de Kim Jee-woon se déroulera en 2029, alors que l'on suit différentes équipes des forces spéciales mises en place pour réprimer une secte terroriste qui s'oppose à la formation d'un gouvernement commun entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.

D'après le média américain, Netflix a ainsi acquis les droits à l'international de Illang : The Wolf Brigade tandis que les droits de diffusion sur le sol coréen devraient revenir à Warner Bros, ce qui prend en compte les sorties en salle de cinéma. Pour rappel, le dernier film de Kim Jee-woon, The Age of Shadows avait été distribué par Warner Bros. Déjà sélectionné pour l'édition 2018 du festival international de San Sebastian qui se tiendra du 21 au 29 septembre prochains, Illang : The Wolf Brigade doit sortir sur le sol sud-coréen le 25 juillet.

Doté d'un budget de 18 millions de dollars d'après les médias coréens, Illang : The Wolf Brigade disposait d'un feu vert depuis 2013. Mais il aura fallu attendre août 2017 pour que le tournage débute finalement. Le film a nécessité un grand travail au niveau des effets spéciaux. Ce qui a notamment plu à Netflix qui continue de vouloir percer sur les marchés internationaux grâce à des projets ambitieux et innovants.

Grâce à Illang : The Wolf Brigade, le géant du streaming poursuit donc son incursion dans le cinéma coréen. En effet, Netflix a d'ores et déjà acquis les droits de Love Alarm, une série créée au début de l'année, et commandé deux saisons de Kingdom, une série historique mêlée à de la science-fiction derrière laquelle sa cache Kim Seong-hun, le directeur du film Tunnel. Enfin, personne a oublié l'arrivée d'Okja dans la compétition cannoise en 2017.

en 2017.