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Thomas Pesquet en réalité virtuelle à Cannes

Posté par vincy, le 10 février 2018

thomas pesquet

Le phénomène Thomas Pesquet a conquis les librairies (avec la bande dessinée de Marion Montaigne, Dans la combi de Thomas Pesquet, et avec le beau-livre Terre (s)), et le marché DVD n'est pas en reste avec Thomas Pesquet, l'étoffe d'un héros et Thomas Pesquet, l'envoyé spatial. Et ce n'est pas fini puisqu'on annonce un film en réalité virtuelle, Dans la peau de Thomas Pesquet, qui sera présenté lors du prochain festival de Cannes selon l'AFP. Le film co-produit par La Vingt-Cinquième Heure / DVGroup et ProspectTV, qui va permettre à tous les spectateurs de revivre à 360° l'aventure du spationaute depuis son entraînement jusqu'à sa vie à bord de l’ISS et ainsi de contempler la terre depuis l’espace. Le film est réalisé par le Français Pierre-Emmanuel Le Goff et l'Allemand Jürgen Hansen.

En attendant un documentaire immersif, Dans les yeux de Pesquet, sur la mission de l'astronaute français, réalisé par les mêmes réalisateurs, sera diffusé à partir du 10 février à la Cité de l'espace de Toulouse, où il a fiat son avant-première hier soir, au Futuroscope à Poitiers ainsi qu'au Parc du Petit Prince en Alsace. Une sortie à l'étranger st prévue.

Ce film de 25 minutes soutenu par l'Agence européenne de l'espace (ESA) et la NASA, avec les commentaires de Marion Cotillard est une sorte de journal de bord de Pesquet avec des images spectaculaires

Au total, la mission de Pesquet entre novembre 2016 et juin 2017 a permis de rapporter 600 heures d'images dans l'espace et quelque 100 supplémentaires sur terre à l'entraînement. Trente à quarante heures ont été tournées en IMAX.

Cannes 2017: « Carne y Arena », ovni en réalité virtuelle sur la Croisette

Posté par vincy, le 14 avril 2017

Annoncé hier dans le cadre des événements du 70e anniversaire du Festival de Cannes, Carne Y Arena (Virtually Present, Physically invisible), le nouveau film d'Alejandro G. Inarritu est le premier film en réalité virtuelle en sélection officielle du Festival. Le film sera ensuite présenté à la nouvelle Fondazione Prada de Milan à partir de juin avant de faire un tour de musées dans le monde l'année prochaine.

Le dossier de presse indique qu'il s'agit d'une exploration de la condition humaine, des migrants et des réfugies, une installation conceptuelle en réalité virtuelle et une occupation inédite d'un vaste espace visuel original.

Historiquement, c'est de facto le tout premier programme de réalité virtuelle présenté en Sélection officielle du Festival. Le fait qu'il soit signé par un réalisateur oscarisé (deux Oscars du meilleur réalisateur, un Oscar du meilleur film, un Oscar du meilleur scénario original) et également primé à Cannes (prix de la mise en scène pour Babel, Grand prix de la semaine de la critique pour Amores Perros) légitime en soi ce choix. D'autant que la photographie est assurée par le triple-oscarisé Emmanuel Lubezki (et indirectement palmé grâce à son travail avec Terrence Malik pour The Tree of Life ­L’Arbre de vie).

La condition humaine

Produite et financée par Legendary Entertainment et la Fondazione Prada, cette installation en réalité virtuelle est à la fois expérimentale et visuelle. "À partir de faits bien réels, les lignes qui semblent habituellement séparer le sujet observé de son observateur se trouvent ici brouillées quand chacun est invité à se déplacer à l’intérieur d’un vaste espace, en suivant des réfugiés et en en vivant intensément une partie de leur périple" explique le dossier. Ce qui n'éclaire pas vraiment et attise la curiosité. On sait juste que le film utilise la technologie virtuelle "pour créer un espace infini de narrations multiples peuplé de personnages réels."

Cela ne dure que six minutes trente. Même s'il a fallu quatre ans pour le faire. Cet "ovni" cinématographique est cependant (avant tout?) politique dans le contexte actuel (on le rappelle: le POTUS Donald Trump souhaite construire un mur entre les Etats-Unis et le Mexique). "J’ai eu la chance de rencontrer et d’interviewer de nombreux réfugiés arrivant du Mexique et d’Amérique centrale. Ce qu’ils me racontaient de leur vie continuait à m’obséder, je leur ai donc proposé de collaborer à mon projet", confie le cinéaste. "Je souhaitais pouvoir utiliser la réalité virtuelle pour explorer la condition humaine tout en m’affranchissant de la dictature du cadre ­à l’intérieur duquel on ne peut être que simple observateur ­ pour prendre possession de la totalité de l’espace dans lequel je propose au visiteur de vivre l’expérience réelle des migrants, en marchant avec eux, en pénétrant sous leur peau et au plus profond de leur cœur" précise-t-il.

Transition et transformation

Selon Germano Celant, responsable des Arts et des Sciences au sein de la Fondazione Prada, "C’est une véritable révolution dans la façon de communiquer : quand, au cinéma, voir se transforme en ressentir, l’engagement physique est total. Il s’agit bien là d’une transition, d’un passage de l’écran au regard de l’homme dont tous les sens se trouvent alors sollicités."

Fusion des identités, dualité entre organique et artificiel, rapport vision/expérience: les éléments de langage n'aident pas forcément à comprendre ce projet qui sera, à coup sûr, pris d'assaut par les journalistes durant le Festival. Un espace sera dédié et Thierry Frémaux a promis que la presse serait un public privilégié pour vivre cette expérience.

Peu importe si le résultat apparaît comme un gadget aux yeux des critiques: le Festival de Cannes ne voulait pas manquer le train. L'an dernier, Michel Reilhac avait présenté "Viens!" à Sundance. Venise a annoncé il y a quelques semaines que la VR aurait sa compétition, en plus d'avoir déjà installé l'an dernier un atelier permettant de financer des projets (lire notre article du 29 mars. Les salles de cinéma commencent à s'en équiper (notamment MK2 et la Géode à Paris). Après la révolution numérique, le retour de la 3D, l'émergence de la 4D, le cinéma continue d'avancer pour rendre le spectacle encore plus immersif. A défaut de nouveau langage, il s'aventure là où la technologie l'emmène: vers un horizon mystérieux, où l'Homme, curieux, tâte le terrain, avec un casque.

Le Festival de Venise succombe à la Réalité virtuelle

Posté par vincy, le 29 mars 2017

La Mostra de Venise ne veut pas avoir l'air d'être ringarde: elle va lancer une section compétitive dédiée aux films en Réalité virtuelle, alors que la création dans le domaine reste émergente.

La section de Venice Virtual Reality comprendra un maximum de 18 films. Si les grands festivals ont accueilli diverses expérimentations ou présentations sur ce sujet, c'est la première fois que la VR se fait une telle place sous les spotlights. Trois prix seront décernés par un jury (meilleur film, grand prix du jury, prix de la créativité).

Il y a cependant une certaine logique à ce que Venise soit initiateur dans ce format. L'an dernier, le festival avait accueilli une démonstration dans une salle dédiée à la VR et avait projeté un film en Réalité virtuelle. En janvier, la Biennale de Venise a lancé sa première édition du Laboratoire de Réalité Virtuelle (aka le Biennale College Cinema – Virtual Reality), qui suit un projet de son développement à sa distribution. 9 projets avaient été sélectionnés dont deux français: Dilemma de Camille Duvelleroy et Laurent Duret et The Little Black Pawn de Quentin de Cagny et François Bouille. Deux de ces neuf projets recevront une aide à la production de 30000€ chacun et seront présentés, aux côtés des films en compétition, dans le VR Theatre, au premier étage du Palazzo del Casinò,

Le transmedia va se doter d’un institut

Posté par vincy, le 26 août 2016

Quelques années que le transmédia émerge. Tout comme la Réalité virtuelle, ce sera sans doute l'une des grosses révolutions à venir dans la narration ludique. La ville de Charleroi en Belgique va se doter d'un Institut transmédia, le R/O Institute, partenariat public-privé entre la société Média-Participations (plus gros éditeur de BD franco-belge avec Dargaud, Le Lombard et Dupuis et producteur de séries animées déclinées de son catalogue), la région wallone et des boîtes de prod audiovisuelles et multimédias.

L'Institut, qui sera situé dans un bâtiment relifté sur les quais, accueillera ses premiers projets au début 2017. Il s'agira de développer des contenus dans un domaine qui en manque cruellement. Les lunettes pour la Réalité Virtuelle sont performantes, mais il y a peu de projets pour les rendre utiles. Du scénario au marketing, du graphismes aux outils techniques, l'Institut veut offrir un espace où les créateurs peuvent se libérer des contraintes.

Un premier appel à projets avait été lancé à Cannes. Une première salve de 40 dossiers devraient être retenus avant qu'une dizaine d'entre eux soient sélectionnés pour la première session, dans un environnement où le plus gros défi est juridique (droit d'auteur, propriété intellectuelle).

Derrière ces bonnes intentions, le R/O Institute et le R/O Lab ont aussi vocation à développer des projets dérivés des héros de la BD franco-belge afin d'en faire des héros "transmédia".