Festival Lumière – Jour 1 : Alice n’est plus ici mais Martin Scorsese est dans toutes les têtes

Posté par Morgane, le 13 octobre 2015

Octobre est arrivé et avec lui, comme chaque année depuis 7 ans maintenant, le Festival Lumière et son lot de films, de rencontres, de master class, de dédicaces… Lyon va battre au rythme du 7e Art pendant toute une semaine (du 12 au 18 octobre).

Cette année, Le Prix Lumière sera remis vendredi soir au grandiose Martin Scorsese! La semaine sera alors ponctuée de 15 de ses films et de 5 de ses documentaires. Mais ce n'est pas tout, il y a aussi la Carte blanche à Martin Scorsese, de nombreux hommages à Akira Kurosawa, Julien Duvivier, Larissa Chepitko, l'anniversaire des 30 ans de Pixar avec John Lasseter en invité, des invitations à Sophia Loren, Nicolas Winding Refn, Géraldine Chaplin, Mads Mikkelsen et Alexandre Desplat et de nombreux autres cycles (les ressorties, les grandes projections, la nuit de la peur, les curiosités des années 1980, les trésors des archives, les nouvelles restaurations etc.)

Environ 150 Films projetés en une semaine, c'est certain, il faut faire des choix! Pour ma part, Prix Lumière à Martin Scorsese je commence donc par un de ses films, son troisième plus exactement, qu'il réalise après Mean Streets et juste avant Taxi Driver: Alice n'est plus ici (1974). Cette oeuvre est un peu à part dans sa filmographie puisqu'il s'agit de son premier film hollywoodien et, plus ou moins, d' une commande de l'actrice principale, Ellen Burstyn. On n'y retrouve pas forcément ses thèmes de prédilection mais il porte tout de même sa griffe à travers la bande-son rock et un rythme assez rapide. Jodie Foster tient également le rôle d'Audrey, jeune ado laissée à la dérive par sa mère. on la recroisera chez Scorsese dans le rôle qui fera décoller sa carrière, avec le Scorsese suivant, Taxi Driver.

Avec Alice n'est plus ici, Martin Scorsese nous entraîne dans un road-movie entre une mère et son fils. Liaison atypique que Scorsese filme crument mais avec beaucoup de bienveillance et qui donne à cette relation un aspect très attendrissant. Malgré le caractère quelque peu soumis d'Alice aux hommes, c'est une femme forte qui prend la route, avec son fils sous le bras, à la mort de son mari. Au fur et à mesure que la route défile, son caractère se modifie et on sent une pointe de féminisme qui transparaît dans ce film. C'est d'ailleurs le seul film de Scorsese où le héros est en réalité une héroïne!

Ici, ni mafia, ni vengeance. C'est presque un électron libre, très scorsesien, mais à des années lumières de ce qui suivra durant plus de 40 ans.

Clap d'ouverture

Cette première journée de Festival est également marquée par la soirée d'ouverture qui, comme chaque année, se déroule dans l'immense Halle Tony Garnier. Jean-Paul Belmondo, qui revient deux ans après nous avoir fait partager un moment très émouvant aux côtés de Quentin Tarantino, est ovationné. Se succèdent John Lasseter (qui vient souffler les 30 bougies de la petite lampe de chevet), Nicolas Winding Refn (qui présentera deux de ses films, donnera une master class et présentera sa collection d'affiches de films), Mélanie Thierry, Raphaël, Jean Becker, Laurent Gerra, Vincent Elbaz, Louise Bourgoin, Rolf de Heer (qui est là pour la ressortie de son film Bad Boy Bubby), Alex Lutz, Bernard Pivot, Paul Belmondo (qui présentera en compagnie de son père le documentaire qu'il a réalisé sur ce dernier), Dario Argento (pour son film Les Frissons de l'angoisse récemment restauré) et sa fille Asia Argento, Jacques Audiard, Daniel Auteuil et bien d'autres encore…

Discours de Thierry Frémaux (sans Bertrand Tavernier cette fois, qui se remet d'une opération mais qui devrait être présent en fin de festival), petit film en forme de bande annonce alléchante de cette nouvelle édition, montage "tribute to Lasseter", projection de La sortie d'usine avec le cinématographe original des Frères Lumière... Chaque spectateur a également reçu son traditionnel morceau de pellicule qui cette année appartenait au film Jeux Interdits de René Clément.

Lindon parmi les monstres sacrés

On a ensuite eu droit à un hommage en images à Vincent Lindon, qui est ensuite monté sur scène pour présenter le film surprise de cette soirée d'ouverture. Film surprise qui ne l'est pas resté longtemps puisque le nom lui a échappé dès ses premières phrases. C'est donc La fin du jour de Julien Duvivier qui sera projeté en ce premier soir. Film pour les acteurs puisqu'il se passe dans une maison de retraite pour anciens comédiens! Discours émouvant et drôle à la fois de la part du Prix d'interprétation masculine cannois de l'année. Il remercie Thierry Frémaux d'avoir sélectionné La loi du marché à Cannes, remercie également Jean-Paul Belmondo qu'il admire, puis nous raconte sa passion pour le cinéma de Carné, Renoir, Duvivier et plus généralement de cette époque-là et de ce cinéma populaire. Véritable admirateur de Julien Duvivier qu'il considère malheureusement comme un cinéaste sous-estimé, il présentera également La Bandera et Pépé le Moko du même réalisateur durant la semaine. Il avoue tout de même : "je vais être franc, La fin du jour n'est pas mon préféré, mais je l'aime beaucoup quand même".

La suite se passe en images aux côtés de Louis Jouvet, Michel Simon, François Périer, Victor Francen, Madeleine Ozeray... Il y a pire compagnie pour se mettre en appétit avant l'orgie cinéphile qui s'annonce.

Deauville way of life: la semaine de la névrose

Posté par cynthia, le 15 septembre 2015

Oyé oyé cinéphiles ! Après un weekend bien chargé, retour sur notre périple journalistique durant cette semaine du 41e Festival du cinéma américain de Deauville.

Lundi, ou le jour où nous sommes mort d'ennui de bon matin

experimenterDeauville est un festival très sympathique. En effet, lorsqu'un film est projeté en avant-première à 20h et que vous avez une chance sur 40000 d'avoir une place, (donc plus de chance de gagner au Loto, partir vivre à Las Vegas et épouser Paul Walker, que Dieu ait son âme), les organisateurs proposent pour les journalistes non VIP une projection presse de beau matin.

C'est ainsi que nous avons débuté la semaine avec Experimenter de Michael Almereyda, l'histoire vraie de l'expérience de Milgram qui consistait à faire croire à certaines personnes qu'ils infligeaient des décharges électriques à d'autres individus. Cette expérience a été créée afin de trouver une réponse aux actes abominables de la Seconde Guerre Mondiale.

Sujet intéressant n'est-ce pas ? Seulement le sujet ! Entre des tirades interminables et incompréhensibles, un éléphant qui apparaît d'un coup (rassurez-vous, il n'était pas rose) et des effets visuels qui se veulent originaux mais qui sont ennuyeux, Experimenter est aussi captivant qu'un dîner aux chandelles avec un clown dépressif et sous Xanax !

Afin de nous réveiller nous nous sommes enfermés dans nos appartements avec un café plus que corsé (à la limite de la cocaïne) avant de visionner Day out of days de Zoe Cassavetes, une satire du Hollywood d'aujourd'hui : une actrice de plus de 40 ans qui lutte afin de continuer à faire son métier dans une société où, après 30 ans, vous êtes considéré comme une épave. Notre niveau de névrose a augmenté ensuite d'un cran avec le juste mais pas énorme Tangerine de Sean Baker. Filmé à l'aide d'un Iphone 5, ce film est une satire (encore) de Los Angeles à travers le monde de la transsexualité. Même si le sujet est à la mode, le trash (songé mais pas dévoilé) manque cruellement à l'appel de nos rétines assoiffées.

Mardi, et Dieu créa Al Pacino

Troisième jour de la compétition Al Pacinoet toujours pas un équivalent aux petits bijoux de l'année passé (le prodigieux Whiplash entres autres). De bon matin Dixieland de Hank Bedford où le film le plus cliché de la semaine. Un ex-taulard qui tente de se remettre dans le droit chemin tombe amoureux d'une stripteaseuse qui a sérieusement besoin d'argent, etc.

Entre une scène de striptease longue, ennuyante et vulgaire, le stéréotype d'une maman roturière et aussi bien fringuée que Kim Kardashian et une fin courue d'avance, nous avons regretté d'avoir sauté le petit déjeuner !

Quoique vu le film d'après (Green Room de Jeremy Saulnier) nous avons bien fait de ne pas manger de la journée. Des bras coupés, une gorge arrachée en direct par un gros toutou méchant, notre estomac a joué aux montagnes russes et nous ne nous sommes pas éclatés comme à Disneyland !

L'éclate est arrivée à 20h avec Al Pacino et son film Danny Collins de Dan Fogelman. Voir un grand Monsieur tel que lui incarner une ex star de la chanson qui chante pour les plus de 50 ans à la manière de Franck Michael et se drogue à ses heures perdues tant sa vie l'ennuie, nous a pas mal émoustillé les globes oculaires !

Mercredi, ou la journée du sexisme (merci Vincent Lindon)

Elisabeth Olsen et Vincent LindonJames White de Josh Mond nous met en appétit mais pas de quoi dévorer un siège de cinéma non plus. Puis l'espoir remonte avec Emelie de Michael Thelin, l'histoire d'une babysitter littéralement dingue qui séquestre trois pauvres enfants pendant que leurs parents savourent une soirée au restaurant.

Entre donner le hamster de la petite fille au serpent du grand frère ou encore leur faire voir la sextape de leurs parents au dîner, Emelie qui, se fait appeler Anna nous a enfin stimulés en ce 41e festival de Deauville, mais encore une fois rien à voir avec la sélection 2014. Imaginez juste que vous passez du Champagne à la bière!

Ensuite, le plus chanceux d'Écran Noir a pu assister (après 4 heures de queue tel un mouton que l'on conduit à l'abattoir) à la cérémonie d'hommage consacré à Elizabeth Olsen. La belle avait fait le chemin des États-Unis afin de chercher son prix. Vu le discours de Vincent Lindon, elle aurait mieux fait de rester à Los Angeles dans son appartement à déguster des Donuts.

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Cannes 2015: un palmarès très socio-politique et un peu romanesque

Posté par redaction, le 24 mai 2015

Pas de Cate Blanchett (incompréhensible) aux côtés de Rooney Mara. Pas de Sorrentino ni de Moretti (favori de la critique française). Pas de Jia Zhang-ke. Bref, comme toujours, il y a de gros oublis, des choix étranges dans le classement, et même des injustices. On se félicitera de quelques récompenses pour The Lobster, Vincent Lindon (enfin!), Hou Hsiao-hsien, le premier film de Laszlo Nemes... Le cinéma français est arrivé en force ce soir. Le jury des frères Coen a surtout donné une tonalité socio-politique à son palmarès: l'immigration et les cités chez Audiard, les camps de concentration chez Nemes, la diplomatie plutôt que la guerre chez HHH, les chômeurs et précaires chez Brizé, la fin de vie chez Franco.

Trois parcours romanesques ont pu quand même séduire les jurés: dans un monde dicté par des normes tyrannique, on cherche le grand amour chez Lantimos, l'amour est transgressif et pudique chez Haynes, passionnel et douloureux chez Maïwenn.

Mais ce qu'on retiendra de cette 68e édition, c'est l'absence d'un très grand film et la multiplication de bons films aux regards acérés et esthétiques assumés. Quitte à prendre de forts risques qui ont souvent divisé les festivaliers.

Palme d'or: Dheepan de Jacques Audiard

Grand prix du jury: Le fils de Saul de Laszlo Nemes

Prix de la mise en scène: Hou Hsiao-hsien pour The Assassin

Prix d'interprétation masculine: Vincent Lindon pour La loi du marché. "C'est la première fois que je reçois un prix dans ma vie."

Prix du jury: The Lobster de Yorgos Lanthimos

Prix d'interprétation féminine: Emmanuelle Bercot pour Mon Roi et Rooney Mara pour Carol

Prix du scénario: Michel Franco pour Chronic (Mexique)

Palme d'honneur: Agnès Varda, "Palme de résistance et d'endurance". "Cette palme dorée sera placée dans un placard à côté de celle de Jacques [Demy]".

Caméra d'or du meilleur premier long métrage: La tierra y la sombra de César Augusto Acevedo (Colombie)

Palme d'or du court métrage: Waves'98 de Ely Dagher (Liban)

Cavayé tourne avec Lindon et Lellouche

Posté par vincy, le 8 novembre 2012

Fred Cavayé tourne actuellement son troisième film, provisoirement intitulé Mea Culpa ou Safe. Un nouveau thriller avec Vincent Lindon et Gilles Lellouche dans le rôle de deux flics.

Cavayé retrouve ainsi les vedettes de ses deux premiers films : Lindon était le rôle masculin central de Pour elle (plus de 600 000 entrées, un remake américain réalisé par Paul Haggis) et Lellouche était celui d'À bout portant (plus de 700 000 entrées, un remake américain et un autre sud-coréen en cours d'adaptation).

Nadine Labaki (Caramel, Et maintenant on va où?) fait également parti de la distribution.

Budgété à 16 millions d'euros, ce polar, qui sera distribué par Gaumont, a débuté son tournage le 15 octobre en région PACA.

Cavayé a également réalisé un des segments du film Les infidèles. Il avait aussi scénarisé le film de Patrice Leconte, la guerre des Miss.

Vincent Lindon incarne le docteur Charcot dans un premier film

Posté par vincy, le 20 novembre 2011

Demain débutera le tournage du premier film d'Alice Winocour (38 ans), Augustine. Le film de cette diplômée de la Fémis (scénario) avait été sélectionné par le programme Emergence en 2010, ce qui lui avait permis de tourner quelques séquences de son futur film (voir le site d'Emergence). Il a été retenu cette année à l'Atelier du Festival de Cannes, dans le cadre de la Cinéfondation, pour boucler son financement d'un peu poins de 5 millions d'euros.

Vincent Lindon, actuellement à l'affiche de Toutes nos envies, interprétera le docteur Charcot, et Soko, nominée au César 2010 de meilleur espoir féminin pour A l'origine, l'une de ses patientes, Augustine. Nous sommes en 1885. Augustine est une jeune bonne qui est internée à l’hôpital de la Salpêtrière à Paris. Dans cette cité des femmes, le professeur Charcot, neurologue et clinicien de génie essaye de comprendre une maladie encore inconnue : l’hystérie. Augustine, qui présente tous les symptômes de la maladie, ne tarde pas à attirer l’attention du Maître. D’objet d’étude, Augustine devient vite objet de désir. Le professeur est chaque jour plus troublé par ce corps débordant de sexualité, qui échappe à la règle. Elle devient son cobaye favori, le sujet exclusif de ses recherches, son obsession… Au  fil des examens, une intimité commence à se créer entre eux. Mais plus Charcot s’approche d’?Augustine, plus il la désire. Et plus il la regarde, plus il la rend malade.

Le film, produit par Dharamsala, aux côtés d'ARP sélection, qui sera le distributeur, et France 3 cinéma, a bénéficié de l'avance sur recettes du CNC, du soutien de la région Île-de-France et d'aides de la Fondation Gan, partenaire financier d'Emergence.

Alice Winocour a déjà réalisé les courts métrages Kitchen, déjà produit par Dharamsala, en compétition à Cannes en 2005, Magic Paris et Pina Colada. Elle collaboré aux scénarios de Ordinary People, de Vladimir Perisic, sélectionné à la semaine de la Critique en 2009, primé à Miami, Sarajevo et Trieste, et Home, film remarqué à la Semaine de la Critique à Cannes en 2008, d'Urusula Meier. Le film, trois fois nommé aux Césars, avait été primé à Angoulême et Reykjavik, et avait reçu trois prix aux Césars suisses, dont celui du meilleur scénario.

Augustine devrait logiquement être sur la Croisette en 2012 ou 2013...

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L'illustration représente le Docteur Charcot en pleine démonstration. Elle est issue de l'encyclopédie Larousse.

Arras 2011 : best-of vidéo avec Jacqueline Bisset, Mélanie Laurent, Jean-Paul Rappeneau, Clovis Cornillac, Vincent Lindon…

Posté par MpM, le 14 novembre 2011

L'équipe du quotidien vidéo du Arras Film Festival : Jessica Aveline, Marion Dardé, Simon Machi, Alain Pétoux et Loïc Wattez.
Propos recueillis par Marie-Pauline Mollaret et Jovani Vasseur.
Merci à David Lesage.

Arras 2011 : Gillain, Lindon, Lioret : le trio de Toutes nos envies ouvre la 12e édition du festival

Posté par MpM, le 5 novembre 2011

Vincent Lindon, Philippe Lioret, Marie Gillain, Toutes nos envies

C'est en présence des acteurs Marie Gillain et Vincent Lindon ainsi que du réalisateur Philippe Lioret que s'est ouverte la 12e édition du Arras Film Festival, comme il faut désormais l'appeler. Le trio était venu présenter (devant une salle plus que comble) Toutes nos envies, qui sort sur les écrans le 9 novembre prochain.

Le film, très librement adapté du roman d'Emmanuel Carrère D'autres vies que la mienne, raconte la rencontre de Claire, une jeune juge d'instance, et de Stéphane, son collègue plus aguerri. Tous deux partent en guerre contre les organismes de crédit à la consommation qui profitent en toute impunité de la misère de ceux à qui ils prêtent de l'argent. Le film a reçu un accueil enthousiaste sous le regard ému et complice des trois invités qui se sont livrés avec fantaisie et humour au traditionnel jeu des questions-réponses.

Juste avant la projection, le délégué général du Festival, Eric Miot, était monté sur scène aux côtés du journaliste Xavier Leherpeur afin de présenter les nombreux temps forts de cette édition : leçon de cinéma de Jean-Paul Rappeneau, leçon d'actrice de Jacqueline Bisset, compétition européenne, avants-premières, carte blanche à Fiona Gordon et Dominique Abel...

En tout plus d'une centaine de films présentés durant les dix jours que compte le festival et à vivre en direct sur notre site !

Lindon, Gillain, Lioret

Arras 2011 : retour en vidéo sur la cérémonie d’ouverture et le film Toutes nos envies

Posté par MpM, le 5 novembre 2011

Invités : Marie Gillain, Vincent Lindon et Philippe Lioret pour Toutes nos envies.

L'équipe du quotidien vidéo du Arras Film Festival : Jessica, Marion, Alain, Loïc et Simon.
Propos recueillis par Marie-Pauline Mollaret et Jovani Vasseur.
Merci à David Lesage.

La Permission de minuit : émotion sensible et pudique

Posté par Claire Fayau, le 1 mars 2011

permissionL'histoire : C'est une amitié hors normes entre David, un médecin de 50 ans, et Romain, 13 ans, dont il s'occupe depuis sa petite enfance, l'adolescent souffrant d’une déficience génétique rare. Rien ne semble pouvoir les séparer jusqu’au jour où David obtient une mutation qu’il n’attendait plus. Comment annoncer à Romain son départ ?

Notre avis : Delphine Gleize est la troisième cinéaste  à réunir Vincent Lindon et Emmanuelle Devos devant la caméra, après Emmanuel Carrère (La Moustache) et Anne Le Ny (Ceux qui restent). Mais cette fois, ils ne forment pas le couple star du film puisque le duo fétiche, c'est  un ado malade et son médecin. Une amitié transgénérationnelle, comme les aime Delphine Gleize (voir Cavaliers seuls, coréalisé  avec Jean Rochefort).

Comme dans Cavaliers Seuls, justement, la Permission de minuit (joli titre) parle de transmission, de maladie rare , et de mort. Mais aussi de la beauté de l'échange, et de soutien inconditionnel. Car dans l'histoire , qui sauve réellement qui ?

Un film sensible et pudique, doté d'une belle émotion, mais sans mélo car " la pitié, on s'en fout !".

Soirée de soutien aux cinéastes iraniens condamnés

Posté par MpM, le 29 janvier 2011

liberté pour jafar panahiAlors qu'on attend d'un jour à l'autre la décision des autorités iraniennes sur la recevabilité de l'appel déposé par Jafar Panahi après avoir été condamné à six ans de prison et vingt années d'interdiction de travailler, une soirée de soutien aux trois cinéastes iraniens condamnés (Jafar Panahi bien sûr, mais aussi Mahamad Rasoulov et Mohammad Nourizad) se tiendra le 1er février au cinéma La Pagode.

De nombreux artistes (Agnès Varda, Amos Gitai, Michel Piccoli, Mohsen Makhmalbaf, Romain Goupil, Rafi Pitts...) viendront s'exprimer sur scène tandis que des messages de soutien seront lus (Vincent Lindon, Jeanne Moreau, Jean-Pierre Mocky...). Le dernier long métrage de Jafar Panahi, Hors jeu, sera également projeté.

En mai 2010, le cinéaste iranien déclarait au New York Times : "Lorsqu’un réalisateur ne fait plus de films, c’est comme s’il demeurait en prison". C'est donc une double peine qui le menace, ainsi que Mahamad Rasoulov, coupable seulement d'avoir participé au dernier projet de Jafar Panahi. Les organisateurs de cette soirée de soutien (La Règle du Jeu et le Cinéma La Pagode) veulent également médiatiser le cas de Mohammad Nourizad,  arrêté en décembre 2009 pour avoir écrit une lettre de contestation à l'Ayatollah Ali Khamenei et qui a entamé une grève de la faim en décembre 2010.

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Contacts et informations
La Pagode - Marie Durand 01 46 34 82 54 -
La Règle du Jeu - Maria De França 01 45 44 98 74 -