Vincent Lindon retrouve Stéphane Brizé dans Un autre monde

Posté par vincy, le 20 octobre 2017

Stéphane Brizé a commencé mercredi le tournage de son huitième long métrage, un an après la sortie d'Une vie, Prix Louis-Delluc 2016. Pour Un autre monde, coscénarisé avec Olivier Gorce (Chocolat, La loi du marché, Omar m'a tuer), il retrouve Vincent Lindon avec qui il a déjà tourné Mademoiselle Chambon, Quelques heures de printemps et La Loi du marché (César du meilleur acteur, Prix d'interprétation masculine à Cannes). Le reste du casting est composé de non-professionnels, comme pour La Loi du marché.

Un autre monde raconte une histoire qui fait écho à plusieurs situations réelles qui font l'actualité ces dernières années: Deux ans après avoir signé un accord demandant aux cadres et aux ouvriers de faire un effort pour sauver l'entreprise en échange de la sauvegarde des emplois pendant cinq ans, l'usine Perrin Industrie, 1100 salariés, équipementier automobile reconnu, prend finalement la décision de fermer ses portes. Les salariés, emmenés par leur porte-parole Eric Laurent, refusent l'inéluctable et tentent de sauver leur emploi.

Produit par Nord-Ouest, le film a bénéficié d'une aide de la région Nouvelle Aquitaine. Le tournage a lieu dans le Lot-et-Garonne, entre Agen et Fumel, dans l'ancienne usine MetalTemple, et ce durant un mois.

Daily Cannes: des étoiles mais pas de feu d’artifice

Posté par cynthia, le 24 mai 2017

Hier si vous n'étiez pas à Cannes, vous avez raté votre vie. Je sais, c'est cru comme révélation, mais la vérité fait mal : mardi 23 mai, on a frôlé les étoiles et l'orgasme pour la célébration des 70 ans de Cannes. Malheureusement, l'esprit n'était pas la fête: Roger Moore nous a quitté et surtout le monde était en deuil à cause un attentat à Manchester.

Avant la fiesta, la douleur...

Suite aux horribles attentats survenus pendant le concert d'Adriana Grande à Manchester (je ne sais pas pour vous mais je sens que, pour ma part, je vais bientôt troquer ma vie de journaliste contre une vie de moine et d'éleveuse de lamas dans une montagne au fin fond du Pérou!), Cannes s'est plongé dans le silence pendant une minute et a annulé de nombreux événements tels que son feu d'artifice ou la promotion de Cars 3 des Studios Disney/Pixar. Passé cette douleur et cet effroi (parce qu'on est plus fort que tous les cons remplis de haine qui existent sur notre planète pleine d'amour), Cannes a quand même célébré son anniversaire.

Happy birthday to youuuuu (avec la voix de Marilyn Monroe)

Entouré d'invités prestigieux, le Festival de Cannes a célébré sa 70e édition. L'occasion de parler cinéma, réalisateurs, acteurs, actrices, etc...

"Ce soir, nous célébrons ensemble 70 années de mariage entre Cannes et le cinéma… Pour Jean Cocteau qui présida le Jury en 1953, le Festival n’avait de sens véritable que s’il était une rencontre des esprits et des cœurs. Et c’est peut-être ça le secret d’un mariage qui dure, le secret de 70 ans d’histoire d’amour, la rencontre des esprits et des cœurs" a rappelé Isabelle Huppert, après un long montage sur les grandes ouvertures du festival de Cannes. Le 70e anniversaire c'était un photocall historique et cette soirée au Grand Théâtre Lumière. Pas de film spécial. Pas de grand barnum où tout le monde aurait pu faire la fête. Juste une soirée somptueuse, un peu fade, pour les invités sélectionnés.

L’actrice, qui a présidé la soirée aux côtés de Thierry Frémaux, lance alors le second montage thématique sur l’histoire du Festival, "Car force est d’admettre", dit-elle pour l'introduire, "qu’année après année, le Festival a su mettre en valeur des portraits, des histoires et des points de vue de femmes."

D’autres films de montages - Palmes d'or, scandales, remises de prix et enfance - sont venus rythmer la célébration de souvenirs et d’émotions, avant de laisser place à la musique avec un concert et une longue soirée arrosée. Pourquoi s'obliger à écouter Vianney? Cela reste un mystère. Les artistes étrangers doivent s'interroger sur l'état de la musique française après cela. Cela jurait avec le beau discours de Vincent Lindon, qui citait Vaclav Havel, André Bazin ou encore Albert Camus: "Nous fêtons les 70 ans du gardien d'une intégrité exigeante sans lequel le cinéma mondial ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui."

Sous le signe de l'ouverture, du photocall aux marches, les grands noms cannois ont défilé: Ken Loach, Bille August, Michael Haneke, Nanni Moretti, David Lynch, Roman Polanski, Jane Campion, Pedro Almodovar, Jessica Chastain, Will Smith,, Agnès Jaoui, Paolo Sorrentino, Catherine Deneuve, André Dussolier, Nicole Kidman, Elle Fanning, Monica Bellucci, Oliver Stone, George Miller, Antonio Banderas, Marion Cotillard, Claudia Cardinale, Claude Lelouch, Costa-Gavras, Juliette Binoche, Nicole Garcia, Victoria Abril, Emmanuelle Bercot, Valeria Golino, Valérie Donzelli, Alejandro G. Inarritu, George Miller, Guillermo del Toro, Mathieu Kassovitz, Cristian Mungiu, Nicolas Winding Refn, Michel Hazanavicius, Claudia Cardinale, Carole Bouquet, Sandrine Bonnaire, Adèle Exarchopoulos, Karin Viard, Marina Foïs, Cécile de France, Kristin Scott Thomas, Emmanuelle Devos, Diane Kruger, Bérénice Bejo, Salma Hayek, Uma Thurman, Laura Morante, Tilda Swinton, Charlize Theron, Benoît Magimel, Gael Garcia Bernal, Mads Mikkelsen, Christoph Waltz, Niels Schneider, Louis Garrel ou encore Adrien Brody.

Le tweet du jour
Il est du patron de la société Le Pacte, Jean Labadie, qui ne manque jamais vraiment d'humour, et qui sait écrire de bonnes punchline.

Festival Lumière: Toujours surprenante, Catherine Deneuve dédie son prix « à tous les agriculteurs de France »

Posté par Morgane, le 17 octobre 2016

catherine deneuve prix lumiere 2016 © ecran noir / morgane postaire

Déjà sept jours passés au Festival Lumière et on se retrouve vendredi soir pour la traditionnelle soirée de Remise du Prix qui a lieu, comme chaque année, à l'amphithéâtre de la Cité Internationale. Arrivent alors pour le photo call Gustave Kervern, Pierre Lescure, Ludivine Sagnier, Gilbert Melki, Julie Depardieu, Jean-Paul Rouve, Park Chan-wook, Jerry Schatzberg, Eric Lartigau, Michel Hazanavicius, Marisa Paredes, Vincent Lindon, Roman Polanski, Bertrand Tavernier, Rod Paradot, Benoit Magimel, Emmanuelle Bercot, Quentin Tarantino, Lambert Wilson, Chiara Mastroianni et bien d'autres encore. Puis sous un tonnerre d'applaudissements et le crépitement des flashs, Catherine Deneuve fait son entrée sur la célèbre musique des Parapluies de Cherbourg.

Tout le monde s'installe, la grande dame (elle déteste qu'on l'appelle comme ça) de la soirée aux côtés de sa fille Chiara et de Roman Polanski, pas loin de Vincent Lindon et juste derrière Tarantino et Lambert Wilson. Bien entourée elle peut se laisser aller, alors qu'on le sait: Catherine D n'a jamais été très à l'aise avec les hommages.

catherine deneuve thierry fremauxThierry Frémaux monte sur scène pour "remettre un prix mais surtout célébrer quelqu'un que nous aimons!" Remerciements aux partenaires, aux cinéastes, acteurs et actrices venus de loin. A l'AFP plus tôt dans la semaine, le chef d'orchestre du festival avait expliqué ce que Deneuve avait apporté au cinéma: "Elle a montré que la liberté ne doit jamais se négocier. Sa liberté personnelle et artistique est immense. Sans jamais user du moindre artifice médiatique, elle est parvenue à affirmer une personnalité et une conduite, pour une carrière en tous points exemplaire. Elle a réinventé la condition de femme et redéfini les codes liés au star-system."

Les hommages et les cadeaux s'enchaînent. Thierry Frémaux lit un texte d'Arnaud Desplechin (Conte de Noël), retenu par le tournage de son prochain film. La plus internationale des lyonnaise Nathalie Dessay qui dit "quand j'étais petite je voulais faire Catherine Deneuve comme métier et ce soir j'en ai l'occasion" avant d'entonner une chanson des Parapluies de Cherbourg. Lambert Wilson, son partenaire dans Palais Royal!, s'empare également le micro pour chanter et se déhancher sur deux chansons des Demoiselles de Rochefort. Quentin Tarantino prend également la parole et se souvient. Il se souvient de Cannes 1994 lorsqu'il a reçu la Palme d'Or pour Pulp Fiction et que Catherine Deneuve était vice-présidente du jury. Bertrand Tavernier lui rend également un très bel hommage érudit et plein de poésie. Un haïku.

"Elle est le cinéma"

Mais la déclaration d'amour la plus émouvante est venue de la bouche et des yeux de Vincent Lindon qu'elle vient. Dans cette lettre, les mots sont magiques et quelques-uns nous restent en mémoire... "elle est toujours en mouvement. Elle incarne le cinéma, elle est le cinéma... On a toujours l'impression que vous sortez d'un film pour sauter dans un autre. Vous sortez des Parapluies de Cherbourg pour prendre le Dernier Métro et les stations défilent, Belle de Jour... et le conducteur de la rame est Jacques Demy... Gérard Depardieu a dit que Catherine Deneuve était l'homme qu'il aurait aimé être." Et ce voisin de la Place Saint-Sulpice où elle habite se rappelle: "Elle parle à toute allure comme s'il fallait se débarrasser au plus vite (...) les autres ont l'air un peu figé à côté, enfin pas tous, pas Gérard, pas Marcello", ajoutant, "Mademoiselle Deneuve vous êtes un peu plus qu'une femme (...) vous êtes tellement touchante, tellement originale, tellement rassurante."

Il évoque également l'amour de Catherine Deneuve pour l'horticulture car "rentrer à Paris sans une petite plante ça ne s'appelle pas voyager." Catherine Deneuve c'est "mettre de la vie partout, même là où il n'y en a pas... Votre vie passe avant le cinéma et c'est pour ça qu'au cinéma vous passez avant tout le monde."

"C'est assez bouleversant"

Sur scène Roman Polanski la serre dans ses bras avec un simple "Je t'aime" (plus de 50 ans nous sépare de leur film Répulsion) avant de lui remettre le 8ème Prix Lumière. Catherine Deneuve, quant à elle, est "ravie d'être ici" mais on sent qu'elle ne veut pas s'éterniser dans "cette situation exceptionnelle". "C'est assez bouleversant pour moi d'être ici ce soir, je vous remercie de m'avoir choisie, car après tout c'est un peu arbitraire de choisir une actrice." Et de finir ainsi: "dans tous les films que j'ai choisi de montrer à Lyon, il y a un film de Raymond Depardon qui s'appelle Profils paysans et je dédie ce soir ce prix que j'ai reçu à tous les agriculteurs de France." Iconoclaste, as usual. C'est sans doute le secret de sa longévité (60 ans depuis son premier film): une audace et une curiosité inégalées.

Quant au mot de la fin, c'est Tarantino qui le prononce, "Vive le Cinéma et vive la Catherine Deneuve!".

Ouverture de Cannes 2016 : « C’est ça le cinéma, l’individu qui parle au monde »

Posté par kristofy, le 12 mai 2016

On nous avait prédit une soirée d'ouverture avec Cafe Society, le 14e Woody Allen cannois, sous la pluie : la première belle surprise aura été un soleil rayonnant, tout comme Laurent Laffite dans le rôle du maître de cérémonie. Le 69e Festival de Cannes est officiellement lancé avec une nouvelle fois l'ami Woody "mélancolique et plein de mordant, nostalgique et un peu désabusé, pour nous raconter l'âge d'or d'Hollywood couplé à une histoire d'amour malheureuse et un portrait de famille au vitriol"; et le tout avec Kristen Stewart, Jesse Eissenberg, Blake Lively, Corey Stoll, et le directeur de la photographie Vittorio Storaro.

Après une introduction poussive et pas drôle, le discours de Laurent Laftite a marqué une pause avec un court intermède de danse : "Cannes c'est une parenthèse enchantée..., la vraie star c'est le cinéma". Son humour passe mal et on se désole pour lui, notamment la vanne douteuse qui cible la vie privée de Woody Allen et de Roman Polanski (mais qui permet à Lafitte de faire le tour du monde de l'info). Enfin, le voilà qui clame: "Le Palais des festivals qui après 10 jours devient un gros truc moche" au moment où les panneaux s'ouvrent sur Catherine Deneuve. Maladresse ou hommage à la couverture de Charlie Hebdo l'an dernier? Pourtant, la Deneuve vient lui faire un baiser de cinéma et c'est enfin touchant (quelle cougar quand même cette Catherine).

Le jury est enfin appelé à venir se présenter, toutes et tous avec une belle élégance avec en tête le président George Miller précédé d'extraits de ses différents films. "C'est ça le cinéma, l'individu qui parle au monde" : 21 films de par le monde sont en sélection. Une chanson jouée par Matthieu Chédid (Vanessa Paradis devait être aux anges) entouré d'un choeur en hommage à Prince récemment décédé contribuera a donner de la majesté à la somptueuse scénographie qui avait été prévue, et malheureusement desservie de solennité avec un discours dans l'ensemble bancal et beaucoup moins drôle que la présentation des Molières où Lafitte avait été hilarant.

Pour un peu plus de prestige sont heureusement arrivés le duo Jessica Chastain et Vincent Lindon pour la fameuse déclaration "nous déclarons ouvert le 69e Festival de Cannes".

[L'instant Glam'] Cannes 2016 – Jour 1: Piteux Lafitte et robes bizarres

Posté par cynthia, le 11 mai 2016

Oyé oyé cinéphiles! Me voilà de retour pour décrypter les montées des marches, avec dérision et parfois, je vous l'accorde, quelques bitcheries. L'ouverture de cette 69ème édition du Festival de Cannes s'est déroulée sans pluie et avec une douceur dans l'air jusqu'à l'arrivée des blagues lourdingues de Laurent Laffite qui ont jeté un froid sur la Croisette... On se serait cru en Sibérie!

Une ouverture de festival c'est un peu comme un apéro chez un vieux pote de lycée: il faut la bonne tenue, la bonne liqueur et les bons amuses-gueules.

Pour commencer la dégustation, Naomi Watts a foulé le tapis rouge avec une boule à facettes en guise de robe (pas mal mais un brin trop lumineux), Kirsten Dunst portait son rideau de salon fleuri (elle doit faire des économies depuis qu'elle ne touche plus de gros cachets) tandis que, tel le soleil, Anna Kendrick est arrivée dans une robe jaune aux bras de Justin Timberlake afin de pousser la chansonnette.

Venue présenter Café Society de Woody Allen en ouverture, Kristen Stewart, chevelure javélisée (K tu n'aurais pas confondu Mr Propre avec ton shampoing anti-pelliculaire?), arborant une robe semi-transparente et bouffante excentrique (on a adoré). Kristen a le mérite d'en faire qu'à sa tête autant dans sa carrière que dans son placard et c'est ce qui lui vaut son charme! La belle plante blonde platine a possédé la Croisette jusqu'à l'arrivée de Blake Lively! Ah B... tu viens de balayer toute ma vie d'hétérosexualité... Enceinte, Mrs Ryan Reynolds était à tomber par terre. Le jour où je porte un enfant, je fais un photo-montage d'elle et moi et j'en suis sûre, ce ne sera pas la même chose.

Côté beauté flamboyante, Jessica Chastain était magnifique aux côtés de Vincent Lindon et de son look Leonardo Dicaprio dans The Revenant. Tandis que Julianne Moore radieuse a littéralement éclipsé le reste des invités (on a cru apercevoir Jane Birkin en costume mal taillé à moins que ce ne soit un vigile...). D'une manière général, les robes jouaient sur le côté paillettes, miroirs et transparences.

Après le tapis rouge

Je sais, vous n'aimez que le tapis rouge! Mais vu le scandale de la cérémonie d'ouverture, je me devais d'en parler! Les blagues lourdingues de Laurent Lafitte ont mis mal à l'aise tout le public en particulier cette pauvre Kristen Stewart qui passait son temps à se mordre les lèvres et à baisser les yeux. Déjà qu'elle avait dû subir la cérémonie des César de l'année dernière la pauvre, voilà qu'elle se fait une nouvelle fois chier dans une salle française.

«Cela fait plaisir que vous soyez en France parce que ces dernières années, vous avez beaucoup tourné en Europe, alors que vous n’êtes même pas condamné pour viol aux Etats-Unis. »

Alors là, la pauvre Kristen a eu un choc et ne savait plus ou se mettre à côté du pauvre papy Woody qui essayait de comprendre les sous-titres anglais sur l'écran (et Emmanuelle Seigner a sans doute appelé immédiatement son mari, visé par ricochets). Que venait foutre cette sale blague dans une soirée aussi consensuelle, dédiée au cinéma?

T'inquiète pas Woody, nous même on n'a rien capté de ce qu'il racontait le Laurent. La suite de son ouverture nous a consternés, blasés et ne nous a pas décroché un sourire. Même l'intervention de Catherine Deneuve et de sa langue expérimentée n'a pas sauvé la soirée!

Espérons que le Festival continue sans blagues du genre et avec moins de tenues douloureuses pour les yeux...

César / Oscar 2016 : le match en 5 rounds

Posté par kristofy, le 1 mars 2016

Les patients: Vincent Lindon, Leonardo DiCaprio, et Ennio Morricone !

Florence Foresti avait souligné que Vincent Lindon était un peu notre Leonardo à nous, plusieurs fois nominé mais pas encore Césarisé et que cette fois ça serait la bonne (Flo : merci du spoiler), et en effet César pour Lindon et Oscar pour DiCaprio. Mais c’était aussi la même situation pour une personnalité plus discrète, le compositeur italien Ennio Morricone, qui décroche enfin un Oscar pour une musique de film à 87 ans !

Vincent Lindon a été nommé 5 fois : meilleur acteur La Crise 1993, Ma petite entreprise 2000, Ceux qui restent 2008, Welcome 2010, Quelques heures de printemps 2013… avant d’obtenir enfin un César la 6ème fois pour La loi du marché.

Leonardo DiCaprio a été nommé 4 fois : meilleur second rôle Gilbert Grape 1994, meilleur acteur pour Aviator 2005, Blood Diamond 2007, Le Loup de Wall Street 2014 (ainsi que comme producteur)… avant d’obtenir enfin un Oscar la 5ème fois pour The Revenant.

Ennio Morricone a été nommé 5 fois sans Oscar (et pas pour ses célèbres musiques de western) : meilleure musique originale pour Les Moissons du ciel de Terrence Malick 1979, Mission de Roland Joffé 1986, Les Incorruptibles de Brian De Palma 1987, Bugsy de Barry Levinson 1991, Malena de Giuseppe Tornatore 2000. Il a tout de même reçu un Oscar honorifique pour l'ensemble de sa carrière en 2007, et cette année, il reçoit l'Oscar de la meilleure musique originale pour Les Huit Salopards (il était d’ailleurs en même temps nominé au César de la meilleure musique originale pour En mai, fais ce qu'il te plaît, 3 fois au César sans aucune récompense…).

Avantage : Oscar

Des seconds rôles nordiques de première catégorie

César : Karin Viard (21 nuits avec Pattie), Agnès Jaoui (Comme un avion), Noémie Lvovsky (La belle saison), Sara Forestier (La tête haute), Sidse Babett Knudsen (L'hermine). C’est Sidse Babett Knudsen qui a gagné, mais dans le film L'hermine c’est elle le premier rôle féminin ! Pourquoi elle n’était pas dans la catégorie meilleure actrice ? Parce que cette catégorie principale est devenu au fil du temps un concours entre les monstres sacrés - 13 nominations pour Catherine Deneuve, 15 nominations pour Isabelle Huppert - et les comédiennes qui portent un film sur leurs épaules.

Oscar : Jennifer Jason Leigh (Les 8 Salopards) ; Rooney Mara (Carol) ; Rachel McAdams (Spotlight) ; Alicia Vikander (The Danish Girl) ; Kate Winslet (Steve Jobs). C’est Alicia Vikander qui a gagné, mais dans le film The Danish Girl c’est aussi elle le premier rôle féminin ! Pourquoi elle n’était pas en catégorie meilleure actrice ? Parce que cette catégorie principale n’est plus pour une meilleure interprétation mais pour un choix stratégique pour obtenir l'Oscar, et les producteurs-distributeurs veulent multiplier le nombre de nominations et les chances de gagner. Ainsi Juliette Binoche, rôle central du Patient anglais avait davantage de chance de l'avoir en second-rôle que si elle avait été "actrice principale" où sa collègue Kristin Scott Thomas avait ses chances. Ce calcul fait que pour le film Carol le duo d’égale importance est partagé entre catégorie meilleure actrice pour Cate Blanchett et catégorie second rôle pour Rooney Mara (bien que elle seule ait eu le prix d’interprétation à Cannes…). Donc face aux favorites (Charlotte Rampling, Saoirse Ronan, Brie Larson oscarisée) il était plus prudent de ‘placer’ Alicia Vikander en catégorie second rôle féminin…

Avantage : nul

Un meilleur film en langue étrangère toujours suspect

César : Birdman (USA), Le Fils de Saul (Hongrie), Taxi Teheran (Iran), Mia Madre (Italie), Youth (Italie), Le tout nouveau testament (franco-Belgique), Je suis mort mais j’ai des amis (franco-Belgique). Avec 2 films italiens et 2 films franco-Belges (car une règle qu’il faudrait supprimer oblige d’inclure dans cette catégorie des films francophones-, les César peuvent tout se permettre (y compris oublier les films asiatiques ou latino-américains), en mélangeant exercice de style, comédie, mélodrame... Et donc aucune nomination pour Mad Max Fury Road qui a gagné 6 Oscars (sur 10 nominations) ? Le Fils de Saul était évidement le favori, et bizarrement le César a été attribué à Birdman… Pour mémoire déjà en 1995 le César du meilleur film étranger avait récompensé la comédie culte Quatre mariages et un enterrement face à Pulp Fiction de Quentin Tarantino (Palme d’or à Cannes et Oscar du meilleur scénario) et La Liste de Schindler de Steven Spielberg (7 Oscars dont meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario…). C’est quoi le problème avec cette catégorie pour les votants des Césars ?

Oscar : L'étreinte du Serpent (Colombie) ; Mustang (France); Le Fils de Saul (Hongrie), Theeb (Jordanie); A War (Danemark). On note une moins grande variété de genre mais une vraie diversité de styles cinématographiques et un penchant pour des films d'auteurs assez pointus. Pourtant, la manière de sélectionner les films (quasiment soviétique), et le fait de mettre le Népal à égalité avec l'Italie ou la Chine pose toujours problème. Trois de ces films étaient à Cannes (2 à la Quinzaine des réalisateurs, et Le Fils de Saul récompensé du Grand prix du jury du festival de Cannes, donc le prix le plus important après la Palme d’or). Le Fils de Saul était donc évidement le favori, et logiquement il a reçu l’Oscar du Meilleur film en langue étrangère.

Avantage : Oscar

Aimés en mai, rejetés en février

César : Dheepan de Jacques Audiard, c’est la Palme d’or du Festival de Cannes (avec dans le jury tout de même Ethan et Joel Coen, Guillermo del Toro, Xavier Dolan…), et 9 nominations aux Césars… Jacques Audiard est adoré par les professionnels avec à son compte 3 Césars pour De battre mon cœur s'est arrêté, 3 Césars pour Un prophète, 1 César pour De rouille et d'os…, mais cette année il y a eu comme un Audiard-bashing… Le film a divisé la critique et surtout ce fut le plus gros échec public de Audiard depuis 20 ans. Résultat aucun César !

Oscar : Sicario de Denis Villeneuve, en compétition à Cannes, 30 millions de budget et environ 90 millions de recettes, 3 nominations techniques (meilleure photographie pour Roger Deakins, sa 13e infructueuse, meilleure musique, meilleur montage de son) mais aucune nomination pour le scénario, le réalisateur, ou le film… C’est le film qui aurait dû faire concurrence à Mad Max Fury Road et à The Revenant, mais il en a été décidé autrement. On pourrait dire la même chose de Carol, grand favori jusqu'aux Golden Globes, et qui repart bredouille. Résultat aucun Oscar !

Avantage : nul

Les minorités, véritables gagnantes des deux cérémonies

Zabou et Pierre Deladonchamps : «Dans notre milieu d’artistes de toutes origines pas le place pour la xénophobie, pas de place pour la misogynie, pas de place non plus pour l’homophobie, pas de place non plus pour l’antisémitisme [lol]… Il y a ici ce soir des gens de grand talent, et des gens qui n’en n’ont pas du tout…et des pourritures humaines qui vendraient leur mère pour une paire de Louboutin… Je connais des votants qui ne sont pas sympas et qui eux-mêmes insultent les gens…»
Voila une pique pour ‘la grande famille du cinéma français’ qui aussi doit se pencher sur une meilleure représentation des minorités devant comme derrière la caméra. En France, on se donne bonne conscience en votant pour Fatima, c'est bien, mais on est aussi obligé de rappeler que Loubna Abidar est sans papiers et menacée dans son pays.

Côté Oscar une polémique ‘OscarSoWhite’ enflait sur l’absence de personnalités Noires (ni interprétation, ni réalisation…) avec des votants en majorité Blancs et âgés. Des mesures ont été prises pour un renouvellement des votants avec plus de diversité, et aussi plus de femmes.
Chris Rock : « Pensez-y : il n'y a aucune véritable raison d’avoir une catégorie pour les hommes et une autre pour les femmes pour un prix d’interprétation. Si vous voulez des gens Noirs chaque année à cette cérémonie des Oscars, il faudrait alors juste une nouvelle catégorie meilleure interprétation black, comme quand un Blanc dit ‘mon meilleur ami noir’… En fait, nous voulons avoir l'opportunité d'avoir de bons rôles. Nous voulons que des acteurs Noirs aient les mêmes opportunités que les acteurs Blancs… »
La polémique n’est donc tant du côté des nominations mais plus du côté des producteurs et distributeurs de films…

Avantage : Oscar

César / Oscar 2016, le match en 5 rounds : La cérémonie des Oscars remporte 3 rounds contre celle des Césars, les deux organisations et leurs membres votants vont devoir faire mieux pour l'année prochaine... Ou pas.

César 2016 : Une Foresti party faite de Louboutin et d’autres surprises !

Posté par wyzman, le 27 février 2016

Une chose est sûre, la 41ème cérémonie des César qui avait lieu hier soir au Théâtre du Châtelet (Paris) ne nous a pas laissé de marbre. Plus encore et parce qu'elle était présentée par une Florence Foresti survoltée (mais drôle), nous avons passé un très bon moment. Les sacres de Fatima (meilleur film), Mustang (meilleur premier film), Catherine Frot (meilleure actrice) et Vincent Lindon (meilleur acteur) nous ont émus mais il n'y avait pas que ça. Oh non ! Nous aurions même tendance à dire que le meilleur se trouvait ailleurs que dans le palmarès !

On commencera donc par le commencement : Florence Foresti. Introduction géniale, références à Nikita, Itinéraire d'un enfant gâté et Black Swan. Entrée théâtrale et presque fracassante, petit clin d'œil aux #OscarsSoWhite et vannes sur les clichés. Oui, celle qui a déjà été faite Chevalier des Arts et des Lettres a tout compris de l'esprit Canal et sait comment dynamiter une cérémonie peu attirante. Pour cause, elle a passé la soirée à envoyer des piques à tout le monde. On pense notamment à son "Dheepan ? Encore une bonne comédie hein !" envoyé à Jacques Audiard ou le fameux "Vincent Lindon ? C'est un peu notre Leonardo DiCaprio… Toujours nommé, jamais césarisé !" Jusqu'à hier soir. Sans trop forcer sur ses personnages, l'humoriste a prouvé, seule ou "bloquée" avec Vanessa Paradis et sa licorne, qu'elle pouvait faire rire. Vraiment rire !

Mais elle n'a pas été la seule à plaire à l'audience. Après l'énorme buzz suscité l'an dernier par le "En attendant, moi je ne me fais pas bronzer la bite dans des films de pédés" de Zabou Breitman à Pierre Deladonchamps, les deux comparses ont remis le couvert pour le bonheur de tous. "Il y a des gens biens ce soir…" commence l'acteur révélé dans L'Inconnu du lac. Ce à quoi l'actrice vue dans Nous trois ou rien répond : "Oui, et des pourritures humaines qui vendraient leur mère pour des Louboutin !" Voilà qui est dit. A quand une comédie en commun ?

Quant au reste de la soirée, il aura été marqué par le discours fadasse et récité de Louane Emera, la mine blafarde de Nicolas Duvauchelle et les tendres remerciements de Rod Paradot (meilleur espoir masculin pour La Tête haute). Ses gouttes de sueur et son "Je dois remercier ma mère… C'est elle qui tous les jours croit en moi !" ont attendri l'assistance, les téléspectateurs et Twitter. Nouvel instance de contrôle, le réseau social n'a pas manqué de noter la longueur globale de la cérémonie, le discours en très bon français de Michael Douglas (César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière) et de s'impatienter face au sketch à rallonge de Jonathan Cohen... C'est dommage, jusque-là on tenait le bon bout ! Surtout que Foresti était inspirée quand elle a dénoncé la cabale contre Loubna Abidar en infantilisant ceux qui ne font pas la distinction entre fiction et réalité...

En terminant comme convenu à 00:00, Florence Foresti a tenu son pari. Une très bonne chose. Plus vivante et audacieuse que les éditions passées, cette 41ème cérémonie aura été l'occasion de rendre hommage à toutes les personnalités disparues récemment (et elles sont nombreuses) ainsi que de porter un regard sur l'avenir. Claude Lelouch l'assure : "Préparez vos caméras, il y aura de très belles choses à filmer" en 2016. Mais ce n'est pas fini ! Comme les votants ont consacré les femmes, c'est sans surprise que Christine & the Queens s'en est allé d'une reprise de "It's Only Mystery", la bande originale de Subway, le second film de Luc Besson. Vous l'aurez compris, les César 2016 étaient la meilleure cérémonie depuis bien longtemps !

D'ailleurs l'audience était en hausse par rapport à l'année dernière. FF a séduit 100 000 téléspectateurs de plus malgré une vive concurrence de Koh-Lanta et du Rugby.

Pour découvrir le palmarès complet, c'est par ici.

Les César 2016 sacrent Fatima, Mustang, Catherine Frot et Vincent Lindon

Posté par redaction, le 26 février 2016

Toute la cérémonie sur notre compte twitter. Et le rappel de toutes les nominations.

Fatima, déjà couronné par le Prix Louis-Delluc, est reparti avec trois César dont celui du meilleur film. En nombre de récompenses, il est devancé par Mustang, quatre fois distingué, dont le prix du meilleur prix film. Deux histoires de femmes entre occident et orient, deux films issus de métissage franco-méditerranéen.

On s'étonnera toujours de certains choix, à commencer par Birdman et Le Petit Prince. On sera peut-être déçu que Trois souvenirs de ma jeunesse n'ait pas eu autre chose que le César du meilleur réalisateur pour Arnaud Desplechin, qui était pour la quatrième fois nominé. Ce fut la bonne. Idem pour Vincent Lindon, qui après cinq nominations infructueuses, empoche un César amplement mérité depuis des années, et fait le doublé royal avec son prix d'interprétation à Cannes. Si Michel Fau a étonnament perdu dans la catégorie second-rôle masculin, Catherine Frot a sauvé l'honneur de Marguerite, quatre fois césarisé tout de même, en décrochant son premier César de la meilleure actrice, vingt ans après celui du meilleur second-rôle, trente ans après sa première nomination.

Enfin, avec de nombreux lauréats nés hors de France, le cinéma Français, à l'occasion d'une soirée pleine d'autodérision, emmenée par une Florence Foresti plutôt inspirée, a montré qu'il était ouvert au monde. Michael Douglas, César d'honneur, a très bien su trouver les mots pour rappeler à quel point la culture française était importante. Le tout dans un discours entièrement en français.

Meilleur film : Fatima de Philippe Faucon
Meilleur réalisateur: Arnaud Desplechin (Trois souvenirs de ma jeunesse)

Meilleur film d'animation: Le Petit Prince de Mark Osborne
Meilleur premier film: Mustang de Deniz Gamze Egüven
Meilleur documentaire: Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent
Meilleur film étranger: Birdman d'Alejandro G. Inarritu (USA-Mexique)
Meilleur court métrage: La contre-allée de Cécile Ducrocq
Meilleur film d'animation (court métrage): Le repas dominical de Céline Devaux

Meilleure actrice: Catherine Frot (Marguerite)
Meilleur acteur: Vincent Lindon (La loi du marché)
Meilleur second rôle féminin: Sidse Babett Knudsen (L'Hermine)
Meilleur second rôle masculin: Benoît Magimel (La tête haute)
Meilleur espoir féminin: Zita Hanrot (Fatima)
Meilleur espoir masculin: Rod Paradot (La tête haute)

Meilleur scénario original: Deniz Gamze Ergüven, Alice Winocour (Mustang)
Meilleur scénario adapté: Philippe Faucon, d'après Prière à la lune de Fatima Elayoubi (Fatima)
Meilleure image: Christophe Offenstein (Valley of Love)
Meilleur montage: Mathilde Van de Moortel (Mustang)
Meilleur son: François Musy, Gabriel Hafner (Marguerite)
Meilleurs décors: Martin Kurel (Marguerite)
Meilleurs costumes: Pierre-Jean Larroque (Marguerite)
Meilleure musique originale: Warren Ellis (Mustang)

Mustang domine les Prix Lumières 2016

Posté par vincy, le 9 février 2016

La presse étrangère basée à Paris a rendu son verdict. S'espérant aussi clairvoyante que les Golden Globes qui influent sur les Oscars, les prix Lumières de la presse étrangère auront-ils anticiper le palmarès des César? Cette 21e édition pourrait en effet "matcher" avec les 43e César, à quelques exceptions près.
Premier enseignement: Mustang, candidat français pour les Oscars, repart avec quatre prix dont celui du meilleur film et du meilleur premier film. C'est le seul film qui reçoit plusieurs prix avec Trois souvenirs de ma jeunesse (meilleur réalisateur, meilleure musique).
Deuxième enseignement: avec Mustang, Fatima (scénario), Much Loved (film francophone), le cinéma français valorise son métissage et ses liens avec la Méditerranée.
Troisième enseignement: le festival de Cannes monopolise le palmarès avec 11 prix pour 9 films, sur 13 films récompensés au total. Mention spéciale pour la Quinzaine des réalisateurs qui s'octroie 8 prix (dont 2 partagés), devant la sélection officielle (compétition, hors compétition, un certain regard) qui repart avec 4 trophées (dont deux partagés) et la semaine de la critique qui en partage un. Les quatre autres films qui sont distingués étaient à Berlin (Le bouton de nacre, Journal d'une femme de chambre), à Locarno (La belle saison) et à Venise (Marguerite).

Cette année, les prix Lumières ont rendu hommage à Isabelle Huppert.

Le palmarès

Meilleur film: Mustang de Deniz Gamze Ergüven
Meilleur réalisateur: Arnaud Desplechin pour Trois souvenirs de ma jeunesse
Meilleur scénario: Philippe Faucon pour Fatima
Meilleure actrice: Catherine Frot dans Marguerite
Meilleur acteur: Vincent Lindon dans La loi du marché et Journal d’une femme de chambre
Meilleures révélations féminines: Günes Nezihe Sensoy, Doga Zeynep Doguslu, Elit Iscan, Tugba Sunguroglu et Ilayda Akdogan dans Mustang
Meilleur révélation masculine: Rod Paradot dans La tête haute
Meilleur premier film: Mustang de Deniz Gamze Ergüven
Meilleur film francophone: Much Loved de Nabil Ayouch (France, Maroc)
Meilleure image: David Chizallet pour Mustang, Les Anarchistes, Je suis un soldat
Meilleure musique: Grégoire Hetzel pour La belle saison et Trois souvenirs de ma jeunesse
Meilleur documentaire (ex-aequo): Le bouton de nacre de Patricio Guzmán et L’image manquante de Rithy Pan

Les prix Magritte sacrent Le tout nouveau testament

Posté par vincy, le 8 février 2016

Le tout nouveau testament de Jaco Van Dormael n'a pas fait de quartier. Certes, il faisait la course en tête avec dix nominations. Les Magritte du cinéma, les César belges, lui ont décerné quatre trophées: meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario et meilleure musique. Dieu est décidément partout. Jaco Van Dormael continue sa moisson dorée au fil des films. Le cinéaste avait déjà remporté tout au long de sa carrière une Caméra d'or à Cannes, plusieurs Prix Jsoeph Plateau (qui n'existe plus), un César du meilleur film étranger, un prix du public aux European Film Awards, et déjà trois Magritte (film, réalisateur, scénario pour Mr. Nobody en 2011, date de la création du prix).

Présidée par Marie Gillain, la cérémonie a aussi récompensé un peu tout le monde: Tous les chats sont gris (meilleur premier film, meilleur second rôle féminin pour Anne Coesens), D'Ardennen (meilleur film flamand), La famille bélier (meilleur film étranger en coproduction), Un début prometteur (Veerle Baetens, meilleur actrice), Je suis mort mais j'ai des amis (Wim Willaert, meilleur acteur), L'enquête (Laurent Capelluto, meilleur second rôle masculin), Melody (meilleur espoir féminin pour Lucie Debay), Être (meilleur espoir masculin pour Benjamin Ramon), Alleluia (meilleure image, meilleur son, meilleurs décors, meilleur montage), La dame dans l'auto (meilleurs costumes), L'homme qui répare les femmes (meilleur documentaire).

On notera que ce sont deux acteurs flamands qui ont remporté les prix d'interprétation alors que la plupart des films distingués sont francophones. Alleluia est reparti avec 4 prix sur 8 nominations mais Préjudice, nommé 6 fois a fini bredouille.

Enfin, Vincent Lindon a été honoré, succédant à Pierre Richard, Emir Kusturica, Costa-Gavras et Nathalie Baye.