Posté par vincy, le 28 juillet 2011
Nouveau lieu (La Pagoda), nouvelle orientation. La maison des auteurs, lieu de rencontre professionnel, a installé depuis 7 ans ce nouveau programme dans l'agenda déjà chargé de la Mostra. Pour ce 68e Festival de Venise, Venice Days s'étoffe, avec des auteurs souvent déjà très reconnus dans leur pays, des castings alléchants (Vanessa Paradis, Tahar Rahim, Vincent Lindon, Philippe Torreton, Vincent rottiers, Marie Gillain, Stefano Accorsi, Marie-Josée Croze, Ronit Elkabetz, Kevin Parent...), et finalement une sélection qui prend de la maturité. Une sorte de Quinzaine des réalisateurs, très européenne, à la quelle s'ajoute des séances spéciales où la coproduction de la France est très présente.
Venice Days
Another Silence, de Santiago Amigorena (Argentine)
My Name is Ki, de Ladzek Dawid (Pologne)
Ruggine, de Daniele Gaglianone (Italie)
Présumé coupable, de Vincent Garenq (France)
Toutes nos envies, de Philippe Lioret (France)
Love and Bruises, de Lou Ye (France)
Historias, de Julia Murat (Brésil)
Twilight portrait, d'Angelina Nikonova (Russie)
Io Sono Li, d'Andrea Segre (Italie)
Hiver dernier, de John Shank (Belgique)
Café de Flore, de Jean marc Vallée (Canada)
Habibi, de Susan Youssef (Palestine)
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Posté par vincy, le 1 septembre 2010

On s'en réjouissait à l'avance : après sa libération en mai et l'annonce de sa sélection au Festival de Venise, qui ouvre aujourd'hui, en août, la venue en Europe du réalisateur iranien Jafar Panahi devait être l'un des événements de cette rentrée cinématographique.
Mais le régime iranien l'a privé de passeport et il n'a pas pu se rendre à la présentation de son film mercredi au festival de Venise. Il s'est dit "emprisonné mentalement" dans un message lu au public avant la projection.
"On m'interdit de faire des films depuis cinq ans. Quand un réalisateur n'est pas autorisé à faire des films, il est emprisonné mentalement. Il n'est peut-être pas confiné dans une petite cellule, mais il erre cependant dans une prison plus grande", a écrit le cinéaste.
"Pourquoi faire un film devrait-il être un crime?" s'interroge le réalisateur iranien Jafar Panahi
"Je crois que tous les soutiens que j'ai reçus venaient d'individus et d'organisations qui croient fermement au cinéma et au droit des cinéastes à la liberté d'expression. Espérons qu'un jour les gouvernements du monde partageront cette croyance", conclut-il.
Son passeport a été révoqué il y a neuf mois et il attend son procès qui doit débuter fin septembre.
Quand on porte atteinte à la liberté de parole d'un cinéaste, le monde du cinéma se doit de faire quelque chose", a déclaré le directeur de Venice Days, Giorgio Gozzetti, qui a annoncé le lancement jeudi 2 septembre d'une pétition en faveur de Panahi.
Il devait présenter son court-métrage de 9 minutes, intitulé L'accordéon, dans le cadre de la section Venice Days, produit avec le soutien d'Arte (qui fêtait ses 20 ans pour l'occasion) par "Art of the world" et Dorje Film dans le cadre d'un projet de 18 courts sur la thématique des droits de l'Homme.
"L'absence de Panahi nous cause une grande tristesse, ils veulent l'affaiblir psychologiquement", a déclaré à l'AFP Flaminio Zadra, directeur de Dorje Film.
Le film raconte avec tendresse l'aventure d'un garçon et de sa petite soeur privés de leur accordéon parce qu'ils ont joué près d'une mosquée. "Le film est inspiré d'une histoire que j'ai lue quand j'étais adolescent sur un jeune musicien qui voulait jouer devant une mosquée. Un homme qui travaillait à côté n'aimait pas son "instrument hérétique" et l'avait brisé. Je n'aimais pas cette fin violente et je voulais raconter cette histoire dans une version où la violence n'était plus nécessaire. Alors on peut dire que le thème de mon film est la non-violence et le rejet de la violence, qui devraient être de rigueur à notre époque. Il a été tourné à Shiraz (sud de l'Iran) un mois avant mon arrestation cet hiver. Le tournage s'est bien passé."
Rappelons qu'il a été emprisonné en mars parce qu'il tournait un film sur une famille et les événements post-électoraux de juin 2009. "Nous tournions chez moi, et 30% des scènes étaient tournées, mais ils ont saisis tous mes rushes."
Dans un entretien téléphonique daté du 22 août, il avoue être désemparé face aux gouvernants de son pays. "Il y a toujours eu des restrictions mais l'année passée a été la pire. Il y a des pressions sur tout le monde (...) Un film terminé peut être interdit, mais pas le réalisateur. Je n'ai pas vraiment travaillé pendant cinq ans. Je voulais faire un film sur la guerre (Iran-Irak) il y a deux ans. Ils ne m'y ont pas autorisé. Ils ont eu un problème personnel avec moi (...) Toutefois je n'arrive pas être pessimiste. Des entraves ont toujours existé et cette période finira un jour elle aussi. Il est important d'être patient et de résister. Quand un cinéaste ne fait pas de films, c'est comme s'il était en prison. Même quand il est libéré d'une petite prison, il se retrouve à errer dans une prison plus grande. Je suis amoureux de mon pays et malgré ses limites je ne voudrais jamais vivre ailleurs".
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Posté par vincy, le 6 août 2010
C'est une nouvelle qui fait plaisir. Le réalisateur iranien jafar Panahi sera sur la lagune de Venise pour présenter son nouveau film, L'accordéon, à la Mostra.
Le film fera l'ouverture des Venice Days (les journées des auteurs) le 1er septembre, une section parallèle où le film de Bertrand Blier est aussi programmé. Il s'agit d'un court métrage tourné à Téhéran. On y suit le parcours de deux jeunes musiciens de rue, privés de leur accordéon à cause d'un accident.
Le lendemain, le cinéaste participera à un débat avec son compatriote Mazdak Taebi, où ils évoqueront les thèmes de l'oeuvre de Panahi. De plus il donnera une "Master Class" à de jeunes cinéphiles européens.
Panahi avait été arrêté en mars dernier, au prétexte qu'il préparait un film contre le régime. Cela avait soulevé une indignation internationale. le Festival de Cannes l'avait officiellement invité pour être membre du jury. Durant tout le Festival, son absence avait été soulignée et symboliquement illustrée ou commentée. Le Festival des films du Monde à Montréal va aussi lui rendre hommage dans quelques semaines.
Le réalisateur a reçu le Lion d'or à Venise il y a dix ans pour Le Cercle.
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Posté par vincy, le 30 juillet 2010
La section parallèle "Venice Days" en est à sa 7e édition. En choisissant des films "indépendants", aux tons singuliers, elle se démarque et cherche surtout à stimuler un marché du film, qui manque cruellement sur la lagune.
Le bruit des glaçons de Bertrand Blier (France)
La vie des Poissons de Matias Bize (Chili)
Et in Terra pax de Matteo Botrugno et Daniele Coluccini (Italie)
Notre étrangère de Sarah Bouyain (Burkina Faso)
L'amore buio d'Antonio Capuano (Italie)
Pequenas voces de Jairo Carrillo et Oscar Andrade (Colombie)
The Happy Poet de Paul Gordon (U.S.)
Noir océan de Marion Hänsel (Belgique)
Cirkus Columbia de Danis Tanovic (Bosnie-Herzegovine)
Incendies de Denis Villeneuve (Canada)
Majorité de Seren Yüce (Turquie)
Ciela senza terra de Giovanni Davide Maderna et Sara Pozzoli (Italie)
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