Début de tournage pour le 4e film de Céline Sciamma

Posté par vincy, le 14 octobre 2018

La réalisatrice Céline Sciamma reprend le chemin des plateaux le 15 octobre avec Portrait de la jeune fille en feu, quatre ans après Bandes de filles, projet annoncé à la fin du printemps.

La réalisatrice retrouve Adèle Haenel, 11 ans après Naissance des pieuvres, premier long métrage de la réalisatrice et deuxième de l'actrice. L'actrice césarisée y joue Héloïse, jeune fille bretonne à marier qui doit envoyer un portrait à son futur époux, résidant à Milan en Italie. Noémie Merlant (Les héritiers, Le retour du héros) incarne Marianne, la peintre choisie par la mère d'Héloïse, une comtesse, qui est interprétée par Valeria Golino. A ces trois femmes s'ajoutent Luàna Bajrami, dont c'est le troisième film après L'heure de la sortie et Joyeux anniversaire, et qui endosse le rôle de la servante.

Dans cette fresque des sentiments et du désir, Céline Sciamma veut "raconter le présent d’un amour vécu mais aussi sa longue résonance en nous, qui console de l’avoir perdu".

A lire le récit et à voir le casting, Céline Sciamma semble amorcer un nouveau virage. Un film historique (l'histoire se déroule au XVIIIe siècle), des personnages plus adultes, le thème de la création artistique... Mais on peut aussi remarquer qu'elle s'interroge toujours sur l'identité et sur la féminité.

Le tournage s'achèvera vers le 10 décembre. Pyramide distribuera le film.

Adèle Haenel est toujours à l'affiche d'Un peuple et son roi. En liberté!, de Pierre Salvadori, sera dans les salles le 31 octobre.

Céline Sciamma a réalisé Naissance des pieuvres (Prix Louis-Delluc du premier long métrage), Tomboy (Teddy Award) et Bande de filles, en compétition à Cannes. Elle a aussi été coscénariste de Ma vie de Courgette (César de la meilleure adaptation) et Quand on a 17 ans, en compétition à Berlin.

Valeria Bruni Tedeschi retourne derrière la caméra

Posté par redaction, le 20 août 2017

valeria bruni tedeschiValéria Bruni Tedeschi a entamé le tournage de son quatrième long métrage, Les estivants, clin d'œil à la pièce de Maxime Gorki, même si le film a plus à voir avec Les Trois sœurs de Tchekhov. C'est son premier film en tant que réalisatrice depuis Un château en Italie, en compétition à Cannes en 2013.

La cinéaste sera aussi devant la caméra. l'actrice a été nommée aux Césars dans la catégorie du meilleur second-rôle féminin et a été récompensée comme meilleure actrice aux David di Donatello, les Oscars italiens.

Le casting comprend aussi Pierre Arditi, son amie Noémie Lvovsky, Yolande Moreau, Laurent Stocker et Bruno Raffaelli. On retrouvera aussi la mère de Valeria Bruni Tedeschi, Marisa Borini, qui avait eu un rôle dans son précédent long métrage. Enfin, last but not least, Valeria Golino, double prix d'interprétation à Venise, est aussi au générique.

Le film est coécrit par Valeria Bruni Tedeschi, Agnès de Sacy et Noémie Lvovsky. L'histoire est celle d'Anna, réalisatrice fraichement séparée, qui va, avec sa fille, dans une grande et belle propriété sur la Côte d'Azur, pour quelques jours de vacances. Au milieu des siens, familles, amis et employés, Anna doit gérer à la fois sa rupture et l'écriture de son nouveau film. Elle ne sera pas forcément écoutée et aidée.

Le film sera distribué par Ad Vitam et est un sérieux prétendant au prochain Festival de Cannes.

Cannes 2017: Qui est Esther Garrel ?

Posté par cynthia, le 18 mai 2017

Dans la famille Garrel, je voudrais la fille... Être "une fille de" au sein d'une famille de cinéma ne facilite pas forcément la tâche. Ce n'est pas parce que l'on tombe dans la marmite du septième art que tout est facile, la preuve avec la jolie Esther Garrel, en vedette du film de son père L'amant du jour, présenté cette année à la Quinzaine des réalisateurs.

Petite-fille de Maurice Garrel, fille du réalisateur Philippe Garrel et de la comédienne Brigitte Sy, sœur de l'acteur Louis Garrel, Esther est la digne descendante d'une longue lignée d'artistes du grand et petit écran. N'allez pas croire que la douce brunette a fait ça par facilité: au contraire elle a dû se battre pour s'imposer dans le métier: "C'est à la fois tellement génial au quotidien et tellement dur à porter. À un moment donné, j'étais obsédée par ça!" confiait-elle à un magazine français.

L'actrice de 26 ans a tracé sa route seule avec ce poids sur les épaules. Même si ses premiers pas furent derrière la caméra de son père, c'est en solitaire qu'elle crève l'écran en 2011 dans L'Apollonide: Souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello, en compétition à Cannes, en 2011. Cela fait déjà plus de dix ans qu'elle tourne. Pour son père, dans un court de son frère mais aussi avec des petits rôles dans La belle personne de Christophe Honoré, qu'elle a obtenu grâce au directeur de casting Richard Rousseau qui l'a contactée sur Myspace, Un chat un chat de Sophie Fillières, un téléfilm de Marion Vernoux (Rien dans les poches) et un court de Valeria Golino.

Une envie de s'affranchir

C'est d'ailleurs à partir de 2011 que tout s'enchaîne. Cette année là, on la croise aussi à Cannes pour17 filles de Delphine Coulin et Muriel Coulin ("C'est la première fois que je me suis sentie aussi à l'aise sur un plateau") et l'année suivante, à la Quinzaine, dans Camille redouble de Noémie Lvovsky. Elle y revient avec La Jalousie, signé de son père, puis en compétition avec Marguerite et Julien de Valérie Donzelli. Elle tourne aussi pour sa mère (L'Astragale), Romain Goupil (Les Jours venus). Esther, entre quelques courts métrages (dont Après Suzanne, en compétition à Cannes l'an dernier et nommé aux César cette année), fait confiance aux cinéastes de demain comme Caroline Deruas (L'indomptée, sorti en février), Luca Guadagnino (dans le film italo-américain Call Me By Your Name, présenté à Sundance et Berlin cet hiver) ou Nathan Silver (dans le film indé américain Thirst Street, qui vient d'être projeté à Tribeca).

A petits pas, elle se construit son propre itinéraire, fait de curiosités et d'audaces, sans frontières et s'éloignant progressivement de l'envahissant patronyme. Dans Clap Mag, elle avouait à propos de sa filiation : "En fait, je ne sais pas vraiment en quoi ça m'a aidé. Je pense que ça m'a plutôt pas mal desservi."

C'est d'ailleurs, peut-être, sans doute, pour cela que son plus beau personnage est celui de Jeunesse, de Justine Malle, une autre fille de, celle du cinéaste Louis Malle. Dans une interview, elle expliquait: "Dès la première lecture de ce scénario, tout m'est apparu fluide et évident. J'aimais la manière qu'avait Justine de parler d'une première expérience amoureuse au cœur d'un drame. Et je me suis vite trouvé beaucoup de points communs avec mon personnage. Comme elle, j'ai un grand frère et une petite sœur, un père cinéaste. Comme elle, je connais ce désir de se sortir de cet atavisme familial."

Les Arcs 2016: le cinéma européen au sommet

Posté par vincy, le 9 décembre 2016

Du 10 au 17 décembre, le Festival de cinéma européen des Arcs célèbrera sa 8e et ambitieuse édition sous le signe des femmes. Cette année le festival a décidé de célébrer la jeune génération de femmes réalisatrices européennes à travers un programme "Nouvelles Femmes de cinéma". Outre la sélection de 10 réalisatrices qui viendront présenter leur film, la manifestation publiera une étude sur le thème, organisera deux tables rondes et une masterclass de la compositrice Béatrice Thiriet en plus d'ateliers "boîte à idées" et de la venue de Valéria Golino, invitée d'honneur du Festival. De plus la moitié des films en compétition sont l'œuvre d'une cinéaste.

Les 10 "Nouvelles Femmes de cinéma":
Houda Benyamina (Divines) ; Rebecca Daly (Mamal) ; Laura Bispuri (Vierge sous serment) ; Veronika Franz (Goodnight Mommy) ; Jessica Hausner (Lourdes) ; Agnes Kocsis (Fresh Air) ; Alanté Kavaïté (The Summer of Sangaile) ; Rachel Lang (Baden Baden) ; Nanouk Leopold (Brownian Movement) ; et Pia Marais (Layla Fourie)

EVENEMENTS

Ouverture: Patients, de Grand Corps Malade et concert du groupe La Femme.
Clôture: La communauté de Thomas Vinterberg et concert de The Pirouettes
Masterclass: Bertrand Bonello, invité d'honneur, qui accompagnera trois films dans le cadre sa carte blanche - Scum d'Alan Clarke, Deep End de Jerzy Skolimowski et Le braqueur de Benjamin Heisenberg

BUSINESS

Les Arcs c'est aussi un rendez-vous B2B avec le village des coproductions Arc 1950 du 10 au 13 décembre avec 20 projets en développement et notamment trois projets québécois en plus d'une conférence "Coproduire avec le Québec" ; Work in Progress avec 15 projets de films européens en post-production en quête de financements complémentaires et/ou de distributeurs ; Le sommet des Arcs, du 13 au 17 décembre, rencontre s professionnelles pour les distributeurs et les exploitants avec en parallèle le Laboratoire des initiatives, L'atelier des sorties et Les ateliers di Sommet (dont l'un consacré à l'utilisation des réseaux sociaux)

FUN

Le festival a d'autres atouts:
- Du futurisme avec Drive Test 360° ; Everest VR ; Drone l'Expérience ; Le Village VR
- Du son avec un quiz cinéma-musique le dimanche, des concerts, des DJ sets
- De la glisse avec l'Igloo Party (non non non ce n'est pas ce que vous pensez)
- Des cocktails.

JURYS

- longs métrages: Radu Mihaileanu (Président), Mélanie Doutey, Mélanie Bernier, Ólafur Darri Ólafsson, Sebastian Schipper, Catherine Corsini et Bruno Coulais.
- courts métrages: Antonin Peretjatko (Président), Alice de Lencquesaing, Lola Bessis, Audrey Estrougo,  Finnegan Oldfield, Grégory Audermatte et François Theurel.

FILMS

La compétition:
- Clair obscur de Yesim Ustaoglu (Turquie)
- Home de Fien Troch (Belgique)
- Glory de Kristina Grozeva et Petar Valchanov (Bulgarie)
- Layla M de Mijke De Jong (Pays-Bas) accompagné d'un ciné-débat avec le jeune publuc
- L'indomptée de Caroline Deruas (France)
- Miséricorde de Fulvio Bernasconi (Suisse)
- Lady Macbeth de William Oldroyd (Royaume Uni)
- Pyromaniac de Erik Skjoldbaerg (Norvège)
- The Fixer de Adrian Sitaru (Roumanie)
- Zoology d'Ivan Tverdovskiy (Russie)

Sélection Playtime:
- Indivisibili d'Edoardo de Angelis (Italie)
- King of Belgians de Jessica Woodworth et Peter Brosens (Belgique)
- Jamais contente d'Emilie Deleuze (France)
- Paris pieds nus de Fiona Gordon et Dominique Abel (Belgique)
- Primaire d'Hélène Angel (France)
- Une vie ailleurs d'Olivier Peyon (France)
- The Oath de Baltasar Kormakur (Islande)

Sélection Hauteur:
- Belle dormant d'Ado Arrietta (France)
- L'ami (François d'Assise et ses frères) de Renaud Fely et Arnaud Louvet (France)
- It's not the time of my life de Szabolcs Hajdu (Hongrie)
- Orpheline d'Arnaud Des Pallières (France)
- Quit staring at my plate de Hana Jusi (Croatie)
- The Last Family de Jan Matuszynski (Pologne)

Sessions frayeurs:
- Grave de Julia Ducounrau (France)
- Cave de Henrik Martin Dahlsbakken (Norvège)
- Dans la forêt de Gilles Marchand (France)
- Goodnight Mommy de Veronika Franz et Severin Fiala (Autriche)

[L'instant Glam'] Cannes 2016 – Jour 9: le bleu est toujours une couleur chaude…

Posté par cynthia, le 19 mai 2016

Oyé oyé cinéphiles, neuvième jour des hostilités cannoises: on n'est toujours pas fatigué (on frime), on enchaîne les films avec fougue ou désarroi, on mange des sandwichs (si on a le temps), on squatte les soirées mondaines et on croise (et décroise) les peoples... bref la routine à Ecran Noir! Le plus dur c'est de se réveiller à 7 heures du mat.

Aujourd'hui notre bassin a fait des pirouettes (oui les ronds ce n'étaient pas assez). L'équipe de Juste la fin du monde a embrasé le tapis rouge par sa beauté et son glamour. Tout d'abord Marion Cotillard qui, grâce à son magnifique make up, a pu camoufler ses valises en dessous des yeux. La môme à la mort cinématographique si gracieuse remporte le prix de la prestance dans sa robe mi-cuir, mi-tissu noire qui nous a bien tapé dans l’œil. On lui demanderait bien de nous la prêter pour notre prochaine soirée vip! Autre classe à la Française Léa Seydoux en princesse des mille et une nuits avec sa robe argentée. La belle blonde qui aurait grandi à "l'école de la vie" (on ne rigole pas) a brillé par sa beauté et ses yeux bleus pénétrants.

Parce que le bleu est une couleur chaude, on a eu un arrêt cardiaque devant le regard de Gaspard Ulliel. Non sans blague.. Il y avait les chutes du Niagara dans notre pantalon, on tremblait des pieds à la tête et nos neurones matérialisaient un scénario à faire pâlir de honte les fans de Cinquante nuances de Grey. L'acteur nous a envoyés au Valhalla en un battement de cils!

Alors qu'on essayait de reprendre nos esprits, Vincent Cassel est arrivé avec sa belle gueule et son regard glacial/sexuel... on était foutu! Même sa barbe hirsute était séduisante. En parlant de séduisante, Nathalie Baye a su capter notre esprit par sa robe blanche et son incroyable sourire. Xavier Dolan, quant à lui, le réalisateur de ce film qui a divisé les journalistes, était éblouissant et mimi à souhait avec son costume couleur bordeaux, aux côtés de son équipe. Le jeune homme a émoustillé notre âme de son sex-appeal... On l'aurait bien croqué tel un Magnum au chocolat.

On a aperçu aussi Emmanuelle Béart (dans la série que sont-ils devenus) toute en volant, avec sa robe fluide noire et aussi Valeria Golino avec son décolleté plongeant sans vulgarité (dans tes dents Kim KardaCHIANTE).

Enfin, notons que Marina Fois, saucissonnée dans une robe noire tressée, et Guillaume Canet beau comme tout en smoking, sont passés par là. Ce neuvième jour nous a bien mis en bouche pour la fin du festival... On a hâte!

Cannes 2016: le jury du 69e Festival

Posté par vincy, le 25 avril 2016

© festival de cannes

George Miller sera bien entouré du 11 au 22 mai pour voir les 21 films en compétition du 69e Festival de Cannes.

Arnaud Desplechin (réalisateur, scénariste), Kirsten Dunst (actrice), Valeria Golino (actrice, réalisatrice, scénariste, productrice), Mads Mikkelsen (acteur), Laszlo Nemes (réalisateur, scénariste), Vanessa Paradis (actrice, compositrice, auteure, chanteuse), Katayoon Shahabi (productrice) et Donald Sutherland (acteur) composeront ce jury cosmopolite et quasiment paritaire.

On note la présence de plusieurs primés cannois: Dunst a été prix d'interprétation en 2011, Mikkelsen a reçu le prix d'interprétation en 2012 et Laszlo Nemes fut grand prix du jury l'an dernier. Quasiment tous, hormis Paradis, ont eu un film en sélection officielle.

Venise 2015: L’Attente, The Danish Girl, Sangue del mio sangue, Non essere cattivo parmi les premiers récompensés

Posté par vincy, le 12 septembre 2015

Venise 2015Avant le palmarès final de la 72e édition du Festival international du film de Venise, de nombreuses récompenses ont déjà primé les films toutes sélections confondues (lire aussi le palmarès des Venice Days 2015).

Si Marco Bellocchio s'octroie le convoité prix de la critique internationale avec Sangue del mio Sangue et The Danish Girl repart avec le Queer Lion, quelques films comme L'attente, avec Juliette Binoche et Lou de Lâage, Beixi moshuo de Liang Zhao, Blanka de Kohki Hasei et Spotlight de Thomas McCarthy ont récolté plus d'un prix parallèle. Mais la razzia provient de Non essere cattivo, premier film de l'ancien documentariste Claudio Caligari en 17 ans et qui se voit couronné par 8 prix au total!

Prix FIPRESCI
Sangue del mio sangue de Marco Bellocchio
Prix SIGNIS
Beixi moshuo (Behemoth) de Liang Zhao
Mention spéciale: L’attesa (L'attente) by Piero Messina
Leoncino d'Oro Agiscuola  per il Cinema Award
L’attesa (L'attente) by Piero Messina
Prix Francesco Pasinetti Award
Non essere cattivo by Claudio Caligari
Meilleur acteur: Luca Marinelli (Non essere cattivo)
Meilleure actrice: Valeria Golino (Per amor vostro)
Prix spécial: La prima luce de Vincenzo Marra
Prix Brian
Spotlight by Thomas McCarthy
Queer Lion Award
The Danish Girl de Tom Hooper
Mention spéciale: Baby Bump de Kuba Czekaj
Prix jeunesse Arca Cinema
Meilleur film: Abluka (Frenzy) de Emin Alper
Meilleur film italien; Pecore in erba de Alberto Caviglia
Prix FEDIC
Non essere cattivo dey Claudio Caligari
Mention spéciale: L’attesa (L'attente) de Piero Messina
Prix Fondazione Mimmo Rotella
Alexander Sokurov (Francofonia)
Prix spéciaux: Johnny Depp et Terry Gilliam
Prix Future Film Festival Digital
Anomalisa de Charlie Kaufman & Duke Johnson
Prix P. Nazareno Taddei
Marguerite de Xavier Giannoli
Prix Lanterna Magica (CGS)
Blanka de Kohki Hasei
Open Award
Carlotta Cerquetti (Harry’s Bar)
Prix Lina Mangiacapre
Laurie Anderson (Heart of a Dog)
Mouse d'Oro Award
Meilleur film: Rabin, The Last Day de Amos Gitai
Meilleur film hors compétition: Spotlight de Tom McCarthy
Prix Gillo Pontecorvo - Arcobaleno Latino
Non essere cattivo de Claudio Caligari
INTERFILM Award
Wednesday, May 9 de Vahid Jalilvand
Prix Vittorio Veneto Film Festival
Remember d'Atom Egoyam
Mention spéciale: 11 minut (11 Minutes) de Jerzy Skolimowski
Prix “Civitas Vitae prossima”
Alberto Caviglia (Pecore in erba)
Prix Green Drop
Beixi moshuo (Behemoth) de Liang Zhao
Soundtrack Stars Award
A Bigger Splash de Luca Guadagnino
Equals de Drake Doremus
Prix pour l'ensemble de sa carrière: Nicola Piovani
Prix Carlo Mazzacurati
Non essere cattivo de Claudio Caligari
Human Rights Nights Award
Rabin, The Last Day de Amos Gitai
Prix AssoMusica “Ho visto una Canzone”
La chanson “A cuor leggero” de Riccardo Sinigallia dans Non Essere Cattivo
Prix “Sorriso diverso Venezia 2015”
Meilleur film italien Non essere cattivo de Claudio Caligari
Meilleur film en langue étrangère: Blanka de Kohki Hasei
Prix Amnesty International Italia “ Il cinema per i diritti umani”
Visaaranai (Interrogation) de Vetri Maaran
Prix CITC – UNESCO 2015
Beasts of No Nation de Cary Fukunaga
Prix Nouveau Talent
Meilleur espoir féminin: Ondina Quadri (Arianna de Carlo Lavagna)
Meilleur espoir masculin: Alessandro Borghi  (Non essere cattivo de Claudio Caligari)
Prix de la meilleure innovation budgétaire
A Bigger Splash de Luca Guadagnino

Les trois finalistes européens pour le prix Lux

Posté par vincy, le 23 juillet 2013

Le prix Lux du Parlement européen a annoncé ses trois finalistes. Le gagnant sera connu le 11 décembre et succèdera à Io Sono d'Andrea Segre. D'ici là, les trois films seront projetés dans tous les pays de l’Union européenne, sous-titrés dans les 24 langues officielles.

- Miele (Honey), de Valeria Golino - Italie. Le film a été présenté à Un Certain regard à Cannes cette année. Il s'agit de la première réalisation de Valeria Golinon l'actrice de Respiro. Il a déjà remporté le prix du public au Festival du film européen de Bruxelles, deux prix aux Golden Globes italiens (actrice, première oeuvre) et trois prix remis par le Syndicat des journalistes de cinéma italiens (actrice, nouveau talent, son). Le film sort le 25 septembre en France (Jour2fête).

- Alabama Monroe (The Broken Circle Breakdown), de Felix Van Groeningen - Belgique. Prix Label Europa Cinémas et prix du public dans la sélection panorama à Berlin cette année, le film réalisé par l'auteur de La merditude des choses a aussi gagné deux prix à Tribeca (actrice, scénario). Il sort le 28 août en France (Bodega Films).

- The Selfish Giant, de Clio Barnard - Royaume Uni. Premier long de Clio Bernard, l film a reçu le prix label Europa Cinemas à Cannes cette année. Il sort le 18 décembre 2013 en France (Pyramide).

Cannes 2011 : Qui est Riccardo Scamarcio ?

Posté par vincy, le 13 mai 2011

S'il y a un jeune acteur italien qui a émergé dans ce début de siècle, c'est lui. Riccardo Scamarcio n'a pas seulement une belle gueule, il est aussi très doué. Il peut jouer les voyou viril comme les bourgeois homos, les amoureux rêveurs comme les communistes résistants.

En Italie, il est surtout connu pour être le fiancé de Valeria Golino, rare actrice italienne de dimension internationale. Il se revendique cependant provincial, respectueux de ses valeurs, humble et refusant le strass de son statut.

Populaire grâce à de nombreux gros hits en Italie, il a pu percer à l'étranger avec des films souvent sélectionnés dans les grands festivals.

8 ans de carrière et il a déjà à son actif le culte Romanzo Criminale. C'est bien ce polar sanglant et noir, en compétition à Berlin, qui l'a consacré en 2005. Il y incarne "le noir", petit con néofasciste adepte des arts martiaux. Mais c'est à Cannes qu'il fut révélé avec Nos meilleures années, prix Un certain regard, où il avait un petit rôle dans une grande épopée retraçant l'histoire contemporaine de l'Italie.

Son physique de jeune premier va le conduire à des films romantiques ou des comédies gentillettes. Il s'épanouira davantage au théâtre. Mais après Romanzo Criminale, il se voit offrir le personnage de Nicola, paralysé après un accident de voiture et tombant sous le charme de sa physiothérapiste Monica Bellucci. Manuale d'amore 2, suite d'un triomphe en salles, raconte par épisodes des histoires de rencontres amoureuses. Sa cote monte et il continue de faire le grand écart entre films d'auteur et "produits" formatés. Mon frère est fils unique est présenté en 2007 à Un certain regard. Histoire tragique de deux frères aux itinéraires politiques différents : il est dans le camp des gauchistes... Son frère choisit, dans un premier temps, celui des fascistes : il est interprété par Elio Germano, prix d'interprétation à Cannes l'an dernier. Toujours en 2007, il est à Cannes, hors-compétition avec Go Go Tales, d'Abel Ferrara.

L'an dernier, il est en tête d'affiche de Le premier qui l'a dit, comédie gay-friendly sur la difficulté de faire un coming-out et de réaliser ses rêves dans un contexte social et familial très contraignant. Le film fait le bonheur des festivaliers de Berlin avant de charmer le public italien.

Scamarcio connaît en 2011 une belle année avec Roméo et Juliette au théâtre, sa présence dans Manuele d'amore 3, avec encore Bellucci mais aussi un certain Robert De Niro, président du jury cannois. Ricardo est à Cannes avec un film français, Polisse, de Maïwenn.