Quad et Section 9 balancent Romain Duris « Dans la brume »

Posté par vincy, le 21 février 2017

Depuis une semaine, Daniel Roby (la série "Versailles") a lancé le tournage de Dans la brume à Paris et dans ses environs. Le clap de fin est prévu pour le 19 avril.

Romain Duris et Olga Kurylenko partagent l'affiche de ce film scénarisé par Guillaume Lemans (A bout portant, Un homme idéal), Jimmy Bemon et Mathieu Delozier, qui signent là leur premier long.

L'histoire plonge le duo d'acteurs dans une étrange brume mortelle qui envahit Paris. Les survivants trouvent refuge dans les derniers étages des immeubles et sur les toits de la capitale. Sans informations, sans électricité, sans eau ni nourriture, un couple tente de survivre à cette catastrophe et de sauver leur fille… Mais les heures passent et un constat s’impose : les secours ne viendront pas et il faudra, pour espérer s’en sortir, tenter sa chance dans cette brume toxique.

Si Quad productions est une société bien installée à Paris (Intouchables, Ballerina, la vache, L'arnacœur), ce film, coproduit par TF1 et la société québécoise Christal Films, est le premier long métrage de la société de production Section 9 (qui nous rappelle Ghost in the Shell), dirigée par Guillaume Colboc. Section 9 prépare trois autres longs, après s'être fait connaître en 2014 avec le court métrage Zéro de Tony Datis, primé aux Off-courts et sélectionné à Clermont-Ferrand.

Dans la brume doit sortir au premier trimestre 2018.

romain duris olga kurylenko

Spirou, Gaston Lagaffe: le cinéma français accro à la BD

Posté par vincy, le 3 février 2017

Depuis quelques années, nos héros de bande dessinée se multiplient non pas en simple série animée ni même en dessin animé, mais bien en adaptations au cinéma, en prises de vues réelles, avec plus ou moins de succès.

Astérix aura lancé la tendance : triomphe au box office, et, hormis l'épisode d'Alain Chabat, des transpositions médiocres, en attendant le prochain film qui pourrait être Astérix en Corse. Il y a eu des morts en passant du 9e art au 7e art: Benoît Brisefer, Iznogoud, Lou, Lucky Luke, Michel Vaillant, Tamara... D'autres s'en sont beaucoup mieux sortis avec souvent des suites (à l'exception du Marsupilami) : L'élève Ducobu, Joséphine, Largo Winch, Les Profs, et Boule et Bill, dont le deuxième film sera en salles le 12 avril, avant le débarquement de Valérian et la Cité des mille planètes de Luc Besson. On n'oublie pas la sortie de Seuls mercredi prochain, ni le projet sur Bécassine de Bruno Podalydès.

Actuellement en tournage en France et au Maroc, Spirou et Fantasio, est prévu dans les cinémas le 20 juin 2018. Cette série de BD a été créée en 1938 et perdure encore aujourd'hui avec, aux manettes et au fil des ans Rob-Vel (1938-1943), Jijé (1943-1946), Franquin (1946-1969), Fournier (1969-1980), Nic & Cauvin (1980-1983), Tome & Janry (1982-1998), Morvan & Munuera (2004-2007) et Yoann & Vehlmann (depuis 2010). Le film d'Alexandre Coffre revient sur la rencontre de Spirou (Thomas Soliveres), prétendu groom dans un Palace, et de Fantasio (Alex Lutz), reporter en mal de scoop. Ces deux-là n’ont aucune chance de devenir amis. Pourtant, quand le Comte de Champignac (Christian Clavier), inventeur aussi génial qu’excentrique, est enlevé par les sbires de l’infâme Zorglub (Ramzy Bedia), nos deux héros se lancent ensemble à sa recherche. En compagnie de Seccotine (Géraldine Nakache), journaliste rivale de Fantasio, et de Spip, petit écureuil espiègle, ils sont entrainés dans une poursuite effrénée entre l’Europe et l’Afrique.

Autre héros qui va connaître une nouvelle vie sur grand écran: Gaston Lagaffe. UGC a confirmé jeudi soir le tournage d'un nouveau film autour du fainéant imaginé par Franquin. Le tournage commencera en mars prochain et le film sera au cinéma le 4 avril 2018. Le projet, annoncé depuis quelques années, a été confié au réalisateur de l'adaptation de la BD Les Profs, Pierre-François Martin-Laval. Théo Fernandez (Trois souvenirs de ma jeunesse, Les Tuche) incarnera le gaffeur, entouré d'Arnaud Ducret (Longtarin), Jérôme Commandeur (M. De Mesmaeker), Alison Wheeler (Mademoiselle Jeanne) et du réalisateur (Léon Prunelle). En revanche, pour la mouette et le chat, on ignore s'ils ont été castés ou s'ils seront en images de synthèse.

Né il y a 60 ans, en février 1957, dans Le journal de Spirou, Gaston Lagaffe a déjà été adapté sur grand écran en 1981 avec un navet de Paul Boujenah, Fais gaffe à la gaffe!, où le pauvre Roger Mirmont essayait de se donner à fond pour être fidèle au personnage flemmard. Ce fut un échec commercial.

Damien Chazelle: « Je voulais que La La Land soit comme une musique romantique! »

Posté par cynthia, le 26 janvier 2017

Peu connu il y a un an, mais déjà aimé par les cinéphiles, Damien Chazelle, qui vient de fêter ses 32 ans, a grimpé les échelons aussi vite qu'il est possible de le faire à Hollywood. D'abord un film documentaire qui lui vaudra de se faire remarquer (Guy and Madeline on a Park Bench) avant de retourner au Festival de Deauville en 2014 avec son ballet sanglant, Whiplash. Deux ans, 7 Golden Globes et 14 nominations aux Oscars plus tard, le cinéaste s'offre une courte masterclass parisienne, avec sa timidité et sa modestie (déjà palpable lors de notre tête à tête avec lui en 2014), pour le génial La La Land, Damien Chazelle s'est confié à son auditoire.

L'ombre d'Hitchcock

"Quand j'étais très petit j'ai voulu faire du cinéma. Je n'ai jamais voulu faire autre chose. Petit, je dessinais, j'adorais Disney et je voulais être Walt Disney (rires). Après ça, j'ai commencé à regarder des films et mes héros sont devenus Hitchcock, Spielberg ou Godard. Mais ça a toujours été le cinéma peu importe le genre. Je n'ai pas de souvenir d'avant ma passion le cinéma. C'est une passion qui a augmenté chaque année. Par contre ce qui est drôle avec La La Land c'est que je n'aimais pas trop les comédies musicales. Je n'aimais pas le moment où les gens commencent à chanter, je trouvais ça assez pénible (rires). Moi ce que j'aimais c'était les polars, les thrillers, les films d'Alfred Hitchcock surtout. Hitchcock était mon héros !! J'aimais les choses assez noires, assez macabres. J'ai commencé à lire sur le cinéma. J'avais 10 ans lorsque je lisais l'échange entre Truffaut et Hitchcock. À l'époque je pensais que Truffaut était un journaliste comme ça qui avait des bonnes questions (rires) mais j'étais déjà fasciné par Hitchcock."

Le déclic avec Demy

"Je faisais des petits films avec la caméra de mon père où je filmais mes amis, ma sœur, dans des trucs de meurtres et d'ailleurs c'était toujours ma sœur qui jouait les victimes (rires). C'était des films comme ça que je voulais faire. Simultanément, je faisais de la musique : d'abord le piano mais ça n'était pas ça, puis la batterie et c'était mieux. Les comédies musicales sont arrivées après. J'aimais beaucoup les comédies musicales françaises : Jacques Demy avec Les Parapluies de Cherbourg que j'ai découvert grâce à mon colocataire. Avant Les parapluies de Cherbourg, je ne savais pas qu'une comédie musicale pouvait dégager autant d'émotion et de mélancolie. Comme j'aime les choses noires, je trouvais les comédies trop joyeuses et avec Jacques Demy cela a changé. Du coup j'ai regardé tous les chef-d’œuvres des années 30, 40 et 50."

La catharsis Whiplash

"Le film Whiplash vient d'une expérience que j'ai vécu au lycée où j'avais un professeur un peu comme le personnage de Fletcher [incarné par J.K. Simmons dans le film, ndlr], cela me donne encore des cauchemars. C'était un moment très important tout de même dans ma vie. Je me posais la question de savoir s'il y a un équilibre entre la vie et l'art et ce qu'il faut pour devenir un artiste. Je fais des films pour trouver la réponse, Whiplash était surtout porté là dessus. D'ailleurs, l'écriture de ce film a été facile pour moi car c'était presque autobiographique. J'étais comme Andrew à son âge et j'ai écris des anecdotes très personnelles dans le scénario."

6 ans pour La La Land

"Cela nous a pris 6 ans pour faire le film et on a souvent entendu le mot NON plusieurs fois. C'était un projet très personnel pour moi, un projet de rêve et je ne savais pas si on n'allait pouvoir le faire vraiment. À partir du moment où on a tourné, où on a monté La La Land, c'était ça qui devenait surréaliste. Pour tout ce qui s'est passé après, je ne peux dire que merci.
Je me souviens que je n'étais vraiment pas bien avant le Festival de Venise. On avait juste terminé le film avant le festival et comme je savais qu'on allait faire l'ouverture , toute la nuit j'avais des crises d'angoisse. Moi, j'aimais bien le film, mais je ne savais pas si le public ou les critiques allaient bien répondre au film. Finalement, c'était un grand moment pour moi à Venise car je me sentais enfin léger.
Je voulais que La La Land soit comme un morceau de musique romantique. Que cela bouge comme de l'eau, que la caméra danse alors que pour Whiplash il fallait être dans la tête du ce batteur, il fallait que ce soit carré, claustrophobe. Whiplash était le sujet sur le prix à payer pour devenir ce que l'on veut, La La Land je voulais y ajouter de la joie."

Une ouverture d'anthologie

"C'était pour moi important de trouver une vraie autoroute et ne pas faire ce long plan séquence musical avec l'appui d'un ordinateur, car je voulais mêler la magie au réel. La ville nous a laissés utiliser une partie de cette autoroute de Los Angeles durant un week-end. On a fait beaucoup de répétition au préalable en studio mais il fallait l'adapter sur la vraie autoroute par la suite. Le soleil brûlait, il faisait chaud car c'était la canicule. D'un côté tant mieux (rires). Je voulais que ce soit comme un plan continue car je savais que le spectacle était tellement absurde et je voulais donner cette sensation de vrai. Comme si la caméra était une personne, coincée sur l'autoroute, qui s'échappe comme ça et qui commence à danser. D’où le fait que certaines chorégraphies sortent de l'écran. Pour faire ça j'avais un chef opérateur vraiment merveilleux avec qui, la chorégraphe Mandy Moore et moi-même, on échangeait énormément. Moi, je prenais mon I-phone et je courais comme un malade autour des voitures afin de montrer ce que je voulais. D'ailleurs, tout ce qui était bien sur l'i-phone ne rendait pas bien en cinémascope (rires). Mais cela nous a appris plein de choses sur la manière de filmer. On était tous nerveux, angoissés mais joyeux car il n'y a pas beaucoup de choses dansant à Hollywood. Il n'y avait que du positif. On a donc fait les prises samedi et le final avec Ryan Gosling et Emma Stone le dimanche."

Les étoiles: Emma Stone/Ryan Gosling

"J'ai commencé à écrire le scénario de La La Land fin 2010 et j'imaginais déjà à ce moment-là Ryan et Emma. Mais c'était un rêve... Je ne pensais pas que cela était possible. J'imaginais quelqu'un comme Emma Stone et comme Ryan Gosling. Et puis les années passaient, on avait de l'argent puis on n'en avait plus, on avait un acteur puis finalement on ne l'avait plus, on avait une actrice puis elle se désistait ou elle n'était plus disponible. Ça changeait chaque année. Après Whiplash, on a trouvé l'argent qu'il fallait pour faire le film. Puis j'ai rencontré les acteurs séparément. Le premier ça a été Ryan que j'ai rencontré au sujet du biopic d'Armstrong que l'on doit faire. Mais il a commencé à me parler de son fanatisme des comédies musicales des années 30 et de pleins de choses et c'est là que je me suis dit que c'était peut-être possible. C'était un coup de chance! Tout a fait que ça a fonctionné pour que ce soit Ryan et Emma : l'univers était avec moi. Ryan a même appris le piano pour l'occasion, il pratiquait tous le jours au point qu'on n'a pas eu besoin d'une doublure. Pour Emma je suis fasciné par son visage et en particulier ses grands yeux. Elle me rappelle les vedettes des années muets, elle est classique et moderne. Avec elle, on sent que la caméra l'adore et c'est très important pour un film d'amour.
Emma et Ryan dégagent cette amour avec la caméra. Ils sont non seulement des acteurs mais ils sont aussi des stars."

Un petit film amateur dans un sac plastique révèle des images inédites de Marilyn Monroe

Posté par vincy, le 21 janvier 2017

Vous n'avez peut-être pas vu le film mais vous connaissez la séquence: elle est iconique. Dans Sept ans de Réflexion, Marilyn Monroe porte une robe de soirée blanche qui s'envole au-dessus d'une aération du métro new yorkais. Les cuisses se dévoilent et la candeur jouée par l'actrice en font un moment inoubliable et troublant.

Le tournage a eu lieu le 15 septembre 1954. Ce n'était pas une journée comme les autres: les journalistes, les curieux et même le mari de l'époque de la star, Joe DiMaggio étaient dans les parages. Il y avait en fait trop de monde sur ce trottoir new yorkais. Cette foule en surnombre a conduit le réalisateur Billy Wilder à retourner la scène dans le studio de la Fox.

Dans la foule, un homme, Jules Schulback, qui tourne avec sa caméra amateur. Il suit Monroe, la filme. Cela donne un film de 3 minutes et 17 secondes dont 12 secondes ont été extraites pour le public: un montage d'images en couleurs inédites de Marilyn Monroe, que le New York Times a mis en ligne.

Ce montage a été découvert par la petit fille de Jules Schulback dans un sac en plastique où trainaient des vidéos familiales. Jusqu'à la découverte, les enfants du cinéaste amateur ne croyaient jamais leur père quand il disait avoir approché Norma Jean Baker aka Marilyn Monroe. Or, à la vue du montage, il était même très près de la star. C'est ce qui est le plus frappant: cette succession de plans rapprochés, volés, avec le consentement l'actrice.

Kathleen Turner tourne une comédie canadienne à Montréal

Posté par vincy, le 12 janvier 2017

Vous ne connaissez pas le jeune Pat Kiely. Pourtant vous l'avez croisé dans un petit rôle dans le récent Premier contact de Denis Villeneuve. Et vous le verrez, dans le rôle d'un réalisateur, dans le prochain Xavier Dolan, The Death and Life of John F. Donovan.

Acteur, scénariste, réalisateur et producteur canadien a déjà deux longs métrages à son actif - Who is KK Downey? (2008) et Three Night Stand (2013) - en plus d'un téléfilm sentimental qui vient d'être diffusé sur TF1 la semaine dernière, French Romance.

Il vient de se lancer dans son projet le plus ambitieux. Someone Else’s Wedding est actuellement en tournage à Montréal (voir le reportage de Montreal Gazette). Comme têtes d'affiche, il a choisi Kathleen Turner (La fièvre au corps, L'honneur des Prizzi, A la poursuite du diamant vert, La guerre des Rose, Peggy Sue s'est mariée, Virgin Suicides, Serial Mother, etc...), Frances Fisher (Titanic, Jugé coupable, House of Sand and Fog, 60 secondes chrono, La défense Lincoln, ...), Jessica Paré ("Mad Men", Brooklyn, Stardom,...) qui gravitent autour d'un casting plutôt sexy composé de Kevin Zegers ("Gossip Girl", Transamerica), Jacob Tierney (Laurence Anyways), Jessica Parker Kennedy ("90210 Beverly Hills - Nouvelle génération"), Luke Kirby ("The Astronaut Wives Club ") et du vénérable Wallace Shawn (Manhattan, "Mozart in the Jungle").

Cette comédie, scénarisée par le cinéaste, tourne autour d'une famille dysfonctionnelle contrainte de confronter leurs différences et rancoeurs le jour du mariage du fils aîné.

Le retour de Turner?

A 62 ans, Someone Else’s Wedding est surtout le retour de Kathleen Turner devant les caméras. On l'avait un peu perdue l'ancienne beauté fatale (et star parmi les mieux payées) du cinéma américain des années 1980 (deux Golden Globes, une nomination aux Oscars). Après de mauvais coups du sort (maladie, alcoolisme, fait divers tragique touchant les affaires de son époux d'alors), Turner a surtout concentré ses efforts au théâtre (deux nominations aux Tony Awards) où elle vient de jouer Mère courage de Brecht en 2014 et un One-woman show sur Joan Didion l'automne dernier, et à la télévision. On l'a ainsi vue dans la série "Californication" durant une saison, dans "Nip/Tuck" où elle se moquait de son corps et de son visage défaits par l'âge et les affres de sa vie, et surtout dans "Friends" en père transsexuel de Chandler.

Au cinéma, depuis Virgin Suicides en 1999 de Sofia Coppola, elle a été plus rare, se contentant de petits rôles comme dans Dumb & Dumber De (en 2014) ou Marley & Moi (en 2009) ou faisant profiter l'animation de sa voix inimitable (Jessica Rabbit c'est elle) comme dans Monster House en 2006. Son dernier film en tant que tête d'affiche remonte à 2012, The Perfect Family, présenté à Tribeca et au Champs-Elysees Film festival.

Il semble qu'elle reprenne en main sa carrière puisqu'elle est annoncée dans un autre film, Overture, de Michael Chatlien, avec le jeune talent prometteur Evan Ross.

Avec son prochain film, Jean-Luc Godard contera l’Arabie heureuse

Posté par vincy, le 10 janvier 2017

jean luc godardJean-Luc Godard terminerait actuellement son prochain film, Image et parole (Image and Word). Selon Vincent Maraval, patron de Wild Bunch, le film a été tourné dans plusieurs pays arabes, dont la Tunisie. Dans le magazine Screen, Maraval explique que le film ne sera peut-être pas prêt pour Cannes alors qu'il est en production depuis deux ans.

Réflexion sur le monde arabe contemporain, inspiré d'un livre du XIXe siècle (Happy Arabia), Image et parole traitera aussi de la guerre, du voyage, de la Loi, si on en croit le magazine russe Seance auquel il s'est confié et que The Film Stage rapporte sur son site.

"Je fais une introduction très longue" précise le réalisateur. "Avant de voir toute la main, nous devons considérer chaque doigt individuellement. Donc, je donne les cinq premiers éléments: la guerre, le voyage, la loi (comme Montesquieu, l'Esprit des lois) ... et un autre, appelé région centrale, à la mémoire d'un des films souterrains américains" ajoute-t-il. "L'action se déroule dans l'un des pays où il y a du pétrole; Les gens sont satisfaits de cet état de choses, mais leurs dirigeants veulent gouverner d'autres pays arabes" détaille-t-il.

Le mystère est entier. Le synopsis est tout aussi nébuleux: "Rien que le silence, rien qu’un chant révolutionnaire, une histoire en cinq chapitres, comme les cinq doigts de la main.

Aucun casting, juste un conteur pour lire des extraits du livre. "Si on lit des extraits du livre, nous comprenons globalement l'histoire, qui est une sorte de parabole" selon Godard. Un mélange de faits et de fiction avec un langage cinématographique singulier: JLG continue ainsi d'explorer le 7e art tout en s'intéressant au monde qui l'entoure.

Deniz Gamze Ergüven (Mustang) commence le tournage de son nouveau film

Posté par vincy, le 27 décembre 2016

C'est aujourd'hui, mardi 27 décembre, que Deniz Gamze Ergüven commence le tournage de Kings, son deuxième film, après Mustang. Annoncé au marché du film à Cannes en mai dernier, le projet de la réalisatrice a en fait démarré il y a dix ans lorsqu'elle était à la Fémis.

L'histoire est celle d'une famille d'accueil dans le quartier de South Central quelques semaines avant les émeutes qui ont embrasé la ville de Los Angeles en 1992, suite au verdict de l'affaire Rodney King.

Deniz Gamze Ergüven tourne sur les lieux mêmes des événements, à South Central. Aux côtés de Daniel Craig et Halle Berry, on retrouve Kaalan Walker, Lamar Johnson et Rachel Hilson.

Produit par Charles Gillibert (CG CINEMA), qui avait déjà été de l'aventure de Mustang, le tournage doit durer deux mois.

James Franco embarquerait dans « Alien: Covenant »

Posté par vincy, le 23 décembre 2016

James Franco As I Lay Dying

Alien: Covenant, la suite de Prometheus, prequel de la franchise Alien, sortira le 17 mai 2017 en France (et deux jours après aux Etats-Unis). De quoi espérer une présentation en ouverture au Festival de Cannes (17-28 mai).

En attendant, Ridley Scott aurait invité un passager de dernière minute: James Franco. L'acteur-réalisateur rejoint Michael Fassbender, Noomi Rapace et Guy Pearce, qui reprrenent tous trois leurs rôles de Prometheus, ainsi que Katherine Waterston, Demian Bichir, Billy Crudup et Danny McBride, nouveaux venus dans l'aventure. C'est le sixième film de la franchise.

Cette suite suivra l'équipage du vaisseau Covenant. Il découvre une planète qui leur semble paradisiaque. Il n'y reste qu'un habitant, le synthétique David incarné par Fassbender, survivant de l'expédition Prometheus.

Pour Franco, c'est une opportunité de retrouver les cimes du box office. Depuis 2013 et les scores impressionnants de This is the End et Le monde fantastique d'Oz, l'acteur n'a pas été à l'affiche d'un seul succès, se diversifiant dans la réalisation, l'enseignement, l'écriture et choisissant ses films par amitié ou tout simplement médiocres. Pour continuer à avoir la liberté de faire ses films indépendants ou autoproduits, il a certainement besoin de confirmer son statut de vedette à Hollywood.

François Ozon enrôle Jacqueline Bisset et Jérémie Renier

Posté par vincy, le 22 décembre 2016

François Ozon s'offre une nouvelle icône du cinéma pour son prochain film: Jacqueline Bisset (Bullitt, Le Magnifique). L'actrice britannique francophone et francophile sera entourée de Jérémie Renier, qui a déjà été filmé par Ozon dans Les amants criminels en 1999 puis Potiche en 2010, et Marine Vacth qu'il avait révélé avec Jeune et Jolie en 2013.

L’Amant Double s'annonce comme un thriller érotique. Le tournage débute en cette fin d'année. Mandarin assure la production, comme pour la plupart des films de Ozon depuis Potiche.

Pour Bisset, c'est un retour au cinéma français. L'actrice, née en 1944, n'avait pas joué dans un film hexagonal depuis Les Gens qui s'aiment de Jean-Charles Tacchella en 2000. Elle vient de tourner un film d'action autour du 11 septembre 2001, Nine eleven de Martin Guigui et le thriller politique Backstabbing for Beginners, avec Theo James, du danois Per Fly. Bisset a reçu une nomination aux César pour La cérémonie de Claude Chabrol, il y a 20 ans, comme second-rôle féminin.

Fin de tournage pour la version cinéma de Momo

Posté par vincy, le 15 décembre 2016

Ni Muriel Robin, ni François Berléand. L'adaptation de la pièce de théâtre Momo aura Catherine Frot et Christian Clavier comme têtes d'affiche.

Commencé il y a deux mois, le tournage (en Belgique) se termine cette semaine. Momo, pièce écrite par Sébastien Thiéry mise en scène par Ladislas Chollat, et succès de la saison théâtrale parisienne 2015-2016 malgré son annulation précoce à cause des problèmes de santé de Robin, sera en tournée à travers la France à partir de février 2017, avec Robin et Berléand. La pièce a été nommée 4 fois aux Molières (actrice, comédie, second rôle masculin, auteur francophone vivant).

Sébastien Thiéry reprend le rôle qu'il tenait sur scène, celui de Momo et Pascale Arbillot, qui remplace Nini Lavallée.

Momo commence un soir, quand Monsieur et Madame Prioux découvrent stupéfaits qu’un certain Patrick s’est installé chez eux. Cet étrange garçon est revenu chez ses parents pour leur présenter sa femme. Or les Prioux n’ont jamais eu d’enfant. Pourtant, tout semble prouver que Patrick est bien leur progéniture. Mythomane, manipulateur, qui est ce Momo? Les Prioux ont-ils oubliés qu’ils avaient un gamin ? Madame Prioux, qui souffre de ne pas être mère, s’invente-t-elle un fils ?

Sébastien Thiéry, Molière de la pièce comique pour Cochons d'Inde en 2009, coréalise pour la première fois un film de cinéma, avec Vincent Lobelle.