Box office : à quand le prochain film milliardaire ?

Posté par geoffroy, le 2 janvier 2012

Les nouvelles aventures numériques de Tintin sont sorties le 26 octobre dernier en France à grand renfort promotionnel. Le démarrage fut tonitruant. Ainsi, les échappées finales de notre petit reporter devraient avoisiner les 5,7 millions de spectateurs. Ce qui mettrait le film de Steven Spielberg à la quatrième place en 2011, derrière Intouchables, Rien à déclarer et Harry Potter et les reliques de la mort partie 2. Rien de déshonorant, donc, même si l’on pouvait s’attendre à mieux pour un personnage aussi iconique. Mais rappelons que l'objectif du distributeur Sony était de 5 millions d'entrées. Malgré son succès international, et avec un résultat juste correct en Amérique du Nord, il ne sera pas le quatrième film de l’année à prétendre dépasser le milliard de dollars dans le monde, club encore très fermé qu'ont rejoint Harry Potter et les reliques de la mort partie 2 (1,328 milliard de dollars), Transformers 3 (1,123 milliard de dollars) et Pirates des Caraïbes et la fontaine de jouvence (1,044 milliard de dollars).

Ces trois suites ont fait passer en quelques mois le nombre de films milliardaires de 7 à 10. L’universalisation des codes narratifs des films hollywoodiens développés en 3D relief et diffusés sur de nouveaux marchés (la Chine notamment) permet aux studios de miser sur des valeurs sûres susceptibles de franchir un tel cap synonyme de succès planétaire. Tintin, quant à lui, visera les 500 millions de dollars (89 films ont passé cette barrière depuis Star Wars en 1977). A la clé, l’assurance d’une suite filmée par Peter Jackson. Quand celui-ci en aura terminé avec son Bilbo

L'année 2012 commençant, Ecran Noir vous propose une petite prospection en vous livrant une liste de films susceptible d’atteindre le milliard de dollars dans le monde. Nous en avons choisi 10, classés par ordre décroissant, et s’échelonnant jusqu’à fin de l’année 2013. Ils ne réaliseront pas tous cet objectif. Une quasi-certitude demeure : le diptyque de Peter Jackson. Il est notre favori et nous ne voyons pas comment, sauf désastre artistique complet, il ne pourrait pas attirer les foules du monde entier après le triomphe de la trilogie du Seigneur des Anneaux, deuxième film dans l'histoire, après Titanic, à avoir été "milliardaire".

1 & 2 / Bilbo le Hobbit - Sortie en décembre 2012 et décembre 2013

Le diptyque de Peter Jackson nous raconte les aventures de Biblo Baggins (Sacquet en français) 70 ans avant les aventures de son neveu Frodon. L’immense succès de la trilogie du Seigneur des anneaux allié au savoir-faire de Peter Jackson (l’utilisation d’une 3D qu’on dit innovante et cadencée à 48 images/seconde), devrait permettre sans mal aux deux films de dépasser le milliard de dollars dans le monde.

3/ The Dark Knight Rises - Sortie en juillet 2012

Clap de fin pour Nolan et sa « trilogie » autour de Batman. Si le troisième opus est aussi bon que les deux précédents, le milliard se profile (The Dark Knight l'avait réussi). De plus, le réalisateur aurait trouvé en Tom Hardy un acteur capable de rivaliser avec la prestation du regretté Heath Ledger. En tout cas, nous y croyons.

4/ L’Age de glace 4 - Sortie en juillet 2012

Scrat et ses amis sont de retour pour un quatrième épisode. Les résultats internationaux du troisième opus plaident en sa faveur. Si le film réalise un score US conséquent, nous voyons bien L’Age de glace 4 se rapprocher du score du quatrième Pirates des Caraïbes. Et, par la même occasion, dépasser le milliard. Seul film d'animation à être parvenu à ce résultat : Toy Story 3.

5/ Monster University - Sortie en juin 2013

Pixar aurait-il du mal à se renouveler ? Après Toy Story 3 et Cars 2, voici la suite – 12 ans après – de Monsters & Cie. Si cette suite est aussi réussie que Toy Story 3 tout est envisageable. Thème universel par excellence, il peut s’imposer partout et le milliard sera atteint sans l’ombre d’un doute. Sauf si, artistiquement, il ne convainc pas.

6/ Superman (Man of steel) - Sortie en juin 2013

L’homme d’acier est de retour sous la direction de Zack « 300 » Snyder. Produit et scénarisé par Christopher Nolan (avec David S. Goyer), la direction artistiquede ce nouveau Superman sera bien différente de celle de Bryan Singer. Le potentiel est énorme et si Snyder ne s’empêtre pas dans ses tics visuels, le fils de Jor-El pourrait bien faire un carton. D’autant que le casting est alléchant (Henry Cavill, Amy Adams, Russel Crowe, Kevin Costner, Dianel Lane, Michael Shannon...) et la maîtrise technique du cinéaste plus à prouver. Difficile mais pas impossible.

7/ The Avengers - Sortie en mai 2012

Produit par Disney (ouille !!), The Avengers est une équipe de super-héros de l’univers Marvel Comics réunissant, entre autre, Iron-Man, Hulk, Thor ou encore Captain America. L’idée marketing notoire est de reprendre les acteurs des personnages cités plus haut. On aura donc l’occasion de retrouver Chris Evans, Robert Downey Jr., Chris Hemsworth, Scarlett Johansson et Mark Ruffalo (celui-ci interprète Bruce Banner / Hulk en remplacement de Eric Bana et, plus récemment, Edward Norton). L’association peut faire mouche comme accoucher d’une souris. Le milliard est incertain, pas impossible. Disney a quand même placé 4 films parmi les 10 milliardaires à date.

8/ The Amazing Spider-Man - Sortie en juillet 2012

Cinq après la trilogie de Sam Raimi, Sony décide de relancer la franchise avec un reboot rajeuni. Audacieux ! Car les films de Raimi ont marqué de leur empreinte l’univers du super-héros au cinéma malgré un troisième épisode quelque peu brouillon. Réalisé par Marc Webb ((500) jours ensemble), The Amazing Spider-Man ne prendra pas le risque de jouer sur les terres de l’inventif Raimi. Le ton sera différent. L’approche aussi. Le milliard sera très dur à atteindre, d’autant qu’il subira la concurrence du troisième Batman 15 jours après sa sortie.

9 / Twilight, chapitre 4 - Révélation partie 2 - Sortie en novembre 2012

Comme Harry Potter cette année, la saga Twilight prendra fin en 2012. Et comme Harry Potter, le démarrage de cet ultime épisode risque de faire trembler la concurrence. Mais parviendra-t-il à titiller le milliard de dollars ? Toute la question est là. A priori, non. La base de son public étant plus restreint à l’international que pour le magicien de Poudlard, le challenge risque d’être hors de portée. Les trois derniers épisodes ont rapporté en moyenne 700 millions de $. A moins que la curiosité ne l'emporte…

10/ James Bond 23 : Skyfall - Sortie en novembre 2012

Saluons le retour de James Bond pourtant sérieusement compromis après les déboires de la MGM. Daniel Craig rempile au côté d’un grand cinéaste, Sam Mendès (American Beauty, Les Noces rebelles, Away We Go, Les Sentiers de la perdition). Le challenge sera compliqué puisqu’il est en grande partie assujetti aux résultats US. Il faudrait que ce nouveau Bond dépasse les 200 millions de dollars aux Etats-Unis pour espérer taquiner les cimes du BO mondial. Or, aucun James Bond n'a dépassé les 170 millions de $ aux US, et les deux premiers 007 avec Craig ont bloqué à 590 millions de $ dans le monde.

2 outsiders possibles

-          Men In Black 3 (sortie en mai 2012). Encore une suite. De celle que l’on n’attendait pas vraiment, le 2 ayant été un quasi naufrage artistique. Il y aura de la 3D, toujours les mêmes acteurs avec Josh Brolin en bonus. Barry Sonnenfeld n’est pas un manchot, mais de là à signer un hit planétaire comme en 1997…

-          Madagascar 3 (sortie en juin 2012). Le deuxième épisode était bien meilleur que le premier. En sera-t-il de même pour le 3 vis-à-vis du 2 ? En tout cas le film à toutes les chances de bien fonctionner à l’international (il se déroule en Europe). Si le film rebondit bien aux Etats-Unis, il pourrait dépasser le second opus (623 millions d dollars dans le monde) et se rapprocher, un peu, du milliard.

Annie Awards : Une vie de Chat, Chico & Rita et Tintin face à Kung Fu Panda 2

Posté par vincy, le 10 décembre 2011

Trois films animés européens traditionnels - deux espagnols et le français Une vie de chat - se sont glissés au milieu des gros blockbusters américains parmi les meilleurs films d'animation de l'année. Les Annie Awards ont révélé un avant goût des Oscars : DreamWorks emporte le gros lot avec 21 nominations. Rango et Rio parviennent à dominer le Pixar de l'année, Cars 2, talonné par Mission : Noël, pourtant un fiasco au box office.

On notera cependant quelques détails qui révèlent l'absence de favori. Tintin, meilleur film, n'a aucune citation pour Spielberg. Kung Fu Panda 2 n'obtient rien dans la catégorie scénario, tout comme Le chat potté. Rango, à ce titre, cumulant film, scénario, réalisation et montage, pourrait créer la surprise. Autre étonnement, Winnie l'Ourson, l'un des cinq films les plus cités, n'est même pas retenu parmi les meilleurs films, alors qu'il est nommé pour sa réalisation et son scénario.

Les nominations pour le meilleur film animé (et leurs autres nominations)

  • Une vie de chat
  • Arrugas
  • Mission : Noël (6) : performance vocale (Ashley Jensen), performance vocale (Bill Nighy), scénario, dessin des personnages, storyboard
  • Cars 2 (7) : montage, direction artistique, 2 citations pour les effets animés, dessin des personnages, storyboard
  • Chico & Rita
  • Kung Fu Panda 2 (12) : réalisation, performance vocale (Gary Oldman), performance vocale (James Hong), direction artistique, montage, 2 citations pour les effets animés, 2 citations pour l'animation d'un personnage, 2 citations pour le storyboard
  • Le chat potté (9) : réalisation, performance vocale (Zach Galifianakis), montage, effets animés, animation d'un personnage, dessin des personnages, musique, storyboard
  • Rango (9) : réalisation, scénario, montage, 2 citations pour les effets animés, dessin des personnages, 2 citations pour le storyboard
  • Rio (8) : réalisation, performance vocale (Jemaine Clement), direction artistique, 2 citations pour l'animation d'un personnage, dessin des personnages, musique
  • Les aventures de Tintin (5) : scénario, montage, effets animés, musique

Les autres films nommés

Winnie l'Ourson (8) : réalisation, scénario, direction artistique, effets animés, 2 citations pour l'animation d'un personnage, musique, storyboard

Gnomeo & Juliette (4) : réalisation, performance vocale (Jim Cummings), scénario, storyboard

Star Wars : The Clone Wars : effets animés

Pirates des Caraïbes : la fontaine de Jouvence : effets animés dans un film

Transformers : Dark of the Moon : effets animés dans un film

Cowboys & Aliens : 2 citations pour les effets animés dans un film

Hop : animation d'un personnage dans un film

Paul : 2 citations pour l'animation d'un personnage dans un film

La Planète des Singes, les origines : animation d'un personnage dans un film

491 540 spectateurs ont vu le Tintin de Spielberg mercredi

Posté par vincy, le 28 octobre 2011

Les aventures de Tintin - le secret de la Licorne ont attiré, en pleines vacances de la Toussaint, 491 540 spectateurs en France. Distribué sur 850 copies (tout de même), le film s'octroie une moyenne de 578 spectateurs par copie, 4 fois supérieure à tous ses concurrents (2e et 3e, La couleur des sentiments et Les marches du pouvoir se contentent de 37 794 et 36 522 spectateurs respectivement). A Paris et dans sa région, le film a séduit 78 647 spectateurs (soit un spectateur sur trois).

C'est le deuxième meilleur démarrage de l'année derrière Harry Potter et les reliques de la mort 2e partie, mais largement devant Rien à déclarer. Certes ont est loin du record toujours détenu par Spider-Man 3 (804 345 spectateurs).

Le Tintin de Spielberg devrait largement dépasser le record de Tintin et le mystère de la toison d'or (3,64 millions d'entrées en 1961). Rappelons que l'objectif du distributeur est de franchir le cap des 5 millions d'entrées en France, ce qui en ferait l'un des dix films d'animation en 3D les plus vus dans le pays.

Les aventures de Tintin : Spielberg se trouve un nouveau héros

Posté par vincy, le 12 octobre 2011

Un générique qui rappelle Catch me if you can (et une musique aux accents jazzys qui pourraient lui faire écho). Des clins d'oeil à Hitchcock, aux Dents de la mer et même à 1941. Des séquences d'action qui cousinent avec les Indiana Jones. Steven Spielberg, amoureux de Tintin depuis sa plus tendre enfance, n'a pas eu besoin d'aller très loin pour puiser dans les BD d'Hergé tout ce qu'il aime dans le cinéma de divertissement, quitte à démontrer en creux, et cruellement, l'absence de second degré dans l'oeuvre de l'auteur belge.

Les aventures de Tintin - Le secret de la licorne est un divertissement de grande qualité : l'animation est maîtrisée, le motion picture est réussi, les personnages n'ont pas perdu leur personnalité dans la machine formatée d'Hollywood, et ça ne manque pas d'action. Si le premier tiers est porté sur une enquête, si on devine assez bien le scénario,  le film file à toute trombe vers un enchaînement d'action, de poursuites, de confrontations, à défaut de réel suspens.

Cette fantaisie frénétique trouve son summum dans la scène qui commence au Palais de Ben Salaad et qui finit au port. Une fuite en avant qu'il faudra réexaminer en détail : le découpage, typiquement "spielbergien", est une prouesse technologique et renvoie à la fois aux grads films d'actions et aux comédies de l'âge d'or hollywoodien, où on poussait le "gag" toujours plus loin.

Ne serait-ce que pour ces quelques moments, ce Tintin est assez épatant. Même s'il souffre peut-être de sa trop grande fidélité au ton d'Hergé, même si on aurait aimé une lecture plus moderne de ces aventures.

Le guide de la rentrée (3) : 10 sequels et remakes attendus… ou pas

Posté par MpM, le 16 septembre 2011

Après les 15 films venus d'ailleurs et les 15 films français, voici les 10 produits dérivés du cinéma de cette rentrée 2011.

C'est devenu un phénomène banal : une part importante des films sortant chaque semaine sur les écrans se contente de réutiliser une recette ayant fait ses preuves auparavant. C'est le paradis des suites et des remakes, mais aussi des déclinaisons permettant à un personnage ayant eu du succès par ailleurs d'avoir son propre long métrage.

Et après tout, pourquoi pas ? Les meilleures histoires sont atemporelles, et quand un héros est vraiment bon, on a envie de le retrouver, encore et encore. Tout est possible, à partir du moment où l'on s'en donne les moyens. C'est-à-dire si l'on évite de prendre le spectateur pour une vache à lait, et qu'on lui donne une bonne raison de payer à nouveau pour quelque chose qu'il connaît déjà. Il suffit que le nouveau film apporte réellement quelque chose à l'original pour que le pari soit gagné.

Ainsi, parmi ces dix remakes et sequels à venir, certains tiendront incontestablement cette promesse. Quant aux autres... s'ils pouvaient au moins donner à réfléchir à leurs producteurs, ils n'auraient pas complétement été faits en vain.

La guerre des boutons de Yann Samuell / La (nouvelle) guerre des boutons de Christophe Barratier
Sortie le 14 et le 21 septembre
L'événement (grotesque) de la rentrée. Deux remakes pour le prix d'un de la comédie gentillette réalisée par Yves Robert en 1961, et accessoirement nouvelle adaptation du roman de Louis Pergaud qui date de 1912. Sans préjuger de la qualité des deux films, on peut quand même se demander s'il était parfaitement indispensable de proposer deux fois, à une semaine d'intervalle, cette nouvelle guerre enfantine truffée de "bons mots" éculés. Il est quand même à peu près certain que les spectateurs se déplaçant pour voir successivement les deux films seront rares.

Les Trois Mousquetaires de Paul W.S. Anderson
Sortie le 12/10
Hollywood s'attaque une nouvelle fois au roman culte d'Alexandre Dumas, mais en 3D,  troisième millénaire oblige. Ça peut donner de jolis combats au sabre  et quelques scènes d'action savoureuses. Quant à garantir que l'intelligence et surtout l'humour du récit original seront au rendez-vous... Heureusement, le casting réserve quelques jolies surprises. Logan Lerman aura besoin de convaincre en D'Artagnan, de même que ses comparses Luke Evans (Aramis), Ray Stevenson (Porthos) et Matthew MacFadyen (Athos), mais Christoph Waltz devrait une nouvelle fois faire des étincelles en Cardinal de Richelieu manipulateur et cynique.

Paranormal Activity 3 de Henry Joost et Ariel Schulman
Sortie le 19/10
Le premier volet avait fait sensation en 2009 en récoltant des millions de dollars et en séduisant un certain Steven Spielberg. L'aspect malin mais bricolé du film avait en effet son charme : ce qui est invisible est souvent plus effrayant que ce que l'on voit. Deux ans plus tard, on retourne donc aux "origines" de la série, l'enfance de l'héroïne, afin d'expliquer les racines du mal qui la hante.

Johnny English, le retour d'Oliver Parker
Sortie le 19/10
Vous l'aviez oublié ? Malheureusement, pas ses producteurs. Le "meilleur agent du MI7" est donc de retour. Toujours avec ses moyens très "personnels", il doit déjouer un complot international impliquant la Russie, la CIA et même le MI7. Huit ans après la première apparition, le OSS117 britannique a donc une triple mission à remplir :  faire rire, sauver le monde et égaler les 160 millions qu'avait rapporté le film original.

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne de Steven Spielberg
Sortie le 26/10
On est forcément impatient de découvrir l'une des plus ambitieuses adaptations de l'année ! Avec Steven Spielberg aux manettes, Peter Jackson à la production, et le fantôme d'Hergé qui flotte sur le tout, ce Tintin en motion picture 3D pourrait bien réussir l'exploit d'allier prouesses technologiques, divertissement populaire et cinéma de qualité.

Twilight - Chapitre 4 : Révélation 1e partie de Bill Condon
Sortie le 16/11
Comme Harry Potter quelques mois auparavant, la saga Twillight s'achèvera à l'écran en deux films. Révélation 1e partie devrait faire lentement monter la tension dramatique liée à la décision de Bella de devenir un vampire, tension qui explosera logiquement dans le deuxième volet. Pour cet épisode intermédiaire (centré sur les sensations de la jeune fille), on retrouve bien entendu Robert Pattinson, Kristen Stewart et Taylor Lautner, en osmose devant la caméra de Bill Condon.

Le chat potté de Chris Miller
Sortie le 30/11
L'un des personnages secondaires les plus réussis de la franchise Shrek débarque sur les écrans. Toujours porté par Antonio Banderas (aux côtés de Salma Hayek), le chat Potté nous dévoile ses aventures de jeunesse. Le célèbre félin a du potentiel (surtout en 3 D ?!), mais reste à savoir s'il est capable de tenir la distance avec autant de brio que l'ogre vert en son temps... (voir aussi notre actualité cannoise : le "preview" et le "show").

Happy feet 2 de George Miller
Sortie le 7/12
On a toujours besoin de manchots empereur qui savent chanter et danser, surtout à l'approche des fêtes de Noël. Ces nouvelles aventures de la banquise devraient donc reprendre les ingrédients du premier volet, à savoir animaux trop mignons, humour plutôt gentillet et happy end forcément de circonstance... Sans oublier les morceaux musicaux. 4 ans après le premier épisode, les manchots réchaufferont-ils encore les salles?

Mission : impossible - Protocole fantôme de Brad Bird
Sortie le 14/12
Tom Cruise a besoin de redorer son blason, et pour cela, il n'y avait probablement rien de tel que de ressortir du placard le personnage de Ethan Hunt (5 ans après le dernier épisode, qui avait déçu les producteurs) et son équipe d'agents très spéciaux. Du côté du spectateur, les attentes sont réduites : action, effets spéciaux et rythme effréné devraient faire l'affaire du moment que le scénario tient à peu près la route (au moins Dubai s'offrira une belle pub grand écran). Du côté des producteurs (dont Cruise et J.J. Abrams), l'enjeu se chiffre en millions de dollars. Les deux hommes ont d'ailleurs participé à l'élaboration du scénario pour mettre toutes les chances de leur côté.

Alvin et les Chipmunks 3 de Mike Mitchell
Sortie le 21/12
Les trois écureuils-chanteurs sont de retour. Après avoir connu la gloire, puis sauvé le programme musique de leur école, ils s'engagent dans de curieuses aventures nautiques. La croisière s'amuse, les écureuils chantent et le public en redemande (depuis la création du "groupe" dans les années... 50 !)... Un quatrième volet est potentiellement déjà en route.

Steven Spielberg au Comic-Con : de Tintin à Jurassic Park 4

Posté par vincy, le 25 juillet 2011

C'est la première fois que Steven Spielberg se déplace au Comic-Con de San Diego, grand rendez-vous de la bande dessinée en Amérique du Nord, devenu foire à teasers de blockbusters hollywoodiens.

Spielberg - en compagnie de Peter Jackson - venait présenter des extraits de Tintin : le secret de la licorne, qui fera son avant-première mondiale à Bruxelles en octobre prochain prochain.

6 000 personnes attendaient le réalisateur d'Indiana Jones. Et il ne les a pas déçus en leur annonçant qu'un quatrième Jurassic Park était en chantier, et devrait voir le jour en 2013 ou 2014. Après la mort de l'auteur des best-sellers, Michael Crichton, le projet a longtemps été considéré comme perdu. "On a une histoire, on a un scénariste ..." affirme Spielberg.

Il a aussi évoqué les limites et les potentiels de la 3D. "Ce n'est pas seulement mettre une nouvelle focale sur une caméra et l'oublier. Cela demande beaucoup de précautions. Cela change votre approche, comme savoir où placer votre caméra. En ce sens, la 3D n'est pas pour tout le monde." La place de la caméra est une obsession naturelle chez le cinéaste, puisque pour Tintin, réalisé en motion-capture, il avoue "qu'il a pu mettre la caméra dans des endroits où ça n'aurait pas été possible avec un film en prises de vue réelles."

Et pourtant, on en vient à deviner que Jurassic Park 4 sera en relief...

Peter Jackson défie le 24 images par seconde

Posté par vincy, le 13 avril 2011

James Cameron et Wim Wenders ont avoué avoir été frustrés de ne pas pouvoir tourner leurs films en 3D, respectivement Avatar et Pina, en 72 images par seconde. La technologie les contraignait au classiques 24 images par seconde, ce qui freinait la fluidité des mouvements, pour leur plus grand désespoir artistique.

Peter Jackson, qui a enfin commencé le tournage de Bilbo le Hobbit, après des mois de retards (financement du film périlleux, séisme en Nouvelle-Zélande, hospitalisation du cinéaste) a décidé de filmer en 48 images par seconde. "C'est ce qui ressemble le plus au réel et est le plus facile à regarder, spécifiquement en 3D". C'est une révolution aussi majeure que l'arrivée du son, de la couleur et de l'image en relief.

Cela posera quelques problèmes techniques : comment adapter cette vitesse à des projecteurs non numériques, qui équipent encore une grande partie des salles mondiales. Une simple conversion rendrait l'image plutôt bizarre sur des projecteurs normaux. Il faudra donc fusionner deux images en une en post-production.

Warner Bros peut aussi décider de ne miser que sur les cinéma numériques, de plus en plus nombreux, et couvrant l'ensemble des territoires occidentaux.

Après Bilbo le Hobbit, Jackson tournera la suite de Tintin, Le secret de la Licorne, de Steven Spielberg : Tintin, Le temple du soleil, à condition que le film de Spielberg cartonne. A l'origine , il s'agissait d'une trilogie. Mais jamais la réalisation du deuxième film n'avait été explicitement conditionnée au succès du premier. La crise économique incite les studios à la prudence.

Quels héros au cinéma en 2011 ?

Posté par vincy, le 16 février 2011

Largo Winch II lance la salve des héros de l'année. Certes il n'est doté d'aucun super pouvoirs hormis celui d'être la quatrième fortune mondiale. Mais ses exploits à la James Bond (arts martiaux, chute libre, courses poursuites en BMW, ...) au service de la veuve et de l'orphelin (et de toute une tribu birmane) en font un héros contemporain, peut-êre plus réaliste (quoique) et en tout cas doté de capacité de survie hors normes.

Le film est calibré pour l'export (il sortira même au USA à la fin du printemps) : le premier épisode avait attiré plus d'un million de spectateurs hors de France, séduisant notamment les publics asiatiques et russes.

S'il est le premier à se jeter à l'eau, c'est aussi pour ne pas avoir à rivaliser avec la dizaine de héros hollywoodiens prêts à nous rabaisser à notre condition de misérable humain.

À temps pour coïncider avec la cérémonie des Oscars, 127 heures, le nouveau film de Danny Boyle, est nommé six fois (dont meilleur film) et sortira en France quelques jours avant la soirée hollywoodienne. Histoire vraie (avec une séquence choc sacrificielle) où James Franco incarne un aventurier escaladant une montagne et dont le bras va être bloqué par un rocher inamovible. Adaptation du livre qui retrace le calvaire de ce grimpeur, 127 heures a déjà couvert son budget de 18 millions de $ au box office nord américain. Un héros sans monde à sauver, sans exploit extraordinaire : juste sa vie en jeu, et un peu de matériel. Et surtout un dilemme psychologique qui vaut tous les périls qui peuvent menacer les "comics".

Le 27 avril, Thor, héros arrogant, tentera de défendre l'humanité. La particularité du film est d'être réalisé par Kenneth Branagh, réalisateur plutôt habitué à Shakespeare et qui s'est un peu planté avec Frankenstein. Dans la droite lignée des Spiderman et Batman, Paramount et Marvel ont décidé de choisir un cinéaste auteur pour donner de la profondeur à cette histoire "viking", qui a coûté la bagatelle de 150 millions de $. Avec Natalie Portman, l'actrice de l'année, déjà en tête d'affiche de deux succès depuis Noël, et Anthony Hopkins, sans oublier le bellâtre de service Chris Hemsworth et quelques second rôles comme Stellan Skarsgard et Rene Russo, le film promet d'être une variation moderne d'Henry V.

Pirates des Caraïbes : la fontaine de jouvence est, selon les sondages, le film le plus attendu de l'année par les spectateurs. Quatrième épisode de la saga qui a déjà rapporté 2,7 milliards de $ dans le monde, quatre ans après la fin de la trilogie, Johnny Depp revient dans la peau de son personnage le plus populaire, accompagné de Penelope Cruz et Geoffrey Rush, mais sans Keira Knightley ni Orlando Bloom. En salles le 18 mai, le film est contraint au carton. La 3-D aidera à gonfler quelques chiffres. Sans doute le plus drôle des héros de l'année...

X-Men : First Class est le premier des "comics" à être "régénéré" par les studios, en attendant Spider-Man et Superman. C'était déjà le premier à avoir conduit à un spin-off (Wolverine). Déclinable à l'infini, on revient ici aux origines des "mutants". Matthew Vaughn, un temps pressenti pour Thor, a remplacé Bryan Singer. La série a rapporté 1,54 milliards de $ dans le monde, la pression sera moindre que pour Pirates des Caraïbes. Il se dote surtout d'un casting très classe de jeunes talents : Jennifer Lawrence, citée aux Oscars pour sa très belle performance dans le drame Winter's Bone, January Jones (qu'on va voir dans Sans Identité), James McAvoy (Wanted) dans le rôle du Professeur Xavier, Michael Fassbender dans celui de Magneto, ou encore Kevin Bacon...

Harry Potter et les reliques de la mort, 2e partie. Si la première partie a frustré (intentionnellement), on est déjà persuadé que le jeune sorcier de Poudlard sera l'attraction estivale. Dix ans après le début de la saga, le final, annoncé comme spectaculaire, devrait combler les fans et attiré les curieux. Avec 950 millions de $ dans le monde pour la première partie, le milliard (d'autant plus qu'il sera en 3-D) est quasiment assuré. Difficile de louper le film. Mais sans doute, vaguement soulagé que cela s'arrête.

Avec Joe Johnston (Wolfman, Hidalgo, Jumanji) à la barre, Captain America : The First Avenger n'est sans doute pas le plus attendu des films du genre cette année. En misant sur un cinéaste de commande, Marvel et Paramount ont décidé de formater cette production proche, sur le papier, de G.I. Joe. Chris Evans sera, avec Ryan Reynolds, l'une des gueules qui feront les couvertures estivales des magazines. Entouré de Hugo Weaving, Tommy Lee Jones, Stanley Tucci et Dominic Cooper, le film attirera à coup sûr le public féminin comme masculin. À 140 millions de $ de budget, l'échec n'est pas envisageable.

Le 3 août, Green Lantern (rien à voir avec Green Hornet) confirmera, ou pas, l'impact commercial du comédien Ryan Reynolds. L'égérie Hugo Boss, qui a marqué les esprits avec Buried (même s'il s'est planté au box office) et a su séduire les romantiques avec La proposition, va devenir le nouveau  super-héros de science-fiction de la Warner. Pour blinder le projet, le studio a enrôlé Martin Campbell (Casino Royale), et mis le paquet sur les seconds rôles : Angela Bassett, Mark Strong, Peter Sarsgaard, Tim Robbis, Dennis Haysbert... Et l'atout sexy de Reynolds est déjà survendu côté marketing...

Comme pour Harry Potter, les producteurs de Twilight ont décidé de diviser l'ultime épisode en deux parties, l'une pour l'automne, l'autre pour l'été suivant. On retrouvera le trio infernal - Kristen Stewart, Robert Pattinson et Taylor Lautner - et les cris hystériques de leurs fans aux avant-premières. Les lecteurs devraient être rapidement déçus : la noirceur du bouquin de Stephenie Meyer a, paraît-il été édulcorée...

En l'absence de James Bond, Hollywood a accéléré la production du quatrième épisode de Mission Impossible, en négociant âprement avec sa star, Tom Cruise. C'est en effet avec le troisième opus que l'aura de l'acteur a fortement décliné. Sa campagne médiatique de l'époque, ponctuée de délires et de prosélytisme, l'avait coupé de ses fans. Le studio l'avait accusé d'avoir sabordé le potentiel de la franchise. Cependant, Cruise redevient Ethan Hunt dans ce Ghost Protocol, notamment pour prouver, de nouveau, qu'il est "bankable". Double enjeu donc. Une histoire de J.J. Abrams, une réalisation de Brad Bird (Les indestructibles), un casting cosmopolite (Jeremy Renner, Simon Pegg, Léa Seydoux, Michael Nykvist, Anil Kapoor) et des décors déjà vus (Prague, Dubai...) feront monter le désir, ou pas.

Enfin, finissons avec Tintin et le secret de la licorne. Steven Spielberg. Hergé. Une animation en motion capture. Et le reporter le plus courageux de la bande dessinée. Si le marché américain n'est pas le coeur de cible, le film pourrait cependant créer la surprise en cartonnant dans le reste du monde, après de multiples médiocres tentatives. Tout est affaire de scénario, de rythme, de plaisir. Mais, c'est certain, si ce héros belge et désuet parvient à séduire les cinéphiles de tous les pays (et de tous les âges), nul ne doute que les Captain America et autres Thor seront affaiblis, super pouvoirs ou pas.

Bilan 2010 – L’industrie Hollywoodienne est en panne de créativité

Posté par geoffroy, le 12 janvier 2011

L’année 2010 vient de s’achever. Elle fut en demi-teinte et peu d’outsiders ont réussi, au final, à tirer leur épingle du jeu. Malgré la 3D et les nombreuses suites ou autres remakes programmés par les studios, le total des entrées est en recul de 5,4 % par rapport à l’exercice 2009. Rien n’y fait et surtout pas cette politique absurde de la franchise, politique que l’on retrouvera malheureusement en 2011. Dans cette optique, point de salut. En effet, quelques films surnagent, laissent penser que tout va bien, alors que l’apport créatif s’effrite inéluctablement. A tel point que les studios hollywoodiens se tournent désormais vers l’international pour conquérir de nouveaux marchés, avec en priorité la Chine comme nouvel eldorado.

Cette stratégie est risquée car elle ne s’appuie pas sur une refonte, pourtant indispensable, du cinéma de divertissement et préfère, au contraire, miser sur l’élargissement de spectateurs potentiels à travers le monde afin de rentabiliser les sommes astronomiques investies. Conséquence : les films se ressemblent de plus en plus à tel point qu’ils deviennent interchangeables. La mondialisation du marché appauvri structurellement la qualité d’un cinéma grand public devenu insipide, sans prise de risque, "ultra-marketé" et assujetti depuis peu à la « révolution » d’une 3D décevante, elle-même emprisonnée dans une logique de rentabilité folle. Pour l’instant elle ne sauve rien ni personne, hormis le volume des recettes (stagnantes malgré tout en 2010), et s’adapte au marché en ne proposant presque jamais l’exclusive tant promis à des millions de spectateurs déjà blasés et de moins en moins crédules. En somme, Avatar aura été l’exception. Exception que les sieurs Spielberg et Jackson tenteront de rééditer avec un Tintin en Motion Capture tout beau, tout neuf prévu pour octobre 2011 partout dans le monde puisque Tron l’Héritage n’aura pas été à la hauteur des attentes numériques.

Osons la prise de risque

L’aspect créatif doit pouvoir dépasser le cadre restreint d’un retour sur investissement, certes primordial, mais en aucun cas suffisant. Non pas qu’il faille  financer du divertissement à perte pour retrouver un semblant de qualité. Ce serait, par ailleurs, aussi absurde qu’inutile. Mais quels risques prendraient les studios à demeurer plus à l’écoute d’un public en demande d’originalité ? A priori, aucun. L’exemple d’Inception, malgré son budget pharaonique avoisinant les 160M$, devrait donner des idées. A l’instar des Matrix, Avatar, Le seigneur des Anneaux ou encore The Dark Knight, le cinéma de divertissement est capable de proposer des œuvres denses, brillamment réalisées tout en sortant de l’ordinaire mou des sempiternelles blockbusters programmés chaque année.

Un tel constat serait-il exagéré ? Nous ne le pensons pas. Depuis la crise mondiale, la politique du « risque limite » est devenue le maître mot d’une industrie frileuse se réfugiant quasi systématiquement dans les suites, les remakes et autres adaptations de circonstance. Plus grave encore, les grands studios façonnent la grande majorité de leurs films comme de véritables marques ou l’originalité, la réalisation et le nom du cinéaste importe peu, à quelques exceptions près. L’objectif, plutôt basique, consiste à réutiliser le même personnage et l’univers qui l’accompagne afin de proposer de nouvelles aventures synonyme de nouveaux succès potentiels. En effet, si le « film/marque » originel fonctionne, il sera exploité jusqu’à la lie, une suite étant, selon les dires des majors, plus facile à monter puis à vendre qu’une histoire originale.

La franchise a tué Hollywood

Dans ce grand huit de la franchise institutionnalisée seuls quelques films attendus en 2010 auront été plébiscités (Toy Story 3, Alice au pays des merveilles, Iron Man 2, Harry Potter 7 1ere partie ou encore Twilight 3), tirant artificiellement l’économie vers le haut. Mais que dire des « flops » comme Prince of Persia, L'Agence tous risques, Sex and the City 2, Narnia 3, Percy Jackson et, dans une moindre mesure, Le Choc des titans, le Dernier maître de l’air, Mes parents et nous, Tron l’Héritage ou même Shrek 4. Qu’ils constituent des désillusions du tiroir-caisse, la lassitude grandissante du public étant proportionnelle au faible choix proposé par les studios devenus orphelins de scénarios originaux vraiment innovants. Dès lors, il n’est pas surprenant de retrouver sur le devant de la scène d’un Noël 2010 moribond trois films à faible budget. True Grit des frères Coen avec Jeff Bridges, Matt Damon et Josh Brolin (contrairement à ce qui est dit ici ou là, le film n’est pas un remake du long-métrage de Henry Hathaway, mais une nouvelle adaptation du roman de Charles Portis publié en 1968), Black Swan de Darren Aronofsky avec Nathalie Portman et The Fighter de David O. Russell avec Christian Bale et Mark Walhberg. Ces exemples avec de glorieuses têtes d’affiche démontrent  l’inventivité d’un cinéma capable de toucher différents publics. Certes ces trois films ne sont pas des blockbusters. Mais ils émanent de grands studios (Paramount pour True Grit et The Fighter, Fox Searchlight, filiale art & essai de la Fox, pour Black Swan) qui devraient, le plus tôt serait le mieux, prendre la tangente d’une politique en trompe l’œil.

2011, chant du cygne?

Hélas, l’année 2011 n’en prend pas le chemin. Pire, elle risque de devenir le symbole d’un cinéma dénué de créativité, de renouveau, d’ingéniosité. Voyez plutôt : Le frelon vert, Big mamma 3, Scream 4, Thor, Pirates des Caraïbes 4, Very Bad Trip 2, Kung Fu Panda 2, X-Men first Class, the Green Lantern, Cars 2, la Planète des singes, Transformers 3, HP7 deuxième partie, Captain America, Conan le barbare, Spy Kids 4, Final Destination 5, The Thing, paranormal Activity 3, les 3 Mousquetaires, Happy Feet 2, Twilight 4 partie 1, Mission Impossible 4, Sherlock Holmes 2, Tintin et la nouvelle version de Millenium par Fincher.

Une telle liste donne le vertige. Elle nous accable, aussi. Si, dans le lot, certains films seront plébiscités et d’autres de qualité, Hollywood s’enfonce dangereusement dans la caricature de son propre cinéma. Mais rien n’est joué. Et, toujours, respirera l’espoir d’un possible sursaut à même de façonner un cinéma ambitieux pour le grand public. En attendant un Nouvel Hollywood...

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Top 15 US 2010 (* films toujours en exploitation)

1. Toy Story 3 : 415M$

2. Alice au pays des merveilles : 334M$

3. Iron Man 2: 312M$

4. Twilight: Eclipse: 300M$

5. Inception : 292M$

6. Harry Potter et les reliques de la mort, partie 1* : 287M$

7. Moi, moche et méchant* : 251M$

8. Shrek 4, il était une fin : 238M$

9. Dragons : 217M$

10. Karaté kid : 176M$

11. Raiponce* : 175M$

12. Le choc des Titans : 163M$

13. Copains pour toujours : 162M$

14. Tron l’héritage*: 147M$

15. Megamind*: 144M$

Sources Boxofficemojo

Pourquoi Guillermo del Toro abandonne Bilbo le Hobbit ?

Posté par geoffroy, le 1 juin 2010

bilbo le hobbit
On ne dira pas que l’on s’en doutait, mais presque. Le cinéaste mexicain Guillermo Del Toro a annoncé dans un communiqué qu’il avait décidé, non sans crève-cœur, de quitter l’aventure Bilbo le Hobbit. "Les retards concernant le début de la production du film m'amènent à prendre la décision la plus difficile de ma vie. Après environ deux années à vivre, respirer et créer un monde aussi riche que celui de la Terre du Milieu, je dois, avec grand regret, abandonner la mise en scène de ces merveilleuses images. (...) J'ai été très honoré de travailler sur ce projet, mais les pressions autour du planning de production étaient trop élevées. Je souhaite toute la réussite possible à la production du film, et je serai le premier spectateur du produit fini."

En effet, la situation financière très délicate du studio MGM (actuellement en restructuration), qui a déjà conduit à la suspension du prochain James Bond, ne permet pas de planifier avec certitude la date de tournage du diptyque tant attendu. Si le réalisateur assurera jusqu’au bout son travail de co-scénariste aux côtés de Peter Jackson et Frances Walsh, à qui l'on doit la trilogie du Seigneur des Anneaux, on comprend aisément qu’il ne puisse pas s’engager indéfiniment sur un projet qui risque de lui prendre bien plus que les trois années initialement prévues. Ce désistement est un coup dur pour Peter Jackson qui voyait en Del Toro un « continuateur » éclairé au monde visuel qu’il avait si bien mis en images pour la trilogie du Seigneur des Anneaux.

Une chose est à peu près certaine. Peter Jackson ne portera pas la casquette du futur réalisateur de Bilbo le Hobbit, trop occupé avec la suite de Tintin, qu'il co-produit avec Steven Spielberg.

Reste donc à trouver la perle rare, le ou (la) cinéaste capable de donner vie au monde féerique de la Terre du Milieu. La tâche ne sera pas facile, aussi bien artistiquement que contractuellement. Un point positif tout de même ; il est maintenant évident que le tournage ne débutera pas au mois de juillet de cette année. Ce qui laisse de la marge pour terminer le scénario, la pré-production, obtenir le feu vert des deux studios (Warner Bros et la MGM), et trouver un remplaçant à l’ami Del Toro.

Si le film (en deux parties) voit un jour le jour…