Venise 2019 : des films sur le désespoir du monde, portés par des personnages désenchantés

Posté par kristofy, le 8 septembre 2019

Cette 76e édition du Festival de Venise a été brillante du côté de son tapis rouge : Kore-eda Hirokazu, Catherine Deneuve, Juliette Binoche, Pedro Almodovar, James Gray, Brad Pitt, Liv Tyler, Noah Baumbach, Scarlett Johansson, Jean Dujardin, Emmanuelle Seigner, Louis Garrel, Kristen Stewart, Todd Philipps, Joaquin Phoenix, Costa-Gavras, Pablo Larrain, Vincent Lacoste, Meryl Streep, Gary Oldman, Olivier Assayas, Penelope Cruz, Gael Garcia Bernal, Jude Law, John Malkovich, Spike Lee, Nate Parker, David Michôd, Timothée Chalamet, Lily-Rose Deep, Julie Andrews, Luca Marinelli, Roy Anderson, Atom Egoyan, Tsai Ming-liang, Terry Gilliam, Lou Ye, Gong Li, Chiarra Ferragni, Robert Guédiguian, Andrea Riseborough, Dane Dehaan, Johnny Deep, Mark Rylance, Roger Waters... Venise a été glam-rock cette année.

C'est un panel assez éclectique et pailleté du cinéma actuel qui a fait le voyage. Même Brad Pitt a pris le temps de faire des dizaines de selfies avec ses fans. Deux gros films américains étaient très attendus Ad Astra de James Gray avec Brad Pitt et Joker de Todd Philipps avec Joaquin Phoenix, qui s'est imposé parmi les films en compétition jusqu'à recevoir le Lion d'or, succédant à Roma et La forme de l'eau, tous deux oscarisés quelques mois plus tard.

Le palmarès de la 76e Mostra de Venise

Les 21 films de la compétition internationale ont rythmé le Festival. The Perfect Candidate de Haifaa Al-Mansour (le plus féministe), Marriage Story de Noah Baumbach, Ad Astra de James Gray, Waiting For The Barbarians de Ciro Guerra (le plus politique), The Painted Bird de Vaclav Marhoul ont été appréciés et débattus, mais ignorés au palmarès. Avec le triomphe du Joker de Todd Phillips et de J'accuse de Roman Polanski qui faisaient figure de grands favoris de la presse, le jury présidé par Lucrecia Martel a privilégié des films politiques, l'un réalisé par un réalisateur jusque là connu pour ses comédies, l'autre, vétéran archi-primé depuis 50 ans, au cœur d'une bataille médiatique et polémique.

Poker Face

J'accuse rappelle que Roman Polanski est bien encore et toujours un cinéaste important aux yeux de la profession (il a aussi remporté le Prix Fripresci de la critique internationale). Il aurait même pu recevoir la plus haute récompense si il n'y avait pas eu ce noir et scorsesien Joker. La Warner peut s'ennogueillir d'avoir un film prestigieux de plus à son catalogue, tout en montrant qu'il y a une alternative aux productions Marvel du côté des super-héros. En valorisant un personnage de DC Comics, parmi les plus connus et les plus populaires de la BD américaine, à travers une vision plus dramatique que spectaculaire, le studio américain impose sa propre vision de l'exploitation des comics au cinéma. Venise a-t-il consacré avec facilité un film de super-héros, rois du box-office ? Non. Car justement Joker est presque l'antithèse de l'exubérance des super-héros du moment : c'est avant tout l'histoire d'un homme victime de lui-même... Ce Lion d'or attribué à Joker est une première étape qui valide l'objectif des Oscars. Venise a récompensé par le passé Le Secret de Brokeback Mountain de Ang Lee, La Forme de l'eau de Guillermo del Toro et Roma de Alfonso Cuarón. Ses palmarès ont aussi été annonciateurs de statuettes hollywoodiennes avec des films comme La Favorite de Yorgos Lanthimos, Three Billboards de Martin McDonagh, La La Land de Damien Chazelle...

Durant le Festival il était évident que Joaquin Phoenix, trois fois nommé aux Oscars et jamais gagnant, méritait le prix de meilleur acteur. Déjà primé à Venise en 2012 pour The Master de Paul Thomas Anderson, ainsi qu'à Cannes avec A Beautoful Day en 2017, la Coupe Volpi pouvait lui échapper à une seule condition : un Lion d'or pour le film, qui, règlementairement n'est pas compatible avec un autre prix. Samedi soir, c'est donc Todd Phillips accompagné de Joaquin Phoenix qui étaient ensemble sur scène pour recevoir le trophée.

Pour le Lion d'argent attribué à J'accuse, Roman Polanski a appris la nouvelle sur scène au Festival américain de Deauville. C'est sa compagne et actrice dans J'accuse Emmanuelle Seignier qui a reçu en son nom le Lion d'argent. Il est intéressant de constater que les deux films, puissants chacun dans leur style, reposent sur des "victimes" de la société, d'un système, et même sur un malentendu: le Joker est devenu un méchant par la faute d'une société impitoyable pour les faibles et Dreyfus a été emprisonné à cause d'une élite antisémite. La mise à l'écart des deux personnages, au ban de la société, et l'écrasante domination des décideurs, en font deux films sur l'injustice, sociale ou politique.

Surprises

La liste des prix de Venise intègre aussi les deux films de la compétition proposant un genre différent. Soit le documentaire sur la mafia qui reçoit donc un Prix Spécial du jury et  le film d'animation qui obtient le Prix du scénario. Venise a ainsi ouvert un peu plus le 7e art à ces formes narratives souvent oubliées au moment de la remise des prix. Par ailleurs, aucun des deux films de la plateforme Netflix (Marriage Story de Noah Baumbach et The Laundromat de Steven Soderbergh) n'est au palmarès. C'est regrettable pour le Baumbach, qui devrait malgré tout se retrouver aux Oscars.

Un film en particulier était à la fois espéré et redouté pour une récompense : The Painted bird de Vaclav Marhoul. En noir et blanc, cette œuvre est une succession de divers sévices subis ou vus par un enfant durant la seconde guerre mondiale. Trop long avec ses 169 minutes, jusqu'à faire sortir de la salle plusieurs spectateurs rebutés par ce qui se passaient à l'écran, le film est autant une épreuve à voir qu'un tour de force visuel. Vaclav Marhoul semblait désigné pour le Prix de meilleur réalisateur. A la surprise générale, le jury a préféré un contre-pied total en choisissant l'ex-Lion d'or Roy Andersson avec About Endlessness: une suite de courtes scènettes en plan-fixe, sans autre lien entre elles, que des personnages tristement dépressifs ou perdus. Rien de neuf dans l'univers légèrement misanthrope du cinéaste suédois.

Pour l'interprétation, le jury a choisi, côté masculin, Luca Marinelli que les amateurs de cinéma italiens connaissent déjà avec Riccordi? sorti cet été et qui a été révélé dans La solitude des nombres premiers et Chaque jour que Dieu fait, confirmé dans on l'appelle Jeeg robot et Mauvaise graine. En incarnant le héros de Jack London, Martin Eden, il séduit et démontre que le cinéma italien peut compter sur une nouvelle génération de grands comédiens. Le film italien de Pietro Marcello a reçu de nombreux prix parallèles.

L'étonnante surprise du palmarès était du côté féminin. Nous voilà ravis de voir Ariane Ascaride distinguée par un grand prix international Gloria Mundi de Robert Guédiguian. C'est la douzième actrice française à recevoir la Coupe Volpi vénitienne, la première depuis 2008. Césarisée en 1998 (et trois fois nommée depuis), prix de la meilleure actrice à Rome en 2006, la muse-épouse du réalisateur marseillais réussit à décrocher le prix (sans doute pour récompenser indirectement le film et son réalisateur) avec une œuvre chorale de sept personnages. Mariana Di Girolamo, qui porte presque tout le film Ema de Pablo Larrain, a finalement été boudée. La récompense de la révélation semblait promise à un des membres du casting de Babyteeth de Shannon Murphy: ça a été le cas: plutôt que de primer l'actrice Eliza Scanlen, c'est l'acteur Toby Wallace (dix ans de carrière quand même) qui est reparti avec un trophée.

Des histoires vraies remaniées par la fiction

A côté de la compétition officielle, d'autres films hors-compétition ont été marquants comme Seberg de Benedict Andrews avec Kristen Stewart et Adults in the room de Costa-Gavras, tout comme Irreversible - Inversion Intégrale de Gaspar Noé. Les autres sections de Venise ont elles aussi vibré avec quelques titres forts comme American Skin de Nate ParkerNevia de Nunzia De Stefano, Moffie de Oliver Hermanus, Balloon de Pema Tseden, Madre de Rodrigo Sorogoyen.

Le cinéma français s'en sort très bien cette année. Outre le Grand prix pour Polanski, le prix de la meilleure actrice pour Ascaride, le comédien Sami Bouajila (dans Bik Eneich (Un Fils) de Mehdi M. Barsaoui) a été choisi comme meilleur acteur dans la sélection Orizzonti et, dans la même sélection, le trio Jessica Palud, Philippe Lioret, Diastème repart avec le prix du scénario pour Revenir, d'après le roman de Serge Joncour.

Toutes sections confondues, on observe une importance grandissante de films qui s'inspirent d'une histoire vraie  comme autant de variations de biopics : l'actrice Jean Seberg et ses liens avec Hakim Abdullah Jamal des Black Panthers (Seberg avec Kristen Stewart), le colonel Picquart qui veut innocenter Dreyfus (J'accuse de Roman Polanski), le premier ministre Yánis Varoufákis contre les instances européennes à propos de la dette grecque (Adults in the room de Costa-Gavras), des espions cubains aux États-Unis (Wasp Network de Olivier Assayas), le roi Henry V en guerre contre le royaume de France (The King avec Timothée Chalamet), Corinne Sombrun qui découvre les transes chamaniques en Mongolie (Un monde plus grand avec Cécile De France). On pourra s'amuser de cet accroissement de films avec des personnes existantes ou ayant réellement existé, qui nourrissent des œuvres de fiction. Comme si l'histoire authentique avait son importance pour créer un film dramatique. Le nombre de reconstitutions historiques ou de films zoomant sur un morceau d'Histoire est, à ce titre, imposant dans la compétition. En revanche, la diversité des propositions en matière de narration ou d'audaces formelles, a été plutôt rares.

Ce qui explique sans doute pourquoi le Lion d'or a été remis au Joker : de la pure fiction enrobée dans un style qui rend hommage à un cinéma des seventies presque oublié aujourd'hui. Ironiquement, ce factice Joker de BD est devenu, grâce à Todd Phillips, un individu du nom d'Arthur Fleck, presque réhabilité par le cinéma. Il symbolisait finalement tout ce que le jury a aimé dans cette compétition: une vision désespérée du monde, avec des personnages victimes, névrosés, démissionnaires, désenchantés, que ce soit aujourd'hui ou hier. Venise pouvait afficher de grands et beaux sourires sur son tapis rouge: le cinéma ramenait le spectateur à une réalité en lui tendant un miroir qui révèlait l'horreur de la condition humaine.

Venise 2019 : Noah Baumbach, Steven Soderbergh, David Michôd et Netflix

Posté par kristofy, le 4 septembre 2019

L'année dernière, le Lion d'or du Festival de Venise avait été décerné  à Roma d'Alfonso Cuaron (qui aura ensuite quelques Oscars), soit pour le première fois une récompense de catégorie A pour un film uniquement diffusé sur la plateforme Netflix, sans qu'il puisse être vu par le public dans les salles de cinéma. Venise, contrairement a Cannes,  est encore cette année une vitrine promotionnelle pour Netflix, quitte a faire grincer des dents les exploitants...

Le directeur artistique Alberto Barbera expliquait dans Le Film Français: "Si Netflix propose un film, je ne vois pas quelles pourraient être les raisons de le refuser hormis sa qualité. Ce sujet est pour le moment d’actualité mais dans deux ou trois ans tout aura changé. C’est déjà, d’une certaine manière, une problématique du passé. Il est vrai toutefois qu’il y a un problème entre les circuits de salles et les plateformes. Mais on ne peut pas demander à un festival de prendre en charge un problème qui fait partie de l’industrie du cinéma dans sa globalité."

Dans Libération, François Aymé, président de l'Association française des cinémas Art et essai, répliquait que la Mostra faisait une erreur historique: "A Cannes, il y a deux ans, nombre de commentateurs considéraient que la présence de Netflix dans les grands festivals «sans conditions» faisait partie du «sens de l’histoire», comme si c’était un impératif, que tout était écrit d’avance et que la logique libérale non régulée devait forcément s’imposer. En 2019, pourtant, revirement de ces mêmes commentateurs qui considéraient que la sélection de Cannes (sans Netflix) était la meilleure depuis des années."

Face à la dictature de l'algorithme, qui parait-il renvoie Roma aux oubliettes et place Meryl Streep au centre de tout, Venise opte pour un non-débat. Deux films sont ainsi sélectionnés en compétition officielle : Mariage Story de Noah Baumbach (avec Adam Driver et Scarlett Johansson) et The Laundromat de Steven Soderbergh (avec Meryl Streep et Gary Oldman), et hors-compétition, The King de David Michôd (avec Timothée Chalamet, Joel Edgerton, Sean Harris, Ben Mendelsohn, Lily-Rose Depp, Robert Pattinson...). Ces cinéastes tout comme ces casting sont prestigieux, mais ces films ne seront visibles qu'en étant abonnés à Netflix. Le cinéma reproduit ainsi le business model des séries exclusives, devenant des fictions unitaires de longue durée.

Mariage story de Noah Baumbach, avec Adam Driver et Scarlett Johansson

Le début du film est particulièrement enthousiasmant avec chacun des personnages décrivant les petits défauts mignons et les grandes qualités de l'autre. Cela pose à la fois leur relation, en même temps que le sujet : ce couple va se séparer. On y retrouve le ton qui fait la particularité des meilleurs films passés de Noah Baumbach (en fait sa période 2005/2013 avec Les Berkman se séparent, Margot va au mariage, Greenberg, Frances Ha), mais malheureusement on se retrouve aussi face à une œuvre de qualité très inégale à l'instar des déceptions de ses films suivants (While We're Young, Mistress America, The Meyerowitz Stories déjà une production Netflix). Ce Mariage Story contient pourtant son lot de bonnes séquences amusantes, mais la moitié de l’histoire  se fourvoie dans le type de ‘film de combat d’avocats’ qui plombe l'ensemble. Les personnages de Scarlett Johansson et Adam Driver sont traités à égalité, jusqu’à avoir chacun une scène chantée (Driver repoussera la chansonnette dans le prochain Léos Carax, calé pour Cannes 2020). Ils sont tous les deux très bons individuellement, mais leur jeu est un peu moins convaincant dans leurs scènes communes. L’histoire aurait été en partie nourrie pour certains scènes par les divorces respectifs de Baumbach et Johansson, cette chronique d'un couple qui se sépare - en souhaitant que ça se passe au mieux pour l'autre - va se compliquer parce qu'ils vont se retrouver géographiquement à l'opposé (lui voulait rester a New-York, elle revient près de sa famille à Los Angeles). Le coût des dépenses pour venir régulièrement passer du temps avec leur enfant devient un enjeu... Si Adam Driver impressionne beaucoup (il est plutôt victime de la situation), on imagine que le film n'aurait pas été un énorme succès en salles. Tant mieux pour Netflix qui peut viser quelques nominations aux Oscars.

The Laundromat de Steven Soderbergh, avec Meryl Streep et Gary Oldman...

C’est la grande déception des films en compétition, au point de supposer qu'il a été sélectionné parce que cela permettait d’amener Meryl Streep et Gary Oldman sur le tapis rouge. Peut-être symptomatique d’une relation trop privilégiée entre Venise et Netflix. Des stars, le sujet de l’affaire des ‘Panama Papers’, Steven Soderbergh à la réalisation : tout était attirant sur le papier, mais c’est douloureusement raté. La caution Soderbergh a permis un casting de grands noms mais il y font pâle figure : Meryl Streep joue une candide un peu ridicule qui sert de fil rouge à l’ensemble du puzzle, Gary Oldman et Antonio Banderas se retrouvent là à faire les narrateurs de luxe du récit, Matthias Schoenaerts est venu se montrer le temps d’une séquence, Jeffrey Wright assure sa petite partie.

En fait, ce sont tout les autres noms pas connus qui relèvent le niveau. The Laundromart est structuré comme un film à sketchs (l'influence du film argentin Les nouveaux sauvages) avec une suite de différents courts-métrages reliés ensemble. Meryl Streep perd son mari noyé lors d’un accident de bateau, mais elle n’obtient pas de grosse compensation financière car l’assurance avait été rachetée par une autre compagnie, elle-même dépendant d’une autre société cachée : le film évoque là les montages de sociétés-écrans liées à d’autres sans aucune possibilité d'identifier un véritable responsable. Le film évoque certaines formes juridiques de compagnie (de type trust, holding, off-shore...) domiciliées dans des iles faisant office de paradis fiscaux, et s’attarde sur une en particulier, qui utilise le même nom sur des milliers de formulaires pour que ses clients restent anonymes. En fait peu de choses relie ce film aux ‘Panama Papers’, sauf à montrer que plein de gens utilisent ce système pour une évasion fiscale condamnable (à ne pas confondre avec le plus acceptable 'optimisation fiscale'). Parmi ces gens se trouvent autant d'individus louches (trafiquants de drogues, oligarques russes…) que de millionnaires américains qui financent les campagnes électorales. The Laundromart aligne surtout différentes historiettes fantaisistes autour de plusieurs personnages et leur rapport avec l’argent (un père de famille qui propose des bons au porteur à sa fille en échange de son silence à propos de son infidélité à sa mère, des chinois qui contournent des lois pour investir à l’étranger), le tout sous une forme de vaste farce. La première image du film indiquait pourtant avec un certain humour ‘based on actual secrets’, promesse non tenue, diffusion hors salles de cinéma et uniquement via Netflix. Logique. Le film peut cartonner côté algorithmes.

The King de David Michôd, avec Timothée Chalamet, Joel Edgerton, Sean Harris, Ben Mendelsohn, Lily-Rose Depp, Robert Pattinson...

Au 15ème siècle, les Anglais sont en guerre contre les écossais, et le roi Henri IV, malade, se meurt. Il désigne le cadet de ses deux jeunes fils pour lui succéder, mais celui trouvera vite la mort pour avoir voulu s'imposer sur un champs de bataille. L'autre fils, l'aîné, qui d'ailleurs ne voulait pas vraiment être roi et qui se gardait à distance de la cour, va alors devoir être couronné sous le nom d'Henry V, incarné par Timothée Chalamet, le héros du film (et la star montante du moment). Entre intrigues de palais avec les religieux, ses conseillers, son fidèle compagnon d'antan, et surtout ce qui semblent être des provocations en provenance de la France, il va devoir réagir et agir : une guerre avec le royaume de France va commencer... The King coécrit par les australiens David Michôd et Joel Edgerton s'inspire à la fois de la pièce Henri IV de Shakespeare, de recherches historiques et d'inventions scénaristiques pour un gros film médiéval conduisant à une bataille épique avec une centaine de figurants dans la boue. Le film évoque les coulisses de la royauté aussi bien que des stratégies de guerre, mais c'est aussi une réflexion sur le pouvoir et son usage. Pour le coup, c'est dommage que The King soit réservé aux abonnés Netflix car le film aurait mérité d'être vu sur les grands écrans des salles de cinéma... A défaut, il peut lui aussi viser quelques Oscars et contribuer à la notoriété de Chalamet.

Le dernier Woody Allen pourrait-il sortir en France?

Posté par vincy, le 15 mars 2019

Verra-t-on le dernier Woody Allen en France? Selon Variety, Mars Films essaierait de distribuer A Rainy Day in New York en France. Le film est bloqué depuis plus d'un an, suite aux scandales sexuels liés au cinéaste qui ont ressurgit avec le phénomène #MeToo, dont son (beau?) fils Ronan Farrow avait été l'un des déclencheurs. D'autres réalisateurs et comédiens ont été mis au ban d'Hollywood. Brian Synger a vu son nom effacé des palmarès. Kevin Spacey a été gommé d'un film de Ridley Scott.

Tourné en 2017, le film de Woody Allen met en scène Timothee Chalamet, Jude Law, Rebecca Hall, Diego Luna, Liev Schreiber, Selena Gomez et Elle Fanning. Un sacré casting. A l'origine, Amazon Studios devait le distribuer aux USA. Finalement, la filiale du géant du e-commerce a rompu le contrat (qui comprenait aussi la production de ses 4 prochains films) et depuis aucun distributeur nord-américain n'a cherché à le diffuser.

Woody Allen a d'ailleurs attaqué Amazon, réclamant 68M$. Pour la première fois depuis 1982, le réalisateur est absent des écrans plus de deux ans.

Variety révèle que la société française Mars films pourrait distribuer le film en France. Mars a connu des hauts et des bas avec les récents films d'Allen : Whatever Works, Minuit à Paris, To Rome with Love, Blue Jasmine, Magic in the Moonlight, L'homme irrationnel, Café Society ou le dernier en date Wonder Wheel (2017). Trois d'entre eux ont dépassé le million d'entrées.

Il y a un an, le patron de Mars Films,, dans une longue tribune, Stéphane Celerier avait pris la défense du réalisateur, en invoquant la présomption d'innocence.

En tant que cinéphiles, voir le dernier film de Woody Allen sera bienvenue. Cela créera forcément une polémique. MaisTimothee Chalamet et Rebecca Hall ont déjà annoncé en janvier 2018 qu'ils avaient reversé leurs salaires à des associations. Ils n'assureront aucune promotion sur ce film.

Grosse bataille de PR et d'avocats en perspective, sans oublier l'opinion qui s'en mêlera, si le film sort un jour sur les écrans.

Denis Villeneuve s’offre un Dune hollywoodien

Posté par vincy, le 19 février 2019

Les nouvelles sur le tournage de Dune se sont enchaînées ces derniers jours. Le projet ambitieux de Denis Villeneuve a complété son casting dans un premier temps. Autour de Timothée Chalamet, on retrouvera donc Javier Bardem, Rebecca Ferguson, Stellan Skarsgard, Dave Bautista, Charlotte Rampling, Josh Brolin, Oscar Isaac, Jason Momoa et Zendaya.

Le héros d'Aquaman, Jason Momoa, sera le bras droit du père de Chalamet (Paul Atreides), incarné par Oscar Isaac. Brolin sera le maître d'armes de Chalamet. Le héros tombera amoureux du personnage joué par Zendaya. Tandis que Bardem est prévu pour le rôle du chef de la tribu qui aidera le jeune homme dans son épopée contre le vilain, le Baron Harkonnen, interprété par Skarsgard.

Le scénario est co-écrit par Denis Villeneuve, Eric Roth et Jon Spaihts. Le tournage doit commencer au printemps. La sortie est calée par Warner Bros pour le 20 novembre 2020.

Adapté du roman de Frank Herbert, le film se déroule dans 8000 ans. Sur la planète Caladan, le duc Leto Atréides er sa concubine dame Jessica, doivent donner naissance à une fille au nom d'un programme génétique. Mais c'est un fils, Paul, qui arrive. Des années plus tard, une guerre s'engage pour contrôle la planète désertique d'Arrakis. L'Empereur Shaddam IV ordonne au duc d'occuper ce fief et lui confie la gestion de la planète Dune, contrôlée par la Maison Harkonnen. L'Empereur veut en fait détruire les Atréides à travers ce complot. Paul Atreides doit fuire dans le désert et va mener la rébellion.

Dune a déjà été réalisé par David Lynch en 1984, avec Kyle MacLachlan, Virginia Madsen, Patrick Stewart, Linda Hunt, Sting et Mac von Sydow. Le film avait été un échec commercial.

Les 18 qui ont fait 2018

Posté par vincy, le 1 janvier 2019

Juliette Binoche
On l'a vue chez Kawase et Denis, dans les forêts japonaises et dans l'espace. Nommée pour la 10e fois aux César en février, future présidente du jury de la prochaine Berlinale, elle est aux avant-postes de L'affaire du siècle, la pétition pro-écolo qui veut attaquer l'Etat français pour "crime" environnemental contre l'humanité.

Laure Calamy
Vedette incontestable de la série Dix pour cent, elle a brillé en second-rôle dans des films promis aux César, Nos batailles et Mademoiselle de Joncquières, sans oublier son passage dans Roulez jeunesse. Tout terrain, la comédienne, attendue chez Bertuccelli, Hamidi, Triet et Lespert, a été sacrée par un Molière de la comédienne dans un spectacle de théâtre privé pour Le Jeu de l'amour et du hasard.

Timothée Chalamet
En un an, il se sera imposé comme l'étoile montante à Hollywood. Nommé aux Oscars pour Call Me by Your Name, à l'affiche de Lady Bird et Hostiles, deux films chouchoutés par la critique, il a déjà une deuxième nomination consécutive aux Golden Globes avec Un Garçon magnifique (My Beautiful Boy) de Felix Van Groeningen, qui sort en février. Depuis il a enchainé The King de David Michôd pour Netflix, The French Dispatch de Wes Anderson, Les Quatre Filles du docteur March de Greta Gerwig et prépare Dune de Denis Villeneuve.

Bradley Cooper
Difficile d'échapper à cette star francophone cette année. Il est toujours la voix de Rocket Raccoon dans Avengers, qu'on retrouvera en mai pour le final. Il a aussi retrouvé Clint Eastwood avec La Mule, sorti en fin d'année aux USA et joli succès au box office. Mais c'est évidemment avec A Star Is Born qu'il a marqué les esprits: Il en est l'acteur principal et le producteur, avec Eastwood. Il en est surtout le réalisateur. Son premier film a révélé Lady Gaga en actrice, récolté 5 nominations aux Golden Globes, et amassé près de 400M$ de recettes dans le monde.

Penélope Cruz
Omniprésente, l'actrice espagnole a enchaîné les promos avec Escobar, Everybody Knows, film d'ouverture de Cannes, la série American Crime Story - Versace qui lui a valu plusieurs nominations, dont une aux prochains Golden Globes. Elle a aussi amené du glamour à Paris en recevant un César d'honneur en février. La Cruz continue sa carrière globe-trotter en passant du nouvel Almodovar, celui à qui elle doit beaucoup, Douleur et Gloire, au nouvel Olivier Assayas, Wasp Network.

Alfonso Cuaron
Un Lion d'or à Venise, de probables nominations aux Oscars. Cuaron est incontestablement l'un des grands cinéastes de ce début de siècle, tant par ses succès passés que par le prestige de son œuvre. Roma a fait l'événement: un film ample, splendide, hors des sentiers battus (noir et blanc, en dialecte mexicain, sans structure narrative classique). Sa diffusion sur Netflix a provoqué le débat de l'année sur la chronologie des médias en Italie, en France, aux Etats-Unis. En se différenciant de la production hollywoodienne par son style et sa diffusion, Roma est, quelque part, le symbole d'une époque en mutation.

Michael B. Jordan
Et si c'était lui la star de demain? On va commencer à le croire. Il est l'un des "héros" du hit de l'année, Black Panther. Il est la tête d'affiche de la suite de Creed, gros succès aux USA en fin d'année, prolongeant ainsi la franchise Rocky avec classe. Il a aussi produit et joué dans Kin le commencement, et foulé le tapis rouge de Cannes avec le remake de Fahrenheit 451, téléfilm HBO. Michael B. Jordan enchaîne les projets pour le cinéma et la télévision, acteur comme producteur. Last but not least, il est apparu dans le clip de Family Feud de Jay-Z et Beyoncé.

Wanuri Kahiu
La réalisatrice kényane de Rafiki a été la première de son pays à être sélectionnée à Cannes. Le film, une histoire d'amour entre deux femmes de Nairobi, est aussi l'un des rares du continent africain à être distribué en France cette année (et aux USA l'année prochaine). La cinéaste montre ainsi que le cinéma africain peut exister et s'exporter. Il a surtout été au cœur de l'actu avec un gouvernement, pourtant co-financeur du film, qui l'a censuré, symbolisant ainsi deux phénomènes de sociétés remarqués là-bas ou ailleurs: l'homophobie et l'atteinte à la liberté d'expression.

Hirokazu Kore-eda
Une Palme d'or à Cannes, c'est le sacre suprême pour ce réalisateur adoré plus souvent à l'extérieur de son pays. Une affaire de famille a fait consensus: gros succès au Japon, mais aussi en Chine. Il n'y a bien que le premier ministre, Shinzo Abe, qui n'a pas apprécié cette observation des exclus de la société nippone. Cela ne l'empêchera pas d'être l'un des favoris aux Oscars. San Sebastian lui a décerné un prix honorifique pour son œuvre. Et depuis, le réalisateur japonais a tourné en France l'un des films qui fera l'événement de l'année 2019, La vérité, avec Deneuve, Binoche et Hawke.

Vincent Lacoste
Impossible de passer à côté de l'acteur français cette année. Il a été jeune homo provincial dans Plaire, aimer et courir vite, en compétition à Cannes et Prix Louis-Delluc. Il fut étudiant déterminé en médecine dans Première année, un des films millionnaires en entrée en France. Et puis on l'a vu, différemment, touchant et mélancolique, dans Amanda, Grand prix du festival de Tokyo, où il affrontait les conséquences d'un attentat avec sa jeune nièce. Lacoste a définitivement changé de statut cette année, gagnant ses gallons d'acteur dramatique.

Gilles Lellouche
Mieux que Cassel et Canet, la star du cinéma français cette année fut Lellouche. On passera sur l'échec de L'amour est une fête, pourtant pas mauvais. Son année a débuté avec une nomination aux César, sa troisième seulement, pour Le sens de la fête. Elle se termine avec le joli succès de Pupille, où il continue de dévoiler une facette plus sensible. Mais c'est évidemment avec sa réalisation, 14 ans après son premier film, Le grand bain, qu'il laisse une empreinte dans le cinéma français: hors-compétition à Cannes, où il a été chaleureusement accueilli, il a enregistré 4,2 millions d'entrées, se classant 3e des films français de l'année, devant Taxi 5!

Thomas Lilti
Première année est son troisième hit d'affilée, et son troisième film sur le milieu médical. Il conforte ainsi son style, mélange de récit documenté et de comédie dramatique autour de personnages passionnés et dépassés. Paradoxalement, c'est pourtant avec la série télévisée Hippocrate, déclinée de son deuxième film éponyme sorti en 2014, avec Vincent Lacoste, qu'il a frappé le plus fort. La série Hippocrate, sur Canal +, est sans doute la plus belle réussite française dans ce format. Toujours en explorant les urgences, réas et autres services hospitaliers à travers un groupe de quatre internes, il pose un regard lucide et acide sur le système de santé. Brillant.

Félix Maritaud
L'espoir masculin de l'année. Avec sa belle gueule, son air farouche, ses tatouages, le comédien révélé il y a un an avec 120 battements par minute, s'est installé dans le paysage cinématographique "arty". Prix Louis Roederer de la révélation au Festival de Cannes et Valois de l'acteur au Festival du film francophone d'Angoulême, il a séduit par son charisme et son magnétisme dans Sauvage de Camille Vidal-Naquet. Il était aussi à Cannes, dans un petit rôle, avec Un couteau dans le cœur de Yann Gonzalez. Toujours enfermé dans les personnages gays, un peu marginaux, un peu en perdition, il a aussi porté la fiction d'Arte, Jonas de Christophe Charrier. On l'a enfin vu dans quatre courts. Une année bien remplie.

Marvel
Grand triomphateur de la saison, humiliant Star Wars, Pixar et autres marques de la galaxie Disney ou tout simplement du cosmos hollywoodien. Les super-héros ne sont pas prêts de mourir. Rien qu'aux USA, Black Panther et Avengers: Infinity War sont devenus les deux films Marvel les plus prospères du box office avec respectivement 700M$ et 680M$. Au BO américain, les deux films dominent l'année, mais Deadpool 2 (320M$) et Venom (215M$) se classent dans le Top 10 également. Et n'oublions pas le carton du film animé Spider-Man: Into The Spider-Verse (New Generation) qui file vers les 100M$ et une nomination aux Oscars. Ces 5 films ont récolté 5,2 milliards de dollars dans le monde. Une domination quasi sans partage qui se double, cette année, de bonnes critiques et même d'éloges pour ses audaces concernant Black Panther et le Spider-Man animé.

Netflix
Impossible de passer à côté de la plateforme de streaming cette année. D'un côté, elle cartonne en nombre d'abonnés (140 millions). De l'autre, elle donne une force de frappe aux séries (La casa del papel, Bodyguard, The Crown, Maniac, Stranger Things, OITNB, Mindhunter...) qui les rendent aussi bien cultes que populaires, lançant de nouvelles stars par la même occasion. Ses documentaires sont plébiscités par la critique et cités dans les palmarès. Désormais c'est le long métrage qui est la nouvelle ambition : des prix à foison à Venise, de possibles nominations aux Oscars à venir, Netflix est déjà le deuxième pourvoyeur de nominations aux Golden Globes. Reste à savoir si Cannes va passer à côté de noms prestigieux que la plateforme achète à prix d'or...

Hong Sang-soo
A 58 ans, le cinéaste sud-coréen n'arrête plus de tourner. Variations sur le même thème, et même sur le même "t'aime". On a pu ainsi voir Seule sur la plage la nuit, prix d'interprétation féminine pour sa muse Kim Min-hee à Berlin en 2017, La Caméra de Claire, avec Isabelle Huppert, et Grass, le plus abouti de tous, tout aussi romantique et existentialiste que les autres. Et c'est sans compter la rétrospective qui lui a été consacré à Bruxelles et Hotel by the River, qui lui a valu cet été le prix du meilleur acteur à Locarno pour Joo-Bong Ki, et trois prix, dont celui du meilleur film, au festival de Gijon. Tranquillement, il créé une œuvre "monstre" de films plus ou moins courts, pas si spontanés. Une respiration continuelle où chaque battement de cœur devient un petit bijou.

Steven Spielberg
40 ans après sa première nomination à l'Oscar du meilleur réalisateur, l'homme le plus puissant d'Hollywood et l'un des rares producteur-réalisateur star du cinéma est toujours au top. Après l'échec du Bon gros géant, il a su rebondir deux fois. Avec un drame politique, Pentagon Papers, sorti en janvier: nommé à l'Oscar du meilleur film, succès au box office (1,3 million d'entrées en France, 165M$ dans le monde). Avec un divertissement régressif et futuriste merveilleux, Ready Player One, triomphe en salles (2,2 millions d'entrées en France, 582M$ dans le monde). Spielberg est toujours un roi. Comme producteur, il sait que Bumblebee ne sera pas un carton, mais il peut compter sur la franchise Jurassic née il y a 25 ans, avec un nouvel opus plus que rentable (1,3 milliard de $ dans le monde). Le vétéran se porte bien et prépare une nouvelle version de West Side Story.

Golden Globes 2019 : Vice, A Star Is Born et La Favorite en tête des nominations

Posté par wyzman, le 6 décembre 2018

Un mois avant la cérémonie, la Hollywood Foreign Press Association dévoile la liste de ses nommés. Attention, il y a quelques surprises !

Vice, biopic politique, prend l'ascendant avec 6 nominations. A l'écart des grands festivals, le film a séduit la presse étrangère tout comme La Favorite, Green Book et A Star is Born, qui remportent 5 nominations chacun, Blackkklansman et Le retour de Mary Poppins qui en prennent 4 chacun. Pour le petit écran, The Assassination of Gianni Versace: American Crime Story triomphe avec 4 nominations. Du côté des pros, Annapurna Pictures et Fox Searchlight dominent les distributeurs (10 citations chacun), devant les 9 de Walt Disney. Netflix en obtient 5 en cinéma et 8 en télévision.

Une liste très attendue

Une fois n'est pas coutume, les nominations pour les Golden Globes sont un événement. Si l'an dernier La Forme de l'eau faisait office de favori avec 7 mentions, ce sont finalement Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance, Lady Bird et Big Little Lies qui ont raflé la mise. Bien qu'elles n'aient aucune incidence sur le sacre des sacres de l'awards season (les Oscars), les nominations aux Golden Globes sont très souvent un bon indicateur des candidats que l'on retrouvera dans les catégories majeures desdits Oscars.

Ce qui ne préjuge en rien des choix des Oscars. Mais pour certains et certaines, il y a des surprises (globalement, les journalistes ont choisi des films assez politiques ou classiques) et des oublis : First Man (hormis Foy), Les Veuves, Julia Roberts, Natalie Portman, Toni Collette, les stars et le réal de Black Panther, les réalisatrices (absentes), les chansons de Mary Poppins, Ethan Hawke, sans oublier des favoris comme Cold War ou plus globalement une grande partie des films indépendants repérés à Sundance, Cannes et Venise.

A l'inverse Amy Adams et Alfonso Cuaron peuvent sabrer le champagne avec trois nominations chacun sur leur seul nom. Adams est citée deux fois en tant qu'actrice et une fois en tant que productrice. Cuaron récolte trois nominations (film étranger, réalisation, scénario).

Cette année et pour faire suite à Seth Meyers et Jimmy Fallon, c'est un duo qui a été choisi pour la présentation. Il s'agit de Sandra Oh (Grey's Anatomy, Killing Eve) et Andy Samberg (Brooklyn Nine-Nine, Saturday Night Live). Tandis qu'Andy Samberg a déjà présenté les MTV Movie Awards 2009, les Spirit Awards 2013 et les 67e Emmy Awards en 2015, Sandra Oh deviendra le 6 janvier prochain, la première personnalité asiatique à présenter les Golden Globes.

Pour rappel, les Golden Globes sont remis chaque année depuis 1944 par la Hollywood Foreign Press Association aux personnalités et projets qui ont marqué l'année cinématographique et télévisuelle. La HFPA regroupe des critiques spécialisés dans le cinéma américain mais non affiliés à des publications américaines. Les Golden Globes se tiendront comme chaque année à l'hôtel Hilton de Beverly Hills. L'an dernier, la cérémonie a captivé 19 millions d'Américains et était marquée par les suites de l'affaire Harvey Weinstein. Pour l'occasion, de nombreuses stars sont apparues vêtues de noir, hommage direct au mouvement Time's Up.

FILMS

• Meilleur film, drame

Black Panther

BlackKklansman

Bohemian Rhapsody

If Beale Street Could Talk

A Star Is Born

• Meilleur film, comédie ou musical

Crazy Rich Asians

The Favourite

Green Book

Mary Poppins Returns

Vice

• Meilleur acteur, drame

Bradley Cooper, A Star Is Born

Willem Dafoe, At Eternity’s Gate

Lucas Hedges, Boy Erased

Rami Malek, Bohemian Rhapsody

John David Washington, BlackKklansman

• Meilleur acteur, comédie

Christian Bale, Vice

Lin-Manuel Miranda, Mary Poppins Returns

Viggo Mortensen, Green Book

Robert Redford, The Old Man and the Gun

John C. Reilly, Stan and Ollie

• Meilleur actrice, drame

Glenn Close, The Wife

Lady Gaga, A Star Is Born

Nicole Kidman, Destroyer

Melissa McCarthy, Can You Ever Forgive Me?

Rosamund Pike, A Private War

• Meilleure actrice, comédie

Emily Blunt, Mary Poppins Returns

Olivia Colman, The Favourite

Elsie Fisher, Eighth Grade

Charlize Theron, Tully

Constance Wu, Crazy Rich Asians

• Meilleur réalisateur

Bradley Cooper, A Star Is Born

Alfonso Cuaron, Roma

Peter Farrelly, Green Book

Spike Lee, BlackKklansman

Adam McKay, Vice

• Meilleur acteur dans un second rôle

Mahershala Ali, Green Book

Timothee Chalamet, Beautiful Boy

Adam Driver, BlacKkKlansman

Richard E. Grant, Can You Ever Forgive Me?

Sam Rockwell, Vice

• Meilleure actrice dans un second rôle

Amy Adams, Vice

Claire Foy, First Man

Regina King, If Beale Street Could Talk

Emma Stone, The Favourite

Rachel Weisz, The Favourite

• Meilleur scénario

Alfonso Cuaron, Roma

Deborah Davis et Tony McNamara, The Favourite

Barry Jenkins, If Beale Street Could Talk

Adam McKay, Vice

Peter Farrelly, Nick Vallelonga, Brian Currie, Green Book

• Meilleure bande originale

A Quiet Place

Isle of Dogs

Black Panther

First Man

Mary Poppins Returns

• Meilleure chanson originale

"All the Stars" — Black Panther

"Girl In the Movies" — Dumplin’

"Requiem for a Private War" — A Private War

"Revelation" — Boy Erased

"Shallow" — A Star Is Born

• Meilleur film en langue étrangère

Capernaum

Girl

Never Look Away

Roma

Une affaire de famille (Shoplifters)

• Meilleur film d'animation

Les Indestructibles 2

Isle Of Dogs

Mirai

Ralph 2.0

Spider-Man: Into The Spider-Verse


SERIES

• Meilleure série dramatique

The Americans

Bodyguard

Homecoming

Killing Eve

Pose

• Meilleure série comique

Barry

The Good Place

Kidding

The Kominsky Method

The Marvelous Mrs. Maisel

• Meilleure mini-série ou film de télévision

The Alienist

American Crime Story: The Assassination of Gianni Versace

Escape at Dannemora

Sharp Objects

A Very English Scandal

• Meilleur acteur, drame

Jason Bateman, Ozark

Stephen James, Homecoming

Richard Madden, Bodyguard

Billy Porter, Pose

Matthew Rhys, The Americans

• Meilleur acteur, comédie

Sacha Baron Cohen

Jim Carrey

Michael Douglas

Donald Glover

Bill Hader

• Meilleure actrice, drame

Caitriona Balfe, Outlander

Elisabeth Moss, The Handmaid’s Tale

Sandra Oh, Killing Eve

Julia Roberts, Homecoming

Keri Russell, The Americans

• Meilleure actrice, comédie

Kristen Bell, The Good Place

Candace Bergen, Murphy Brown

Alison Brie, GLOW

Rachel Brosnahan, The Marvelous Mrs Maisel

Debra Messing, Will & Grace

• Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm

Antonio Banderas, Genius: Picasso

Daniel Bruhl, The Alienist

Darren Criss, American Crime Story: The Assassination of Gianni Versace

Benedict Cumberbatch, Patrick Melrose

Hugh Grant, A Very English Scandal

• Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm

Amy Adams, Sharp Objects

Patricia Arquette, Escape at Dannemora

Connie Britton, Dirty John

Laura Dern, The Tale

Regina King, Seven Seconds

• Meilleur acteur dans un second rôle dans une mini-série ou un téléfilm

Alan Arkin, The Kominsky Method

Kieran Culkin, Succession

Edgar Ramirez, American Crime Story: The Assassination of Gianni Versace

Ben Whishaw, A Very English Scandal

Henry Winkler, Barry

• Meilleure actrice dans un second rôle dans une mini-série ou un film de télévision

Alex Bornstein, The Marvelous Mrs. Maisel

Patricia Clarkson, Sharp Objects

Penelope Cruz, American Crime Story: The Assassination of Gianni Versace

Thandie Newton, Westworld

Yvonne Strahovski, The Handmaid’s Tale


Wes Anderson embarque Chalamet, Murray, McDormand, Del Toro et Swinton à Angoulême

Posté par vincy, le 2 décembre 2018

Le 10e film de Wes Anderson est en tournage à .... Angoulême. Le cinéaste américain a débuté les prises de vues le 26 novembre, et le maire de la ville en a profité pour lui faire inaugurer les illuminations de Noël avec Tilda Swinton. It's not a joke.

Outre Tilda Swinton, le casting de The French Dispatch comprend Timothée Chalamet, Benicio del Toro, Jeffrey Wright et quelques habitués du cinéaste tels Swinton, Bill Murray et Frances McDormand. Il y aura sans doute quelques ajouts au générique. Les rumeurs évoquent Léa Seydoux, Natalie Portman et Brad Pitt.

Le tournage va durer jusqu'en mars. On ne sait pas grand chose de cette production à 15-20M€. Ce n'est pas un musical et il y aurait trois histoires principales qui se dérouleraient dans un journal américain basé à Paris, après la seconde guerre mondiale.

Wes Anderson, qui réside à Paris, tourne ainsi son premier film dans son pays d'adoption.

Little Women : Emma Watson remplacera Emma Stone dans l’adaptation de Greta Gerwig

Posté par wyzman, le 25 août 2018

La nouvelle est tombée il y a quelques heures sur Variety : Emma Watson est sur le point de rejoindre l'adaptation de Greta Gerwig des Quatre Filles du Docteur March.

Un casting impressionnant

Si l'on en croit les informations du magazine américain, Emma Watson prendrait la place d'Emma Stone qui ne peut se joindre au tournage en raison d'obligations contractuelles liées à The Favourite, le film de Fox Searchlight déjà en route pour les Oscars 2019. Si l'arrivée d'Emma Watson devrait donner un véritable coup de boost à la production de Little Women, le média révèle que l'attribution des rôles n'a pas encore été dévoilée et que l'on ne sait donc pas qui Emma Watson interprétera dans cette nouvelle adaptation du du roman de Louisa May Alcott.

Néanmoins, et comme on vous le disait un peu plus tôt, Little Women dispose déjà d'un casting quatre étoiles. En effet, outre Emma Watson, Greta Gerwig qui écrit et réalise le film, a déjà trouvé un accord avec Meryl Streep (Mamma Mia! Here We Go Again), Laura Dern (Star Wars : Les Derniers Jedi), Saoirse Ronan (Lady Bird), Timothee Chalamet (Call Me By Your Name) et Florence Pugh (The Young Lady).

Pour rappel, Les Quatre Filles du Docteur March suit les péripéties de jeunes sœurs issues de la classe moyenne alors que leur père, un pasteur nordiste, est engagé comme aumônier pendant la guerre de Sécession. Publié en 1868 aux Etats-Unis, le roman de Louisa May Alcott est aujourd'hui un classique de la littérature américaine. Le film de Greta Gerwig est d'ores et déjà programmé pour une sortie le 8 janvier 2020 en France et devrait concourir pour les Oscars de cette année-là !

Timothée Chalamet pourrait rejoindre Denis Villeneuve et son remake de Dune

Posté par wyzman, le 17 juillet 2018

L'information est tombée il y a quelques minutes seulement : selon le très sérieux webzine Deadline, Timothée Chalamet serait en pourparlers pour rejoindre le casting de Dune, le remake signé Denis Villeneuve du film de David Lynch sorti en 1984 et lui-même adapté de la saga littéraire Cycle de Dune écrite par Frank Herbert et dont le premier volet a été publié en 1965.

Un nouveau film à Oscars ?

Dans le film de David Lynch, nous suivions les aventures de Paul Atreides dans un futur lointain impliquant des mondes au-delà de la Terre. Ces derniers, contrôlés par des familles féodales rivales qui ont accès à un médicament appelé Mélange, se battent pour ses bienfaits. Egalement appelé "épice", le médicament donne à ses utilisateurs une conscience accrue et une durée de vie prolongée qui se solde par une grave addiction et un sevrage fatal. L'épice, dont l'utilisation rend le voyage interstellaire possible, ne se trouve que sur la planète désertique d'Arrakis - également appelée «Dune» - et est la denrée la plus précieuse de la galaxie.

Après avoir acheté les droits cinématographiques et télévisuels de Dune en 2016, Legendary  a dévoilé Kong : Skull Island, Pacific Rim Uprising, Jurassic World : Fallen Kingdom et enfin Skyscraper. Dans ce remake, Timothée Chalamet doit incarner le rôle de Paul Atreides, le personnage principal. Il ferait office de remplaçant on ne peut plus convaincant au Kyle MacLachlan de la version originale. Après des performances applaudies dans Call Me By Your Name et Lady Bird, Timothée Chalamet devrait de nouveau entrer dans la course aux Oscars pour sa performance de junkie dans Beautiful Boy, aux côtés de Steve Carell.

De son côté, Denis Villeneuve est très demandé depuis les cartons de Prisoners, Sicario, Premier Contact et Blade Runner 2049. Contacté pour le nouveau volet de la saga James Bond, il a finalement laissé sa place à Danny Boyle. En attendant de connaître le casting final et la date du début du tournage de Dune, on ne peut que se réjouir de voir Timothée Chalamet et Denis Villeneuve se lancer dans un projet commun. Pour rappel, Premier Contact a décroché pas moins de 8 nominations aux Oscars tandis que Blade Runner 2049 a remporté deux trophées ! De son côté, Timothée Chalamet est reparti avec plus de 20 prix pour son interprétation d'un jeune Italien qui découvre l'amour et sa sexualité dans Call Me By Your Name.

Sacré casting en vue pour « Les quatre filles du docteur March » de Greta Gerwig

Posté par vincy, le 30 juin 2018

Sony accélère la production de Little Women (aka Les quatre filles du Docteur March). Le studio veut absolument que ce soit le prochain film de Greta Gerwig, nommée à l'Oscar de la meilleure réalisatrice cette année pour son premier film Lady Bird.

Le film semble attirer les talents: Meryl Streep, Emma Stone et Florence Pugh (The Young Lady) sont en négociations pour rejoindre ce projet, tout comme Saoirse Ronan et Timothee Chalamet, qui étaient tous deux déjà dans Lady Bird.

Le casting doit encore être complété par l'actrice qui incarnera Beth aux côtés d'Emma Stone, Saoirse Ronan et Florence Pugh, qui pourraient être respectivement Meg, Jo et Amy. Une série d'auditions est prévue cette semaine.

Columbia Pictures et Amy Pascal cherchent depuis plusieurs années à faire "revivre" au cinéma l'histoire des Quatre filles du Docteur March, grand classique adapté du roman de Louisa May Alcott plusieurs fois adapté au cinéma.

La dernière version hollywoodienne de 1994, réalisée par Gillian Armstrong, avait déjà un casting de luxe: Winona Ryder, Claire Danes, Kirsten Dunst , Christian Bale, Susan Saranadon, John Neville, Gabriel Byrne... Le film avait reçu trois nominations aux Oscars dont une pour Winona Ryder en tant que meilleure actrice. On peut aussi rappeler la version de 1933, réalisée par George Cukor, avec Katharine Hepburn et Joan Bennett. Sans oublier les multiples déclinaisons en série TV (dont celle de la BBC l'an dernier en minisérie).

Les étoiles semblent alignées

L'histoire se déroule pendant et après la Guerre de Sécession. En l’absence de leur père Robert, pasteur nordiste engagé comme aumônier dans cette guerre civile, quatre jeunes sœurs font face aux difficultés de la vie quotidienne. La raisonnable Margaret (surnommée Meg), l'intrépide Joséphine (surnommée Jo), la charitable Élisabeth (surnommée Beth) et l'orgueilleuse Amy vivent dans l'État du Massachusetts avec leur mère et leur fidèle domestique, Hannah. Autrefois riche, la famille March a été ruinée lorsque Mr March avait aidé un ami dans ses affaires, ce qui avait entraîné la faillite. Malgré cela, la famille est heureuse et généreuse.

Greta Gerwig adaptera elle-même le livre. Si le scénario ne semble pas encore complètement finalisé, la presse professionnelle souligne l'impatience du studio et des producteurs à vouloir commencer la production au plus vite. D'autant qu'à la fin de l'été tout le monde semble être disponible et sans engagement immédiat. Emma Stone a terminé le tournage de The Favourite. Saoirse Ronan vient d'achever celui de Mary Queen of Scots. Timothee Chalamet tourne cet été The King pour Netflix. Et Meryl Streep a encore quelques jours de tournage pour la série Big Little Lies.