Un polar réunit Gilles Lellouche, Emir Kusturica, Tahar Rahim et Riccardo Scarmacio

Posté par vincy, le 8 mai 2012

Après 4 ans de développement, Gibraltar, polar scénarisé par Abdel Raouf Dafri (Mesrine, Un Prophète, Braquo 2) et réalisé par Julien Leclercq (Chrysalis, L'assaut), est en tournage depuis trois semaines.

Adapté du livre L'aviseur de Marc Fiévet (édité chez Michel Laffont), ce Donny Brasco à la française est l'histoire largement autobiographique d'un français expatrié (l'auteur du livre) à Gibraltar, devenu agent d'infiltration pour le compte des douanes françaises.

Avec un gros budget de 18,9 M€, cette coproduction franco-canadienne (Studio 37, Transfilm et Chapter 2) a mis les moyens sur son casting. Gilles Lellouche incarnera Marc Fievet. Il aura pour partenaire Emir Kusturica, Tahar Rahim, Mélanie Bernier et Riccardo Scarmarcio (Romanzo Criminale, Polisse).

Le tournage se déroule entre l'Espagne, le Canada (Montréal essentiellement) et la France. Le distributeur SND n'a pas encore donné de date de sortie.

L’instant Court : Tune for two réalisé par Gunnar Järvstad

Posté par kristofy, le 8 avril 2011

Comme à Ecran Noir on aime vous faire partager nos découvertes, alors après Fuck You, clip de Lily Allen réalisé par les français AB/CD/CD, voici l’instant Court n° 27.

Depuis mercredi dernier, il est beaucoup question de meurtres dans les nouveaux films à l’affiche. Le flingueur : Jason Statham est en petite forme, un film qui se flingue lui-même...  Essential Killing : Jerzy Skolimowski et Vincent Gallo portent jusqu'au bout ce film extrême où la survie d'un homme, entre errances et instinct, conduit à un minimalisme radical.

Tuer ou être tué, telle est la question. L’assassinat est tellement présent dans tous les genres de cinéma (thriller, drame, science-fiction, comédie…) que c’est bien entendu aussi le thème de nombreux films courts. Beaucoup de courts-métrages avec un meurtre ne sont guère crédibles faute de moyens (on voit que les armes sont des jouets en plastiques) ou de préparation (les tueurs sont joués par des comédiens trop amateurs). Ce qui serait remarquable, ce serait par exemple un film court sans aucun dialogue qui soit vu en même temps depuis n’importe quel pays sans problème de compréhension, ce qu'a justement réussi une équipe suédoise avec un vrai sens cinéma du cadrage et du montage.

Voila donc le court-métrage Tune for two réalisé par Gunnar Järvstad. En moins de trois minutes, on y voit en même temps la nature violente de l’acte de tuer, et en même temps son absurdité contre-nature. Une exécution sommaire va prendre une tournure aussi originale qu’inattendue…

Crédit photo : image modifiée, d’après un extrait du film Tune for two.

Le Thanato : un film singulier mais trop outrancier

Posté par Claire Fayau, le 19 janvier 2011

"Je m'appelle Norman, j'ai cinquante-sept ans. Je suis thanatopracteur. Ce soir-là, tout a basculé."

L'histoire : Norman est thanatopracteur (embaumeur de corps), il exerce son métier avec passion. Cet homme est enfermé dans un clan auprès du maire, du médecin légiste, de l'assureur et du premier adjoint. Tous liés comme les cinq doigts de la main… Dans une petite bourgade du sud est de la France, les complices maquillent des meurtres pour gagner de l'argent, jusqu'au jour où une étrange femme va tout faire basculer…

Notre avis : N'allez pas voir le Thanato si vous n'avez pas le moral ! À moins que vous ne vouliez vivre une catharsis et réfléchir sur la vie et la mort ... Dès le début, on comprend qu'on n'est pas là pour rigoler. Jusqu'au final, le spectateur est emporté dans une spirale de mort, de haine, d'argent, de règlement de compte, de loi du silence ... Norman, incarné par Gérard Meylan n'est pas très causant, voire muet... comme une tombe ! Chantal Lauby a le teint cadavérique et un minimum de répliques (On ne vous dira pas pourquoi). Elle est métamorphosée, à des années lumières de son image d'ex- "Nuls". Antoine Coesens fait vraiment peur. L'interprétation est juste, et ces " gueules" de cinéma habitent ce film hanté.

Hélas, Le thanato est outrancièrement exagéré, grand-guignolesque. Bref, ennuyeux. On est loin de la série culte " Six Feet Under". Ici ce n'est pas "Plus belle la Vie" c'est "Moins belle la Vie et la Mort". La musique, classique, enfonce le clou, et  joue avec les nerfs du commun des mortels ("Le commun des mortel", c'était le premier titre de ce film). Mais pourquoi cette vision appuyée de Norman dansant avec une jeune femme morte ? Eros et Thanatos ? Raté.

D'autres trouveront que le pré-générique original (il n'est pas filmé avec les pieds) et l'histoire dérangeante suffisent à en faire une oeuvre singulière. Disons prometteuse puisqu'il s'agit d'un premier film, et que le traitement et le thème sont atypiques dans le paysages du cinéma français.

Jim Sheridan s’offre trois stars « de rêve » pour son thriller

Posté par vincy, le 10 février 2010

Actuellement dans les salles françaises avec Brothers, Jim Sheridan débute le tournage de son prochain film dimanche au Canada. Dream House (Maison de rêve) est un thriller écrit par David Loucka. Il raconte l'histoire d'un couple et de leur deux filles qui emménagent dans une maison de la Nouvelle-Angleterre : une maison parfaite qui comporte un petit défaut. Elle fut le théâtre d'une scène de meurtre violente où périrent une mère et ses deux enfants.

Le couple sera interprété par Daniel Craig et Rachel Weisz, qui a signé à la dernière minute. Naomi Watts sera une voisine qui connaissait bien les victimes. Notons que les trois acteurs ont un point commun dans leur filmographie : Peter Jackson. Craig a tourné Tintin, Weisz, Lovely Bones (aujourd'hui en salles) et Watts, King Kong.

Les cavaliers de l’apocalypse : gare au jugement dernier !

Posté par MpM, le 31 mars 2009

thehorsemen.jpg"Toutes nos pistes sont dans un sac mortuaire"

L'histoire : Depuis la mort de sa femme, Aidan Breslin, un policier spécialisé dans les affaires criminelles, peine à garder un lien avec ses deux enfants, Alex et Sean. Lorsqu’il est confronté à une série de meurtres répondant à des rituels cruels et sophistiqués, il semble sauter sur l’occasion pour se jeter à corps perdu dans cette nouvelle enquête et fuir toute responsabilité parentale.

Notre avis : Dans la première demi-heure, on se laisse presque convaincre par l’ambiance ésotérique et brutale de ce Seven nouvelle génération. Ultra-rythmé, sanglant et extrêmement sombre, il nous entraîne sur la piste de tueurs en série obéissant à un schéma rigoureux et précis, incluant des tortures et des rituels dont le raffinement tout méticuleux laisse pantois.

Hélas, la comparaison s’effrite assez vite pour cause de scénario vraiment trop mal ficelé : détails volontairement passés sous silence, essoufflement dans les rebondissements, invraisemblances, fin téléphonée… Même les personnages sont mal écrits, stéréotypés jusqu’à la caricature, et quasiment desservis par des acteurs qui ont bien du mal à trouver quelque chose de consistant à jouer. Dennis Quaid trimballe perpétuellement un air fatigué et revenu de tout un tantinet monolithique, tandis que Zhang Ziyi, mal à l’aise avec la langue anglaise, se roule presque littéralement par terre pour mimer un mélange de sensualité, d’innocence et de folie…

Vers la fin, outrance et ridicule atteignent carrément des sommets, aussi bien dans les dialogues que dans la mise en scène à peine digne d’une série télévisée de seconde partie de soirée, entre voyeurisme trash complaisant et puritanisme effarouché. Ne parlons même pas de la "morale" de l’ensemble, un prêchi-prêcha qui ratisse large (éloge de la famille, dénonciation de la décadence contemporaine, récupération hâtive de concepts religieux pris au pied de la lettre…) et évite surtout d’affronter en face les réalités d’une société effectivement confrontée à des êtres en souffrance prêts à tout pour être enfin reconnus, entendus et aidés.

Les passagers : on évite de justesse le crash cinématographique

Posté par MpM, le 10 mars 2009

Les passagers"Ce crash, c’est comme une renaissance !"

L'histoire : Suite à un crash aérien, la thérapeute Claire Summers est chargée d’apporter un soutien et une écoute psychologiques aux rares survivants. Très vite, elle s’aperçoit que la version officielle des causes du crash (une erreur humaine) ne correspond pas aux souvenirs des passagers. Dans le même temps, elle lie une relation extra-professionnelle avec l’un des rescapés, Eric, qui refuse toute thérapie.

Notre avis : Rodrigo Garcia avait très certainement une carte à jouer avec cette histoire de passagers traumatisés par un crash aérien aidant une jeune femme mal dans sa peau à mettre à nu ses propres fêlures, et même à les accepter. Pour cela, encore aurait-il fallu qu’il sache où il allait, au lieu d’osciller sans cesse entre comédie sentimentale, thriller, mélodrame et fantastique, incapable de doser harmonieusement les séquences pseudo-romantiques (bavardes et répétitives) et les scènes d’enquête, apparemment réduites à peu de chose. Certains éléments semblent même parfaitement hors de propos, alors que d’autres sont trop rapidement évacués, et pas mal d’invraisemblances viennent parsemer le récit.

Le problème, c’est que bon gré mal gré, toutes ses incohérences finissent par trouver une explication au cours du film, par un procédé qu’il est toutefois impossible de dévoiler, sous peine de gâcher le peu de suspense qui restait. Or, même si cette errance scénaristique est en partie justifiée, cela n’empêche pas le spectateur de s’être ennuyé ferme pendant la première heure du film. Découvrir le pourquoi du comment soulage peut-être sa curiosité, mais cela ne suffit pas à renverser la vapeur en rendant tout à coup le film génial. Au contraire, l’orientation que prend l’intrigue semble à la fois inattendue et presque trop facile.

Reste Anne Hathaway, merveilleuse en psy qui ne se laisse jamais aller. Son air de jeune cygne timide ferait fondre n’importe quel spectateur : les hommes parce qu’ils la trouvent craquante, les femmes parce qu’elles ont envie de l’aider, voire de lui ressembler. On ne peut pas en dire autant de Patrick Wilson qui a un rôle plutôt ingrat de dragueur déluré en quête de sensations fortes mais cachant un terrible traumatisme. Il y a même un moment où l’on se demande ce que le personnage de Claire peut bien trouver à un type qui passe ton temps à essayer de lui faire peur… Bien sûr, cela aussi, on le comprendra en temps voulu. Dommage que cela arrive bien trop tard, à un moment où on a déjà cessé d’y prêter le moindre intérêt.

Berlin : une ouverture « internationale » dans l’air du temps

Posté par MpM, le 6 février 2009

clive owen berlinaleLa 59e Berlinale aurait-elle besoin, année après année, de continuer à affirmer son identité forte de festival engagé et politique, toujours à l’affût de la manière dont le cinéma traite les préoccupations et questionnements actuels ? Toujours est-il que, pour cette édition, elle a réussi le coup médiatique de proposer en guise de film d’ouverture un thriller politique, The International, d’ores et déjà qualifié de "visionnaire" parce que traitant de la corruption mondialisée du milieu bancaire.

A l’issue de la projection réservée à la presse, Tom Tykwer (Cours, Lola, cours, Le parfum) et Clive Owen (son acteur principal) ont ainsi eu à répondre à de nombreuses questions portant sur la crise économique actuelle et le monde de la finance en général… mais aussi sur leur capacité à mettre en route un tel projet bien avant que la situation réelle ne rejoigne la fiction. "Nous avons commencé à travailler sur ce film il y a six ans", a patiemment expliqué le réalisateur allemand. "Lorsque l’on m’a proposé de faire un thriller paranoïaque dans lequel une banque serait le méchant, j’ai tout d’abord trouvé ça extravagant et exotique… même si l’on pourrait dire que cela tombe sous le sens. Mais bien sûr, nous n’avions pas de boule de cristal pour prévoir ce qui allait arriver. De toute façon, le film ne parle pas de la crise bancaire actuelle mais du système sur lequel repose notre vie. La crise bancaire est seulement une illustration de l’état critique dans lequel ce système nous a mis. Ce que l’on voit dans le film se passe depuis longtemps déjà."

Justement, que se passe-t-il dans ce film rebaptisé L’enquête en français, et que l’on pourra découvrir sur les écrans le 11 mars prochain ? S’inspirant du scandale de la faillite de la banque of credit and commerce international qui avait ruiné 6 000 épargnants en 1991, le scénariste Eric Singer a imaginé un divertissement standard (efficace mais dénué d’originalité) où Clive Owen et (dans une moindre mesure) Naomi Watts traquent une banque suspectée de trafics d’armes, de blanchiment d’argent et même de meurtres. Toutefois, la composante "politique" ne dépasse guère l’anecdotique, et l’on pense plus à James Bond ou Jason Bourne qu’aux Hommes du président ou aux 3 jours du Condor… Tykwer s’avère en effet bien plus à l’aise dans les scènes d’action (notamment une réjouissante fusillade dans la rotonde du Musée Guggenheim de New York) que dans le polar proprement dit, avec intrigue foisonnante et implications vertigineuses.

Le film ne joue d’ailleurs pas à fond la carte du complot tentaculaire et s’en sort par une pirouette un tantinet facile. Peut-être en raison de l’absence totale d’épaisseur accordée aux personnages, et principalement à celui de Naomi Watts, étrangement contrainte de jouer les faire-valoir, les dialogues ont même tendance à être lénifiants et les explications bâclées. Pourtant, on peut incontestablement mettre au crédit du film son dénouement ultime, qui démontre une volonté d’aborder ces délicats problèmes financiers de façon non angélique... tout simplement parce qu’il n’existe pas de solution simple pour les résoudre définitivement ?!

Loft d’Erik van Looy : quand un thriller flamand captive le public belge

Posté par MpM, le 28 octobre 2008

Loft d’Erik van LooyPour son premier week-end sur les écrans belges, Loft, du réalisateur Erik van Looy (La mémoire du tueur), a attiré 126 400 spectateurs, soit plus de la moitié du total des entrées. Il se place ainsi directement en 3e position du classement annuel des films nationaux les plus populaires, juste après Moscow, Belgium de Christophe van Rompaey et Samson en Gert: Hotel Op Stelten de Bart Van Leemputten.

Loft est un thriller mettant en scène cinq hommes mariés qui découvrent, dans la luxueuse garçonnière où ils invitent leurs maîtresses, le cadavre d’une femme qu’ils ne connaissent pas. Le film, projeté sur 32 écrans, a dû bénéficier de séances supplémentaires pour répondre à l’afflux de spectateurs. Aucune sortie n'est pour le moment prévue en France de ce qui s'annonce comme le Bienvenue chez les Chtis (avec probablement moins de bons sentiments et plus de suspense inquiétant) de nos voisins belges.

From Montfermeil with love…

Posté par vincy, le 16 octobre 2008

Du côté de Montfermeil, bourgade de la "banlieue" parisienne, ça chauffe. Luc Besson a affirmé mercredi que "si la sécurité n'est pas assurée", il repoussera ou annulera le tournage du film From Paris with love produit par sa société Europacorp, après l'incendie volontaire lundi de dix voitures de la production.

Pourtant ce thriller semblait déjà être le parfait modèle d'intégration. Besson, qui ne ménage pas ses efforts pour sortir les cités de leur destin fatal de zones oubliées, avait lancé une grande campagne auprès de la presse : John Travolta (et Jonathan Rhys Meyers) vont tourner dans la cité des Bosquets. Mais Besson, producteur du film de Pierre Morel (Banlieue 13, Taken) est venu annoncer aux figurants recrutés parmi les habitants qu'il annulait le tournage, considérant que les conditions de sécurité n'étaient pas réunies.

Le maire (UMP), Xavier Lemoine, a souhaité que cette décision soit réversible, et affirmé que cette situation le mettait "dans une situation difficile à gérer" en générant une énorme frustration parmi les habitants, et des tensions. Un rédacteur de France 2 a été roué de coups mardi à la mi-journée par trois personnes près des lieux de l'incendie des voitures, et son caméraman s'est fait dérober sa caméra.

Europacorp a officiellement suspendu le tournage et avoue rechercher un autre site. Le plan de travail a été changé pour s'adapter à l'agenda, serré, de Travolta. Pourtant l'idée était belle. Une centaine de personnes (figurants et jeunes chargés de la sécurité) avaient été recrutés. Certes, le maire peut invoquer la colère des habitants, mais qui a incendié les voitures ? Une dizaine de gamins selon le producteur.

Besson, sur Europe 1, a déclaré : "Les équipes travaillent avec les gens de Montfermeil depuis deux mois. On essaie de faire de l'emploi au maximum, mais je ne suis pas l'Etat . Je suis un chef d'entreprise. Il y a 80 techniciens qui travaillent sur le film. Une maquilleuse, quand elle vient le matin, ce n'est pas pour se prendre une pierre. Imaginez que quelque chose se passe et que quelqu'un se prenne une pierre...".

Selon The Independent, la police enquête sur un gang local qui essayait d'extorquer Europacorp afin d'assurer la protection des lieux. Un film dans le film.

Charlotte Gainsbourg aux prises avec l’Antéchrist

Posté par MpM, le 19 août 2008

L’actrice française Charlotte Gainsbourg devrait apparaître aux côtés de Willem Dafoe dans le nouveau projet de Lars von Trier très explicitement intitulé Antichrist. Le scénario, conçu comme un thriller psychologique tournant au film d’horreur, a été coécrit par von Trier et le réalisateur danois Anders Thomas Jensen (Les bouchers verts). Il met en scène un couple (Dafoe et Gainsbourg) retiré dans une cabane au milieu des bois suite à la mort de leur enfant, et confronté à des manifestations diaboliques. Le tournage a démarré début août en Allemagne, laissant toute latitude au réalisateur pour achever son film avant le prochain festival de Cannes, dont il est un habitué de longue date.