Le jury et le public de Saint-Jean-de-Luz succombent au charme d’A peine j’ouvre les yeux

Posté par vincy, le 11 octobre 2015

A peine j’ouvre les yeux de Leila Bouzid a remporté trois prix - meilleur film, meilleure actrice (Baya Medhaffer) et prix du public - au festival international du film de Saint-Jean de Luz qui s'est achevé samedi 10 octobre. Le jury présidé par Josiane Balasko et les festivaliers se sont amourachés de ce film franco-tunisien, qui avait récolté le Label Europa cinéma du meilleur film européen et le prix du public dans la section Venice Days du Festival de Venise il y a un mois. Vendredi, le film avait aussi reçu le Bayard d'or du meilleur premier film au Festival du film francophone de Namur. Le film sera en salles le 23 décembre, distribué par Shellac. L'histoire suit Farah, 18 ans, à Tunis, quelque mois avant la Révolution. Elle vient de passer son bac, et sa famille la destine à devenir médecin, mais chanteuse dans un groupe de rock engagé, elle va s'émanciper.

Le Prix du meilleur réalisateur a récompensé Thomas Bidegain pour Les cowboys (déjà prix Michel d'Ornano à Deauville) et Grimur Hakonarson pour Béliers (Prix Un certain regard à Cannes).

Le Prix de la meilleure interprétation masculine est revenu à Tahar Rahim dans Les anarchistes, d'Elie Wajeman.

De son côté le jury jeune a choisi le film espagnol Un otono sin Berlin de Lara Izaguirre.

Jacques Audiard emmène John C. Reilly dans un Western

Posté par vincy, le 26 août 2015

jacques audiard cannes 2009Dans un entretien au JDD dimanche dernier puis le lendemain sur RTL, Jacques Audiard, à l'occasion de la campagne promotionnelle de Dheepan, a annoncé que son prochain film serait une adaptation du roman de Patrick deWitt, Les Frères Sisters (The Sisters Brothers).

Son objectif est de "réaliser en Europe un Western à l'époque de la ruée vers l'or, avec de la violence et de la comédie". Le cinéaste explique que ce sera "l'histoire de deux frères et d'un parricide" qui est censée se dérouler entre l'Oregon et la Californie. Les Frères Sisters sera le premier film tourné en anglais pour le réalisateur. John C. Reilly tiendra l'un des rôles principaux.

Il convient là de faire un aparté. Car la présence de John C. Reilly, nommé à l'Oscar pour Chicago, n'est pas anodine. Reilly, 26 ans de carrière au compteur, a tourné avec De Palma, Allen, Francis Veber, Scott (Tony), Paul Thomas Anderson, Scorsese, Raimi, Daldry, Salles, Polanski ou encore Ramsey. Cette année, il était en vedette de trois films au Festival de Cannes: The Lobster, prix du jury, Tale of Tales et Les Cowboys, premier film de Thomas Bidegain, présenté à la Quinzaine.
C'est là que le point commun avec Audiard se place. Scénariste pour Lafosse (A perdre la raison), Bonello (Saint Laurent), Lartigau (La famille Bélier), Bidegain a été co-scénariste de ses films Un prophète (premier César), De rouille et d'os (deuxième César) et Dheepan.

Ce sera donc le troisième film de Reilly avec un réalisateur français. Les Frères Sisters est à l'origine un roman du jeune auteur canadien Patrick deWitt (paru en France il y a trois ans). Le récit se déroule principalement en Oregon, en 1851. Eli et Charlie Sisters, redoutable tandem de tueurs professionnels aux tempéraments radicalement opposés mais d’égale (et sinistre) réputation, chevauchent vers Sacramento, en Californie, dans le but de mettre fin, sur ordre du “Commodore”, leur employeur, aux jours d’un chercheur d’or du nom de Hermann Kermit Warm. Tandis que Charlie galope sans états d’âme – mais non sans eau-de-vie – vers le crime, Eli ne cesse de s’interroger sur les inconvénients de la fraternité et sur la pertinence de la funeste activité à laquelle lui et Charlie s’adonnent au fil de rencontres aussi insolites que belliqueuses avec toutes sortes d’individus patibulaires et de visionnaires qui hantent l’Amérique de la Ruée vers l’or. Deux frères moins liés par le sang et la violence que par l’indéfectible amour qu’en silence ils se portent.

Pour Jacques Audiard, comme il l'a confié à RTL, "on peut dire que la famille, ce n'est jamais gagné! Ça fait l'objet de réflexions, de combats, de compromis". Comme dans Dheepan, Palme d'or du dernier Festival de Cannes.

Un nouveau biopic sur Yves Saint-Laurent

Posté par vincy, le 16 mai 2012

Deux mois après l'annonce d'un biopic réalisé par Jalil Lespert autour de la relation amoureuse et professionnelle entre le grand couturier Yves Saint-Laurent et l'homme d'affaires Pierre Bergé (voir notre actualité du 1er mars), Mandarin Cinema s'apprête à produire pour près de 15 millions d'euros un nouveau film autour du styliste de génie. L'histoire se concentrerait sur la période 1965-1976.

Bertrand Bonello (L'Apollonide) réalisera le film, tandis que le scénario est écrit par Thomas Bidegain (De rouille et d'os). Le producteur promet un casting international. Présenté au Marché du film de Cannes, le projet est encore en quête de financements (pré-ventes, coproducteurs).

La maison de couture, qui appartient aujourd'hui au groupe PPR, a donné son accord pour que la production ait accès aux essins et habits créés par le couturier durant cette époque.

Marion Cotillard chez Jacques Audiard

Posté par vincy, le 8 septembre 2011

Enfin?! L'actrice Marion Cotillard, à force de jouer les stars chez les plus grands metteurs en scène hollywoodiens (Allen au printemps, Soderbergh cet automne, Nolan l'été prochain), délaissait, ou été délaissée par les cinéastes français. Certes, elle était à l'affiche des Petits Mouchoirs, de son compagnon Guillaume Canet, l'an dernier. Mais depuis La Môme en 2007, qui lui valu l'Oscar de la meilleure actrice, elle n'a joué que dans un seul autre film hexagonal, Le dernier vol, avec son compagnon Guillaume Canet.

En étant enrôlée par l'immense Jacques Audiard, elle s'impose dans l'univers d'un des auteurs les plus respectés et les plus reconnus du cinéma français. Elle sera la vedette d'Un goût de rouille et d'os, aux côtés de Matthias Schoenaerts (Black Book, La meute), Céline Sallette (L'apollonide, Un été brûlant) et Bouli Lanners (Rien à déclarer, Louise-Michel, Les géants).

Le film est l'adaptation du recueil de huit nouvelles de Craig Davidson (paru chez Albin-Michel il y a cinq ans, voir actualité du 28 mai 2009), sur lequel il travaille depuis deux ans avec Thomas Bidegain, avec qui il avait coécrit le scénario d'Un prophète. Thomas Bidegain vient aussi de coécrire Nos enfants que Joachim Lafosse tourne avec les acteurs Tahar Rahim et Nils Arestrup (les acteurs principaux d'Un prophète). Pour les besoins du film, les nouvelles ont été fusionnées en une seule histoire.

Le tournage débutera à la fin du mois dans le nord de la France, en région Parisienne et en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le film pourrait être prêt pour Cannes en 2012.

Jacques Audiard, Grand prix du jury à Cannes pour son dernier film Un prophète, a reçu trois fois les Césars du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénariste. Un triplé consécutif unique dans les annales.