Posté par vincy, le 18 décembre 2009
Grâce à l’appui de Lobster films (Retour de flamme), du 19 au 31 décembre, le Théâtre de la Vieille Grille (Paris 5e arrondissement) accueille le magicien Sylvain Solustri pour faire revivre durant 12 représentation l’oeuvre de Georges Méliès avec Méliès, Cabaret Magique!
Le Cinématographe comme spectacle complet, entremêlant à la projection d’une vingtaine de films, texte, boniment, dialogues, bruitages, numéros de magie, musique, grâce à deux comédiens-présentateurs, un magicien, un (e) pianiste et… un projectionniste, tel qu’il se manifesta tant au Théâtre Robert Houdin que dans les baraques foraines.
Solustri est aussi connu pour ses participations dans les films des frères Podalydès. Il était l’homme en noir dans Le mystère de la chambre jaune et Tullio dans Le parfum de la dame en noir.
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Informations & horaires : vieillegrille@gmail.com / Réservations : 01 47 07 22 11
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Posté par MpM, le 15 décembre 2009
Notre collaborateur Benoit Gautier apporte la bonne parole québécoise en Avignon du 17 au 20 décembre prochain en mettant en scène la compagnie Bafduska Théâtre pour quatre représentations exceptionnelles.
Au programme, deux pièces signées Larry Tremblay (Le déclic du destin et Le problème avec moi) et deux œuvres de Benoit Gautier lui-même : la “créadaptation” Tu m’aimes-tu, patchwork en forme de scénario reprenant des morceaux choisis du théâtre québécois, et une création originale, Peau d’âme.
Pour les spectateurs, chaque pièce est une plongée dans les méandres de l’âme humaine : un couple qui se rencontre, s’aime et se déchire en un seul mouvement (Tu m’aimes-tu), un anti-héros lancé dans un étrange combat verbal avec son double (Le problème avec moi), un garçon qui se raccroche aux contes de fées pour échapper à une réalité hostile (Peau d’âme)…
Dans des mises en scènes tendues et inventives qui font la part belle à la musique (Radiohead, Badalamenti, Hermann…) et aux références cinématographiques, les excellents acteurs (Nadine Girard, Denis Lefrançois, Sylvain Savard) donnent vie à des personnages complexes et attachants auxquels il est facile de s’identifier.
Alors, au lieu de subir la monotonie de l’entrée dans l’hiver, laissez-vous tenter par une expérience québécoise hors du commun !
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Théâtre du Bourg-neuf
Peau d’âme, 17 décembre à 20h
Le déclic du destin + Le problème avec moi, 18 décembre à 20h30
Tu m’aimes-tu, 19 décembre à 20h30 et 20 décembre à 16h
Réservations et information 04 90 85 17 90
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Posté par vincy, le 25 novembre 2009

Après le cinéma, la musique et la mode (cette année, elle est devenue l’égérie de Mango, photo), Scarlett Johansson rajoute une corde à son arc : le théâtre. Bien sûr, elle y a fait ses débuts, à l’écart de Broadway, avec Ethan Hawke, dans Sophistry. Elle était âgée de huit ans.
Là son choix est un peu plus mature. Face à Liev Schreiber, elle sera la vedette de A View form the Bridge (Vu du pont), écrite par Arthur Miller en 1955. Jouée au Cort Theater, sur Broadway, elle a mis plusieurs atouts de son côté : un metteur en scène respecté (Un tramway nommé désir, avec Jessica Lange et Alec Baldwin), un producteur qui a la côte (Les dieux du Carnage, la pièce française qui fait actuellement un carton à new york) et un partenaire réputé (il a gagné un Tony Award pour Glengarry Glen Ross en 2005).
La pièce se jouera à compter du 24 janvier 2010, pour 14 semaine. Johansson embrayera avec la promotion d’Iron Man 2, qu’elle vient de finir de tourner.
Broadway connaît une saison hollywoodienne avec la présence sur les affiches de Daniel Craig, Hugh Jackman, Jude Law et bientôt Catherine Zeta-Jones.
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Posté par vincy, le 30 octobre 2009
Paula Wagner, l’ancienne associée de Tom Cruise, a jeté son dévolu sur l’un des plus gros triomphes de la comédie musicale de ces trente dernières années : Miss Saïgon. Ne lésinons pas sur les qualificatifs de ce Mme Butterfly version Guerre du Vietnam. Avec Cats, Les Misérables, Le Fantôme de l’opéra et Le Roi Lion, il s’agit de l’un des spectacles les plus joués à Londres comme à New York. De toute l’histoire de Broadway, il est même le dixième spectacle le plus longtemps joué sur scène, sans interruption. Le rôle principal masculin avait été créé par le comédien Jonathan Pryce.
Ironie de l’histoire, ce spectacle créé en 1989, composé et écrit par les français Claude-Michel Schonberg et Alain Boublil (déjà auteurs des Misérables) n’a jamais été traduit en français pour être joué en France.
Cela fait des années qu’une transposition au cinéma est en gestation. Lee Daniels a été engagée pour le réaliser. La cinéaste de Precious a confirmé qu’il s’agissait d’une de ses éventuelles perspectives pour son prochain film. La production envisage de tourner le film au Cambodge et au Vietnam. Il restera à trouver le casting.
Il reste à enrôler un scénariste. Wagner, qui vient de créer sa structure, Chestnut Ridge Prods., espère sortir le film pour les fêtes de 2011 ou en 2012. Avec des fortunes diverses, des hits scéniques comme Chicago (300 millions de $ au B.O. mondial), Le fantôme de l’opéra (155 millions de $) ou Rent (32 millions de $ seulement) ont déjà été adaptés. Les Misérables attend son heure… depuis 1992.
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Posté par vincy, le 19 septembre 2009
8 femmes reste leur plus gros succès avec 3,7 millions de spectateurs. Catherine Deneuve et François Ozon se rertouvent pour l’adaptation de la pièce de théâtre Potiche, de Barillet et Grédy (Folle Amanda, Lily et Lily). Casting très classe puisque la star retrouvera aussi son Gérard Depardieu. Ce sera le septième film ensemble. Surtout elle donnera la réplique pour la première fois à Fabrice Luchini. Depardieu et Luchini n’ont jamais tourné avec Ozon, mais on les a vus ensemble dans Uranus et Le Colonel Chabert. Le deal avec Luchini s’est conclu cet été dans la résidence de Pierre Cardin. Autour d’eux graviteront aussi Karin Viard et Jérémie Rénier.
Ozon enchaîne les films. Il a présenté Ricky à Berlin, avec Alexandra Lamy. Hier, il a projeté Le refuge, avec Isabelle Carré, en compétition au Festival de San Sebastian. Et en octobre, il ira tourner chez les belges son douzième long métrage.
Deneuve y incarnera l’épouse d’un grand patron, qu’elle va remplacer suite à un mouvement de grève. Ironique : il s’agit d’une usine de parapluies.
Le rôle avait été créé par Jacqueline Maillan, la papesse du Théâtre de Boulevard, et Danielle Darrieux (la mère de Deneuve dans 8 femmes mais aussi dans Les demoiselles de Rochefort) l’avait aussi interprété en tournée. Maillan l’avait joué durant trois saisons au début des années 80 et la vidéo est d’ailleurs disponible puisqu’une captation avait eu lieu en 1983.
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Posté par vincy, le 5 septembre 2009

Sylvie Testud est l’une des comédiennes que l’on verra le plus dont les prochains mois. Cette “rentrée” commençait par la présentation en compétition officielle à Venise du film Lourdes (le nom de la ville pieuse, pas de la fille de Madonna), de Jessica Hausner. Mais Venise n’est pas encore au point en projection numérique puisque la première projection de presse a pris une heure de retard. Pour une fois le couac n’était pas socio-politique (l’ouverture avait subit les aléas de manifestations contre la politique gouvernementale et les critiques vis-à-vis du film choisi, financé par Berlusconi).
Le projecteur numérique de la salle Perla a refusé de démarrer. Et comme les esprits s’échauffent vite dans les grands festivals, surtout chez les Latins, il a fallu l’intervention de Marco Müller, le directeur de la Mostra. Lourdes, qui raconte l’histoire d’une femme paralysée et miraculée lors d’un voyage de pèlerinage, a donc été présenté devant une salle à moitié vide. Le film rassemble aussi Léa Seydoux et Bruno Todeschini.
Après Venise, Testud sera sur les planches du Théâtre Edouard-VII à Paris, dans “Sentiments provisoires”, avec Pierre Arditi et François Berléand.
Sur les écrans, Sylvie Testud sera à l’affiche de Mumu les petites pattes (avec Marielle et de Caunes), Rose et Nina, Je m’appelle hmmm…, premier film d’Agnès B., Gamines, d’après le roman de la comédienne, et surtout Lucky Luke, en Calamity Jane. Elle vient de tourner La Rafle, de Roselyne Bosch.
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Posté par vincy, le 10 août 2009
On a pu le lire partout : Catherine Deneuve huée en Toscane pour avoir lu le texte de Georges Pérec, Je me souviens. Toute la presse a repris la dépèche. Les sites webs clonant les dépêches d’agences de presse, les journaux réservant un filet à l’affaire. Pas seulement en Italie et en France, mais dans toute l’Europe. Epiphénomène concernant 200 personnes (et seuelemnt 80 râleurs), et sans doute une élite italienne voulant se payer La Deneuve. Pourtant il y avait autre chose à en dire : il s’agissait des premiers pas de l’actrice sur les planches… Le même soir, dans le même festival, le comique Maurizio Battista n’est pas venu sur scène. Et avant cela, le one-man show d’Enrico Montesano, mais aussi les représentations de Carmina Burana et le Boléro de Ravel ont été annulés, faute de remplissage. En fait la crise touche l’ensemble l’événement : peu de touristes, des tarifs trop élevés, aucune star même locale n’a été épargnée par la désaffection des spectateurs.
Mais revenons à Deneuve. Si elle a tant cristallisé les rancoeurs, c’est bien à cause de son statut. On en compte à peine dix comme elle en Europe.
Rappel des faits. Dépêche AFP.
“Catherine Deneuve a été copieusement sifflée mercredi soir dans un festival culturel de Toscane rapporte jeudi la presse italienne, le public ayant été irrité semble-t-il d’un texte largement dit en français. Les spectateurs mécontents ont obtenu d’être dédommagés par les organisateurs qui ont dû faire appel à la police pour maintenir le calme.
A l’issue de la lecture du texte “Je me souviens” de Georges Perec par l’actrice française et par l’acteur italien Michele Placido, spectacle présenté en avant-première mondiale au 30e festival La Versiliana de Lucques (près de Pise, ndlr) le public, sans doute dérouté parce que la pièce était largement en français, s’est déchaîné en sifflets et cris de protestation. (…) La foule n’a accepté de quitter les lieux qu’après la proposition des organisateurs d’assister gratuitement à un autre spectacle du festival. “Peut-être que Catherine Deneuve devrait faire un effort et jouer en italien” lors des prochaines représentations si un système de sous-titres n’est pas mis en place, a admis son partenaire sur scène Michele Placido (…). Recueil de souvenirs accompagnés de chansons et d’images des années 50, 60 et 70, le spectacle de 4O minutes en français et en italien de Renato Giordano se voulait ironie du sort un hommage à l’actrice française.”

Un festival prestigieux mais amateur et subissant de plein fouet la crise
On peut être surpris d’ue telle aggressivité pour “ça” ou que Deneuve, qui parle italien, n’ait pas lu le texte dans la langue locale.
Mais dans ce “scandale”, la faute en est aux organisateurs du Festival. Il est étonnant d’ailleurs qu’aucun média n’ait été plus loin que l’aspect sensationnaliste dans cette histoire. Aucun recul, aucune profondeur. On lâche les chiens et après on passe au scandale suivant.
Pourtant personne n’en fait tout un plat quand Roberto Benigni se produit en italien sur la scène du Grand Rex à Paris. Rappelons que le Festival d’Avignon accueille chaque année des spectacles internationaux, diffusés dans la langue du pays d’origine et parfois sans aucun sous-titre. Ne parlons pas de spectacles vivants - comédies musicales d’une troupe étrangère ou opéra - qui sont juste sous-titrés quand ils passent au Châtelet ou à Chaillot. Et demande-t-on à un chanteur anglais ou américain de traduire ses chansons lors d’une tournée mondiale?
En fait l’accusation doit se porter sur ce vénérable festival culturel italien. Première faute : ne pas avoir prévenu le public que la lecture se ferait en deux langues. Même si ce n’était pas prévu ainsi, même si contractuellement Deneuve n’avait pas fait spécifier ce détail, les organisateurs auraient du le mentionner sur le site internet, dans le programme, à l’entrée de la salle. Un amateurisme inacceptable. Ce n’est pas Deneuve qu’il fallait huer mais bien La Versiliana.
Deuxième faute : le titre même du spectacle est en deux langues. “Mi Ricordo - Je me souviens”. Avec une comédienne française et un comédien italien, le bilinguisme paraissait peut-être naturel aux yeux des organisateurs. Mais pas à ceux du public. Public italien qui ne pratique plus le français comme il y a trente ans. La langue de Molière n’est plus la première langue étrangère de prestige étudiée en cours, celle de Shakespeare l’ayant supplantée. Or il n’y a pas pire spectacle que celui où d’une part on est décu, d’autre part on ne comprend rien.
Michele Placido a raison : il suffisait juste de mettre des sous-titres. C’est le minimum. Et c’est assez simple. Surtout si l’on veut que le spectacle puisse voyager…
Au lieu de siffler la star, jetons des tomates à ceux qui ont conduit à ce massacre médiatique.
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Posté par vincy, le 2 août 2009
Tintin et le secret de la Licorne pas encore tout à fait en boîte (il faudra attendre octobre 2011), Steven Spielberg réactive ses projets de réalisateur. Il y a quelques jours, Hollywood pensait savoir qu’il s’impliquerait dans Matt Helm, une franchise d’espionnage, entre James Bond et Jason Bourne, adaptée de la série de romans (27 au total) de David Hamilton.
Variety annonce ce dimanche que le cinéaste doublement oscarisé s’est engagé sur Harvey. Pièce de théâtre de Mary Coyle Chase, auréolée d’un prix Pulitzer (1944), l’adaptation sura une co-production entre DreamWorks et 20th Century Fox (qui en a les droits depuis un an). La transposition sera écrite par le romancier à succès Jonathan Tropper.
Spielberg fera donc une fois de plus un remake (Always…) puisque la pièce avait déjà donné lieu à un film avec James Stewart (nommé à l’Oscar pour l’occasion) en 1950. L’actrice Joséphine Dull avait reçu un Oscar du meilleur second rôle féminin pour ce film : l’histoire d’un homme excentrique et aimable qui a un ami invisible, un lapin… Il s’agit de la version la plus connue parmi une dizaine de téléfilms ou de mauvaises adaptations. La pièce a été jouée à Broadway en 1944 (durant cinq ans) et en 1970 (avec Stewart).
Cela repoussera les hypthétiques réalisations en projet, et notamment les biopics de Lincoln et Martin Luther King.
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Posté par MpM, le 5 juin 2009
Et si, pour fêter l’été, on s’offrait une Leçon d’anatomie québécoise ?
Mais attention, pas n’importe laquelle : une leçon d’anatomie théâtrale, signée par l’auteur dramatique, romancier et poète Larry Tremblay, mise en scène par notre collaborateur Benoit Gautier et interprétée par la comédienne Micky Sebastian, le tout sous la houlette forcément magistrale de la compagnie BAFDUSKA Théâtre !
Les 22 et 23 juin prochains, sur la scène du Centre culturel canadien, on pourra en effet découvrir Martha, une femme de presque 50 ans qui se penche sur son passé. Mutilée dans son coeur, elle ausculte son histoire d’amour aux côtés d’un homme de pouvoir et dissèque l’envers du décor…
Larry Tremblay lui-même présente ainsi ce monologue puissant et douloureux : “Avant de connaître l’histoire de Martha, d’en écrire la première ligne, j’étais habité par cette question : pourquoi nous arrive-t-il d’aimer ceux qui nous détruisent ? Jusqu’où peut-on aller dans la connaissance d’un autre avant de détruire, par souci d’exactitude, ce qu’on aime, se détruisant du même coup ?… Si Leçon d’anatomie est avant tout l’expression d’une parole unique, elle n’est pas nécessairement une pièce solo.”
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Leçon d’anatomie de Larry Tremblay
22 et 23 juin à 19 heures 30
Centre culturel canadien
5 rue de Constantine
75007 Paris
Entrée libre
Réservations : 01 44 43 24 94
Interprétation : Micky Sebastian
Mise en scène : Benoit Gautier
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Posté par vincy, le 13 avril 2009
Joann Sfar réalise actuellement un film biographique, qu’on promet très inventif, sur Serge Gainsbourg. D’ailleurs Sfar refuse le terme de “biopic”, puisqu’il préfère qualifier son film Serge Gainsbourg, une vie héroïque de “conte de fées“. Sfar avait déjà écrit une BD, détruite, à partir du roman de Gainsbourg, Evguénie Sokolov. Ce qui intéressait l’artiste c’était le lien que Gaisnbourg représentait entre le surréalisme, les chansonniers populaires (Dali, Vian, Gréco, les Frères Jacques), et la société contemporaine, jusqu’à mixer La Marseillaise en reggae. Il est l’un des premiers à avoir métissé la musique de variété. Lui même immigré, il a un regard respectueux de la France, tout en détournant tous les codes. Sfar a affirmé que ces deux références pour le film étaient Le ciel peut attendre (Ernst Lubitsch) et Le Portrait de Dorian Gray (de Lewin, d’après Oscar Wilde). Il “essaie de traver le destin singulier d’un poète moderne.”
Mais évidemment, que ce soit pur Piaf ou Coluche, le véritable enjeu est toujours le même : trouver le bon acteur, aussi ressemblant que crédible. Pour incarner Gainsbarre, il faut reconnaître qu’Eric Elmosnino avait des prédispositions physiques. C’est aussi un grand comédien méconnu. Issu du théâtre (les Amandiers à Nanterre, mais aussi au Festival d’Avignon et au Théâtre de la Colline), il vole la vedette à Isabelle Huppert dans la pièce de Yasmina Reza, “Le dieu du carnage”.
Au cinéma, il a souvent été un second rôle, notamment chez Albert Dupontel (Désiré, Bernie). Acteur régulier chez Noémie Lvovsky, Olivier Assayas (L’heure d’été), Emmanuel Bourdieu (Intrusions), il va enfin être une tête (de chou) d’affiche au cinéma.
Mais il ne sera pas le seul à recevoir les honneurs si ce Gainsbourg est réussi. Car pour les mains, Sfar a enrôlé Gonzales, musicien canadien. Celui-ci va même devoir se raser les mains, tant elles sont trop poilues. Il sera ainsi le pianiste Gainsbourg, les mains du compositeur. Pour Sfar, “c’est un comédien à part entière“. Il l’a choisi parce qu’il a joué dans des lieux publics comme les hôtels, à l’instar de Gainsbourg qui jouait dans les pianos-bars. Gonzales est aussi producteur (Feist, Katerine, Birkin, Christophe Willem et maintenant Dombasle).
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