Seule la Terre triomphe aux British Independent Film Awards 2017

Posté par vincy, le 10 décembre 2017

Quatre films se sont partagés les honneurs des British Independent Film Awards ce dimanche soir: Seule la terre, I Am not a Witch, The Young Lady (Lady MacBeth) et La mort de Staline. Autant dire qu'il ne restait rien pour les autres hormis quelques prix de consolation. On peut le dire: il n'y a pas de fausse note dans ce palmarès de très bon goût.

Le grand vainqueur reste Seule la terre, le premier film de Francis Lee sorti mercredi sur les écrans français. En remportant le prix du meilleur film, mais aussi celui du meilleur acteur, du meilleur premier scénario et du meilleur son, Seule la terre a dominé la compétition, après avoir été primé à Berlin (Männer Jury Award aux Teddy Awards), à Dinard (Hitchcock d'or, prix des exploitants), à Stockholm (meilleur réalisateur, meilleur acteur), à Sundance (meilleure réalisation) et à Saint-Jean-de-Luz (meilleur film, meilleur acteur).

I Am Not a Witch et The Young Lady, tous deux en lice pour le Independent Spirit Award du meilleur film étranger aux Etats-Unis, ont de quoi être également réjouis. Le premier, qui a fait son avant-première mondiale à la Quinzaine des réalisateurs, sortira le 27 décembre en France. Il a remporté 3 prix dont celui de meilleur réalisateur. Le second, sorti en avril dernier en France (145000 entrées), primé aux Arcs et à San Sebastian, choisi parmi les 10 meilleurs films indépendants par le National Board of Review américain, a récolté 5 prix dont celui de la meilleure actrice.

Un autre film se détache en nombre de trophées: La mort de Staline, coproduction française, adapté d'une bande dessinée française, et, comme Seule la terre, présenté à Dinard fin septembre. Le film sort en mars en France et a reçu 4 récompenses.

Enfin, notons que Get Out s'offre le prix du meilleur film étranger.

Tous les prix
Meilleur film indépendant britannique : Seule la terre de Francis Lee
Meilleur réalisateur : Rungano Nyoni (I Am Not A Witch)
Meilleur acteur : Josh O’Connor (Seule la terre)
Meilleure actrice : Florence Pugh (The Young Lady)
Meilleur scénario : Alice Birch (The Young Lady)
Meilleur second rôle féminin : Patricia Clarkson (The Party)
Meilleur second rôle masculin : Simon Russell Beale (La mort de Staline)
Meilleur premier scénario : Francis Lee (Seule la terre)
Prix Douglas Hickox du meilleur réalisateur d'un premier film : Rungano Nyoni (I Am Not A Witch)
Meilleur documentaire : Almost Heaven de Carol Salter
Meilleure révélation producteur : Emily Morgan (I Am Not A Witch)
Meilleur film indépendant international : Get Out de Jordan Peele
Meilleur court métrage britannique : Fish Story de Charlie Lyne
Meilleure révélation : Naomi Ackie (The Young Lady)
Prix de la découverte : In Another Life de Jason Wingard
Meilleure photo : Ari Wegner (The Young Lady)
Meilleur casting : Sarah Crowe (La mort de Staline)
Meilleurs costumes : Holly Waddington (The Young Lady)
Meilleur montage : Jon Gregory (Three Billboards Outside Ebbing, Missouri)
Meilleurs effets spéciaux : Nick Allder et Ben White (The Ritual)
Meilleure musique : Carter Burwell (Three Billboards Outside Ebbing, Missouri)
Meilleurs maquillage et coiffure : Nicole Stafford (La mort de Staline)
Meilleurs décors : Cristina Casali (La mort de Staline)
Meilleur son : Anna Bertmark (Seule la terre)

Robin Campillo, Julie Delpy et The Square récompensés aux European Film Awards 2017

Posté par wyzman, le 9 décembre 2017

C'est ce soir qu'avaient lieu les European Film Awards 2017. Sacrés à Berlin, les vainqueurs sont élus par l'European Film Academy, rassemblement de plus de 2500 professionnels du cinéma. Cette année encore, les films récompensés sont tous passés par des festivals majeurs (Cannes, Berlin, Venise).

Meilleur film

- THE SQUARE by Ruben Östlund

Meilleure comédie

- THE SQUARE de Ruben Östlund

Meilleur réalisateur

- Ruben Östlund - THE SQUARE

Meilleur scénariste

- Ruben Ostlund - THE SQUARE

Meilleure actrice

- Alexandra Borbély - CORPS ET ÂME (ON BODY AND SOUL)

Meilleur acteur

- Claes Bang - THE SQUARE

Meilleur compositeur

- Evgueni & Sacha Galperine - FAUTE D'AMOUR (LOVELESS)

Meilleur chef-opérateur

- Michail Krichman - FAUTE D'AMOUR (LOVELESS)

Meilleur monteur

- Robin Campillo - 120 BATTEMENTS PAR MINUTE

Meilleur décorateur

- Josefin Åsberg - THE SQUARE

Meilleur costumier

- Katarzyna Lewinska - SPOOR

Meilleur mixeur

- Oriol Tarragó - A MONSTER CALLS

Meilleur maquilleur-styliste

- Leendert van Nimwegen - BRIMSTONE

European Achievement in World Cinema

- Julie Delpy, Ethan Hawke

Meilleur documentaire

- COMMUNION by Anna Zamecka

EFA Lifetime Achievement Award

- Aleksandr Sokurov

Meilleur court-métrage européen

- TIMECODE de Juanjo Gimenez

Meilleur film d'animation

- LOVING VINCENT de Dorota Kobiela & Hugh Welchman

EFA People's Choice Award 2017

- STEFAN ZWEIG - FAREWELL TO EUROPE de Maria Schrader

Prix FIPRESCI de la meilleure découverte

LADY MACBETH (THE YOUNG LADY) de William Oldroyd

Dans les coulisses du Festival 2 Valenciennes 2017

Posté par wyzman, le 20 mars 2017

Les cinéphiles le savent, en période de festivals, il s'en passe des choses. La septième édition du Festival 2 Valenciennes n'a pas dérogé à la règle. Toute la semaine dernière, c'est avec un vrai plaisir que nous avons croisé organisateurs, producteurs, distributeurs, réalisateurs, acteurs, critiques et festivaliers venus vivre une expérience inoubliable. Et à l'instar du palmarès Fictions où De toutes mes forces et The Young Lady ont brillé, les coulisses du Festival 2 Valenciennes étaient propices aux bons mots. Entre petites punchlines balancées aux cocktails ou vraies critiques post-projections, voici les meilleures pépites lues ou entendues pendant cette folle semaine. Par charité, elles resteront anonymes.

"Il a le bout court."

"C'est vraiment une chic fille. Elle vient, elle dédicace son livre, y a personne mais elle a le sourire."

"Deux idées sur une affiche c'est une de trop !"

"C'est bien mais bon… Les Français on a vraiment un problème avec les musiques de films hein..."

"Certains ont une intolérance au lactose moi j'ai une intolérance aux chauves."

"C'était beau mais c'était plombant. Ça m'a donné faim !"

"Je considère que dès qu'on fait des excès tous les jours, on en fait pas."

"C'est du cinéma d'anorexique."

"J'adore les accents étrangers sérieux. Québécois, belge ou marseillais, moi j'adore."

"Au moins cette année la nana qui présente sait lire ses fiches…"

- Catherine c'est quand même la plus belle.

- Quelle Catherine ?

- Bah celle que tout le monde connaît !

"T'as les veines qui ressortent en bleu Moonlight."

"C'est quand même étrange cette manie de faire des logements sociaux qui ressemblent à des logements sociaux."

"Tu remarqueras que c'est quand même celle qui a le moins de dialogues qui joue le mieux."

"Il est pas moche mais je suis plus cuisses de palefrenier."

"Chers passagers, nous vous rappelons qu'un service de taxi est disponible à l'arrivée… Ah non le dimanche c'est fermé. Désolé !"

Festival 2 Valenciennes 2017 : De toutes mes forces et The Young Lady raflent la mise

Posté par wyzman, le 19 mars 2017

Jour 4. Fictions. Au top de leur forme, les organisateurs du 7ème Festival 2 Valenciennes nous ont encore fait rêver hier, jour de la fameuse cérémonie de clôture. Après avoir trois jours centrés sur le cinéma documentaire, c'est avec un vrai plaisir que nous avons découvert leur sélection côté fiction. Et au cas où vous ne l'auriez pas compris plus tôt, nous avons été pleinement conquis. Entre petits films, petits bijoux et succès annoncés, les 8 films en compétition n'ont pas manqué de nous surprendre à tour de rôle.

Dernier film de la compétition, Une vie ailleurs d'Olivier Peyon n'a pas manque d'émouvoir les festivaliers. Centré sur la quête d'une femme, Sylvie, qui veut retrouver son fils, enlevé quatre ans plus tôt par son ex-mari, Une vie ailleurs a permis au public de voyager pendant 1h36. Parfaitement castés, Isabelle Carré et Ramzy Bedia font parfaitement le boulot. Après Les Petites vacances, Olivia Peyon signe un joli nouveau film en salles le 22 mars.

Par la suite, les organisateurs du Festival 2 Valenciennes ont eu la bonne idée de projeter Going to Brazil, nouvelle comédie déjantée de et avec Patrick Mille. Venu exprès pour l'occasion, le réalisateur a répondu aux questions du public avec humilité. Pour rappel, Going to Brazil raconte comme trois amies venues au Brésil pour le mariage d'une vieille copine finissent par tuer un jeune homme trop instant. Film de potes à voir entre potes, Going to Brazil devrait ravir tous les amoureux d'Alison Wheeler et de l'humour de Franck Gastambide.

Mais s'il y a bien une chose qu'il ne fallait pas manquer hier soir, c'est sans aucun doute la cérémonie de clôture. Toujours présentée par Nathalie Corré, cette cérémonie a été l'occasion de remercier les innombrables partenaires du festival, d'applaudir l'organisation de l'équipe technique et de rendre un bel hommage à Marthe Keller. Une actrice visiblement très appréciée des femmes de Valenciennes et dont l'accent ne cessera jamais de nous faire craquer ! Quant au palmarès, celui-ci s'est finalement réparti entre trois films, ceux dont nous avons beaucoup parlé ces derniers jours et à l'intérêt plus que certain : De toutes mes forces de Chad Chenouga, The Young Lady de William Oldroyd et Tunnel de Kim Seong-hun.

Grand Prix : The Young Lady

Prix du Jury : Tunnel

Prix de la Critique : De toutes mes forces

Prix du Public : Tunnel

Prix des Etudiants : De toutes mes forces

Prix d'interprétation masculine : Khaled Alouach (De toutes mes forces)

Prix d’interprétation féminine : Florence Pugh (The Young Lady)

Festival 2 Valenciennes 2017 : The Young Lady divise, Les Mauvaises herbes cartonne

Posté par wyzman, le 17 mars 2017

Jour 2. Fictions. Après le carton de Sage femme hier soir, la compétition Fictions continue avec de nouvelles pépites. Si l'an dernier, La Saison des femmes et Chala : Une enfance cubaine ont reçu les honneurs du Festival 2 Valenciennes, cette année, il semble impossible de faire un quelconque pronostic. Les plus pragmatiques diront que c'est parce que seule la moitié des films en compétition a été vue quand les autres argueront que même à ce stade, des tendances devraient se dessiner.

Deuxième film projeté, De toutes mes forces de Chad Chenouga n'a pas manqué de faire réagir les dizaines de festivaliers présents pour l'unique projection. Insouciant, Nassim perd sa mère et se retrouve placé dans un foyer. Malgré la bienveillance de la directrice de l'établissement, le jeune homme alors en première tente de naviguer entre deux vies auxquelles il n'appartient pas complètement. Jeu d'équilibriste, De toutes mes forces passe ainsi de la chronique de la jeunesse parisienne à un drame profond et tangible sur les travers du système et la difficulté qu'ont certains à réaliser leurs rêves. A la fois naïf et dur, De toutes mes forces impressionne par la performance de Yolande Moreau et la révélation Khaled Alouach, un acteur à suivre de près.

Par la suite, les festivaliers ont eu le plaisir de découvrir The Young Lady, adapté du roman de Nikolai Leskov, La Lady MacBeth du district. Drame passionné et passionnant sur une femme qui tente de s'émanciper à une époque où on la réduit trop souvent à l'état d'objet, The Young Lady est porté par une Florence Pugh plus fascinante que jamais et qui n'est pas sans rappeler Natalie Dormer période The Tudors. Cruel et percutant, le film de William Olroyd n'a pas manqué de diviser. Parce que le scénario laisse entrevoir toutes les options que les personnages ont, nombreux été ceux à être incommodés par la noirceur de l'ensemble. Néanmoins, le film dispose d'une photographie et d'une mise en scène particulièrement incroyables qui relèvent d'être notées.

Enfin, comment ne pas évoquer Les Mauvaises herbes de Louis Bélanger ? Comédie dramatique, le film raconte les péripéties d'un acteur criblé de dettes qui se retrouve à cultiver du cannabis avec un ermite grognon et une jeune technicienne ultra sensible. Pêchu et imprévisible, Les Mauvaises herbes est sans aucun doute la comédie la plus caustique de cette septième édition du Festival 2 Valenciennes. Entre son trio d'acteurs principaux absolument bluffant et ses répliques déjà culte et qui s'enchaînent à une vitesse folle, on ne sait plus où donner de la tête. Plus encore, sous ses airs de film de potes, Les Mauvaises herbes traitent de sujets sérieux tels que le coming-out, la filiation et l'addiction. Un beau moment de cinéma !

Glory, Fixeur, Layla M et L’indomptée multiprimés aux Arcs

Posté par vincy, le 16 décembre 2016

Le jury de la 8e édition du Festival de Cinéma Européen des Arcs a décerné ses prix vendredi 16 décembre.

La Flèche de Cristal, en partenariat avec Hiventy, a été remise au long-métrage bulgare de Kristina Groseva et Petar Valchanov, Glory, distribué par Urban Distribution. Le film a également reçu le Prix de la presse. Il avait déjà reçu l'Atlas d'or à Arras après une sélection au Festival de Locarno. L'histoire raconte celle d'un cheminot nommé Tsanko Petrov qui trouve des millions de lev sur la voie ferrée. Alors il décide de remettre la totalité de la somme à la police. L’État reconnaissant lui offre une nouvelle montre-bracelet en récompense… qui s’arrête bientôt. Pendant ce temps, Julia Staikova, la directrice des relations publiques du ministère des transports, égare sa vieille montre. Ici commence la bataille désespérée dans laquelle se lance Petrov pour récupérer non seulement sa vieille montre, mais aussi sa dignité.

Le Grand Prix du Jury a été décerné à Home de Fien Troch. Une mention a été remise à l'excellent film roumain Fixeur (The Fixer) d’Adrian Sitaru, qui a aussi été distingué par le prix d’interprétation masculine poiur Tudor Istodor.

Layla M de Mijke de Jong a reçu deux prix: le Prix d’interprétation féminine pour Nora El Koussour et le Prix du Public.

Le Prix de la meilleure musique originale, doté par la SACEM, a été attribué à Nicola Piovani pour le très original L’Indomptée de Caroline Deruas, également récompensé par le Prix du Jury Jeune. Ce jury a donné une mention spéciale au dérangeant Zoology d'Ivan Ivanovitch Tverdovskiy, qui a aussi reçu le Prix 20 Minutes d’Audace.

Par ailleurs, le Prix de la meilleure photographie est revenu à Gösta Reiland pour Pyromaniac d’Erik Skojblærg.

Enfin, le Prix Cineuropa, attribué à un film produit ou co-produit par un pays participant au programme MEDIA ou membre du programme Eurimages, a distingué Lady Macbeth (qui sera retitré The Young lady), film britannique saisissant adapté d'une nouvelle russe du XIXe siècle. Le film sortira en avril 2017.