Bridget Jones 3 : un bébé difficile à accoucher

Posté par vincy, le 3 février 2012

Le tournage de Bridget Jones's Baby, troisième épisode de la série, devait commencer au printemps. Cependant, la presse professionnelle américaine a divulgué aujourd'hui que le film n'avait toujours pas de scénario validé. Le tournage risque donc d'être reporté. Peter Cattaneo (The Full Monty) devait réaliser ce nouvel épisode de la quadra (elle vieillit) la plus déjantée de Londres. Renee Zellweger, Hugh Grant et Colin Firth ont signé leur contrat pour reprendre leurs rôles respectifs.

La dernière version du scénario des romanciers David Nicholls (Un jour) et Helen Fielding (la créatrice de Bridget) a en effet mécontenté Hugh Grant, qui a demandé une réécriture. Déjà, certains annoncent le projet comme mort-né quand d'autres affirment qu'il se tournera cette année, mais avec du retard. Hugh Grant a cependant confirmé dans la journée qu'il serait bien de l'aventure, et que celle-ci aura bien lieu.

Ce ne sera pas son premier report. Le film devait être réalisé par Paul Feig (Mes meilleures amies) l'an dernier. Mais son scénario n'avait pas satisfait les producteurs. L'idée d'origine ne change pas d'une version à l'autre : Bridget Jones est obsédée par son horloge biologique et veut avoir un bébé.

Si Zellweger et Grant sont très disponibles, ce n'est pas le cas de Firth, oscarisé l'an dernier, très sollicité depuis. Tout retard peut-être accentué s'il n'est pas libre quand la production sera enfin prête.

Les deux premiers épisodes (2001 et 2004) ont cumulé 550 millions de $ de recettes dans le monde.

Les vétérans de la franchise réengagés pour The Bourne Legacy

Posté par vincy, le 31 juillet 2011

Joan Allen et Albert Finney, respectivement apparus dans le 2e et 3e épisode de la franchise Jason Bourne, ont confirmé leur engagement dans le 4e épisode, un spin-off sans Matt Damon, The Bourne Legacy.

Ils feront le lien entre la première trilogie et le "reboot", qui suscite des remous au sein de la communauté de fans... Joan Allen est un agent de la CIA, Pam Landy, celle-là même qui traquait puis aidait Bourne dans sa reconquête d'identité, tandis qu'Albert Finney, alias le Dr. Albert Hirsch, était le médecin en charge de "fabriquer" les supers-tueurs de l'Opération Tradestone.

The Bourne Legacy se concentre sur un autre assassin professionnel, incarné par Jeremy Renner (voir actualité du 22 avril). Le casting comprend aussi Rachel Weisz, Oscar Isaac et certainement Edward Norton, en discussion pour jouer le méchant à abattre.

Le film est réalisé par Tony Gilroy. Le tournage débute en septembre. La sortie est programmée le 3 août 2012 aux USA.

Deux nouveaux Largo Winch pour le prix d’un

Posté par vincy, le 26 juillet 2011

Jean Van Hamme, auteur des BD de Largo Winch, a décidé de reprendre les choses en main. Largo Winch II ne l'a pas satisfait, et les producteurs trouvent les résultats du film décevants. Avec 1 334 000 entrées (430 000 de moins que le premier épisode) mais un budget un peu moins important, Largo Winch II n'a pas réussi à mieux fonctionner à l'étranger alors qu'il était calibré pour ça (Sharon Stone, cascades...). Dans le magazine Casemate, le jugement du créateur du héros milliardaire est dur : "Je trouve cela normal pour un film composé de 85% de poursuites en bagnole, de barres, de coups de poing, d'explosions et de 15% de scénario."

Pourtant, Largo Winch aura une suite, et même deux. Le même magazine révèle que Van Hamme, qui souhaite plus de contenus humains, émouvants et moins de concurrence frontale avec les blockbusters américains, s'est laissé convaincre par la productrice Nathalie Gastaldo (Pan Européenne) pour devenir le scénariste de la suite. En réalisant deux films simultanément, les coûts de production baissent, question de synergie. Les deux prochains films coûteront 30 millions d'euros, ensemble, quand le premier en a coûté 24 et le deuxième 20.

Ce seront deux histoires complètes, indépendantes. Le troisième épisode reprendra l'album OPA et le quatrième celui du Prix de l'argent, même si Van Hamme n'est pas "tout à fait décidé".

Jean Van Hamme revient au scénario, ce serait presque ça la vraie nouvelle. Ce romancier a écrit deux scénarios pour le cinéma, dans les années 80 : Diva, de Jean-Jacques Beineix et Meurtres à domicile, de Marc Lobet. Il avait collaboré au scénario de Largo Winch II, même si l'essentiel du script des deux premiers films adaptés de ses BD ont été écrits par le réalisateur Jérôme Salle et Julien Rappeneau.

Disney lance Thor 2

Posté par vincy, le 2 juillet 2011

Disney et les Studios Marvel ont réservé la date du 26 juillet 2013 pour la sortie de Thor 2, soit deux mois et demi après la sortie d'Iron Man 3.

Chris Hemsworth reprendra son marteau mais Kenneth Branagh ne sera plus sur le plateau à jouer les réalisateurs. Les scénaristes sont déjà à l'oeuvre.

Thor a récolté 450 millions de $ dans le monde depuis sa sortie début mai.

14 ans après, une suite à Dobermann…

Posté par vincy, le 25 mai 2011

Vincent Cassel est négociations pour reprendre son rôle de Yann Le Pentrec dans la suite de Dobermann, le film de Jan Kounen qui scandalisa la critique parisienne en 1997.

L'annonce a été faite le dernier jour du festival de Cannes par Marco Polo Productions et Acteurs Auteurs Associés. Dobermann 2 : Bras de fer est actuellement en cours d'écriture par le même scénariste, Joël Houssin, l'auteur de la série de romans policiers du même nom.

Outre Cassel, Tchéky Karyo est aussi en discussion pour retrouver la sale tête de l'Inspecteur Cristini, dit la Hyène.

Le tournage aurait lieu au printemps 2012 en français et en anglais, avec un casting international. le budget estimé de 25 millions d'euros en fait l'un des films les plus coûteux de ces derniers mois.

Dans le premier Dobermann, qui ne coutait même pas 5 millions d'euros, on croisait Monica Bellucci, Gaspar Noé, Romain Duris, Florence Thomassin.  Le film avait attiré près de 800 000 spectateurs en France à l'époque.

Casse-tête chinois pour Klapisch, Duris, De France et Tautou

Posté par vincy, le 17 mai 2011

En 2001, Romain Duris et sa clique d'étudiants Erasmus installés à Barcelone avaient séduit 2, 97 millions de spectateurs avec L'Auberge espagnole. Quatre ans plus tard, les mêmes, entre Paris, Londres et Saint-Petersbourg avaient réédités l'exploit d'attirer 2,86 millions de fidèles avec Les Poupées Russes. Cédric Klapisch, qui vient d'enregistrer un million d'entrées avec son dernier film Ma part du gâteau, remet donc le couvert avec un troisième épisode dont le tournage est prévue en 2012 et la sortie programmée en 2013 : Casse-tête chinois. Romain Duris, Cécile de France et Audrey Tautou, trois des acteurs les plus chers du marché, ont confirmé leur participation. L'histoire devrait se partager entre le Chinatown de New York, la Chine et Paris et explorer la crise de la quarantaine de Xavier.

Fast Five lance avec furie l’été cinoche américain

Posté par geoffroy, le 2 mai 2011

Premier week-end de la saison des blokbusters (au fil des ans, la fin avril s'est substituée à la mi mai). Et là on ne rigole plus : pour la première fois de l'année, les salles ont engrangé 142 millions de $ de recettes, soit le meilleur week end de 3 jours depuis celui du 31 décembre 2010. C'est aussi 50 millions de $ de plus que le dernier week-end d'avril 2010. Un seul film a fait l'essentiel du travail : Fast Five, le cinquième épisode de la série The Fast & The Furious, dopé, ici, par la présence de "The Rock". Démarrage en trombe et même plus rapide que prévu : Ecran Noir avait prévu 65 millions de $ (voir notre actualité du 30 avril et ce malgré certains commentaires qui le voyait se prendre un "gadin"), les analystes et le studios misaient sur 75 millions de $ en trois jours et il en rapporte finalement 83 millions (dont 8,3 millions de $ dans les 243 salles IMAX). C'est le plus gros démarrage de la franchise, c'est aussi le troisième meilleur démarrage hors saison d'été et saison des fêtes (après Alice au pays des merveilles et La Passion du Christ). Y a pas à dire, c’est du lourd. Un vrai blockbuster et une sacrée pépite pour Universal. Les 155 M$ du quatrième opus en 2009, le record à date de la série, vont être balayés et le 5ème opus de la série devrait filer au-delà des 200M$. C’est simple, des 27 films (28 depuis celui-ci) ayant réalisés plus de 80M$ au cours de leur premier week-end d’exploitation, seul X-Men Origins: Wolverine a terminé sa course en deçà des 200M$ (179M$). L’espoir est donc de mise. Ce lundi, la franchise a amassé 573 millions de $ en Amérique du nord. Notons qu'en trois jours, Fast Five a doublé The Fast and the Furious : Tokyo drift, 3e épisode sorti en 2006 et se plantant à 63 millions de $ au B.O.

Il fallait bien ça pour redonner le moral aux studios et aux exploitants. Les quatre premiers mois de l'année ont été désastreux avec une baisse de 18% des recettes par rapport aux quatre premiers mois de 2010. Pour Universal, c'est aussi une bonne nouvelle. En termes de recettes, Fast Five bat son précédent record, Jurassic Park : Le monde perdu. En termes de fréquentation, il est proche des scores du troisième Jason Bourne.Mais en ciblant tous les publics, y compris les jeunes, cela pourrait permettre aux blockbusters estivaux qui dévoilaient leur bande annonce ce week-end dans les salles de créer un désir de retourner dans les salles.

Ironiquement, Fast Five, qui se déroule à Rio, déloge de la première place le dessin animé Rio, qui lui aussi a pour décor la ville brésilienne. Le film d'animation dépasse en 3 semaines les 100M$ (103,6) et deviendra dès la mi-mai le film d'animation le plus populaire de l'année. Il devrait finir sa course nord-américaine vers les 150 bâtons et dans le monde il a déjà rapporté 260 millions de $. La Fox, avec le studio Blue Sky, n’a toujours pas connu d’échec en 6 films lancés depuis 2002  et conforte ainsi bel et bien sa troisième place des studios d’animation derrière Pixar/Disney et Dreamworks.

Il était temps que la poisse s'arrête en Amérique du nord. Seuls quatre films avaient péniblement dépassé les 100 millions de $ (et deux autres qui les frôlent)£. Même les autres nouveautés se ramassent. Prom est à 5M$ et Hoodwinked Too! Hood vs. evil, la suite de l’original Hoodwinked, se prend une belle gamelle. Les films en continuation chutent aussi allègrement, même pour Insidious qui perd 48%  lors de sa 5ème semaine pour un cumul proche des 50M$, ce que réussira à faire Source code de Ducan Jones. Terminons par le cas Scream 4. -69% pour un cumul en 3 semaines à 35M$. Les 40 millions de son budget ne seront pas remboursés sur le sol américain. Parfois il n’est pas bon de ressortir du placard de l’effroi les bonnes veilles recettes…

Blockbusters de l’été : 15 films de héros cherchent la bonne recette

Posté par geoffroy, le 30 avril 2011

Comme chaque année depuis la fin des années 70, l’été US se transforme en véritable rampe de lancement pour les blockbusters mijotés par des Majors avides de billets verts. S’il est inutile de revenir sur la politique d’une industrie en panne de créativité, il est intéressant de mentionner la poussée d’une tendance qui se trouve en lien direct avec le concept même du blockbuster estival : le tentpole movie.

Dans les faits, il s’agit d’un film capable d’assurer l’équilibre financier du studio qui le produit. Le film épinglé comme tentpole movie est donc une valeur sûre, sorte de garantie tous risques contre l’échec en salles. Les ingrédients sont simples : budget important voire très important, stars à la pelle, promotions monstrueuses, conquête de l’international. Rien n’est laissé au hasard pour faire du tentpole movie un hit. Il s’agit même de sa raison d’être. Dès lors les ingrédients cités plus haut deviennent bien plus importants que la valeur intrinsèque du film. Le nivellement par le bas est en marche au cours d’une guerre de tranchée entre super-héros, remakes, reboots, suites, prequels et films d’animation.

La saturation est, elle aussi, en ordre de marche ou, depuis l’été 2007, les blockbusters se font de l’ombre. Un comble ! Une situation paradoxale puisque anthropophage. Le pari du tentpole movie est donc risqué mais avant tout contradictoire. En effet, l’offre devient beaucoup trop linéaire, faisant du concept de prise de risque à minima un leurre ou, à défaut, une escroquerie à 8 dollars la place.

Comme d’habitude, il y aura des confirmations, des surprises et de cuisants échecs. Mais l’idée des studios est de limiter les risques de flop. L’international est là pour sauver des eaux certains films qui n’auront pas eu l’audience attendue aux Etats-Unis. Mais alors, quels sont donc ses fameux tentpole movie 2011 qui lanceront l’année US hollywoodienne ? Ils sont au nombre de 15 puisque. Fast Five, le cinquième opus de la saga des Fast and Furious avec Vin Diesel, Paul walker et Dwayne Johnson, sera le premier à rouler ses mécaniques d’un été chaud bouillant dès ce week-end. De quoi donner le ton de la saison, selon si le démarrage est bon. Ou pas.

Nos pronostics :

29 avril
Fast Five : démarrage 65M$ / final 145-155 M$ (Bande annonce)

6 mai
Thor: démarrage 70M$ / final 215-220M$ (bande annonce)

20 mai
Pirates des Caraïbes : la Fontaine de jouvence : démarrage 120M$ / final 300-310M$ (bande annonce)

27 mai
Very Bad Trip 2 : démarrage 75M$ / final 250-260M$ (Bande annonce)
Kung fu Panda 2 : démarrage 110M$ / final 320-325M$ (Bande annonce)

3 juin
X-Men first class: démarrage 55M$ / final 170-180M$ (Bande annonce)

17 juin
Green Lantern: démarrage 60M$ / final 140-160M$ (Bande annonce)

24 juin
Cars 2: démarrage 100M$ / final 280-300M$ (Bande annonce)

1 juillet
Transformers 3: démarrage 140M$ / 380-400M$ (Bande annonce)

15 juillet
HP7 partie 2 : démarrage 125M$ / final 300-320M$ (Bande annonce)

22 juillet
Captain America: démarrage 85M$ / final 220-240M$ (Bande annonce)

5 août
Rise of the Planet of the Apes: démarrage 45M$ / 145-160M$ (Bande annonce)

19 août
Conan the Barbarian: démarrage 35M$ / final 90-100M$ (Bande annonce)
Spy Kids 4: démarrage 40M$ / final 100-110M$

26 août
Final Destination 5: démarrage 50M$ / final 115-120M$

Very Bad Trip 2 : Liam Neeson coupé au montage, remplacé par Nick Cassavetes

Posté par vincy, le 9 avril 2011

Selon Variety, qui a balancé l'information dans la nuit de vendredi à samedi, la participation de Liam Neeson en tatoueur de Bangkok dans Very Bad Trip 2 n'est plus qu'un lointain souvenir. Le réalisateur Todd Phillips a confirmé au magazine professionnel américain qu'il avait coupé la scène au montage. "La scène n'était pas nécessaire dans la logique du scénario, n'apportant aucune information utile pour la scène qui suivait."  Rôle maudit? À l'origine, c'était Mel Gibson qui devait interpréter ce personnage ; mais, suite à ses démêlés judiciaires et médiatiques, le studio, Warner Bros, avait décidé de le remplacer à la dernière minute.

Cependant, étrangement, le réalisateur a décidé de retourner la séquence : ça confirme qu'il s'agissait avant tout d'un problème d'écriture... Hélas, Liam Neeson n'était pas disponible, occupé sur le plateau londonien de la suite du Choc des Titans, un autre film de la Warner Bros.

Par conséquent, Todd Phillips a choisi de remplacer Neeson par l'acteur et réalisateur Nick Cassavetes (en photo). Les prises de vue ont été filmées il y a trois semaines.

Le réalisateur l'affirme : ce sera cette séquence que nous verrons. Et tant pis pour celle de Liam Neeson...

Le film doit sortir le 25 mai en France, le 26 mai aux USA, et les avant-premières sont prévues juste avant le Festival de Cannes. Chaud timing...

Bilan 2010 – L’industrie Hollywoodienne est en panne de créativité

Posté par geoffroy, le 12 janvier 2011

L’année 2010 vient de s’achever. Elle fut en demi-teinte et peu d’outsiders ont réussi, au final, à tirer leur épingle du jeu. Malgré la 3D et les nombreuses suites ou autres remakes programmés par les studios, le total des entrées est en recul de 5,4 % par rapport à l’exercice 2009. Rien n’y fait et surtout pas cette politique absurde de la franchise, politique que l’on retrouvera malheureusement en 2011. Dans cette optique, point de salut. En effet, quelques films surnagent, laissent penser que tout va bien, alors que l’apport créatif s’effrite inéluctablement. A tel point que les studios hollywoodiens se tournent désormais vers l’international pour conquérir de nouveaux marchés, avec en priorité la Chine comme nouvel eldorado.

Cette stratégie est risquée car elle ne s’appuie pas sur une refonte, pourtant indispensable, du cinéma de divertissement et préfère, au contraire, miser sur l’élargissement de spectateurs potentiels à travers le monde afin de rentabiliser les sommes astronomiques investies. Conséquence : les films se ressemblent de plus en plus à tel point qu’ils deviennent interchangeables. La mondialisation du marché appauvri structurellement la qualité d’un cinéma grand public devenu insipide, sans prise de risque, "ultra-marketé" et assujetti depuis peu à la « révolution » d’une 3D décevante, elle-même emprisonnée dans une logique de rentabilité folle. Pour l’instant elle ne sauve rien ni personne, hormis le volume des recettes (stagnantes malgré tout en 2010), et s’adapte au marché en ne proposant presque jamais l’exclusive tant promis à des millions de spectateurs déjà blasés et de moins en moins crédules. En somme, Avatar aura été l’exception. Exception que les sieurs Spielberg et Jackson tenteront de rééditer avec un Tintin en Motion Capture tout beau, tout neuf prévu pour octobre 2011 partout dans le monde puisque Tron l’Héritage n’aura pas été à la hauteur des attentes numériques.

Osons la prise de risque

L’aspect créatif doit pouvoir dépasser le cadre restreint d’un retour sur investissement, certes primordial, mais en aucun cas suffisant. Non pas qu’il faille  financer du divertissement à perte pour retrouver un semblant de qualité. Ce serait, par ailleurs, aussi absurde qu’inutile. Mais quels risques prendraient les studios à demeurer plus à l’écoute d’un public en demande d’originalité ? A priori, aucun. L’exemple d’Inception, malgré son budget pharaonique avoisinant les 160M$, devrait donner des idées. A l’instar des Matrix, Avatar, Le seigneur des Anneaux ou encore The Dark Knight, le cinéma de divertissement est capable de proposer des œuvres denses, brillamment réalisées tout en sortant de l’ordinaire mou des sempiternelles blockbusters programmés chaque année.

Un tel constat serait-il exagéré ? Nous ne le pensons pas. Depuis la crise mondiale, la politique du « risque limite » est devenue le maître mot d’une industrie frileuse se réfugiant quasi systématiquement dans les suites, les remakes et autres adaptations de circonstance. Plus grave encore, les grands studios façonnent la grande majorité de leurs films comme de véritables marques ou l’originalité, la réalisation et le nom du cinéaste importe peu, à quelques exceptions près. L’objectif, plutôt basique, consiste à réutiliser le même personnage et l’univers qui l’accompagne afin de proposer de nouvelles aventures synonyme de nouveaux succès potentiels. En effet, si le « film/marque » originel fonctionne, il sera exploité jusqu’à la lie, une suite étant, selon les dires des majors, plus facile à monter puis à vendre qu’une histoire originale.

La franchise a tué Hollywood

Dans ce grand huit de la franchise institutionnalisée seuls quelques films attendus en 2010 auront été plébiscités (Toy Story 3, Alice au pays des merveilles, Iron Man 2, Harry Potter 7 1ere partie ou encore Twilight 3), tirant artificiellement l’économie vers le haut. Mais que dire des « flops » comme Prince of Persia, L'Agence tous risques, Sex and the City 2, Narnia 3, Percy Jackson et, dans une moindre mesure, Le Choc des titans, le Dernier maître de l’air, Mes parents et nous, Tron l’Héritage ou même Shrek 4. Qu’ils constituent des désillusions du tiroir-caisse, la lassitude grandissante du public étant proportionnelle au faible choix proposé par les studios devenus orphelins de scénarios originaux vraiment innovants. Dès lors, il n’est pas surprenant de retrouver sur le devant de la scène d’un Noël 2010 moribond trois films à faible budget. True Grit des frères Coen avec Jeff Bridges, Matt Damon et Josh Brolin (contrairement à ce qui est dit ici ou là, le film n’est pas un remake du long-métrage de Henry Hathaway, mais une nouvelle adaptation du roman de Charles Portis publié en 1968), Black Swan de Darren Aronofsky avec Nathalie Portman et The Fighter de David O. Russell avec Christian Bale et Mark Walhberg. Ces exemples avec de glorieuses têtes d’affiche démontrent  l’inventivité d’un cinéma capable de toucher différents publics. Certes ces trois films ne sont pas des blockbusters. Mais ils émanent de grands studios (Paramount pour True Grit et The Fighter, Fox Searchlight, filiale art & essai de la Fox, pour Black Swan) qui devraient, le plus tôt serait le mieux, prendre la tangente d’une politique en trompe l’œil.

2011, chant du cygne?

Hélas, l’année 2011 n’en prend pas le chemin. Pire, elle risque de devenir le symbole d’un cinéma dénué de créativité, de renouveau, d’ingéniosité. Voyez plutôt : Le frelon vert, Big mamma 3, Scream 4, Thor, Pirates des Caraïbes 4, Very Bad Trip 2, Kung Fu Panda 2, X-Men first Class, the Green Lantern, Cars 2, la Planète des singes, Transformers 3, HP7 deuxième partie, Captain America, Conan le barbare, Spy Kids 4, Final Destination 5, The Thing, paranormal Activity 3, les 3 Mousquetaires, Happy Feet 2, Twilight 4 partie 1, Mission Impossible 4, Sherlock Holmes 2, Tintin et la nouvelle version de Millenium par Fincher.

Une telle liste donne le vertige. Elle nous accable, aussi. Si, dans le lot, certains films seront plébiscités et d’autres de qualité, Hollywood s’enfonce dangereusement dans la caricature de son propre cinéma. Mais rien n’est joué. Et, toujours, respirera l’espoir d’un possible sursaut à même de façonner un cinéma ambitieux pour le grand public. En attendant un Nouvel Hollywood...

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Top 15 US 2010 (* films toujours en exploitation)

1. Toy Story 3 : 415M$

2. Alice au pays des merveilles : 334M$

3. Iron Man 2: 312M$

4. Twilight: Eclipse: 300M$

5. Inception : 292M$

6. Harry Potter et les reliques de la mort, partie 1* : 287M$

7. Moi, moche et méchant* : 251M$

8. Shrek 4, il était une fin : 238M$

9. Dragons : 217M$

10. Karaté kid : 176M$

11. Raiponce* : 175M$

12. Le choc des Titans : 163M$

13. Copains pour toujours : 162M$

14. Tron l’héritage*: 147M$

15. Megamind*: 144M$

Sources Boxofficemojo