Un pop-up store Ghibli à Paris

Posté par vincy, le 6 novembre 2019

boutique studio ghibli © ecrannoir.frIl y a une boutique Harry Potter à côté de l'Opéra. Une boutique éphémère dédiée à l'univers du sorcier et des Animaux fantastiques située boulevard des Italiens et ouverte jusqu'à la fin janvier. Mais le pop-up store à ne pas manquer, c'est "Le château éphémère", entièrement dédiée aux (chers) produits dérivés du studio Ghibli et des créatures de Hayao Miyazaki et d'Isao Takahata, <a href="http://ecrannoir.fr/blog/blog/2018/04/06/isao-takahata-1935-2018-a-rejoint-le-tombeau-des-lucioles/"décédé l'an dernier.

Localisée à Odéon (19 rue Grégoire de Tours), ouverte jusqu'au 15 décembre (attention pour les cadeaux de Noël) tous les jours (le lundi et le dimanche, seulement l'après midi), on y trouvera des Totoro, de quoi fêter les 30 ans de Kiki la petite sorcière et autres peluches, mugs, portes-clefs ayant pour effigie les personnages légendaires du studio, dont on attend le prochain film, Kimi-tachi wa D? Ikiru ka (How Do You Live en anglais, Comment vivez-vous en français) l'année prochaine (au mieux).

Notez aussi que le catalogue Ghibli a été récemment acquis par HBO Max (Warner Media) pour la diffusion des films en streaming.

Le parc d’attraction Ghibli prévu pour 2022

Posté par vincy, le 26 avril 2018

Il faudra attendre encore quatre ans. Mais le Studio Ghibli prépare son parc d'attraction dans la région de Nagoya, entre Tokyo et Osaka, sur la fameuse ligne à grande vitesse du Shinkansen qui relie les principales villes de l'archipel japonais. Le projet, annoncé il y a plus d'un an, s'étendra sur 220 hectares à Nagakute, sur l'ancien site de l'Exposition universelle de Nagoya (2005). Lors de l'expo, la maison de Satsuki et Mei, issue du film Mon voisin Totoro, avait été reproduite.

Initialement, le parc était espéré pour 2020. Ce sera pour 2022. Les visiteurs entreront par une reconstitution de la structure du Château ambulant. Le village de Princesse Mononoke, la vallée des sorcières, qui accueillera des attractions autour du Château ambulant et de Kiki, la petite sorcière, la forêt Dondoko, autour de Totoro, ont déjà été dévoilés.

Au final, le parc sera divisé en cinq grandes zones recréant les paysages et les décors imaginaires des films du studios mais aussi un espace dédié pour les enfants et un grand entrepôt (qui comprendra boutiques, cinéma, salle de spectacle...)

Le Studio d'Hayao Miyazaki et d'Isao Takahata, décédé début avril, possède déjà un musée à Mitaka, dans la banlieue de Tokyo.

Hayao Miyazaki pourrait transformer « Boro la chenille » en long métrage

Posté par vincy, le 14 novembre 2016

Allez commençons la semaine avec un peu d'espoir: le cinéaste japonais Hayao Miyazaki pourrait sortir de sa retraite. Lors d'un documentaire diffusé dimanche 13 novembre sur la NHK ("L'Homme qui n'a pas tout dit"), le réalisateur, qui s'avouait trop vieux et trop fatigué pour faire un long métrage après Le vent se lève en 2013, a confié qu'il était prêt à refaire un nouveau film.

Ce film serait une version longue du court métrage Boro la chenille (Kemushi no Boro), qu'il finalise pour le Musée Ghibli (où il sera montré en 2018). Le projet pourrait se faire d'ici 2020, à l'occasion des J.O. de Tokyo. Miyazaki aurait près de 80 ans. D'ailleurs, le cinéaste ajoute, lucide ou ironique, qu'il ne faut pas qu'il meurt d'ici là. Miyazaki a déjà évoqué le projet avec le producteur historique de Ghibli, Toshio Suzuki.

La révolution est ailleurs, et le déclic y est sans doute lié pour le vénérable Miyazaki. Pour la première fois, avec Boro la chenille, le réalisateur a utilisé une animation assistée par ordinateur pour faire son premier dessin animé en 3D.

Le documentaire de la NHK a suivi Hayao Miyazaki durant deux ans, s'offrant quelques entretiens exclusifs et le montrant travaillant sur sa "chenille".

Studio Ghibli: une série sur Amazon et une boutique éphémère à Paris

Posté par vincy, le 20 octobre 2016

Pour les 5 ans de M Le Monde, le magazine constatait que le studio Ghibli était en mode pause. C'est allé un peu vite. Ghibli a réduit la voilure mais reste actif: une collaboration active sur La Tortue rouge, l'extension du Musée Ghibli, quelques publicités et même la réalisation d'un court-métrage par Hayao Miyazaki (Kemushi no Boro /Boro la chenille), projet datant de 1997 qui sera diffusé à partir de 2018 au musée du studio.

Le studio Ghibli a aussi réalisé une série en 2014, Ronya, fille de brigand (Sanzoku no musume Ronja), jusque là diffusée uniquement au Japon. Bonne nouvelle pour les autres, Amazon diffusera cette série, adaptée d'un roman de 1981 de la suédoise Astrid Lindgren (paru en France en 1984), dans tous les pays où sa plateforme en ligne est présente (le service devrait arriver en France dans les prochains mois). La série comporte 26 épisodes.

En attendant, du 22 octobre au 3 novembre, une boutique éphémère entièrement dédié aux univers oniriques de Miyazaki, avec des produits directement importés du Japon qui feront le bonheur des collectionneurs, s'installe à Paris. Ce pop-up store s'installe au Château éphémère, 26, rue Charles Beaudelaire, métro Ledru-Rollin, dans le 12e arrondissement.

Le Studio Ghibli fête ses 30 ans avec une grande expo à Tokyo

Posté par vincy, le 22 août 2016

Tout l'été, à Tokyo, le Studio Ghibli fête son 30ème anniversaire avec une immense exposition rétrospective. Affiches, objets, dessins, produits dérivés d’époque, installations monumentales : cela n'a rien à voir avec ce qui est proposé au Musée Ghibli, à une demi-heure de train, partiellement fermé pour cause de travaux.

Créé en juin 1985 par Hayao Miyazaki et Isao Takahata, créent la compagnie Tokuma Shoten qui muera en studio Ghibli (du nom utilisé par les italiens pour désigner un avion de reconnaissance pendant la Seconde Guerre Mondiale). Depuis Ghibli est devenu une référence dans l'animation, avec un Ours d'or, un Lion d'or et un Oscar. A Roppongi Hill, le Tokyo City View, un observatoire à 250 mètres haut dessus du niveau de la mer offrant une vue panoramique à 360 degrés sur la ville, accueillent donc l'hommage spectaculaire à cette gloire (inter)nationale.

Derrière un bar, un Totoro grandeur nature, un chat-bus qui peut recevoir plusieurs adultes, une immense maquette qui vole, de haut en bas, etc... tout est fait pour revivre les grands moments des dessins animés issus des studios, de Nausicaa à La tortue rouge.

Annie Awards: Vice-Versa, Le voyage d’Arlo, Snoopy et les Peanuts, Anomalisa et Shaun le mouton nommés pour le meilleur film

Posté par vincy, le 1 décembre 2015

Les 43e Annie Awards, les Oscars de l'animation, ont révélé aujourd'hui leurs nominations en vue de la cérémonie du 6 février prochain.

Vice-Versa, grand favori, sera confronté dans la catégorie meilleur film d'animation à un autre film Pixar, Le voyage d'Arlo, mais aussi Snoopy et les Peanuts, Anomalisa (Grand prix du jury à Venise) et Shaun le mouton, une co-production française. Les Minions, Hôtel Transylvanie 2, Bob l'Eponge ou En route! ont été complètement évincées de cette liste de finalistes, même s'ils sont nominés dans d'autres catégories (7 fois pour les Minions). Mais là aussi, dans les nominations plus techniques, Pixar domine largement.

Pour la réalisation, les Annie Awards ont opté pour Charlie Kaufman et Duke Johnson (Anomalisa), Raul Garcia (Extraordinary Tales), Roger Allers (Le Prophète), Pete Docter (Vice-Versa), Mark Burton et Richard Starzak (Shaun le mouton), Steve Martino (Snoopy), et Hiromasa Yonebayashi (Souvenirs de Marnie).

A cela s'ajoute une nouvelle catégorie, celle du meilleur film d'animation indépendant où sont en lice Le garçon et le monde (Grand prix à Annecy en 2014, également nominé pour la meilleure musique et les décors), Le Prophète (également nominé dans la catégorie montage), qui sort demain en salles, Le garçon et la bête, le nouveau film de Mamoru Hosoda, et Souvenirs de Marnie, dernier long métrage des studios Ghibli (également nominé dans la catégorie scénario face à Vice-Versa et Shaun le mouton).

Les performances vocales ne sont pas oubliées: Jennifer Jason Leigh (Anomalisa), Amy Poehler et Philly Smith (Vice-Versa), le français Pierre Coffin et Jon Hamm (Les Minions), Alex Garfin et Bette Midler (Snoopy), Tom Kenny (Bob l'Eponge).

Pixar est aussi nominé dans la catégorie meilleur court métrage animé avec Sanjay's Super Team. Au total, le studio cumule 25 citations.

Côté effets visuels ou animés dans les productions hollywoodiennes, les votants ont choisi ceux de Jurassic World, Avengers: l'Ere d'Ultron, Le Labyrinthe 2 et le dernier Hobbit.

Enfin, parmi les 36 catégories, les Annie Awards, ont aussi retenu une pub pour les pneus français Michelin.

Hayao Miyazaki prépare un court en 3D pour le Musée Ghibli

Posté par vincy, le 13 juillet 2015

cabine de projection musée ghibli © vincy thomasLors d'une conférence de presse aujourd'hui, Hayao Miyazaki, a annoncé qu'il travaillait sur un court métrage en 3D autour de l'existence d'une frêle chenille. "Je me consacre actuellement à ce projet de dessin animé sur une toute petite chenille qui vit sur une feuille, une si petite chenille qu'une pichenette pourrait lui ôter la vie".

Le dessin animé d'une dizaine de minutes sera intégralement réalisé en images de synthèse,.

C'est la première fois que le cinéaste va utilisé ce procédé pour l'intégralité d'un film. Le court métrage nécessitera environ trois années de travail avant d'être diffusé en exclusivité dans le Musée Ghibli, près de Tokyo.

Kemushi no boro (Boro la chenille) devait être un long métrage avant que Miyazaki ne se lance dans Princesse Mononoke au milieu des années 90.

Durant cette même conférence, Hayao Miyazaki a confirmé qu'il ne ferait plus de long métrage (lire notre actualité du 6 septembre 2013).

14 événements marquants de l’année cinéma 2014

Posté par vincy, le 4 janvier 2015

scarlett johansson under the skin

L'année cinéma ne fut pas de tous repos. Hormis ce qui compte le plus, les films, l'industrie a connu de fortes turbulences et parfois même quelques séismes faisant bouger les plaques tectoniques les plus solides. Le cinéma reste un art fragile, mué par une industrie qui cherche en vain des formules, recettes, et autres martingales rassurant les investisseurs.

La preuve la plus spectaculaire est évidemment l'énorme opération de piratage qui a ébranlé le géant Sony Pictures. Alors que le studio lançait en fanfare le tournage du nouveau James Bond, Spectre, ses ordinateurs étaient "hackés". Et les "Gardiens de la Paix", qui revendiquent l'acte de "vandalisme" pour reprendre le mot de Barack Obama, se sont délectés: révélation des salaires des dirigeants, des contrats pour les films, des courriels (parfois très politiquement incorrects) entre les dirigeants, diffusion de films en ligne et, en point d'orgue, menace d'attentats pour quiconque projetterait le film The Interview. Ce dernier fait marquant a créé un dangereux précédent: Sony a d'abord annulé la sortie du film, avant de négocier avec quelques 300 salles et une plateforme en ligne. En capitulant devant des terroristes, en censurant une comédie satirique, Sony s'est mis Hollywood et une grande partie de la classe politique à dos...

Mais l'année 2014 ce n'était pas que ça. A Hollywood, les mines sont peu enjouées: le box office est en retrait, les suites produites n'ont pas été les cartons annoncés. Seuls les super-héros et franchises pour la jeunesse ont vraiment cartonné (les deux films les plus populaires de l'année sont finalement un Hunger Games). Pas étonnant alors que tous les studios se soient lancés dans un programme ambitieux de sagas, avec en tête une guerre déclarée entre Disney-Marvel-Star Wars et Warner Bros-DC Comis-Harry Potter. Les plannings sont prêts jusqu'en 2020. Un véritable travail à la chaîne.

Mais Hollywood a les yeux rivés au-delà. Du financement à la distribution, désormais c'est du côté de la Chine que ça se passe. L'Empire du milieu, déjà 2e marché cinéphile du monde, va devenir rapidement la plus grosse réserve de spectateurs. Certains films américains y font un box office presque supérieur à celui qu'ils réalisent en Amérique du nord. Partenariat, coopération, joint-venture: tout le monde veut sa place là bas. C'est le nouvel eldorado.

Même les Français s'y investissent. Ironiquement d'ailleurs, c'est un remake chinois d'un film français réalisé par un cinéaste français qui représentait la Chine aux Oscars. Tout un symbole d'ouverture. Tandis que dans l'Hexagone, on joue à Jean-qui-rit/Jean-qui-pleure. La fréquentation des salles est à un excellent niveau. La part de marché des films français a rarement été aussi bonne.  Trop tôt pour dire si l'opération 4€ pour les moins de 14 ans a joué un effet déclencheur sur les films familiaux. Mais avec deux symboles, le carton à 12 millions d'entrées de Qu'est-ce-qu'on a fait au Bon Dieu? et le triomphe international de Lucy, le cinéma français continue de séduire (y compris à la télévision puisqu'Intouchables s'est offert une audience de coupe du monde avec 13 millions de téléspectateurs). Mais, dans le même temps, la production française connaît une crise sans précédent avec une réduction drastique des tournages et des budgets. A cela s'ajoute une véritable vulnérabilité du modèle économique et des tensions sociales toujours d'actualité.

Le cinéma est une économie périlleuse. Des studios Ghibli au Japon qui décident de fermer temporairement leur département long métrage aux festivals (Film asiatique de Deauville, Paris Cinéma) qui mettent la clef sous le rideau, la crise touche tout le monde, même des valeurs qu'on croyaient sûres. Cela oblige de nombreux acteurs de l'industrie de modifier leurs stratégies. L'événement le plus flagrant fut sans doute la mise en ligne par Wild Bunch, en Vidéo à la demande, de Welcome to New York, d'Abel Ferrara, avec Gérard Depardieu, sans passer par la case salles. Evénement qui a parasité Cannes et qui sera de plus en plus courant. Dans le même temps Wild Bunch a d'ailleurs créé une société de e-distribution et s'est marié avec un groupe allemand.

Le numérique est de plus en plus présent dans toutes les strates du cinéma: tournage, diffusion, et même marketing et promotion. Un selfie aux Oscars fait davantage de bruit et d'impact qu'une campagne de publicité massive. Même si la tendance du selfie peut agacer (sur les marches de Cannes), tous les distributeurs profitent désormais des réseaux sociaux pour promouvoir leurs films. Les stars aussi. James Franco en a même un peu abusé...

Évidemment, d'autres faits ont marqué cette année 2014. A commencer par les disparitions de personnalités qui nous manqueront devant ou derrière l'écran. L'émotion mondiale a été à son comble avec l'overdose de Philip Seymour Hoffman et le suicide de Robin Williams, deux immenses acteurs américains. De l'émotion, il y en a eu cette année. Nous resterons marqués par les adieux discrets et humbles, mais ô combien touchants, de Gilles Jacob sur la scène du Palais des Festivals à Cannes, après avoir remis la Caméra d'or, qu'il a créé, à un premier film français revigorant (Party Girl).

Mais finalement, 2014 n'est-ce-pas Scarlett Johansson qui l'incarne le mieux, en étant, paradoxalement, l'actrice la plus désincarnée de l'année? Voix virtuelle et numérique dans Her, super-héroïne se muant en clé USB dans Lucy, girl next door irrésistible en second-rôle dans Chef et personnage de BD en tête d'affiche dans Captain America : Le soldat de l'hiver, elle est toutes les femmes sans en être une seule. Elle est à la fois la belle et la bête. Elle incarne le vide existentiel de notre époque, reflète nos fantasmes, nous renvoie l'image d'une star caméléon, jusqu'à se désintégrer pour bien nous prouver qu'elle n'est pas réelle dans Under the Skin. En cela, en alien-vampire s'humanisant au contact des hommes qu'elle piège, créature hybride mise à nue par la souffrance de notre monde, Scarlett Johansson illustre numériquement et charnellement (antagonismes?) ce que le cinéma cherche encore et toujours: la restitution de la réalité à travers un imaginaire de plus en plus technologique.

Ghibli, Ocelot, Morelli, Moore au 12e festival Carrefour du cinéma d’animation

Posté par kristofy, le 4 décembre 2014

Le 12e festival Carrefour du cinéma d’animation à Paris s'ouvre aujourd'hui au Forum des Images, et se tiendra jusqu'au 7 décembre. Une programmation dense (30 séances) et internationale (Chine, États-Unis, Estonie, Japon, Irlande, Canada, Palestine, France...), des réalisateurs et animateurs prestigieux à rencontrer: le rendez-vous est ambitieux.

En avant-première 8 longs métrages seront projetés: 108 rois-démons en ouverture présenté par son auteur Pascal Morelli, Rocks in my Pockets, Hôtel 12 étoiles, Le chant de la mer et pour les plus jeunes Gus, petit oiseau, grand voyage réalisé par Christian de Vita et Mune réalisé par Alexandre Heboyan et Benoit Philippon. A noter en clôture le très attendu Souvenir de Marnie, le dernier film d’animation du studio Ghibli, avant sa sortie prévue en janvier 2015.

C’est aussi l’occasion d’un coup de projecteur sur des films politiques avec un hommage à la Palestine et aussi d’une rétrospective de l’œuvre du japonais Okamoto Tadanari.

Invités d'ici et d'ailleurs
Cartes blanches à Michel Ocelot (Kirikou) et à Florence Miailhe.
Le belge Picha parlera d’érotisme dans le cinéma d’animation (Le Chaînon manquant était au Festival de Cannes en 1980).
A découvrir aussi les parcours de l’allemand Andreas Hykade ( Love & Theft ), de l’irlandais Tomm Moore (son sublime Le Chant de la mer, sort la semaine prochaine; il viendra avec un making-of ), du canadien Marv Newland ( Bambi meets Godzilla en 1969, puis fondateur du studio International Rocketship Limited au Canada), des frères Paul et Gaëtan Brizzi (Astérix et la surprise de César, Fantasia 2000.

Le public est invité à s’initier aux secrets de fabrication d’un film d’animation et à la diversité des techniques utilisées durant le festival, avec, notamment, la réalisation d’un ‘cadavre-exquis’ animé par 60 étudiants en animation. Il y aura aussi un florilège de films d’écoles audacieux et une sélection de courts-métrages du monde entier.

Voici une bande-annonce du festival, elle a été réalisée par les étudiants de l’Ecole des Métiers du Cinéma d’Animation et la bande-son par le compositeur Matthieu Gérard -Tulane :

___________

12e festival Carrefour du cinéma d’animation
Du 4 au 7 décembre.
Renseignements sur le site de la manifestation

Le futur incertain du Studio Ghibli

Posté par vincy, le 4 août 2014

studio ghibliLa nouvelle n'en est pas vraiment une : le producteur Toshio Suzuki a annoncé sur MBS que le Studio Ghibli allait faire une pause dans la production des long-métrages d'animation. "Il n'est pas impossible que nous continuions à produire. Mais nous prenons une brève pause pour reconsidérer ce que nous devons faire" a-t-il expliqué.

Après le doublé historique des deux fondateurs du studio - Le vent se lève, ultime film d'Hayao Miyazaki, et Le conte de la princesse Kaguya, qui signait le grand retour de Isao Takahata, l'incertitude sur l'avenir du studio alimentait les plus folles rumeurs. Le principal problème du Studio était bien entendu l'âge (et la fatigue) des capitaines, décidés à profiter un peu de leur retraite (lire notre actualité du 6 septembre). Incapables de trouver une relève (la tyrannie d'Hayao Miyazaki a eu raison des plus grands talents qui se sont enfuis et même de son fils qui se sent bridé), il devenait difficile de faire vivre l'héritage.

Le dernier long métrage du studio, Marnie (Omoide no Marnie) d'Hiromasa Yonebayashi (Arrietty) n'a rapporté que 10 millions de $ au box office japonais en 2 semaines. On est loin du Vent se lève (120M$), champion du box office local l'an dernier. Déjà, la Princesse Kaguya (23M$) n'avait pas été rentabilisé. Deux films qui échouent suffisent à mettre en péril l'équilibre précaire d'un studio dont les contrats sont à plein temps et à durée indéterminée. "Au Japon, l'ensemble des studios de production de dessin animé ont pour usage de payer les animateurs à la tâche (au plan ou au dessin), expliquait Ilan Nguyên, lecteur à l'université des arts de Tokyo au journal Le MondeGhibli est l'une des seules compagnies à s'être attaché leurs services en les embauchant."

Personne ne parle d'un arrêt des Studios Ghibli, mais plutôt d'une restructuration, d'un nettoyage de printemps. Les contrats en CDI vont redevenir freelance. La vente de licences et des produits dérivés va être une priorité stratégique. Le musée Ghibli est toujours en quête d'un agrandissement. Ghibli peut rester une simple rente, gérant les droits d'auteurs et son patrimoine immobilier, produisant des courts-métrages, publicités et vidéo-clips. Mais aucun film n'est en projet. Depuis plusieurs mois, on sait que le département des long-métrages va baisser le rideau.

Il reste trois options. La première est interne : que les animateurs du studio s'affranchissent de leurs maîtres et proposent des longs métrages. «J’espère que les jeunes de l’équipe profiteront de mon départ pour s’exprimer davantage et proposer leurs propres idées ambitieuses» avouait un cadre du studio il y a quelques mois. Mais en ont-ils la capacité après des années à vivre dans l'ombre et sans la moindre possibilité de s'émanciper?

La deuxième est le retour de Mamoru Hosoda. Avec Les Enfants loups, Ame et Yuki (2012), le fondateur du Studio Chizu est devenu l'héritier emblématique et évident de Hayao Miyazaki. Mais il a fondé son propre studio après avoir été remercié en pleine production du Château ambulant.

La troisième est le rachat du Studio par Walt Disney Company. Les pourparlers ont commencé il y a un an. La valeur de Ghibli est estimé à 840M€. Le studio distribue les films de Ghibli dans le monde entier, à l'exception du Japon. Les produits dérivés Ghibli sont vendus dans le Disneyland de Tokyo. Si un tel rachat devait avoir lieu, on imagine le séisme psychologique chez les Japonais : Ghibli y est considéré comme un Trésor national.