Les critiques de Los Angeles plébiscitent Roma et Burning

Posté par vincy, le 10 décembre 2018

Le cinéma étranger a eu les faveurs des critiques de Los Angeles. Avec Roma, le mexicain Alfonso Cuaron a ainsi reçu deux prix, dont celui du meilleur film, tout en étant finaliste dans deux autres catégories. Cuaron réalise l'exploit de recevoir pour la 2e fois ce prix, 5 ans après Gravity. Il rejoint ainsi Ang Lee, Alexander Payne, Steven Spielberg, Martin Scorsese, Milos Forman et Clint Eastwood dans ce tableau d'honneur des cinéastes doublement primés par les LAFCAA.

Le sud-coréen Lee Chang-dong, avec Burning, a reçu deux prix lui aussi, tout en étant finaliste dans la catégorie meilleur film. La Palme d'or japonaise Une affaire de famille et le cinéaste nippon Hayao Myazaki ont également été distingués.

L'autre vainqueur de la soirée est Netflix avec les prix pour Roma mais aussi le prix du meilleur documentaire et une mention pour le film posthume restauré d'Orson Welles.

On retrouvera la plupart de ces films et personnalités récompensées aux Oscars. : parmi les meilleurs films récompensés, Les démineurs, Spotlight et Moonlight ont reçu l'Oscar du meilleur film.

Meilleur film: Roma (finaliste: Burning)
Meilleur réalisateur: Debra Granik pour Leave No Trace (finaliste: Alfonso Cuaron pour Roma)
Meilleur acteur: Ethan Hawke pour First Reformed (finaliste: Ben Foster pour Leave No Trace)
Meilleure actrice: Olivia Colman pour La Favorite (finaliste: Toni Collette pour Hereditary)
Meilleur second-rôle masculin: Steven Yeun pour Burning (finaliste: Hugh Grant pour Paddington 2)
Meilleur second-rôle féminin: Regina King pour If Beale Street Could Talk (finaliste: Elizabeth Debicki pour Les veuves)
Meilleur scénario: Nicole Holofcener et Jeff Whitty pour Can You Ever Forgive Me? (finaliste: Deborah Davis et Tony McNamara pour La favorite)
Meilleur film d'animation: Spider-Man New Generation (finalistes: Les indestructibles 2)
Meilleur film en langue étrangère ex-aequo: Burning, Une affaire de famille
Meilleur documentaire: Shirkers (finaliste: Minding the Gap)
Meilleure image: Roma (finaliste: If Beale Street Could Talk)
Meilleur montage: Minding the Gap (finaliste: Roma)
Meilleure musique: If Beale Street Could Talk (finaliste: First Man)
Meilleurs décors: Black Panther (finaliste: La Favorite)

Prix pour l'ensemble de sa carrière: Hayao Miyazaki
Prix Douglas Edwards pour un film expérimental: The Green Fog
Prix Nouvelle génération: Chloe Zhao
Mention spéciale: The Other Side of the Wind d'Orson Welles

Cannes 2018: Qui est Steven Yeun ?

Posté par vincy, le 16 mai 2018

Il est américano-coréen. Steven Yeun est né en Corée (du sud) et a grandi dans le Michigan où ses parents étaient commerçant en maquillage et beauté. Inutile de dire que la beauté, il l'a et le maquillage semble superflu pour ce jeune homme de 34 ans.

L'an dernier, Steven Yeun était à l'affiche d'un film en compétition à Cannes, membre du Front de Libération Animale dans Okja, qui défraya la chronique non pas pour les qualités du film mais pour son appartenance à la galaxie Netflix.

Mais c'est avant tout sur le petit écran qu'il s'est fat connaître. Aux côtés d'innombrables petits rôles dans diverses séries, il tourne six saisons de The Walking Dead, incarnant Glenn Rhee, intrépide et chanceux, enclin à aider les autres, mais néanmoins froidement assassiné au début de la septième saison.

Après avoir débuté dans l'impro, il a préféré devenir acteur que de suivre des études classiques, se heurtant à ses parents, pas farouchement enthousiastes. Alors que sa carrière s'épanouit, il investit dans le restaurant Bun Shop de son frère.

Car depuis qu'il a quitté The Walking Dead, Steven Yeun s'investit avant tout dans le cinéma. En 2014, il est de l'aventure du poétique I Origins de Mike Cahill, prix du meilleur film à Sitges et récompensé à Sundance. Puis on le retrouve dans l'horrifique Mayhem de Joe Lynch, où la encore la science lui joue des tours. Il s'avère à l'aise dans l'univers du film d'action, ce qui lui sera utile dans Okja.

Steven Yeun enchaîne les films, refusant d'être cantonné au personnages de l'asiatique de service. Doubleur hors-pair et voix de films d'animation très divers, on le retrouvera dans Sorry to Bother You de Boots Riley, comédie fantastique avec Armie Hammer et Tessa Thompson qui sortira cet été.

En attendant, il revient à Cannes, en compétition, avec Burning de Lee Chang-dong, cinéaste rare et souvent sélectionné, ancien ministre de la culture de son pays et écrivain. Steven Yeun y sera Ben, homme au mystérieux passé, qui fait la rencontre de Jongsu, jeune coursier, par l'intermédiaire d'une amie commune.

Ce sera sans aucun doute l'occasion pour le comédien de révéler une autre part de son talent, sans exposer ses biceps ou affronter des ennemis de toutes sortes. Un premier grand rôle dramatique qui est aussi son premier grand rôle dans son pays natal...