Posté par redaction, le 22 avril 2011
Il y a 40 ans, Duel débarquait sur les écrans. Les téléspectateurs américains découvraient Steven Spielberg. Quatre décennies plus tard, quelques Oscars et des milliards de $ de recettes aux box office mondial, le "golden boy d'Hollywood" s'apprête à sortir deux films (Tintin, Le secret de la Licorne et Cheval de guerre) et à en réaliser un troisième, Lincoln, avec Daniel Day-Lewis. Ce dernier sera à l'affiche en 2012.
Pure coïncidence ou habile marketing, en août 2012, le réalisateur et producteur sera aussi en librairie avec Steven Spielberg: A Retrospective. Ce beau livre qui s'annonce épais sera édité en France par La Martinière. Il s'agit d'une anthologie sur l'oeuvre de Spielberg, qui écrira lui-même la préface. L'ouvrage comprendra aussi des textes et les interviews du critique de cinéma Richard Schickel ainsi que des images issues des archives de DreamWorks.
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Posté par vincy, le 13 avril 2011
James Cameron et Wim Wenders ont avoué avoir été frustrés de ne pas pouvoir tourner leurs films en 3D, respectivement Avatar et Pina, en 72 images par seconde. La technologie les contraignait au classiques 24 images par seconde, ce qui freinait la fluidité des mouvements, pour leur plus grand désespoir artistique.
Peter Jackson, qui a enfin commencé le tournage de Bilbo le Hobbit, après des mois de retards (financement du film périlleux, séisme en Nouvelle-Zélande, hospitalisation du cinéaste) a décidé de filmer en 48 images par seconde. "C'est ce qui ressemble le plus au réel et est le plus facile à regarder, spécifiquement en 3D". C'est une révolution aussi majeure que l'arrivée du son, de la couleur et de l'image en relief.
Cela posera quelques problèmes techniques : comment adapter cette vitesse à des projecteurs non numériques, qui équipent encore une grande partie des salles mondiales. Une simple conversion rendrait l'image plutôt bizarre sur des projecteurs normaux. Il faudra donc fusionner deux images en une en post-production.
Warner Bros peut aussi décider de ne miser que sur les cinéma numériques, de plus en plus nombreux, et couvrant l'ensemble des territoires occidentaux.
Après Bilbo le Hobbit, Jackson tournera la suite de Tintin, Le secret de la Licorne, de Steven Spielberg : Tintin, Le temple du soleil, à condition que le film de Spielberg cartonne. A l'origine , il s'agissait d'une trilogie. Mais jamais la réalisation du deuxième film n'avait été explicitement conditionnée au succès du premier. La crise économique incite les studios à la prudence.
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Posté par geoffroy, le 3 janvier 2011
L'année commence tristement. Pete Postlethwaite (voir les films critiqués sur Ecran Noir) est décédé dimanche 2 janvier à 64 ans des suites d’un cancer. Cet acteur de seconds rôles aura réussi à imposer sa « gueule » aussi dure que touchante pendant près de 35 ans. Il avait été tenté un temps de devenir prêtre. Il en avait le regard, apaisé et allumé, la foi viscérale dans le corps et dans le sang. Pour lui, le métier de comédien était celui d'un "imposteur professionnel". Pourtant, il en fit sa profession. Celui qui fut, tout d’abord, professeur d’art dramatique avant de rejoindre la prestigieuse Royal Shakespeare Compagny, commença sa carrière devant les caméras sous l’œil avisé de Ridley Scott dans les Duellistes (1977).
Après quelques films dont le Hamlet de Franco Zeffirelli, la carrière de Postlethwaite prend une nouvelle tournure en 1992 lorsqu’il est choisi par David Fincher pour jouer l’un des criminels de la planète-prison Fiorina 161 dans Alien 3. Son interprétation comme son visage ne passent pas inaperçu. S’ensuit une pelletée de seconds rôles souvent mémorables dans des films de qualité, signés de cinéastes inspirés : le Dernier des Mohicans (1992), Usuals suspect (1995), Roméo + Juliette (1996), deux films de Steven Spielberg qui ne tarissait pas d'éloges sur son talent, Amistad (1997), Jurassic Park : Le monde perdu (1997), The Constant Gardener (2005), Inception (2010) et récemment dans the Town de Ben Affleck.
Mais pour beaucoup, il restera l’acteur de deux films formidables qu’il aura su porter de bout en bout avec un charisme rare entre subtilité, abnégation et courage. Au Nom du père (1994) et les Virtuoses (1996) synthétisent à merveille le talent d’un acteur discret reconnu de tous. Pete Postlethwaite fut, en 1993, nommé à l’oscar du meilleur second rôle pour l'interprétation de cette figure du père protégeant son fils délinquant irlandais (Daniel Day-Lewis) dans Au Nom du père. Killing Bono, dernier film du chef d'orchestre militant dans le populaire et chaleureux Virtuoses, sortira à titre posthume sur les écrans en 2011.
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Posté par Claire Fayau, le 7 décembre 2010
"- C'était une fille !
- Brillante déduction, Watson!"
L'histoire : Londres, à l’époque victorienne. Un comptable notoire se jette de sa fenêtre à la suite d’horribles hallucinations ; on conclut au suicide. Non loin de là, le jeune John Watson entre à la prestigieuse Académie Brompton, un internat pour adolescents où il fait la connaissance d’un certain Sherlock Holmes. Le sens de déduction prodigieux de ce dernier en fait la coqueluche de l’école. Mais pendant que le détective en herbe poursuit ses études, les meurtres se succèdent, de plus en plus étranges. Lorsque son mentor, le professeur Waxflatter, succombe à son tour, Sherlock Holmes décide de mener l’enquête, épaulé par Watson...
Reprise : Réalisé par Barry Levinson (Rainman), produit par Steven Spielberg, Le Secret de la Pyramide retrace les jeunes années de Sherlock Holmes, avec une certaine distance. Écrit par Chris Colombus (Harry Potter 1 et 2), ce film d'aventures fait des infidélités (assez jouissives) à Conan Doyle.
Ce mix d'Indiana Jones (et le temple maudit), des Goonies , de La Momie, des Gremlins... et d'Harry Potter (l'école de Sherlock et les scènes à Brompton renvoient à Poudlard) fait un peu "gloubiboulga" pour les adultes, mais le scénario, classique tient la route.
La relecture du personnage est intéressante. Sherlock passe de l'état de jeune homme amoureux et émotif à un adulte presque trop sérieux. Les puristes s'offenseront de cette interprétation tandis que les cinévores s'en amuseront.
Étrangement, les effets spéciaux (nommés aux Oscars) n'ont pas vieilli. Il s'agit du premier film où un personnage (le chevalier qui prend vie dans la scène du vitrail - la plus réussie) est entièrement conçu par ordinateur grâce à un certain John Lasseter (Pixar). Il a fallut quatre mois pour parvenir à ce résultat.
La touche Spielberg se retrouve dans la cruauté et la violence de certaines séquences d'un film pourtant destiné aux plus jeunes.
Cela n'empêche pas le film de perdre son intensité au fil de l'histoire, sans doute à cause d'un casting manquant de charisme (Nicholas Rowe, alias le détective, n'a d'ailleurs rien fait de marquant depuis). Malgré des clins d'oeil appuyés (E.T. par exemple), Le secret de la pyramide ne parvient jamais à dépasser le genre pour s'imposer comme une référence.Et pourtant, à voir ce générique de fin qui réserve une surprise, on imagine que les créateurs avaient l'idée d'une suite. Mais ce Young Sherlock Holmes fut un fiasco total, ne rapportant même pas un quart de son budget au box office.
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Posté par vincy, le 20 juin 2010
A quelques semaines du premier clap de War Horse (voir actualité du 4 mai 2010), Steven Spielberg a bouclé son casting. Dans le rôle principal du jeune homme qui scelle son destin avec un cheval lors de la première guerre mondiale, on retrouvera le quasiment inconnu Jeremy Irvine.
On se souvient que Spielberg a un certain flair concernant les jeunes acteurs, ayant révélé des comédiens comme C. Thomas Howell, Drew Barrymore, Christian Bale, mais aussi Djimon Hounsou ou Whoopi Goldberg.
Jeremy Irvine n'a qu'une série télévisée à son actif. Life Bites est une sitcom pour la chaîne britannique de Disney dans laquelle il a eut un rôle récurrent. Il aussi joué sur scène avec la Royal Shakespeare Company ce printemps à Londres, dans la pièce "Dunsinane", une suite à "Macbeth".
Irvine sera entouré de comédiens plus connus et souvent issus d'un cinéma européen d'auteur : Emily Watson, Peter Mullan, David Thewlis, le français Niels Arestrup, mais aussi Benedict Cumberbatch, Celine Buckens, Nicolas Bro, Tom Hiddleston et Stephen Graham.
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Posté par vincy, le 18 mars 2010
True Grit (100 $ pour un Shérif) sera le prochain film des frères Coen. Un remake donc (voir actualité du 28 octobre 2009). Matt Damon sera le héros de ce Western culte. Il sera entouré de Jeff Bridges, récent Oscar du meilleur film et inoubliable "Dude" de Big Lebowski, Josh Brolin (No Country for Old Men), Barry Pepper (Il faut sauver le soldat Ryan), Paul Ree, et la jeune et jolie, et quasiment inconnue, Hailee Steinfeld.
Co-produit par Steven Spielberg et Scott Rudin, la photo sera toujours signé du grand Richard Deakins et la musique composée par Carter Burwell, deux de leurs fidèles.
Le tournage débutera en avril et la sortie américaine est prévue pour Noël prochain. De quoi offrir une éventuelle belle avant-première européenne à Berlin en 2011.
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Posté par vincy, le 18 février 2010
Vanity Fair a révélé les 40 plus grosses fortunes d'Hollywood pour l'année 2009. L'occasion pour nous de diviser le classement par métiers. Les réalisateurs trustent les cinq meilleures places. On constate aussi que le poids des recettes internationales augmentent considérablement les revenus, tout comme le cumul des fonctions (producteur-réalisateur-scénariste). Si Cameron n'a pas encore profité pleinement de l'effet Avatar, et si Spielberg n'a fait que produire l'an dernier, on note que les films à grands spectacles conduisent aux gros comptes en banque...
1 - Michael Bay - 125 millions de $
2- Steven Spielberg - 85 millions de $
3 - Roland Emmerich - 70 millions de $
4 - James Cameron - 50 millions de $
5 - Todd Phillips - 44 millions de $
9 - J.J. Abrams - 36 millions de $
11 - Tyler Perry - 32,5 millios de $
20 - Ron Howard - 25,5 millions de $
27 - Oren Peli et Jason Blum - 22,5 millions de $
36 - Clint Eastwood - 17 millions de $
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Posté par vincy, le 1 février 2010
Si les bédéphiles ont été déçus de ne pas voir les premières images du film de Steven Spielberg, Tintin - Le secret de la Licorne (réalisé en 3D motion capture), un an après avoir vu les premières images de tests de la production, ils auront au moins appris que l'avant-première mondiale devrait avoir lieu dans la capitale du 9e art, où la tête d'Hergé trône en plein coeur de la ville.
L'événement aura lieu hors festival, en octobre 2011, en présence de Peter Jackson, qui réalisera le deuxième opus cinématographique, et co-produit avec Spielberg les premiers pas de cette franchise. Ce sera aussi le premier film d'animation du cinéaste, qui, à l'origine voulait le faire en prises de vues réelles. Peter Jackson l'a convaincu de rester fidèle au dessin d'Hergé.
Au casting on retrouve Daniel Craig (Rackham le rouge), Simon Pegg et Nick Frost (Dupont et Dupond), Andy Serkis (Capitaine Haddock), Jamie Bell (Tintin), Cary Elwes (le pilote), Tony Curran (Lt Delcourt) , Sébastian Roché (Pedro) et Gad Elmaleh (Ben Salaad).
Selon les premières informations, le film reprendrait la trame de l'ambul du Secret de la Licorne mais avec des éléments du "Crabe aux Pinces d'or", de "L'étoile mystérieuse" et du "Trésor de Rackham le rouge".
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Posté par vincy, le 16 janvier 2010
Sur le petit écran, les films du grand écran ne réprésentent plus que 11 des 100 meilleures audiences en France en 2009 et seulement deux des 30 meilleures audiences de l'année.
Ils sont de moins en moins fédérateurs : Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre a rassemblé 35,5 % de l'audience le jour de sa diffusion, ce qui en fait le film le plus dominateur de l'année ; on est loin des Enfoirés (53,1%), du foot (47,3%), de Dr. House (40,9%).
Parmi les six chaînes généralistes prises en compte par Médiamétrie, W9 (filiale de M6) a fait son record d'audience annuelle avec un film (toujours Astérix, mais en version animée avec Astérix et les vikings), Arte l'a réalisé avec le téléfilm diffusé au cinéma, La journée de la jupe et France 2 a réussi à être à son meilleur grâce à un documentaire, lui aussi projeté au cinéma, Home.
Avec sa 15e Grande Vadrouille, TF1 emporte la médaille d'or de l'audience
Mais force est de constater que les vingt plus grosses audiences "cinéma" en 2009 ont toutes été diffusées sur TF1. 11 films français (que des comédies ou des films familiaux à l'exception de La Môme) et 9 films américains (plutôt des thrillers et des films d'action, à l'exception du Diable s'habille en Prada et de Bruce Tout-Puissant). Le film américain le plus vu fut un Spielberg, La guerre des mondes avec 8,3 millions de téléspectateurs. Mais le grand vainqueur de l'année, la meilleure audience c'est ... La grande vadrouille. Inusable. 9 millions de téléspectateurs pour sa 15e rediffusion, un poil devant Astérix 2 et La maison du bonheur. Sinon, Besson, les acteurs du Splendid et Francis Veber cumulent plusieurs films dans ce classement.
Mais ces valeurs sûres voient leur emprise se fragiliser. Majoritairement inédits, les films les plus vus l'ont aussi moins été que les années précédentes, en moyenne. Avec davantage de films diffusés en première partie de soirée, on s'attendait à mieux. Le cinéma ne semble plus le produit d'appel idéal. France 2 a cartonné avec un James Bond, sans réussi à le placer dans les 20 meilleures audiences annuelles, et faisant à peine plus que Je vais bien ne t'en fais pas, le record de France 3, et Nos jours heureux, le record de M6.
En fait, la surprise provient de W9, la petite chaîne de la TNT. Jusque là Arte dominait le classement des films ayant eu plus d'audience que prévue, à jour comparable. La filiale de M6, avec une programmation grand public, a réussi à séduire davantage de téléspectateurs qu'habituellement. De nombreux films sont parvenus à attirer plus d'un million de téléspectateurs, et notamment le dimanche (face à TF1) et le lundi (jour de séries). En prenant de gros risques de programmation, Arte a même souvent fait moins bien que les autres années avec le cinéma. Tendance inquiétante car si W9 a cartonné avec des films hollywoodiens et des dessins animés, Arte a l'avantage de promouvoir des films d'auteur pointus et des oeuvres européennes rares sur le petit écran.
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Posté par vincy, le 28 décembre 2009
Courrier international vient de consacrer un énorme dossier sur un sujet que n'importe quel cinéphile connaît sur le bout des doigts : Prophéties, apocalypses et fins du monde.
C'est dans l'actu : le Musée du Quai Branly expose triomphalement la civilisation mésoaméricaine de Tehotihuacan (photo). Au bout du parcours, un panneau pédagogique nous apprend, selon les croyances des habitants de cette grande cité antique, que les Dieux, en tant que créateurs, décideront eux-mêmes de la fin de leur civilisation.
Plus au sud, les Mayas avaient prédit une fin du monde pour 2012. Prétexte au film de Roland Emmerich sorti cet automne, avec succès. Car l'apocalypse est un produit inusable. Fantasme destructeur imparabale, Hollywood nous en fait régulièrement des variations sur le même thème. En fait le cinéma a commencé à s'en préoccuper dès les années 1915.
Rien que cette année, des robots ont menacé notre planète dans Transformers, un super-héros a sacrifié les centres des plus grosses mégapoles dans Watchmen, un religieux du Vatican a survécu (temporairement) à une explosion à forte déflagration au dessus du Vatican dans Anges et démons, sans oublier Prédictions, District 9, ou le post-apocalyptique La route. A une différence de taille pour le spectateur : dans 2012, les êtres humains sont des silhouettes et des petites poupées numériques écrasées par l'intérêt du réalisateur de montrer des villes te des régions entières se détruire. L'Homme n'a que peu d'importance dans ce jeu de massacre. Dans La Route, c'est l'inverse, seule compte la détresse des survivants, et finalement leur désolation psychologique.
Les occasions n'ont pas manqué pour casser la belle planète bleue dans tous les sens. Et ce n'est pas nouveau. Emmerich avait déjà réalisé deux films dans le domaine, Independance Day et Le jour d'après. Extra-terrestre, spatiale (Armageddon), scientifique (Mr. Nobody, à venir en salles) ou climatique, les menaces sont toujours "bigger than ever". Et pourtant, à chaque fois, le monde est sauvé.
Fascinations qui jouent avec nos peurs et titillent notre existentialisme. Nous sommes si peu. De Nostradamus (mauvais biopic) à la science-fiction, les hommes ont toujours eu besoin de vivre par procuration l'ultime mort : celle de leur espèce. Mais à ce jeu là, le cinéma produit des visions inégales. La guerre des mondes de Steven Spielberg, farce horrifique sentimentale, a peu de choses à voir avec Terminator 2 : le jugement dernier de James Cameron, série B dopée aux emphés mais dotée, aussi, d'une scène ultra-réaliste d'une explosion nucléaire à Los Angeles. Là on rigole beaucoup moins. Très loin de Mars Attacks! de Tim Burton qui s'amuse avec les codes, tout en montrant les inévitables monuments du patrimoine mondial se faire dévaster.
Mais, sans effets spéciaux, et souvent avec une sobriété toute aussi saisissante, le cinéma, parfois imagine cette fin du monde sous le regards d'auteurs comme Don McKellar dans Last Night. Tout s'arrête à l'heure dite. Il n'y a plus rien. Ou comme les frères Larrieux cette année, dans Les derniers jours du monde, où, la nuit envahit tout, le temps s'est arrêté, la vie n'existe plus vraiment. Deux fables où l'écran, soudainement, devient noir.
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