Après Coppola, c’est au tour de George Lucas de vouloir quitter Hollywood

Posté par vincy, le 19 janvier 2012

Coup de blues ou décision mûrie? George Lucas a annoncé au New York Times qu'il abandonnait Hollywood. Le déclic? La sortie du film Red Tails

Pour Lucas, l'amertume est d'autant plus épaisse qu'il s'agit de son premier scénario écrit depuis Radioland Murders en 1994, si l'on excepte la nouvelle trilogie de Star Wars et le 4e Indiana Jones.

Red Tails sort ainsi sans l'appui d'Hollywood : Lucas en tire les conséquences : "Je prend ma retraite, je m'éloigne du business, de ma compagnie [Lucas films], de tous ces trucs-là."

Grosse fatigue. Déjà aux temps de Star Wars, il avait du se battre pour imposer son épopée spatiale contre Hollywood. Cette prise de risque lui avait permit de bien négocier ses droits et de devenir milliardaire assez rapidement.

Tout comme Coppola qui rêvait de créer son studio et réalise désormais des films indépendants en Roumanie ou en Argentine, Lucas confie qu'il veut revenir au film d'auteur, genre qui fit sa gloire à ses débuts (American Graffiti, THX 1138, et ses nombreux courts-métrages). Le réalisateur-producteur-scénariste-entrepreneur est aussi lassé de Star Wars, ou plus exactement de ses fans, qui s'estiment tout autant propriétaire de la saga que son propre auteur. Le fait que Lucas ait signé une deuxième trilogie décevante, qu'il ait osé retoucher la première, a cassé le lien entre le créateur et son public. Finis les blockbusters? "Pourquoi en ferais-je encore, alors que tout le monde vous réprimande en permanence et peste contre le terrible personnage que vous êtes?" Ça ne l'empêche pas d'avoir planifié la sortie 3D de chacun des épisodes à compter de cette année...

En voulant revenir à un cinéma plus modeste, lui qui a tant vanté le "branding" et le "spectacle-opéra", Lucas laisse la place à Cameron, Jackson, Spielberg et consorts, qui parviennent à rester indépendants tout en étant intégrer à Hollywood, même si chacun d'entre eux connait de grosses difficultés parfois à convaincre les décideurs de financer leurs fresques coûteuses.

Red Tails est réalisé par Anthony Hemingway ("The Wire", "True Blood", "Fringe"). C'est l'histoire (vraie) d'outsiders, des pilotes de chasse afro-américains, premier escadron aérien noir, qui luttent contre l'Allemagne nazie, alias l'Empire du mal, pendant la seconde guerre mondiale. Le titre du film provient des "queues rouges" qui distinguaient leurs avions de chasse. Le marketing vante des effets spéciaux incroyables. Le savoir-faire d'ILM n'est plus à prouver mais la bande annonce ne montre pas grand chose de neuf en la matière. Un prequel et une suite sont tout de même prévu en cas de succès;. De quoi retarder les adieux de Lucas.

Son associé et ami le producteur Rick McCallum a commenté a nouvelle en lui dressant des lauriers : « Il aura rempli sa tâche comme homme et comme cinéaste ».

Bye Bye Blondie sera dans les salles le 21 mars 2012

Posté par vincy, le 26 novembre 2011

Une post-production compliquée par des problèmes de financement, une sortie constamment retardée depuis avril, un distributeur qui préfère ne pas le distribuer... Bye Bye Blondie, le film adapté par sa romancière, Virginie Despentes, va enfin pouvoir être diffusé dans les salles de cinéma.

Selon Le Film Français, le distributeur Happiness a pris le risque et l'a programmé pour le 21 mars 2012.

Ce deuxième long métrage de Despentes (Baise-moi), avec Béatrice Dalle et Emmanuelle Béart, retrace les retrouvailles de deux femmes, Gloria et Frances, séparées depuis 1985, après une grande histoire d'amour. Gloria vit à Nancy, sans travail ni famille tandis que Frances est présentatrice vedette de télévision à Paris, où elle habite avec son mari (Pascal Greggory). Despentes a réécrit son livre en transformant son personnage masculin en personnage féminin, ouvrant la voie à une histoire homosexuelle...

Le film a déjà été présenté à Paris, lors de l'ouverture du festival du film gay et lesbien Chéries-Chéris, le 7 octobre dernier.

Le Roi Lion rugira bien en 3D dans les salles françaises

Posté par vincy, le 28 septembre 2011

Disney n'en espérait pas tant. Pour preuve, le studio avait misé sur deux semaines d'exploitation et un box office de 20 millions de $. L'objectif était surtout de lancer la version blu-ray du dessin animé mythique.

Or, la ressortie du Roi Lion en version 3D a déjà rapporté 63 millions de $ au box office nord-américain en 15 jours. Cela fait deux semaines qu'il est le film le plus vu aux USA, et c'est du jamais vue depuis la réédition de Star Wars en 1997. Résultat, Le Roi Lion est le 33e succès de l'année. Depuis sa sortie en 1994 et sa ressortie en 2002, le film a cumulé 393 millions de $ au box office, ce qui en fait la 12e plus grosse recette enregistrée. Le Roi Lion devrait même entrer dans le Top 10 en battant Transformers 2 et Spider-Man, à une encablure de Toy Story 3. Si l'on ajuste le prix du billet avec le taux d'inflation annuel, le dessin animé a rapporté au total 679 millions de $, soit le 20e film le plus vu, et le 3ème dessin animé (Blanche Neige et les 101 dalmatiens étant loin devant). Grâce à cette nouvelle exploitation, il fait mieux que Fantasia, et devrait croquer Jurassic Park après avoir surclassé Le lauréat.

Toute cette avalanche de chiffres et de records ont poussé Disney a ressortir le film dans les cinémas français. Selon Ecran Total, le studio a changé d'avis. Le Blu-ray est déjà sorti fin août : peu importe, Disney prévoit de lancer le film en 3D en février 2012.

Le Roi Lion avait attiré 10 millions de spectateurs, soit le 26e film le plus vu depuis 1945 en France. En DVD et Blu-Ray (un tiers des ventes environ), il s'est déjà vendu à plus de 130 000 exemplaires. Il est actuellement 2e des meilleures ventes, derrière Rio.

Au Royaume Uni, le nouveau Ken Loach sortira simultanément en salles, en VOD et à la télé

Posté par vincy, le 28 janvier 2011

Sortie multiplateformes le 18 mars au Royaume Uni pour Route Irish, le nouveau film de Ken Loach, ajouté au dernier moment en compétition officielle au dernier festival de Cannes.

Les Britanniques pourront voir le film dans une salle de cinéma, sur une chaîne de télévision payante (Sky Anytime, Sky Movies Box Office), durant deux semaines, et sur deux canaux de Vidéo à la demande, Curzon on Demand et FilmFlex.

L'objectif est de toucher le public le plus large possible durant les premières semaines d'exploitation. Cela aura certainement un impact sur le box office cinéma du film. Mais face à des blockbusters américains, le film, sans palmarès ni stars, avait peu de chance de rivaliser. La semaine du 18 mars, en Grande Bretagne, sont prévus en salles : le Woody Allen (Vous allez rencontrer...), Benda Bilili, The Eagle (un péplum à gros effets de Kevin Macdonald), Limitless (avec Bradley Cooper et Robert de Niro) et The Lincoln Lawyer (avec Matthew McConaughey et Marisa Tomei).

Pour les chaînes de télévision et les canaux de VOD, c'est un beau coup marketing : leurs abonnés et clients ont ainsi l'impression d'être privilégiés.

Mais, on insiste, découvrir un film sur grand écran ou sur petit écran, ce n'est pas la même chose...

Roses à crédit d’Amos Gitaï hélas déjà fané

Posté par geoffroy, le 12 décembre 2010

Le dernier film d’Amos Gitaï, Roses à crédit, qui devait sortir sur les écrans le 15 décembre prochain, ne verra pas le jour au cinéma. Alors que tout était paré pour une sortie en bonne et due forme, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) vient d’y opposer son veto.

L’argument avancé par la commission d’agrément du CNC est très simple : l’adaptation éponyme du roman d’Elsa Triolet produit par Images & Cie pour une chaîne de télévision,  France 2 en l’occurrence, fait de Roses à crédit un téléfilm et non une œuvre de cinéma à proprement dite. Peu importe, alors, que les différentes parties se soient mis d’accord sur un projet clairement défini comme cinématographique et destiné à sortir dans les salles de cinéma avant sa diffusion télé.

Il aurait fallu, pour que la commission d’agrément donne son aval, que le film d’Amos Gitaï  se décline en deux versions distinctes, l’une pour le cinéma, l’autre pour la télévision. Or la commission a estimé « qu'il n'y a qu'une seule œuvre. Dans ce cas, on ne peut pas accepter qu'un film soit diffusé sur une chaîne non payante seulement trois mois après sa sortie en salles. Si on remet en cause la chronologie des médias, c'est la mort de l'économie du cinéma. ». Ce que conteste Nicole Collet, productrice du film, considérant que « la version cinéma est pourtant plus longue, et donne surtout à la narration un autre éclairage en l’encrant dans un contexte historique différent ».

Insuffisant, semble t-il, pour une commission indépendante ayant comme objectif principal de veiller au respect d’une réglementation encadrant la production des films de cinéma selon des critères définis par le CNC lui-même. Doté d’un pouvoir consultatif, elle obtient donc sans peine l’interdiction d’un film en salles sous prétexte qu’il fut intégralement financé par la télévision. Peu importe que celui-ci possède des qualités artistiques évidentes que de nombreux journalistes ont déjà pu constater.

Confusion des genres

Mais revenons sur cette interdiction qui, outre son caractère incroyablement tardif (elle arrive une dizaine de jours avant la sortie du film), est à géométrie variable. N’est-il pas étrange, qu’en 2008, Plus tard, tu comprendras, téléfilm du même Amos Gitaï financé par Arte, ait été diffusé sur France 2 le 20 janvier 2009 puis le lendemain au cinéma sans que la commission n’y trouve rien à redire. Comment comprendre, par exemple, les différences de traitement entre les films d’Olivier Assayas, Carlos, et de Pascale Ferran, Lady Chatterley. Si le premier, intégralement financé par Canal +, aura été "désélectionné" du festival de Cannes pour des raisons de production (il a finalement été présenté hors compétition), le deuxième aura obtenu, sans contestation aucune, le double agrément de la commission. Nous le voyons, tout ceci est bien flou et discrédite un organe de contrôle se basant essentiellement sur des critères de financement, certes importants, et non vis-à-vis d’enjeux artistiques eux aussi bien réels. D’où l’ambiguïté de certaines situations ou de vrais films de cinéma sont interdits dans les salles de cinéma. Sans parler des incohérences à la marge relevées plus haut, exceptions rares mais ô combien symboliques d’un système ayant montré à plusieurs reprises ses limites.

Une sortie en salles n'est pas garante d'une existence dans les cinémas

Loin de nous l’idée de nier en bloc l’utilité d’un système (les raisons de sa mise en place est toujours d’actualité) qui, bon an mal an, fonctionne correctement. En effet, séparer la production cinématographique de la production en général est nécessaire, les chaînes de TV n’ayant pas à user et abuser d’une position enviable pour financer en sous-main leurs téléfilms. Le système est complexe, imparfait, voire pervers. Dans ce cas, doit-on s’en indigner et constater, incrédule, à la mise au placard d’œuvres cinématographiques parce que produites sur des fonds audiovisuelles alors qu’on nous abreuve toute l’année de films estampillés « cinéma » aux allures de mauvais téléfilms ? Bien sûr que non, mais que faire lorsque Alexandra Henochsberg, directrice de la société Ad Vitam (celle qui devait distribuer Rose à crédit) admet qu’elle n’est pas « certaine qu’il faille la réformer (la commission), moins encore la supprimer, même si nous sommes victimes d’un système qui manifestement ne fonctionne pas ».

Il ne s’agit pas, d’un coup d’un seul, de tout chambouler pour faire plaisir aux contestataires que nous aimons être. Non, ce qu’il faut c’est mettre en place, une bonne fois pour toute, une politique culturelle cohérente à même de garantir la pluralité des cinémas pour que des films comme Rose à crédit puisse exister sur grand écran. Il en va de la sauvegarde d’un cinéma de plus en plus difficile à financer se retrouvant l’otage des moyens de financement qu’on lui accorde. Résultat : au lieu d’aider des cinéastes à monter puis à diffuser leurs films, on les enterre lamentablement comme de vulgaires produits consommables non conformes. Le cinéma et l’art en général valent mieux que cela.

Mr Nobody sort du calendrier

Posté par vincy, le 7 juillet 2009

Un temps pressenti pour Cannes, puis reporté en octobre, le nouveau film de Jaco Van Dormael est finalement retiré des agendas et se retrouve sans date de sortie. Malgré la présence de Jared Leto, Diane Kruger, Sarah Polley et Rhys Ifans, ce conte fantastique qui devait signer le retour du cinéaste belge après 13 ans d'absence s'avère un chemin de croix. Refusé par Cannes, boudé par Venise pour le moment, cet énorme budget risque de devenir le plus gros flop de l'année...

La Momie 3 en Chine : petites coupes entre amis…

Posté par geoffroy, le 18 juillet 2008

La Momie 3: la tombe de l'Empereur Dragon (suite de la saga des Momies) va subir une cure d'amaigrissement de la part des censeurs chinois a annoncé Variety. Si les raisons et la nature de cette censure ne sont, bien sûr, pas explicitées, il en va de la diffusion du film dans le pays. Diplomate, le studio Universal a répondu, laconique, qu'il ne voyait pas d'inconvénients à "adapter" le film pour la Chine. Soit accepter sans broncher les exigences d'un gouvernement pour ne pas faire de vagues dans un marché de plus en plus lucratif. Kung-Fu Panda y est actuellement un véritable phénomène.

Pour l'heure, si la date de sortie n'est toujours pas fixée dans l'Empire du milieu, il sortira en France le 6 août prochain.

Sortie avancée pour Entre les Murs

Posté par MpM, le 5 juin 2008

Entre les murs de Laurent Cantet, qui a obtenu la Palme d'or à Cannes le 25 mai, sortira en salles le 24 septembre, et non le 15 octobre comme prévu initialement, annonce Le Parisien dans son édition de jeudi. La sortie du film a été avancée par la société Haut et Court, qui a produit le film, "parce que plusieurs exploitants de salles étrangers, italiens par exemple, ont choisi de lancer le film dès le mois de septembre", selon la productrice Carole Scotta, citée par le journal. "Il était donc logique que la France ne soit pas à la traîne", ajoute-t-elle. Autre explication avancée par la productrice: "Entre les murs pourrait bien être en lice pour représenter notre pays dans la course aux Oscars 2009. Pour cela, il faut que le film soit en salles avant le 30 septembre".

Entre les murs a déjà été vendu à 43 pays et des négociations sont en cours pour le distribuer dans des dizaines d'autres, dont les Etats-Unis. Mi-documentaire mi-fiction, le film plonge dans le quotidien d'une classe de collège parisien où un jeune professeur de français s'efforce d'enseigner à ses élèves une langue différente de la "tchatche".