510 000 téléspectateurs pour La belle personne

Posté par vincy, le 14 septembre 2008

Le film de Christophe Honoré, transposition moderne de La princesse de Clèves, a séduit 510 000 téléspectateurs vendredi soir sur Arte, soit 2,1 % de part de marché.

La belle personne est aussi diffusé ce dimanche.

Ce n'est pas la première fois qu'une chaîne de télévision française fait bénéficier les téléspectateurs d'une "avant-première"  cathodique. Malgré son satut de chaîne élitiste, Arte est très performante avec ses cases cinéma, réunissant parfois plus d'un million de téléspectateurs derrière un vieux film.

Il faudra voir si le film parvient, malgré le bon score de vendredi soir, à séduire les cinéphiles dans les salles. Porté par une critique élogieuse, profitant d'une belle campagne d'affichage, et de nombreux articles dans la presse, La belle personne sort mercredi au cinéma. Le résultat au box office risque d'être atteint par cette pré-diffusion ur le petit écran.

James Bond, Frequent Flier de première classe

Posté par vincy, le 21 août 2008

James Bond, alias Daniel Craig, va beaucoup voyager lors du prochain épisode, prévu dans les salles le 31 octobre prochain. Quantum of Solace, qui traitera d'une menace écologique, l'emmènera au Chili (à Paranal), en Bolivie, à Haïti, en Autriche (sur le Lac de Constance) et en Italie.  Très exotique mais aussi très latin.

Marc Forster promet notamment une scène d'opéra (la Tosca), dont les décors (un oeil géant) ont inspiré le réalisateur de A l'ombre de la haine et Neverland.

La date a été un peu avancée, sans doute pour éviter les collisions frontales (Harry Potter, Largo Winch...). La série semble toujours attendue puisque même les rediffusions télévisées de cet été attirent les téléspectateurs en grand nombre.

John Woo revient sur le sol chinois

Posté par vincy, le 16 juin 2008

Après Ang Lee, c'est au tour de John Woo de revenir sur sa terre "natale" (il est né à Guangzhou, ex-Canton). Son nouveau film, Red Cliff, le premier depuis Paycheck en 2003, est sa première production en Asie depuis quinze ans!

Les premières images révèlent des averses de flèches, des bateaux incendiés, des figurants par milliers (dont 1 000 soldats de l'armée chinoise en extras). Comme Lee, Kaige, Yimou, John Woo a décidé de s'intéresser à un épisode mythique de l'Histoire chinoise. Lui aussi verserait-il dans le patriotisme? A moins qu'il ne s'agisse d'impérialisme ou de fierté : "ce projet devait montrer que la Chine est capable de produire des films aussi ambitieux que Gladiator ou Troie" explique-t-il. La bataille en question s'est déroulée il y a 2 000 ans et donne l'occasion au cinéma chinois de battre tous ses records de budget. On parle de 80 millions de $.

La bataille de la falaise rouge, ou Bataille de Chibi s'est déroulée durant l'époque des trois royaumes, vers 208 avant J.C. Cela se déroule sur les rives du Yang Tsé Kian, dans le Hubei, près la métropole de Wuhan. L'affrontement oppose les très beaux Tony Leung Chiu Wai (In the mood for love) et Takeshi Kaneshiro (House of Flying Daggers). Et Weu Zhao (Shaolin Soccer) incarnera l'objet de désir de ce film épique et violent.

Le réalisateur a annoncé que le film sortirait en deux parties en Asie (en juillet puis en janvier), tandis que l'Occident n'aura droit qu'à un seul film, plus court, entre fin 2008 et début 2009. Metropolitan Export le distribuera en France.

Phénomènes, un « non happening »

Posté par vincy, le 10 juin 2008

phenomenes_affiche.jpgNous n'avons pas critiqué le dernier film de M. Night Shyamalan. Si nous n'avons pas vu Phénomènes, ce n'est pas par a priori. Peu de journalistes ont eu le droit de regard. On recense une critique dans Le Monde (étonnament la seule qui soit bonne), Le Journal du Dimanche et une dans Mad Movies. Aux Etats-Unis, aucun grand journal n'a encore publié d'opinions sur le film. Si on a longtemps cru à une projection de dernière minute (le réalisateur faisait encore l'étalonnage de son film fin avril), il faut surtout croire que Shyamalan a été atteint par le syndrome "Besson". On connaissait son égo, désormais nous savons qu'il ne veut plus se confronter aux critiques, qui, c'est vrai, l'ont égratigné ces derniers temps.

D'ailleurs, Phénomènes semble sur la même voie : les rares critiques sont très mauvaises ; un véritable lynchage. La rumeur semble désastreuse. Et, si le film n'a pas été montré, c'était pour permettre au thriller d'encaisser le maxumum de dollars avant que le bouche à oreille ne fasse fuir les spectateurs. Le mépris vis-à-vis de la critique n'est pas nouveau. Pour compenser l'absence de revue de presse, le distributeur mise tout sur le marketing, généralement télé, web et affichage. Justement l'affiche, avec sa ville un peu bancale, rappelle celle d'une autre sortie de la semaine, Skate or Die, où là aussi le décor est de travers.

Après trois premiers films intéressants, le cinéaste indo-américain semble se fourvoyer dans un cinéma trop codé, manquant d'inspiration, piégé par son propre style. Tous les deux ans, le cinéaste revient avec un trhiller mélangeant mysticisme et suspens, superstitions, croyances et foi, apocalypse et frayeurs. Avec un twist astucieux (ou pas tant que ça). Pour peu qu'il se loupe une troisième fois, il devra faire preuve d'humilité et prouver aux cinéphiles qui l'aimaient tant qu'il avait vraiment du style et que ce n'était pas de la recette marketing.