Cannes 2017: Qui est Angourie Rice ?

Posté par cynthia, le 24 mai 2017

Elle a 16 ans à peine. La première fois que la jeune Angourie Rice frappe les yeux du grand public, c'est à Cannes, l'an dernier pour le film The Nice Guys de Shane Black aux côtés de Ryan Gosling et Russell Crowe. Sa prestance sur le tapis rouge est si douce qu'on a été facilement conquis par ses yeux limpides. Son émotion habite l'actrice à l'écran. Mais là c'était nous qui étions émus de voir cette adolescente parmi les grands du cinéma. Angourie Rice, actrice australienne née en 2001 à Melbourne, fait ainsi une entrée fracassante en incarnant la fille de Ryan Gosling.

Angourie Rice tourne pourtant depuis qu'elle est enfant. A 12 ans, elle est au générique du thriller apocalyptique australien de Zak Hilditch, These Final Hours, présenté à la Quinzaine des réalisateurs en 2014 (mais inédit en salles). La même année, elle joue dans les séquences live du film d'animation Sur la terre des dinosaures. On la croise ensuite dans Nowhere Boys : Le Livre des Ombres de David Caesar. Autant dire qu'elle débute.

Du haut de son mètre cinquante-sept, fille de cinéaste et d'actrice et écrivaine, connue dans son pays pour sa participation à des pubs, et formée par une série de courts métrages, c'est une enfant de la balle.

Cette année, elle va littéralement être sous les feux des projecteurs. D'abord sur la Croisette avec Les Proies (en compétition) de Sofia Coppola aux côtés de Nicole Kidman, Kristen Dunst et Elle Fanning (rien que ça) avant de séduire le grand public dans le prochain Spider-man: Spider-man: Homecoming, qui sort en juillet. De quoi aussi se faire connaître du grand public tout en tapant dans l'œil des producteurs internationaux. Angourie Rice n'a pas fini de faire parler d'elle puisqu'elle est aussi à l'affiche d'un film australien, Jasper Jones, aux côtés de Hugo Weaving et Toni Collette.

Cannes 2017: Qui est Shirley Henderson ?

Posté par vincy, le 19 mai 2017

Shirley Henderson n'a jamais fait son âge. Cela fait 25 ans que nous la croisons au cinéma et elle semble ne pas changer. Et elle a beau être un visage familier, qui connaît vraiment son nom? Au mieux, si vous montrez sa photo, tout le monde vous répondra Mimi Geignarde. Et là encore, on revient à son âge. Née en 1965, Shirley Henderson -celle dont on ne connaît jamais le nom- avait 37 ans quand elle a commencé à jouer le personnage de Mimi Geignarde (Moaning Myrtle) dans la série Harry Potter (pour le deuxième épisode et 40 ans pour le quatrième épisode). Personnage censé avoir 14 ans. Elle est ainsi la comédienne la plus âgée de tous ceux qui ont incarné un élève de Poudlard.

Combien de comédienne peuvent sans trop forcer jouer une gamine adolescente alors qu'on approche de la quarantaine? Shirley Henderson le peut pour deux raisons: sa petite taille et sa voix enfantine. Ce qui ne l'empêche pas de jouer des rôles adultes. Et pas des moindres. On peut ainsi la voir chez Danny Boyle dans le culte Trainspotting, chez Mike Leigh dans le burlesque Topsy-Turvy, chez Michael Winterbottom dans le rock 24 Hour Party People (elle a tourné trois films avec lui). Mais surtout et avant tout, elle est Jude, l'une des amies de Bridget Jones. Second-rôle aux petits oignons comme savent les cuisiner les britanniques.

Et d'ailleurs, en bonne comédienne britannique, des classiques sur les planches aux téléfilms policiers, elle a tout joué. "Il est évident que je n'aurai pas d'Oscars à 30 ans. J'ai passé la date." D'origine écossaise, toujours avec cette pointe d'humour un peu sarcastique, elle a souvent balayé ses défauts avec dérision. "Je ne sais pas ce que j'aurai fait si j'avais été jolie tout le temps". Ajoutant aussi : "Je n'aurai jamais les rôles d'une femme grande, blonde et glamour parce que je ne suis pas grande, blonde ni glamour. Je suis plus la "petite", la "dérangeante" parce que je ressemble à ça."

Ça ne l'a pas empêché d'être respectée dans le milieu et même d'être récompensée ou nommée pour des prix grâce à son talent et son éclectisme. Car elle peut être fantaisiste, infantile, inquiétante, intrigante, sorcière maléfique ou marraine bienveillante, séduisante ou repoussante, asociale ou amicale. A partir de 2002, alors qu'elle est Mimi ou Jude pour le grand public, elle enchaîne des films aussi différents et appréciés que le sensible Wilbur Wants to Kill Himself de Lone Scherfig, le drame historique Villa des Roses de Frank Van Passel, la comédie romantique American Cousins de Don Coutts ou la comédie policière Intermission de John Crowley...

En 2005, elle reçoit plusieurs prix pour son rôle dans Frozen de Juliet McKoen. Dans ce thriller psychologique, où son personnage est hanté par la disparition de sa sœur aînée, elle impose en force sa fragilité apparente, flirtant avec la folie.

Mais comme il faut bien vivre, Shirley Henderson est aussi présente dans de nombreuses comédies ou en second rôle dans des films "de festivals" anglo-saxons (La dernière piste de Kelly Reichardt, Miss Pettigrew de Bharat Nalluri, Anna Karenine de Joe Wright...), et reprend ses rôles dans les suites de Bridget Jones et Trainspotting. Mais sa qualité de jeu et son physique si singulier en font aussi un choix évident pour des cinéastes plus affirmés. Ainsi, on la voit "jubiler" d'être dans des films aussi peu incorrects et peu convenus que ceux de Sofia Coppola (Marie-Antoinette, en compétition à Cannes), Todd Solondz (Life During Wartime) ou Matteo Garrone (Tale of Tales, en compétition à Cannes).

Cette fois-ci, elle revient à Cannes avec un film sud-coréen et hollywoodien. Elle est du casting très étoilé d'Okja, de Bong Joon-ho. Comme quoi on peut être Mimi Geignarde chialant dans les toilettes du collège et se métamorphoser en papillon s'envolant vers les marches cannoises.

Beware that Girl: Elle Fanning s’impose à Hollywood

Posté par vincy, le 26 novembre 2016

Elle Fanning devrait tenir le rôle principal de l'adaptation du livre Danger: Girl (Beware That Girl) de Teresa Toten. Ce livre jeunesse, best-seller aux Etats-Unis, et qui sera publié en mars en France, s'inscrit dans la veine de Gone Girl et de La Fille du train. Elle Fanning incarnerait Kate, une lycéenne travaillant dans un restaurant chinois pour entrer à Yale. Elle se sert de son amie fortunée Olivia, tandis que celle-ci lui ment afin de dissimuler un terrible secret. Ensemble elles assassinent Mark, un de leurs camarades qui tue les femmes après les avoir séduites. Mais Kate plonge dans le coma, ignorant qu'elle vient de tomber dans le piège que lui tendait son amie. Ce jeu manipulateur de chat et de souris n'a pas encore de réalisateur.

C'est la première fois qu'un livre de l'écrivaine canadienne Teresa Toten sera adapté au cinéma. Elle a notamment écrit la série Blonde en trois tomes.

Affleck, Coppola, Cameron Mitchell, ...

Elle Fanning, à l'affiche cette année de The Neon Demon. L'actrice a un programme chargé avec 20th Century Women et le dernier film de Ben Affleck, Live by Night (Ils vivent la nuit), qui sortiront aux Etats-Unis pour les fêtes. On la verra ensuite un biopic signé Haifaa Al-Mansour, A Storm in the Stars, un drame Sidney Hall, le prochain Sofia CoppolaThe Beguiled, et le nouveau John Cameron Mitchell How To Talk To Girls At Parties qu'elle tourne actuellement. Elle a aussi confirmé récemment sa présence dans Galveston, le premier film en anglais de Mélanie Laurent. A 18 ans, la comédienne a un agenda bien rempli avec un film de SF, I Think We’re Alone Now, et un mélo, All the Bright Places en pré-production.

Deux projets très différents pour Gia Coppola et Sofia Coppola

Posté par vincy, le 4 avril 2016

sofia coppola gia coppolaDans la famille Coppola, la fille Sofia est sans aucun doute la plus digne héritière (si on parle de palmarès). Mais la plus prometteuse s'appelle Gia, petite fille de Francis Ford Coppola et nièce de Sofia. Les deux ont annoncé à quelques jours d'écart ce qui devrait être leur prochain film.

Gia Coppola a enrôlé Naomi Watts et Jessica Lange pour The Secret Life of the Lonely Doll. La réalisatrice de Palo Alto change de registre avec l'histoire de Dare Wright, auteur du best-seller The Lonely Doll (1957). Un journaliste la retrouve quarante plus tard dans un hôpital et explore son étrange vie, entre succès et isolement.

Sofia Coppola, de son côté, absente depuis The Bling Ring en 2013, annonçant des projets (Fairyland, La petite sirène) et les abandonnant, se serait décidée un remake des Proies ( The Beguiled), le western de Don Siegel réalisé en 1971 avec Clint Eastwood, adapté du roman de Thomas Cullinan. Nicole Kidman, Kirsten Dunst et Elle Fanning sont pressenties pour jouer les pensionnaires sudistes qui accueilleront et courtiseront un soldat nordiste qu'elles soigneront et protègeront (ou presque).

100 Suffragettes à Hollywood

Posté par vincy, le 21 novembre 2015

Les femmes ne sont pas assez présentes à Hollywood. Peu de réalisatrices ont pris les commandes d'un blockbuster ou sont engagées sur leur seul nom, contrairement à leurs confrères masculins. Et on ne parle pas de l'inégalité salariale. Les studios se justifient avec mauvaise foi en expliquant qu'il n'y a pas assez de "talents" féminins sur le marché. La 20th Century Fox, Sony, Paramount et Weinstein Company n'ont pas distribué un seul film réalisé par une femme cette année. Et sur les vingt plus gros succès de l'année, seulement deux ont une réalisatrice à leur générique (Pitch Perfect 2, Cinquante nuances de Grey). Depuis 1980, seulement trois femmes ont été nommées à l'Oscar du meilleur réalisateur!

Le magazine Vulture a donc décidé de lister 100 réalisatrices, parmi lesquelles des françaises, que les producteurs devraient engager pour donner un nouveau souffle à leurs films. Cette liste a l'avantage de brasser des talents internationaux et divers, reconnus par des prix dans des festivals, repérés grâce à des séries TV admirées (le petit écran leur offre souvent une meilleure place) ou même ayant connu des jolis succès au box office.

Andrea Arnold, Elizabeth Banks (Pitch Perfect 2), Susanne Bier, Kathryn Bigelow (évidemment, seule réalisatrice oscarisée de l'Histoire!), Jane Campion (seule réalisatrice ayant reçu une Palme d'or à Cannes), Niki Caro, Gurinder Chadha, Isabel Coixet, Gia Coppola, Sofia Coppola (Lion d'or à Venise), Ava DuVernay, Valerie Faris (Little Miss Sunshine), Jodie Foster (qu'on ne présente plus), Catherine Hardwicke (le premier Twilight), Agnieszka Holland, Nicole Holofcener, Angelina Jolie, Miranda July, Mimi Leder, Julia Leigh, Phyllida Lloyd, Nancy Meyers, Mira Nair, Kimberly Peirce, Sarah Polley, Lynne Ramsay, Kelly Reichardt, Patricia Rozema, Lone Scherfig, Lynn Shelton, Barbra Streisand, Sam Taylor-Johnson (Cinquante nuances de Grey), Julie Taymor : la liste est longue, riche et passionnante.

Côté françaises, Vulture a repéré Julie Delpy, Claire Denis, Anne Fontaine, Mia Hansen-Love, Marjane Satrapi et Alice Winocour.

Fairyland, le prochain film de Sofia Coppola?

Posté par kristofy, le 25 avril 2015

sofia coppola

Fin 2013, American Zoetrope (*) avait acquis les droits du livre d'Alysia Abbott, Fairyland: A Memoir of My Father, pour Sofia Coppola. La cinéaste avait confié vouloir en faire son prochain film, avouant adorer le livre pour la douceur et la singularité de cette histoire d'amour qui se déroule dans le San Francisco des années 70 et 80, avant et après l'arrivée du SIDA: "Je pense que ce livre fera un film aussi touchant qu’engagé" expliquait-elle.

Pour l'instant, le projet est toujours en cours d'écriture, mais le livre vient enfin de paraître en France. « Le plus beau livre que j’aie lu ces dernières années » selon Augustin Trapenard (France Inter, Canal +). Fairyland, un poète homosexuel et sa fille à San Francisco dans les années 1970 est publié par les éditions Globe.

Dans le livre, Alisia et son père Steve Abbott, écrivain et militant homosexuel, déménagent à San Francisco après la mort de la mère dans un accident de voiture. Là elle voit les amants passer, la culture hippie envahir la ville, les colocataires changer, le militantisme gay remporter ses premières victoires. Steve Abbott est mort du Sida en 1992.

Dans ce livre, il y a tout pour plaire à Sofia Coppola: d'abord San Francisco, où la famille Coppola s'est installée pour fuir Hollywood. Ensuite le rapport fusionnel père/fill qui devrait séduire la progéniture de Francis Ford Coppola. Le livre pourrait même être un écho nord-californien à Somewhere, qui se déroulait à Los Angeles, et explorait aussi la relation père/fille.

De Virgin Suicides à The Bling Ring, l'oeuvre de Coppola se centre essentiellement sur la jeunesse et l'adolescence. Le livre est aussi une future compilation musicale en soit: Depeche Mode, The Cure, the Smiths, David Bowie, New Order, Tear For Fears, Duran Duran,... on imagine la bande originale du film.

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(*) American Zoetrope a été créée par George Lucas et Francis Ford Coppola. Aujourd'hui, la société de production est gérée par Roman et Sofia Coppola.

Bill Murray retrouve Sofia Coppola

Posté par redaction, le 19 octobre 2014

bill murray11 ans après Lost in Translation, Bill Murray, l'un des favoris de l'année pour l'Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans St. Vincent, et Sofia Coppola vont collaborer de nouveau.

Ce sera à l'occasion d'une émission spéciale télévisée pour les fêtes. Coppola a été engagée pour réaliser le programme et Murray devrait y chanter un chant de Noël. Dans un entretien à Variety, l'acteur précise que ce ne sera pas une performance "live" mais "comme un petit film", avec de "la texture", "un style patiné".

Dans St Vincent, il chante justement. Une chanson de Bob Dylan, Shelter from the Storm. La scène a été réalisée en une seule prise, une fois que le producteur Harvey Weinstein ait accepté de payer les droits.

Changement de cap pour Sofia Coppola

Posté par vincy, le 20 mars 2014

sofia coppolaSofia Coppola est en négociations pour réaliser une version en prises de vues réelles de La petite sirène, adaptation du conte mythique d'Hans Christian Andersen.

Le projet, porté par Working Title et Universal, est en cours de réécriture selon le site Deadline. Caroline Thompson (Edward aux mains d'argent, La famille Addams, Les noces funèbres) revoit les premières versions du scénario de Kelly Marcel (Dans l'ombre de Mary, Cinquante nuances de Grey) et Abi Morgan (Shame, la dame de fer).

La petite sirène a déjà fait l'objet de nombreuses versions cinématographiques depuis 1968 (alors réalisée par Ivan Aksenchuk). L'animation s'est emparée du conte avec les films de Tomaharu Katsumata en 1979 et de John Musker et Ron Clements pour Walt Disney en 1989. De façon plus originale, Hayao Miyazaki s'en est inspiré avec Ponyo sur la falaise.

Le projet est devenu prioritaire pour le studio américain. Ce serait la première fois que Coppola réaliserait un film familial, et la première fois qu'elle accepterait une commande. Comme la Petite Sirène, la cinéaste changerait d'univers, passant des profondeurs maritimes des films art et essai pour la terre des films grand public. La réalisatrice était sélectionnée à Un certain regard l'an dernier au Festival de Cannes pour The Bling Ring.

Cannes 2013 : Palm dog pour Baby boy, le caniche aveugle de Liberace

Posté par MpM, le 24 mai 2013

cat palmPour ce qui est annoncé comme son dernier film, Steven Soderbergh ne repartira pas les mains vides. Quoi qu'il arrive, le cinéaste pourra en effet s’enorgueillir d'avoir au moins reçu l'un des prix les plus exigeants du Festival de Cannes : la Palm dog. Pour obtenir ce prix, la condition sine qua non est en effet... de compter un personnage canin dans son casting, ce qui n'est pas donné à tout le monde.

Behind the candelabra, lui, met en scène un caniche du nom de Baby Boy souffrant de graves problèmes oculaires et qui favorise (bien malgré lui) l'histoire d'amour compliquée entre son maître, le pianiste Liberace (Michael Douglas), et un jeune soigneur d'animaux interprété par Matt Damon.

Cette récompense pourrait être la première d'une longue série, puisque le film est régulièrement pressenti pour un double prix d'interprétation masculine.

Un prix spécial a par ailleurs été accordé aux chiens très toilettés  de The Bling Ring de Sofia Coppola.

Toutefois, cette année, c'est un chat qui vole la vedette à tous les animaux acteurs du festival. Il faudrait en effet inventer une "Palm Cat" pour récompenser l'interprétation tout en retenue d'Ulysse, très joli félin roux, qui est l'hilarant fil conducteur d'Inside Llewin Davis des frères Coen.

Cannes 2013 / Un film, une ville : Tokyo

Posté par vincy, le 18 mai 2013

Tokyo Tel père tel fils kore-eda

La plus grande ville du monde n'a jamais cessé d'être un lieu de cinéma : ses différents quartiers, son aspect futuriste ou encore son statut de mégapole mondiale ont évidemment servi de décor à de nombreux films japonais, y compris des mangas, des Godzilla et le dernier Kore-eda, Tel père tel fils (en compétition cette année à Cannes). Le cinéaste filme l'aspect moderne de la ville : ses tours glaçées, son métro bondé, la tour Skytree (la plus haute du monde) au loin, ou encore ses quartiers plus résidentiels, presque tranquilles. Il rejoint ainsi les films dOzu qui aimait filmer les mutations post-guerre de cette tentaculaire urbanité.

Les cinéastes étrangers ne sont pas en reste : James Bond y a posé les pieds dans On ne vit que deux fois. Hollywood y a tourné un épisode de Fast and Furious (Tokyo Drift) et Cars 2 faisait aussi des tours de piste là bas. les films d'action, tels Jumper, Inception, ou plus loin dans le temps Black Rain de Ridley Scott se sont déroulés sur les toits ou dans les ruelles de la ville. Hou Hsiao-hsien (Café lumière) et Abbas Kiarostami (Like Someone in Love) ont exilé leur cinéma durant le temps d'un film. Les Français sont tout autant fascinés : Michel Gondry et Leos Carax (en compagnie du sud coréen Bong Joon-ho) ont réalisé un film en trois segments, Tokyo! ; Jean Reno y goûtait l'action sauce Wasabi. Gaspard Noe nous hypnotisait dans Enter the Void, qui fut en compétition à Cannes. Tout comme Babel d'Inarritu, qui y passait une partie de son film puzzle mondialisé.

Quintessence du monde moderne, et dépaysante pour les occidentaux, Tokyo aura surtout été magnifiée par Sofia Coppola. Avec Lost in Translation, la cinéaste se baladait dans Shinjuki, le quartier qui ne dort jamais, et transformé le Park Hyatt, qui occupe les étages les plus hauts d'un immense complexe de gratte-ciels, en attraction touristique. Avec Tokyo sous nos yeux, étendue à l'infini, et à jamais entrée dans l'histoire du 7e art.