500 œufs de flamants roses sacrifiés sur le tournage du film de Nicolas Vanier

Posté par vincy, le 3 juillet 2018

Nicolas Vanier se retrouve au cœur d'une polémique dont il se serait sûrement passé... Lors du tournage de son prochain film Donne-moi des ailes, le réalisateur a utilisé début juin un ULM pour survoler la colonie de flamants roses en Camargue. C'est notamment là que les volatiles se reproduisent. Or le survol de l'ULM, à très basse altitude a causé une panique générale: 500 couples (sur 4500) ont abandonné ainsi définitivement leurs œufs.

Un nid sur dix a donc été abandonné a rapporté l'association France Nature Environnement, à l'origine d'un dépôt d'une plainte contre X.

Au cœur d'une polémique après la perte de 500 œufs de flamants roses lors de repérages effectués par un prestataire, le cinéaste Nicolas Vanier a annoncé lundi à l'AFP avoir renoncé à poursuivre en Petite Camargue (Gard) le tournage de son prochain film.

Le flamant rose bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire. Il est inscrit à l'annexe I de la directive Oiseaux de l'Union européenne. Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l'enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids et de détruire, altérer ou dégrader leur milieu. Qu'il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l'utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l'acheter. (wikipedia)

Une mauvaise publicité pour un film qui devait évoquer la protection des oiseaux à travers l'histoire d'un scientifique passionné par les oies sauvages et de son fils. Le scientifique dispose d'un ULM pour sauver une espèce en voie de disparition...

Dans un premier temps, le réalisateur a reporté la faute sur un prestataire extérieur et leur collaboration avait été immédiatement arrêtée après l'incident. Le tournage a également été interrompu.

"Un plan de vol avait pourtant été remis à ce pilote indiquant précisément les zones à éviter", a-t-il regretté auprès de l'AFP. "Ils ont joué à faire s'envoler des oiseaux, j'ai été scandalisé", a poursuivi le cinéaste, qui ne veut pas être responsable de ce carnage.

Pour tenter de "réparer ce qui peut l'être", il a proposé aux acteurs locaux de parrainer une population de flamants roses, de permettre d'utiliser le film dans un cadre pédagogique et d'intégrer les associations à la présentation du film dans la région.

Le tournage se poursuivra quand même dans les semaines qui viennent en Norvège. Le film doit sortir en octobre 2019 chez SND, avecJean-Paul Rouve, Mélanie Doutey et Louis Vasquez au générique.

L'AFP rappelle que Nicolas Vanier avait déjà été visé par une polémique en 2014, lorsque l’État avait ordonné l'évacuation de tous les chiens de son domaine dédié aux activités nature dans la Drôme, après une mise en demeure sur les conditions d'hygiène et de sécurité. L'explorateur vedette avait alors qualifié de "grotesques" les accusations faisant état d'un très mauvais état sanitaire de ses chiens.

3 raisons d’aller voir Seven Sisters

Posté par vincy, le 30 août 2017

En 2073, la Terre est surpeuplée, aussi le gouvernement décide d’instaurer une politique d’enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d’Allocation des Naissances, sous l’égide de Nicolette Cayman. Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman décide de garder secrète l’existence de ses 7 petites-filles. Confinées dans leur appartement, prénommées d’un jour de la semaine, elles devront chacune leur tour partager une identité unique à l’extérieur, simulant l’existence d’une seule personne : Karen Settman. Si le secret demeure intact des années durant, tout s’effondre le jour où Lundi disparait mystérieusement…

Un scénario qui aime surprendre. La première chose qui frappe le spectateur, c'est l'inventivité du pitch. Cette dystopie cauchemardesque n'est que le cadre d'un formidable film "choral" où sept femmes/sœurs jumelles très différentes par leur personnalité doivent faire face à la disparition de l'une d'entre elles, puis d'une deuxième, d'une troisième... Ce qui vaut de multiples interrogations, pistes tortueuses, et surtout une flopée de rebondissements et de surprises. On ne s'ennuie jamais car Seven Sisters veut déstabiliser le spectateur avec une série d'incertitudes. Ajoutons à cela un environnement despotique et cruel, fascisant pour tout dire, et l'histoire devient vite passionnante. Seule l'issue, un double duel (Glenn Close contre Noomi Rapace et un autre qu'on ne divulguera pas) résoudra ce récit où même les héroïnes meurent. Ce qui est assez rare et d'autant plus trippant.

Une actrice qui aime étonner. Les sept sœurs sont toutes incarnées par Noomi Rapace. Depuis Millénium, on sait l'actrice très à l'aise dans les genres (thrillers, action, SF, ...). Pas étonnant alors de la voir faire des cascades improbables, se battre à poings nus ou à coup de portes de frigo, tirer avec un flingue sans être ridicule. Seven Sisters lui permet également de montrer l'étendue de son registre en interprétant sept femmes aux personnalités et looks très différents. Un cadeau pour une comédienne, rendu possible grâce à la magie des effets spéciaux. Cette multiplicité lui offre l'occasion d'occuper l'écran de bout en bout. Charismatique et crédible, Noomi Rapace a trouvé ici sans aucun doute le film qui correspond le mieux à son talent: une femme forte, émancipée, indépendante et résistante.

Un thriller-SF comme on aime. Un scénario sans temps morts et une actrice idoine ne suffisent pas à faire un bon film. Tommy Wirkola, jusque là réputé pour ses films de zombies (Dead Snow) et son ratage fantasy (Hansel et Gretel), a, semble-t-il, été bien plus inspiré par ce thriller futuriste. Il maîtrise parfaitement les méandres du script, réussit la composition des séquences avec sa comédienne démultipliée et surtout, à quelques rares exceptions, ne s'égare jamais dans les scènes d'action, en faisant au plus sobre quant à l'unité de temps et de lieu. Le découpage n'est pas frénétique et le rythme reste pourtant soutenu. Alternant explications qui font avancer le récit, présentation psychologique des personnages, et poursuites/combats/meurtres, le cinéaste réalise un divertissement "à l'ancienne" de haute volée où le spectateur n'est jamais pris pour un décérébré.


3 raisons d’aller voir Le procès du siècle

Posté par vincy, le 26 avril 2017

Deborah Lipstadt, historienne et auteure reconnue, défend farouchement  la mémoire de l’Holocauste. Mais un universitaire extrémiste, David Irving, avocat de thèses controversées sur le régime nazi, la met au défi de prouver l’existence de la Shoah. Pour lui c'est une manière d'exposer et banaliser le révisionnisme. Pour elle c'est une question de vie. Sûr de son fait, Irving assigne en justice Lipstadt, qui se retrouve dans la situation aberrante de devoir prouver l’existence des chambres à gaz. Comment, en restant dans les limites du droit, faire face à un négationniste prêt à toutes les bassesses pour obtenir gain de cause, et l’empêcher de profiter de cette tribune pour propager ses théories nauséabondes ?

Un débat fondamental. Prouver que l'holocauste existe n'est pas si facile si on retire les témoignages des survivants. Pourtant, il est indéniable que ceux qui "minore" ou "doute" de la Shoah sont dans un déni total, historique, politique, scientifique. Le film propose un débat toujours essentiel, qui ne convaincra peut-être pas ceux qui croient à un complot sioniste. Pourtant, là, on nous explique par A+B comment on peut prouver l'existence d'une extermination massive des Juifs, homos, handicapés, tziganes, opposants politiques... Cela permet de rappeler à quel point l'horreur a existé, réellement. Qu'il est toujours vital de s'en rappeler. Mais, au-delà de cet angle, on retient que la visite d'Auschwitz par l'avocat interprété par Wilkinson est de loin la meilleure séquence du film: seule la honte nous envahit en contemplant ce camp de la mort.

Un quatuor parfait. Rachel Weisz n'a plus à nous convaincre de son talent, même dans un film "classique". On comprend que le personnage de cette justicière dans l'âme obligée de se taire l'ait séduite. L'actrice s'impose naturellement à l'écran comme la star autour de laquelle tourne trois astres: son opposant, l'affreux pro-Nazi incarné par un Timothy Spall au sommet de l'ambiguïté, passant du père aimable au détestable négationniste, de l'employeur a priori non raciste au populiste le plus xénophobe ; Andrew Scott hérite du rôle le plus discret, celui de l'avocat travailleur, mais c'ets aussi le lien entre tous, capable de perdre son flegme britannique tout en ayant un humour froid ; enfin, l'avocat orateur, celui qui va croiser le fer dans l'arène, est joué par un Tom Wilkinson impeccable, malaxant chaque relief de la personnalité colorée de son rôle, et qui, finalement s'avère être le véritable astre solaire du groupe.

Un film pédagogique. Mick Jackson, 74 ans, n'a pas beaucoup tourné pour le cinéma. Le réalisateur ne s'embarasse pas d'ailleurs d'une quelconque mise en scène originale, préférant l'efficacité (quitte à être didactique). De la part du cinéaste auteur du charmant Los Angeles Story (L.A. Story), du lourd mais très profitable Bodyguard (The Bodyguard) ou de la série B catastrophe Volcano, il ne fallait pas forcément s'attendre à autre chose. Pourtant, on peut reconnaître au film une vertu: sa pédagogie. Pas seulement sur la Shoah, mais aussi sur le fonctionnement du négationnisme, du populisme, et de la justice britannique. En prenant le spectateur pour un apprenant intelligent, Le procès du siècle réussit à être intéressant et instructif.

Big bang familial pour Paradis, Cottin, Deladonchamps, Bacri et Lauby

Posté par vincy, le 4 mars 2017

Cecilia Rouaud retrouve Vanessa Paradis, actrice qui avait participé à son premier film, Je me suis fait tout petit (2012). Elle tourne son deuxième long métrage, Big Bang, avec la chanteuse-compositrice-auteure-comédienne-ex de on sait qui, depuis le 20 février. Au générique, on retrouve également Jean-Pierre Bacri, Chantal Lauby, Camille Cottin et Pierre Deladonchamps (récemment nommé au César du meilleur acteur). Un casting inédit donc et assez iconoclaste.

Vanessa Paradis est une femme qui fait "statue" pour les touristes, ce qui déplaît fortement à son fils ado.
Camille Cottin interprète une jeune femme en colère contre la terre entière et désespère de tomber enceinte.
Pierre Deladonchamps incarne un game designer de génie régulièrement dépressif qui se noie dans l’alcool et se ruine dans la psychanalyse.
Les trois sont frère et sœurs mais ne se voient plus.

Leurs parents - Jean-Pierre Bacri et Chantal Lauby - sont un peu responsables. Séparés depuis longtemps, la famille n'était pas leur priorité. Il faut un enterrement pour qu'ils se réunissent de nouveau. Las, le grand père étant mort, il va falloir trouver une solution pour la mamie...

Produit par Firelight et Jerico, Big Bang sera distribué par SND. Le tournage se finira fin mars.

Le tournage en Ile-de-France, est calé sur 37 jours de prise de vues.

Venise 2016: Ryan Gosling et Emma Stone vont enchanter le Lido avec La La Land

Posté par vincy, le 17 juin 2016

Sam Mendes, président du jury de la 73e Mostra de Venise, aura à prendre en compte le film d'ouverture du Festival puisque celui-ci est en compétition. Le 31 août prochain, La La Land de Damien Chazelle lancera les festivités, avec sur le tapis rouge Emma Stone, Ryan Gosling, John Legend et JK Simmons, oscarisé pour Whiplash, précédent film du réalisateur qui avait été présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes.

La La Land est un "surprenant hommage à l'âge d'or des comédies musicales américaines" comme Un Américain à Paris selon le directeur artistique du festival Alberto Barbera. Film musical et chanté, donc, où le duo de Crazy, Stupid, Love, Emma Stone et Ryan Gosling vont sans doute enchanter le Lido. Barbera est déjà conquis: "C’est un film qui, en plus de réinventer le genre, lui donne un vrai nouveau souffle. Si Whiplash était la révélation d’un nouveau réalisateur, La La Land est définitivement, bien que précocement, sa consécration parmi les grands réalisateurs du nouveau paysage hollywoodien."

L’histoire est celle de Mia, une aspirante actrice qui sert des cafés aux stars du cinéma entre deux auditions, et de Sebastian, jazzman dédié à la musique qui se fait un peu d’argent en jouant dans des pianos bar. Alors que le succès arrive, le couple va devoir faire face à des décisions qui vont mettre en danger leur romance.

Le film sortira en France le 30 novembre sous pavillon SND et le 16 décembre aux Etats-Unis pour parier sur les Oscars.

Showeb 2015: les distributeurs donnent un avant-goût des films de 2016

Posté par cynthia, le 10 octobre 2015

Aux USA, il y a la Comic-con qui permet aux journalistes et même aux particuliers de voir des trailers inédits ou des scènes de films qui ne sortiront pas avant l'année suivante. Les journalistes de la toile et autres bloggeurs français ont le Showeb, les invités de renoms en moins, organisé par le magazine professionnel Le Film Français.

Universal en champion

L'équipe d'Universal nous a bien mis en bouche avec un clip retraçant leurs succès de cette année avec en tête Les minions, Cinquante nuances de Grey et Jurassic World. leader de l'année, le studio célèbre des recettes mondiales record et, en France, un box office hors du commun.

Juste après cet amuse gueule, les exclus ont déferlé: la bande annonce complète de Steve Jobs avec un Michael Fassbender en course pour l'Oscar et celle de The Danish Girl avec Eddie Redmayne et Alicia Vikander (Agents très spéciaux, Ex-Machina). Nous avons eu le temps de rire avec les images de Comme des bêtes (en salles le 27 juillet 2016) avant d'être frustré devant un clip retraçant la carrière des frères Cohen, transition pour leur film Hail, Caesar avec Georges Clooney et Scarlett Johansson, entre autres. La bande-annonce est en ligne depuis hier et ça promet un joyeux délire.

Dans la grande salle du Gaumont Marignan, l'acteur Philippe Lacheau nous a mis aussi l'eau à la bouche en venant nous vendre son Babysitting 2 torse nu. Monsieur est sacrément bien foutu au point que des confrères ont hurlé «à POIL!» dans la salle. Du calme...du calme! Mais c'est vrai qu'on on aurait aimé un peu plus d'audace.... Ce calme nous l'avons littéralement perdu (surtout les geeks présents) devant les 7 premières minutes de... ah zut c'est vrai on a rien droit de dire à ce sujet... mais en tout cas ça valait le coup d'oeil.

Disney en terrain conquis

Le temps d'une pause pipi et d'un kidnapping du portable et Disney est rentré dans la salle avec leurs surprises. Nous nous sommes réjouis devant les images de Captain America: Civil War (27 avril) à croire que les héros Marvel s'améliorent chaque année (un peu comme la plastique de Chris Evans). Autre plaisir pour les fans de Marvel un petit storyboard pour Doctor Strange (Octobre 2016), mais aussi un fou rire avec une date pour le prochain et dernier (ouf!) film Violetta (le 4 mai prochain partez loin de vos enfants). Aucune image de plus pour Star Wars mais une scène inédite à mourir de rire (sérieusement on en a pleuré) pour Zootopie, le prochain film d'animation de Disney (Février 2016).

SND mise sur les salopards

Nous avons aussi tremblé grâce à SND et la longue bande annonce du prochain Quentin Tarantino, Les 8 salopards, qui s'annonce être une véritable bombe. Le groupe français, filiale de M6, nous a aussi annoncé qu'il distribuerait le La la land de Damien Chazelle avec Emma Stone et Ryan Gosling (Miles Teller et Emma Watson ayant été écartés du projet à la dernière minute) ainsi que deux films coup de poing avec Gerard Butler: La chute de Londres, suite de celle de la Maison Blanche, et Gods of Egypt.

De McDo à Gallienne

EuropaCorp a également présenté son line-up. Entre un thriller politique avec Jessica Chastain, le biopic du créateur de McDo (oui vous avez bien lu), une comédie de chat avec Kevin Spacey, un thriller avec Ryan Gosling et Russell Crowe prévu pour la période cannoise, le groupe français a bien titillé note curiosité.

De son côté StudioCanal a décidé de faire un grand plouf avec A bigger Splash, ''un remake'' de Swimming Pool avec Matthias Schoaenaerts, Tilda Swinton, Raph Fiennes et Dakota Johnson (la soumise de Grey).

Côté film sensuel, la France aussi se montre talentueuse avec Éperdument où Adèle Exarchopoulos succombe au charme de Guillaume Galienne... Oui nous aussi nous avons ouvert la bouche en voyant le casting mais la bande annonce vend du rêve érotique, même avec Guillaume Galienne (ça doit être la barbe de quelques jours qui ajoute un côté sexy au personnage).

Pour l'amour, c'est Bac Film qui nous a fait le plus rêver avec Free Love: une love story sous fond de maladie incurable entre Ellen Page et Julianne Moore.

Pour l'humour français, Éric Judor est venu défendre sa suite de La Tour infernale en espérant faire mieux que Star Wars (l'espoir fait vivre). Tandis que l'équipe de Gaumont nous a matraqué d'images du prochain film des Kaira (oui...oui...) nommé Pattaya (24 février) qui a l'air drôle, au moins en format court! Mais ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir tuée...

Verdict de la journée: les exclus, l'ambiance, la nourriture et les guest, tout était parfaitement huilé pour qu'on se croit à un congrès des exploitants et pour que les buzzers du web contribuent à la promo des films.

Mais par curiosité, nous nous sommes décidés à demander une accréditation pour la prochaine Comic-Con de San Diego... juste pour voir la différence!

The Secret (The Tall Man) : un thriller angoissant mais décevant

Posté par cynthia, le 5 septembre 2012

L'histoire : Le mal s'est abattu sur la petite ville de Cold Rock. Un par un, les enfants disparaissent, aucun indice, aucun témoin. Très vite, les rumeurs les plus folles circulent, une histoire terrible que l'on se raconte à voix basse, celle du Tall Man, un être mystérieux qui emporte les enfants à jamais. Avec cette légende, une terreur grandissante menace d'anéantir ce qui reste de la petite ville. Julia Denning n'a le temps ni pour les légendes ni pour les superstitions. En exerçant de son mieux son métier d'infirmière, elle essaie de préserver un semblant de normalité dans son travail et dans sa vie. Jusqu'à ce que la terreur frappe à sa porte... Réveillée au beau milieu de la nuit, elle se précipite dans la chambre de son petit garçon. Le lit est vide, et elle n'a que le temps d'apercevoir une immense silhouette fantomatique qui disparaît dans la nuit avec son enfant.

Notre avis : Tout commence dans un décor stressant, avec un fond de musique stridente et sinistre. Les séquences vidéos n'adoucissent guère l'atmosphère et renforce le sentiment claustrophobe que l'on ressent dès les premières minutes.
D'emblée, on est dans la peur. La petite ville américaine est bien glauque, la narratrice mystérieuse qui nous conte une légende ferait pâlir Stephen King, des enfants disparaissent sans doute enlevés par le fameux «tall man», ombre gigantesque et fantomatique.

Tout ça à l'air d'être intéressant mais c'est sans compter sur le bon (ou plutôt mauvais) vouloir du réalisateur de Martyrs, Pascal Laugier. On s'attend à avoir des réponses, mais on se pose surtout des questions durant tout le film. Cela donne du punch au film me direz-vous? Bien au contraire, cela transforme ce thriller en petit film familial du dimanche sur une chaîne câblée.

La peur laisse place à l'étonnement, à la découverte et surtout à la déception. Certes, le sujet innove un peu ; mais parfois il vaut mieux s'en tenir au grand classique plutôt que de "se la jouer" original et se vautrer dans sa propre bobine de film. Si vous aimez avoir peur passer votre chemin (un comble). Reste qu'on peut se laisser happer par ce thriller, notamment  grâce à la belle prestation de Jessica Biel, qui sauve presque ce massacre du genre. Démaquillée, pas coiffé et amaigrie, elle nous montre que la potiche de "7 à la maison" est morte et enterrée et qu'elle a bien sa place sur le banc des acteurs en vogue à Hollywood. Parfois, il faut passer par des séries B aux allures de navets pour faire l'ascension vers le sommet.

Un polar réunit Gilles Lellouche, Emir Kusturica, Tahar Rahim et Riccardo Scarmacio

Posté par vincy, le 8 mai 2012

Après 4 ans de développement, Gibraltar, polar scénarisé par Abdel Raouf Dafri (Mesrine, Un Prophète, Braquo 2) et réalisé par Julien Leclercq (Chrysalis, L'assaut), est en tournage depuis trois semaines.

Adapté du livre L'aviseur de Marc Fiévet (édité chez Michel Laffont), ce Donny Brasco à la française est l'histoire largement autobiographique d'un français expatrié (l'auteur du livre) à Gibraltar, devenu agent d'infiltration pour le compte des douanes françaises.

Avec un gros budget de 18,9 M€, cette coproduction franco-canadienne (Studio 37, Transfilm et Chapter 2) a mis les moyens sur son casting. Gilles Lellouche incarnera Marc Fievet. Il aura pour partenaire Emir Kusturica, Tahar Rahim, Mélanie Bernier et Riccardo Scarmarcio (Romanzo Criminale, Polisse).

Le tournage se déroule entre l'Espagne, le Canada (Montréal essentiellement) et la France. Le distributeur SND n'a pas encore donné de date de sortie.

Bilan 2010 – Warner Bros domine le marché français

Posté par vincy, le 4 février 2011

12,6% de part de marché, +41% d'entrées, 26 119 139 spectateurs : Warner Bros surclasse tous les distributeurs en France. Et en moyenne par films (Warner Bros en a sorti 18 en 2010), le studio américain est juste dépassé par Walt Disney, qui, avec 7 productions, a séduit 19 372 346 spectateurs (soit 2 767 478 par films). Warner Bros pique ainsi la première place à 20th Century Fox, qui bénéficiait, certes, du décollage d'Avatar en 2009.

Le premier distributeur français est 5e. Europacorp, avec 15 168 515 entrées, progresse de 85%. Pathé, leader en 2009, baisse à la 7e place (-22%). Gaumont (+103%), ARP Selection (+412%), Ad Vitam (+86%) et Memento (+56%) ont aussi connu une très belle année.

À l'inverse, Sony Pictures (-44%), SND, malgré Twilight (-48%), Wild Bunch (-70%) et Bac films (-56%) ont vécu une année horribilis.

Parmi les 25 distributeurs les plus importants, qui ont sorti entre 4 et 28 films, la moyenne par film donne un autre éclairage. Disney, Warner, Paramount et Europacorp font plus d'un million d'entrées par film. Le Pacte (19 films), Rezo, Pyramide et MK2 ont sorti plus de dix films mais ne dépassent pas les 100 000 entrées par sorties.

Astérix : Le domaine des Dieux, en 3D

Posté par vincy, le 25 octobre 2010

SND (filiale de M6) a annoncé que le prochain dessin animé adapté des aventures d'Astérix le Gaulois serait Le domaine des Dieux (17e album de la série, traduit en 26 langues). L'histoire raconte un complot que César met en place pour "coloniser" les irréductibles gaulois : construire une ville nouvelle autour du village et les mettre au diapason de la civilisation romaine. Adieux arbres et sangliers.

Quatre ans après Astérix et les Vikings, SND remet donc le couvert avec le héros français le plus populaire dans le monde. Mais l'innovation sera ailleurs : le film est annoncé en 3D, en collaboration, vraisemblablement, avec le studio Mac Guff (Moi, moche et méchant).

Réalisé par Alexandre Astier (Kaamelott), ce dixième long métrage animé devrait sortir en salles début 2012.

D'ici là, Astérix chez les Bretons devrait être en tournage (voir actualité du 2 février 2010). Lui aussi est prévu pour 2012. Laurent Tirard achève les préparatifs de ce quatrième Astérix  en prises de vues réelles. En 3D?