Posté par vincy, le 25 janvier 2012

Rodrigo Cortes avait écrit Red Lights avant de réaliser Buried, révélé à Sundance il y a deux ans avant de devenir un film culte (et succès surprise) de l'année 2010. "Beaucoup de financiers étaient intéressés par Red Lights, mais nous étions arrivés à ce point où tout le monde voulait participer, mais seulement une fois qu'un autre aurait fait le premier pas". Il a donc inversé ses projets, ayant l'intuition que Buried offrirait une belle carte de visite.
Red Lights n'a cependant rien à voir avec l'exercice de style de Buried (un homme enterré sous terre durant tout le film, ou presque). Le film a une narration plus classique, même si l'intrigue semble plus complexe, et dispose de trois vedettes dans son casting : Cillian Murphy, Sigourney Weaver et Robert de Niro.
L'histoire suit un professeur de psychologie spécialisé dans l'explication rationnelle des phénomènes paranormaux (Weaver) et son assistant brillant et arriviste (Murphy) qui consacre sa vie à démasquer les charlatans et à éclairer les esprits crédules. Jusqu'au jour où un mentaliste aveugle et surdoué Simon Silver (De Niro) décide de la mettre au défi. Une vieille rancoeur les oppose mais son assistant rêve d'en faire son premier gros gibier. Le film s'adresse aussi bien aux agnostiques qu'aux croyants.
Présenté hors-compétition à Sundance vendredi soir, le thriller paranormal serait en passe d'être acquis par Millennium Entertainment pour être distribué en Amérique du nord. On aurait pu s'attendre à un autre distributeur, plus important que celui-ci, spécialisé dans les séries B avec grosses stars. Cela s'explique sans doute par les premiers retours qui nous reviennent de l'Utah. Les premières critiques font état d'un film solidement interprété, tendu à l'extrême jusqu'à un final parait-il grandiose. Mais nombreuses sont celles qui pointent une longueur injustifiée, un rythme inégal, un montage parfois bancal et un propos trop intellectuel.
Mais tous s'accordent à signaler que Cortes est un bon illusionniste, avec plus d'un tour de magie dans sa tête.
Le film sort le 2 mars en Espagne. Pour l'instant, il n'est prévu qu'au second semestre aux USA et en France.
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Posté par vincy, le 30 décembre 2009
Si l'on ne doit en retenir qu'une c'est évidemment elle. Deux ans et demi après son dernier film (Premonition, 80 millions de $ dans le monde), trois ans après son dernier succès international (The Lake House, 115 millions de $ dans le monde), sept ans après son dernier blockbuster (Two weeks notice, 200 millions de $ dans le monde), Sandra Bullock ne semblait plus la "it girl" favorite des Américains, face aux nouvelles venues. D'ailleurs Julia Roberts souffre de la même concurrence et ne parvient toujours pas à réinstaller son statut de superstar depuis son "come-back" post-pouponage. Pour les studios, Bullock n'avait pas briller depuis le début de la décennie.. Mais 2009 aura été SON année. Au point qu'une citation aux Oscars ne semble pas improbable. Pour la première fois de sa carrière, elle est nommée dans la catégorie meilleure actrice dans un drame aux Golden Globes. Elle ose même cumuler une nomination en meilleure actrice de comédie. mieux, la Screen Actors Guild l'a retenue parmi les cinq actrices de l'année. Mélange d'audace, de flair et de contrôle, Miss Congeniality a su proposer toute sa palette de talents à travers trois films radicalement différents. Une comédie romantique (La proposition), où elle s'affiche en femme dure, politiquement incorrecte et nue. Bingo à 315 millions de $ dans le monde. All About Steve, pure comédie, convainc moins. Mais lorsque The Blind Side sort aux Etats-Unis, pourtant face à Twilight, personne n'imagine que ce drame sur fond de sport, va tout emporter. Le film devrait dépasser les 200 millions de $ en Amérique du nord. Une première pour l'actrice. Ironiquement le rôle devait être joué par Julia Roberts.
Bien sûr ce n'est pas la seule comédienne américaine qui aura marqué les esprits dans une année surtout notable pour ses effets spéciaux, ses héros mâles, ses castings groupés. Pas pour rien, sans doute, que Megan Fox, Kristen Stewart et dans une moindre mesure Zoe Saldana, ont décroché toutes les unes, attirer tous les regards. Femmes musclées, déterminées, insoumises, amoureuses, émancipées, dominantes, sexy chacune à leur façon. Fox a fait jouir pas mal d'ados cette année. Stewart reste la chouchou des adolescentes, qui la trouve plus proche d'elle que Emma Watson (pourtant une Hermione de plus en plus intéressante). Enfin Saldana, entre Star Trek et Avatar, devrait devenir culte avec le triomphe de ces deux films, transformés en franchise.
Si les belles étrangères continuent de séduire - Cotillard (Nine, Public enemies), Kruger (Inglourious), Cruz (Etreintes brisées, Nine) - la jeune génération américaine, moins conquérante, a gagné quelques galons cette année. Rachel McAdams est sans doute la plus prometteuse de toutes. Avec Hors du temps, Jeux de pouvoir et Sherlock Holmes, elle est à l'affiche de trois films qui ont su séduire un large public, et même plus. Talentueuse, charmante, passant aisément du thriller au drame, venant de la comédie, elle affiche un box office moyen par film équivalent à celui de Julia Roberts. Autre visage désormais incontournable à Hollywood, Amy Adams. Elle continue de creuser son sillon. Dans Doute, drame psychologique, elle tient tête à Meryl Streep. Streep qui joue ses modèles culinaires dans Julia & Julia, joli succès dans le genre. Si Sunshine Cleaning a réalisé un beau petit score de film indépendant, elle a surtout été rendue populaire en aviatrice légendaire dans La Nuit au Musée 2 et ses 415 millions de $ dans le monde! Puisqu'on parle de Streep, la grande dame d'Hollywood a persévéré : sans avoir un Mamma Mia à l'affiche, ses trois films (Doute, Julie & Julia et Pas si simple) ont tous trouvé leur public dans le monde. Valeur sûre.
Pour Zooey Deschanel, c'est en revanche l'année de l'émergence. Le succès international de Yes Man (en dulcinée de Jim Carrey) a presque été effacé par les éloges critiques et le culte autour de LA comédie romantique de l'année (500) jours ensemble, en jeune femme compliquée, désenchantée et enchanteresse. On a tous craqué pour Zooey.
Et on aussi pris un immense plaisir à revoir Sigourney (Weaver) dans un rôle sur-mesure dans Avatar. La Reine de la science-fiction c'est elle.
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