Le cinéma, le sexe et le Moyen-Orient…

Posté par vincy, le 9 août 2009

D'abord allons à Dubaï. La nouvelle Vegas de la planète est en quête de reconnaissance : festivals culturels, démesure architecturale, icône visuelle et commerciale des magazines de mode et de "business". Mais voilà, à Dubaï, comme dans toute la région, l'inégalité des hommes et des femmes, l'écart entre riches et pauvres, le taux d'analphabétisme et l'impossibilité d'avoir accès au Savoir sont toujours aussi immenses. La vilel de Dubaï qui cherche donc des événéments et des coups marketings pour devenir la destination touristique de rêve, en concurrence avec Doha et Abu Dhabi, a gaché une belle opportunité en refusant une autorisation de tournage pour des séquences de la suite de Sex and the City, après en avoir examiné le scénario.

Dubai Studio City (DSC), qui vise à attirer la production audiovisuelle internationale, a indiqué que la demande avait été rejetée sur recommandation des autorités. Le script du film a été soumis aux autorités concernées pour être examiné "en prenant compte du tissu social multi-culturel et de ses perceptions."

En fait Dubaï n'aimait rien : ni le titre du film, qui ne peut que blesser les sensibilités du monde musulman, ni la philosophie du film, qui vante davantage l'épanouissement par la sexualité que la frénésie bienfaitrice du shopping. Car l'émirat est soucieux de ne pas froisser ses citoyens, même s'ils ne représentent que 20% d'une population cosmopolite et multiconfessionnelle.

Déjà la première édition du film avait été interdite dans les cinémas. Plus généralement, l'AFP rappelle que "les scènes de sexe explicites des films étrangers sont systématiquement censurées dans les cinémas de Dubaï, alors que les sous-titres en arabe évitent de rendre compte de la crudité du langage. Les DVD contenant ce genre de scènes sont également censurés, et l'accès aux sites internet de sexe bloqué."

La première projection en 30 ans

Un peu plus loin en Arabie Saoudite. Ce dimanche 9 août, le gouvernement de Ryad annonce la fremeture des bureaux en Arabie de la chaîne satellitaire basée au Liban LBC à cause de son émission "Ligne rouge", dans laquelle un Saoudien, Mazen Abdel Jawad, se vantait de sa vie sexuelle et notamment d'avoir eu sa première expérience sexuelle à l'âge de 14 ans. Il avait également raconté comment il utilisait la fonction Bluetooth de son téléphone portable pour tenter d'entrer en contact avec des Saoudiennes disposant également de cette fonction et obtenir des rendez-vous galants, dans un pays où la mixité est strictement interdite. Une centaine de plaintes plus tard, la chaîne, qui appartient à un milliardaire saoudien, doit fermer ses bureaux, mais, première hypocrisie, peut continuer à être diffusée.

On peut s'interroger sur les réelles intentions du gouvernement à l'égard de ce milliardaire, le prince Walid ben Talal (ou Al-Walid Ibn Talal, un neveu du roi Abdallah), dont le groupe multimédia, Rotana, tente de réintroduire le cinéma en Arabie saoudite. Il y a deux mois, il avait lancé une projection publique commerciale à Ryad, la première en plus de trente ans. Plus de 300 spectateurs, uniquement des hommes, rassemblés dans le vaste centre culturel du Roi Fahd ont "acclamé, sifflé et applaudi à tout rompre", selon l'AFP, "lorsque les premières images du film Manahi sont apparues à l'écran et que la musique a retenti dans la salle". Des manifestants ultra-conservateurs avaient tenté d'empêcher la projection. Le clergé ultraconservateur considère le cinéma, la musique et toutes les autres formes de loisirs comme des atteintes à l'islam. L'AFP avait rapporté alors que ces manifestants pensaient que le cinéma était une cause de désastre, avec comme preuve, cette "récente série de secousses telluriques de faible intensité dans l'ouest du royaume. "Allah nous punit à cause du cinéma. C'est contraire à l'islam", a lancé l'un d'eux!"

La comédie Manahi (d'Ayam Makram) avait été projetée en décembre dans des salles combles à Djeddah, la capitale économique du pays. Dans la salle, les femmes étaient présentes mais séparées des hommes. Il a fallu cinq mois pour obtenir l'autorisation du gouvernement et diffuser le film à Ryad. Il a aussi été montré à Taif et Jazan.

La promesse d'un espoir pour que l'ignorance cesse et que le Moyen-Orient évolue vers davantage de Savoir, d'égalité, de liberté?

Sex & the City, la suite est en phase préliminaire

Posté par vincy, le 6 février 2009

C'est officiel. C'était d'ailleurs trop tentant. Malgré un script faiblard, la version cinéma de la série culte "Sex & the City", a rapporté 415 millions de $ dans le monde. Cela en fait la deuxième comédie la plus populaire de l'année 2008, et aux Etats-Unis, il s'agit même du leader dans le genre.

La suite est donc dans les tuyaux. Les quatre comédiennes - Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon et Kristin Davis - ont signé leur engagement, tout comme le réalisateur et scénariste Michael Patrick King. Pour New Line, l'idée serait de sortir le film pour l'été 2010.

Box office 2008 (4) : Mamma Mia!, comédie la plus populaire

Posté par vincy, le 7 janvier 2009

C'est la seule comédie à être dans le Top 10 mondial cette année : Mamma mia! , adaptation du spectacle musical de Broadway créé à partir des chansons d'Abba, a ramassé 573 millions de $ (dont 96 millions rien qu'au Royaume Uni, où il est leader tous genres confondus). Les ventes en DVD suivent le même chemin.

Son plus proche rival, et champion nord-américain du rire, c'est une adaptation de série TV : Sex & the City le film, avec ses 415 millions de $ a eu le panache nécessaire pour transformer l'essai et être très profitable pour les producteurs.

Nul doute que dans les deux cas cela donnera des idées aux studios qui veulent limiter de plus en plus les risques.

Dans le top 25 mondial, on note dans l'ordre Max la menace, Bienvenue chez les Ch'tis (plus de 3 millions de spectateurs hors de France), Ce qui se passe à VegasRien que pour vos cheveux et Tonnerre sous les Tropiques.  Pas vraiment à la fête cette année, le rire est surtout local : la plupart des comédies qui ont marché ont surtout fait rire dans leur propre pays. Sandler, Carrell ou Stiller font la moitié et même plus de leur box office aux USA.

Ce qui n'est pas le cas de Mamma Mia! . Comme La Momie 3, le film dépend essentiellement (75%) des marchés internationaux. En France, le film a séduit 1,5 millions de spectateurs, se situant ainsi dans le bas du top 25, loin derrière des comédies françaises mais aussi derrière Sex & the City le film et Vicky Cristina Barcelona.

Jeu concours du 25 novembre au 3 décembre : DVD Sex & the City, le film

Posté par vincy, le 25 novembre 2008

dvd_sexandthecity.jpgPresque 2 millions de spectateurs en France ont vu l'adaptation de la série TV culte, Sex & the City. Sarah Jessica Parker et ses copines ont ainsi pu tester leur sex-appeal sur grand écran. Les voici qui reviennent sur votre "petit" écran (car un 42 pouces n'est quand même pas si petit).

Le DVD sort le 3 décembre (boutique alapage.com). Le film est agrémenté d'un commentaire audio du réalisateur, de sa Bande annonce, d'un tête à tête entre Sarah Jessica Parker et le réalisateur, d'un reportage sur la mode dans le film, de quelques scènes coupées , de l'enregistrement de la chanson du film, et même de jeux interactifs sur la version Blu-Ray. A noter qu'il existe aussi deux versions du film : celle vue au cinéma, et une plus longue dans l'édition collector.

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De son côté, Ecran Noir vous invite à gagner 10 DVD.

Pour cela, il vous suffit de répondre aux trois questions suivantes :

1) à quel acteur célèbre est marié Sarah Jessica Parker?

2) quel personnage new yorkais vit à Los Angeles?

3) dans quel film l'actrice qui incarne Louise a-t-elle été révélée?

Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses, à nous adresser par e-mail en indiquant votre nom, votre email et votre adresse postale.

Iron Man, champion US du premier semestre

Posté par vincy, le 1 juillet 2008

Six mois de Box office et l'occasion de faire un pré-bilan des affaires hollywoodiennes, tandis que la grève des acteurs menace de plomber la saison estivale.

Deux films ont dépassé les 200 (et même 300) millions de $ en Amérique du Nord, et au total seulement sept œuvres ont franchit le cap des 100 millions de $. Sans surprise les trois démarrages supérieurs à 60 millions de $ sont les trois champions du semestre.

De justesse, et pour quelques jours encore, c'est Iron Man lancé vingt jours avant Indiana Jones 4, qui a la médaille d'or avec 309, 18 millions de $ de box office. Belle performance quand on compare avec Hulk qui peine à atteindre les 115 millions de $.

Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal continue de persévérer dans le Top 10 et a passé la symbolique somme des 300 millions de $ le dernier jour du semestre.

Enfin, Kung Fu Panda a réussi à doubler Horton, pourtant le seul film avant mai à avoir ramassé plus de 100 millions de $. Le Panda a cumulé 179,28 millions de dollars.

On note des gros fiascos : Narnia, Hulk, 10 000, Zohan, Jumper, Spiderwick, Phénomènes, Speed Racer... Et quelques surprises : Sex & the City, Las Vegas 21 et Cloverfield.

1. Iron Man

2. Indiana Jones 4

3. Kung Fu Panda

4. Horton

5. Sex & the City

6. Le Monde de Narnia chapitre 2

7. L'incroyable Hulk

8. 10 000

9. Rien que pour vos cheveux (... Zohan)

10. Las Vegas 21

Blockbusters ’08 : Qui est Kim Cattrall?

Posté par vincy, le 27 mai 2008

kimcattrall.jpg

On ne la connaît que dans son rôle de femme quadra (quinca au cinéma) nymphomane et indépendante dans la série (et désormais le film) Sex and the city. Mais Kim Cattrall n'est pas que Samantha Jones! Cette britannique de 52 ans, plastiquement roulée à merveille, a grandi au Canada, fait ses études d'art dramatique à New York, et commencé par le théâtre (notamment une mise en scène d'Otto Preminger dans les années 70). Une vraie passion qui la fera jouer du Mamet, du Miller, du Tcheckov... Cette croqueuse d'hommes (elle fut même la maîtresse d'un ancien Premier Ministre canadien), qui parle allemand comme anglais, est une abonnée des soirées caritatives et des actions de bienfaisance.

Celle qui avoue s'exciter davantage avec un rôle de femme fatale que de mère au foyer a souvent joué au cinéma les blondes de service, celles qui rendent le héros aux gros muscles un peu mou et distrait. C'est le cas de Kurt Russell dans Big Trouble in Little China (John Carpenter), Steve Guttenberg dans le nanar Police Academy, en femme de Tom Hanks dans Le bûcher des vanités (Brian de Palma), et même Jean-Paul Belmondo dans Hold-Up (Alexandre Arcady).

Sinon elle apparaît en "guest star" ou second rôle dans 15 minutes (avec De Niro et Norton), le catastrophique Crossroads (avec Britney Spears), l'énigmatique succès Baby Geniuses (aux côtés de Kathleen Turner), et même Star Trek VI ! La télé l'a souvent utilisée, de "Columbo" aux "Simpsons" (en reporter, Chloe Talbot).

Etonnant que cette femme si exigeante, "golden globisée" pour son incarnation de Samantha Jones, ait fait des choix aussi médiocres. Peut-être, à l'instar de Sharon Stone, que ce genre de femmes très émancipées fait peur aux mâles dirigeants les studios...

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Interview de Micky Sebastian, la voix française de Kim Cattrall, mais aussi de Sharon Stone, Jessica Lange, Jodie Foster...

30 blockbusters pour une poignée de vrais gagnants

Posté par vincy, le 13 mai 2008

Comédie musicale, film en 3D, suites en tous genres, dessins animés, … les studios américains ont un besoin urgent de redonner des couleurs au box office après quatre mois neurasthéniques où seul Horton a su plaire au grand public. Iron man, avec ses 100 millions de dollars en un week-end (200 millions de $ au total dans le monde), a donné le ton et fait pensé que rien n’était perdu. On lui prévoit déjà une suite dans deux ans. Et des suites, Hollywood n’en manque pas, quitte à nous en gaver ou disons-le honnêtement nous lasser. Narnia 2, Batman 2, Hellboy 2, X-Files 2, La momie 3, ... sans compter un nouveau Hulk et un nouveau style de Star Wars.  Bien sûr la suite la plus attendue est Indiana Jones. 4.

D’abord il s’agit d’un héros légendaire, mythique. Ensuite d’une réalisation de Spielberg, qui a toujours su casser les records précédents. Enfin il sort durant le week-end le plus rentable avec celui du 4 juillet : le Memorial Day. Au bas mot, les analystes américains lui prédisent un box officeminimum de 290 millions de $. Disons même qu’en dessous de 300 millions et hors du Top 3 de l’été, Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal sera considéré comme un « échec ». Sans concurrence sur le rayon ado/adulescent des films d’action (Speed Racer s'est crashé dès son premier week_end), il a le champ libre durant trois semaines… et peut-être plus si Hulk ne fait pas mieux que le précédent essai par Ang Lee.
L’autre gros week-end sera celui du 4 juillet, jour de l’indépendance. Avec Wall-e, le nouveau Pixar, en pré-sortie et le nouveau Will Smith (Hancock), dont c’est la date fétiche, le public ciblé répondra en masse. Entre temps ce sera le royaume des comiques (avec Sandler, Myers, Stiller) et de l’animation.

Mais, bizarrement, il y a peu d’attentes. Hormis Indy et Wall-e, peu de ces productions semblent attiser notre curiosité de cinéphile. On serait même perplexe face à des projets comme Sex & the City, Speed Racer, L’incroyable Hulk, The X-Files 2 ou Les chimpanzés de l’espace
Le seul film qui pourrait faire mentir les plus blasés est sans aucun doute Batman : The Dark Knight, avec le regretté Heath Ledger. Il s’agit de l’arme fatale de Warner face à Paramount (Indiana 4), Buena Vista (Narnia 2), Sony (Hancock 1). Universal et la Fox ne semblent pas disposer d’un blockbuster pouvant dépasser les 250 millions de $, nouvelle norme pour méga-hit.

Fashion and the movie

Posté par vincy, le 19 mars 2008

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Pressenti en séance spéciale au Festival de Cannes, Sex & the City : The Movie (en salles le 30 mai) essaie de faire monter le buzz pour ne pas se faire marcher sur les sandales par Indiana Jones. Le héros au Stetson sera en effet projeté sur la Croisette le dimanche 18 mai; de quoi faire l'événement.

Mais Sarah Jessica Parker et sa bande vont pouvoir bénéficer d'un marketing digne des championnats de Formule 1 : Mercedes-Benz (grosses caisses allemandes), Coty (Pprfums français), Skyy (vodka américaine d'un groupe italien), H Stern (joaillier brésilien), Glacéau Vitamin Water (filiale de Coca Cola, un empire en soi), Bag Borrow or Steal (location d'accessoires de designers (qui a déjà sa rubrique et ses produits liés au film sur son site).

Il y a quand même quelques limites. New Line, filiale de Warner, ne veut pas en faire un Star Wars  avec Fast food bio en toile de fond. Il s'agit plutôt de construire un plan média digne d'un Super Bowl féminin. Mercedes ne vantera que sa classe S et sa GLK de luxe. La marque de boisson en profitera pour promouvoir sa boisson à base de thé vert et celle contenant des antioxydants. Mieux, les boissons seront disponibles dans tous les multiplexes de AMC lors de la sortie.

Le sponsoring est global : placement produit dans les scènes ou les dialogues, mention du film sur les campagnes de publicités ou les opérations marketing... Chaque marque pourra organiser des événements autour du film (concours, avant-premières, affiches dans les boutiques, produits dérivés...)  Il y a du James Bond dans la méthode. On va vanter les vertus d'un produit plutôt que de citer la marque de façons obscène. Insidieux. La série télévisée n'hésitait pas à citer Apple, Dior, Chanel, Jimmy Choo ou même le Plaza Athénée lors de ses épisodes parisiens. L'antidote à Naomi Klein?