Cartoon Forum 2018 : l’animation TV entre dynamisme et incertitude

Posté par MpM, le 14 septembre 2018

Rendez-vous professionnel incontournable de la rentrée, le Cartoon Forum est le lieu idéal pour découvrir le ton et les tendances des programmes d'animation des années à venir. Pendant trois jours se succèdent en effet les présentations des projets de séries ou "unitaires" (ces programmes uniques qui ont un format court métrage) qui pourraient venir agrémenter les grilles des chaînes françaises et internationales en 2019 ou 2020. Ces présentations, qui rivalisent souvent d'humour et d'imagination, avec parfois décors, chorégraphies et même déguisements, sont destinées aux producteurs, diffuseurs et investisseurs susceptibles d'investir, et par là-même de faire aboutir les projets. Ce qui, sur ses 10 dernières années, a été le cas pour 44% d'entre eux.

Cette année, le Cartoon Forum s'est ouvert dans une ambiance pleine d'incertitude, suite à la décision du gouvernement (en juin dernier) de fermer la chaîne de télévision France 4, destinée à la jeunesse, et de ce fait toujours en demande de nouveaux programmes animés. Cette disparition annoncée d'une source importante de financement de l'animation intervient par ailleurs au moment où la chaîne Canal +, qui finance elle aussi largement le cinéma et la télévision, se porte mal, et alors que la prise de pouvoir de Netflix sur un nombre de croissant de programmes alimente inquiétudes et fantasmes.

Bien sûr, l'arrivée d'un nouveau financeur du secteur est une bonne nouvelle. Mais le statut particulier de Netflix, qui n'est pas contraint d'investir dans l'audiovisuel français, contrairement aux chaînes de télévision, fait grincer un nombre exponentiel de mâchoires. D'autant que l'on peut s'interroger sur le type de projets que la plate-forme de streaming consentira à financer : programmes formatés ou projets audacieux.

Cette tension générale, palpable dans les propos tenus par les professionnels, intervient justement à un moment où l'animation française semble ne s'être jamais portée aussi bien. Les studios recrutent pratiquement à flux tendus, et les élèves sortant de la centaine d'écoles (ou cursus) en animation sur tout le territoire viennent harmonieusement combler des besoins exponentiels. Probable corolaire de ce dynamisme, les budgets des productions semblent eux-aussi en hausse, peut-être notamment pour revoir à la hausse les salaires d'animateurs qui ont désormais le choix entre les projets, et n'acceptent plus de travailler dans n'importe quelles conditions.

Une situation florissante pour l'animation européenne en général que vient confirmer Marc Vandeweyer. "On croit dans les talents européens, dans la possibilité qu'ils ont de monter leurs propres projets, au lieu de seulement travailler pour ceux des autres." Mais lui aussi exprime son incertitude sur l'avenir. "J'espère que France Télévisions continuera de jouer son rôle de premier coproducteur européen, car une équipe de foot joue forcément moins bien sans son meilleur joueur." Quant à Netflix, dont la délégation était cette année plus forte que les années précédentes, "il faut attendre de voir ce qu'ils financent" déclare-t-il philosophiquement.

Quoi qu'il en soit, cette 2e édition a été l'occasion de constater l'arrivée d'une nouvelle génération de réalisateurs, souvent identifiés dans le monde du court métrage, comme Hugo de Faucompret (issu des Gobelins, et réalisateur d'Automne pour la collection En sortant de l'école consacrée à Apollinaire) ou Peter Vacz (réalisateur du fameux Le lapin et le cerf sorti en salles en 2015 dans le programme Les animaux farfelus), ainsi que de projets destinés à un public d'adultes ou de jeunes adultes (Selfish écrit et réalisé par Nicolas Trotignon & Mathieu Vernerie, qui se moque de nos addictions numériques ; Tufo de Victoria Musci, l'histoire vraie d'un Sicilien s'étant opposé à la mafia, ou encore Dans ta face de Ève Ceccarelli, qui lutte avec humour contre toutes les formes de harcèlement).

Reste bien sûr à savoir si les diffuseurs vont suivre cette tendance de séries animées pas forcément destinées aux enfants. Quoi qu'il en soit, on a très envie de découvrir rapidement certaines d'entre elles sur nos petits écrans, comme on vous l'expliquera prochainement dans un article sur nos différents coups de coeur.

2017 dans le rétro: les séries qu’il fallait voir !

Posté par wyzman, le 26 décembre 2017

2017 touchant presque à sa fin, il est temps pour nous de faire un tour sur ce que cette année nous a offert en termes de séries. Qu'elles soient nouvelles ou de retour, bonnes ou extrêmement bonnes, les séries qui suivent ont marqué 2017. Scénarios atypiques, personnages captivants, intrigues impressionnantes... Ces programmes ont été largement commentés, souvent à juste titre. Pour éviter toute jalousie, nous les avons rangées par ordre alphabétique.

13 Reasons Why - saison 1 (Netflix). Mise en ligne le 31 mars, le show créé par Brian Yorkey et adapté du roman de Jay Asher a longtemps été présenté comme "la série de Selena Gomez", simple productrice. Centré sur les 13 cassettes qu'une adolescente harcelée et violentée (Hannah) laisse à l'un de ses amis (Clay), 13 Reasons Why a permis de mettre en lumière l'important taux de suicide chez les adolescents. La mise en scène est impeccable, à l'instar de la bande originale. Mais c'est bien le jeu de ses acteurs (Dylan Minnette, Katherine Langford, Alisha Boe, Brandon Flynn, Miles Heizer) qui en a fait le teen show le plus réaliste que l'on ait jamais vu. Intense et dense, 13 Reasons Why reviendra en 2018 pour une deuxième saison qui ne s'intéressera plus directement au calvaire de Hannah mais aux répercussions des viols et des accusations de viol de la première salve d'épisodes. Si vous ne l'avez pas commencée, un conseil : foncez !

American Gods - saison 1 (Starz). Mêlant drame et fantasy, American Gods est l'un des plus gros ovnis de l'année. Un ancien détenu (Ombre) devient le garde du corps d'un étranger rencontré dans un avion (Voyageur). Ensemble, ils vont sillonner les Etats-Unis à la recherche d'anciens dieux et de personnages issus du folklore afin de mener une lutte sans merci contre Internet, les médias, l'automobile, etc. Vous l'aurez compris, American Gods est une série sacrément barrée mais qui a le mérite de nous offrir des scènes de sexe d'anthologie. A l'image de cette scène onirique entre Omid Abtahi et Mousa Kraish qui a nécessité d'être retournée. Pour info, c'est la première fois que deux hommes musulmans ont un rapport aussi explicite à la télévision américaine. Après avoir "trouvé où étaient les trous", l'équipe d'American Gods s'est vantée d'avoir tourné la scène de sexe la plus chaude depuis Sense8.

Big Little Lies - saison 1 (HBO). Niveau sexe, la série écrite par David E. Kelley et réalisée par Jean-Marc Vallée n'a pas démérité. Portée par Reese Witherspoon, Nicole Kidman et Shailene Woodley, Big Little Lies s'intéresse au quotidien bouleversé de trois mères de famille (Madeline, Celeste, Jane) après qu'un meurtre a eu lieu au cours d'une soirée caritative. Ecriture précise, réalisation soignée, Big Little Lies n'a eu de cesse d'être commentée et évoquée par la presse et sur les réseaux sociaux en raison des scènes de sexe sulfureuses et violentes de Nicole Kidman et Alexander Skarsgard ainsi que pour la relation toxique qu'ils ont ont brillamment mise en scène. Nommée 6 fois aux Golden Globes, 5 fois aux Critics's Choice Awards et 4 fois aux SAG Awards, Big Little Lies peut se vanter d'avoir décroché 16 nominations aux derniers Emmy Awards. Un phénomène qui n'est pas sans rappeler Game of Thrones et qui a valu à ce qui ne devait être qu'une mini-série une saison 2...

Dear White People - saison 1 (Netflix). Pour s'assurer que la série adaptée de son film serait entre de bonnes mains, Justin Simien a fait appel à la crème de la crème : lui-même. Aidé à la réalisation par Barry Jenkins (Moonlight), Justin Simien a poursuivi ce qu'il avait entamé trois ans plus tôt. Sa série traite ainsi des rivalités et crises identitaires entre étudiants blancs et noir sur le campus de Winchester. Plus poussée et aboutie que le film, la série Dear White People a le mérite d'avoir su changer quelques acteurs-clés : Tessa Thompson laisse place à Logan Browning, Tyler James Williams est remplacé par DeRon Horton tandis que Gabe n'est plus joué par Justin Dobies mais par John Patrick Amedori. Plus que jamais ancrée dans la réalité, Dear White People propose même une parodie de Scandal plus vraie que nature !

Game of Thrones - saison 7 (HBO). La série la plus commentée de ces dernières années était de retour cet été pour une salve réduite d'épisodes. Au lieu des traditionnels 10 épisodes, ce sont finalement 7 sacrés bébés qui ont tenu les fans captivés. Marquée par des hacks de HBO et des leaks d'épisodes, cette septième saison a vu se produire la mort des Frey, la mise à mal des Sand, l'alliance de Daenerys avec les frère et sœur Grejoy ainsi que le retour au pouvoir de Cersei Lannister. Handicapée par des sauts temporels majeurs, cette fournée a été l'occasion d'assister à la naissance d'une romance longtemps rêvée par les fans et à la mort d'un personnage on ne peut plus haï. Suivi par plus de 12 millions d'aficionados, le dernier épisode a quant à lui offert à HBO un record d'audience ainsi que les prémisses d'une saison 8 immanquable en 2019.

How to Get Away with Murder - saisons 3 et 4 (ABC). Constamment bousculés par la performance exceptionnelle de Viola Davis, on en oublie souvent que celle-ci est épaulée par une brochette d'acteurs au talent certain et qui portent également le programme. Brillants et courageux, les scénaristes ont signé des intrigues sensationnelles : disparition d'un personnage principal, grossesse compliquée, destruction d'une carrière, réhabilitation, etc. Tout ça en gardant le même ton, très sombre, et en explorant davantage leurs personnages plus complexes les uns que les autres. Sur une chaîne nationale américaine, cela a tout du jamais-vu !

Riverdale - saisons 1 et 2 (The CW). Disponible sur Netflix au lendemain de sa diffusion en prime-time, on oublie souvent que Riverdale est bien une série de The CW, la chaîne qui nous a offert entre autres Gossip Girl, 90210, The Vampire Diaries, Arrow, The 100 et Jane The Virgin. En s'intéressant aux aventures d'Archie Andrews, un adolescent beau gosse qui vit dans une ville paisible jusqu'à la mort de Jason Blossom, autre lycéen populaire, Riverdale a offert au teen soap un virage twinpeaksien. Bourrée d'imperfections voire d'incohérences, Riverdale est tout de même parvenue à générer de véritables débats sur le body shaming, les agressions sexuelles et la drogue auprès des adolescents. Avec son esthétique rétro et ses acteurs au physique de mannequin, Riverdale offre une dose hebdomadaire de fous rires et de moments WTF.

Star Trek Discovery - saison 1 (CBS All Access). Produit d'appel de la plateforme de streaming de CBS, DIS (pour les fans) est la 7e série issue de l'univers Star Trek. Située une dizaine d'années avant l'action de la série originale, Star Trek Discovery a fait du bruit en raison de son casting diversifié : héroïne noire, femme capitaine asiatique, couple homosexuel, romances interraciales, etc. Semblable à un Stargate sur le plan de la narration, la série de Bryan Fuller (Hannibal, American Gods) et Alex Kurtzman (Edge of Tomorrow, La Momie) a rapidement su trouver son public. Les 9 premiers épisodes ont été proposés sur le même modèle que Riverdale (diffusion sur le site-mère puis le lendemain sur Netflix) tandis que les 6 prochains arriveront début 2018.

Stranger Things - saison 2 (Netflix). Une chose est sûre, la série de science-fiction horrifique aura fait le bonheur des internautes. Complètement fans de la première saison, ils sont jetés en masse sur la seconde, certes moins réussie mais tout aussi captivante. Le Démogorgon laisse cette fois place à des créatures plus nombreuses et plus dangereuses... Avec ses influences et ses références aux univers créés par Steven Spielberg, John Carpenter ou encore Stephen King, Stranger Things a su brasser un public large. Les plus de 30 ans y voient un retour en enfance quand les moins de 30 ans y ont trouvé un objet rétro, loin de la politisation actuelle des programmes audiovisuels. Si Winona Ryder risque de voir son rôle de mère un brin folle lui coller à la peau pendant un moment, retrouver "Onze" et sa bande d'amis demeure un régale.

The Good Fight - saison 1 (CBS All Access). Série dérivée de The Good Wife, le premier bébé de la plateforme de streaming de CBS n'a pas tardé à dépasser sa grande sœur. Plus féministe et audacieuse, The Good Fight est parvenue en seulement 10 épisodes à éclipser The Good Wife en travaillant plus frontalement sur la limite entre bien et mal et sur l'importance d'avoir la loi de son côté. Grâce à Rose Leslie (Game of Thrones) et Justin Bartha (Very Bad Trip), l'intrigue principale s'est offerte un coup de jeune quand la réalisation et l'écriture ont gardé sobriété et finesse. Plus politique que jamais, The Good Fight débute avec la victoire de de Donald Trump. Une victoire vécue "en direct" par Christine Baranski, la véritable star de The Good Wife qui a bien fait de patienter le temps d'avoir sa propre série. La saison 2 débute le 4 mars 2018.

Outre ces 10 séries, d'autres ont également retenu notre attention. A commencer par House of Cards ! Si les frasques de Kevin Spacey ont sonné la fin de la série, la cinquième saison a permis à Claire Underwood de monter encore et toujours en puissance. Et ça, on ne peut que valider - surtout lorsque l'on sait que c'est désormais son interprète, la géniale Robin Wright qui tiendra les reines de la sixième et ultime saison. A côté, Legion a parfaitement tenu la route. Nouvelle série Marvel diffusée sur FX, le programme de Noah Hawley s'est attiré les grâces de la presse spécialisée américaine. L'autre série Marvel à ne pas manquer, c'est bien évidemment Runaways, dont la saison est actuellement en cours de diffusion sur Hulu. Produite par Josh Schwartz et Stephanie Savage (Gossip Girl, Dynasty), Runaways dispose d'un rythme bien à elle et d'acteurs au charme certain.

Cette année, il ne fallait pas non plus manquer Mindhunter, la nouvelle-née de Netfix signée Joe Penhall, réalisée en partie par David Fincher et produite par Charlize Theron. Très loin de son rôle de gay trentenaire à la recherche du grand amour, la star de Looking Jonathan Groff se mue ici en agent du FBI particulièrement couillu. Toujours à la recherche d'un nouveau hit pouvant combler prendre la relève de Game of Thrones, HBO a dégainé The Deuce, drame historique issue de l'esprit de David Simon (The Wire, Treme). The Deuce s'intéresse à la montée du porno dans le New York des années 1970. Au casting, on retrouve James Franco et Maggie Gyllenhaal. Les amateurs d'action pure seront déçus, les historiens ravis.

Enfin, impossible de ne pas évoquer la série féministe de cette année : The Handmaid's Tale. Adaptée du roman éponyme, la série de Bruce Miller raconte comment, dans un futur proche, une secte a pris le pouvoir aux Etats-Unis et tente de lutter contre le faible taux de natalité en catégorisant les femmes, démises de leur statut de citoyenne. Dure mais nécessaire, le programme a fait un tabac dans les mêmes cérémonies de remises de prix que Big Little Lies !

The Shape of Water et Big Little Lies en tête des nominations aux Golden Globes 2018

Posté par wyzman, le 11 décembre 2017

Comme chaque année, les nominations pour les Golden Globes ont créé de véritables surprises. Call Me By Your Name (3), Lady Bird (4), The Post et The Shape of Water partant déjà favoris côté cinéma, ces quatre films n'ont fait qu'asseoir leur statut d'incontournables dans la course aux Oscars. Rappelons néanmoins que les résultats des Golden Globes n'ont aucune incidence sur les nominations des Oscars puisque ce sont 93 membres de la Hollywood Foreign Press Association qui élisent les lauréats des Golden Globes et non l'Académie américaine.

Pas une seule femme côté réalisatrice. La Fox triomphe côté nominations.

The Shape of Water part cependant grand favori avec 7 nominations, un Lion d'or à Venise, et un film mélangeant un genre grand public à un sujet politique. L'autre grand triomphateur de ces nominations est la Fox. Avec son studio Fox Searchlight et la 20th Century Fox, la société cumule 27 nominations (dont 6 pour The Post (Pentagon Papers) et autant pour Three Billboards, véritable surprise de la sélection). Sony, toutes filières confondues, suit, de loin avec 12 citations. On remarque aussi les 3 nominations pour All the Money in the World à peine finalisé par Ridley Scott, soit autant que Dunkerque, qui partait comme un champion depuis l'été. En revanche Wonder Woman, Detroit et Wind River ont été snobés et Get out doit se contenter de deux petits prix. Les réalisatrices ou cinéastes issus de la diversité ont globalement été oubliés. C'est d'autant plus choquant que cette année tous les palmarès les distinguent un à un. Par ailleurs, aucun film français n'est dans la liste cette année, ce qui est très rare.

Côté télévision, HBO domine avec 12 nominations, devant Netflix (9, auxquelles on peut ajouter 3 nominations en cinéma). Big Little Lies est large leader avec 6 citations devant les 4 de Feud: Bette and Joan. Twin Peaks (une seule citation) et Veep (zéro pointé) sont les grands perdants.

D'un point de vue plus général, notons que toutes les œuvres ayant eu un lien de près ou de loin à une histoire de harcèlement ont été évincées.

La 75e cérémonie des Golden Globes se tiendra le 7 janvier prochain à Beverly Hills et sera présentée par Seth Myers.

FILMS

Meilleur film, drame

Call Me by Your Name
Dunkirk
The Post
The Shape of Water
Three Billboards Outside Ebbing, Missouri

Meilleur film, comédie ou musical

The Big Sick
Get Out
The Greatest Showman
I, Tonya
Lady Bird

Meilleur acteur, drame

Timothée Chalamet, Call Me by Your Name
Daniel Day-Lewis, Phantom Thread
Tom Hanks, The Post
Gary Oldman, Darkest Hour
Denzel Washington, Roman J. Israel, Esq.

Meilleur acteur, comédie

James Franco, The Disaster Artist
Hugh Jackman, The Greatest Showman
Daniel Kaluuya, Get Out
Ansel Elgort, Baby Driver
Steve Carell, Battle of the Sexes

Meilleur actrice, drame

Jessica Chastain, Molly’s Game
Sally Hawkins, The Shape of Water
Frances McDormand, Three Billboards Outside Ebbing, Missouri
Meryl Streep, The Post
Michelle Williams, All the Money in the World

Meilleure actrice, comédie

Judi Dench, Victoria & Abdul
Margot Robbie, I, Tonya
Saoirse Ronan, Lady Bird
Emma Stone, Battle of the Sexes
Helen Mirren, The Leisure Seeker


Meilleur réalisateur

Guillermo del Toro, The Shape of Water
Martin McDonagh, Three Billboards Outside Ebbing, Missouri
Christopher Nolan, Dunkirk
Ridley Scott, All The Money in the World
Steven Spielberg, The Post

Meilleur acteur dans un second rôle

Willem Dafoe, The Florida Project
Armie Hammer, Call Me by Your Name
Richard Jenkins, The Shape of Water
Sam Rockwell, Three Billboards Outside Ebbing, Missouri
Christopher Plummer, All the Money In the World

Meilleure actrice dans un second rôle

Mary J. Blige, Mudbound
Hong Chau, Downsizing
Allison Janney, I, Tonya
Laurie Metcalf, Lady Bird
Octavia Spencer, The Shape of Water

Meilleur scénario

The Shape of Water
Lady Bird
The Post
Three Billboards Outside Ebbing, Missouri
Molly’s Game

Meilleure bande originale

Three Billboards Outside Ebbing, Missouri
The Shape of Water
Phantom Thread
The Post
Dunkirk

Meilleure chanson originale

“Home”, Ferdinand
“Mighty River”, Mudbound
“Remember Me”, Coco
“The Star”, The Star
“This Is Me”, The Greatest Showman

Meilleur film en langue étrangère

Une femme fantastique
First They Killed My Father
In the Fade
Faute d'amour
The Square

Meilleur film d'animation

The Boss Baby
The Breadwinner
Coco
Ferdinand
Loving Vincent

SERIES

Meilleure série, drame

The Crown
Game of Thrones
The Handmaid’s Tale
Stranger Things
This is Us

Meilleure série, comédie

Black-ish
The Marvelous Mrs. Maisel
Master of None
SMILF
Will & Grace

Meilleure mini-série ou film de télévision

Big Little Lies
Feud: Bette and Joan
Fargo
Top of the Lake: China Girl
The Sinner

Fargo

Meilleur acteur, drame

Sterling K. Brown, This is Us
Freddie Highmore, The Good Doctor
Bob Odenkirk, Better Call Saul
Liev Schreiber, Ray Donovan
Jason Bateman, Ozark

Meilleur acteur, comédie

Anthony Anderson, Black-ish
Aziz Ansari, Master of None
Kevin Bacon, I Love Dicke
William H. Macy, Shameless
Eric McCormack, Will & Grace

Meilleure actrice, drame

Elisabeth Moss, The Handmaid’s Tale
Claire Foy, The Crown
Mandy Moore, This Is Us
Maggie Gyllenhaal, The Deuce
Caitriona Balfe, Outlander

Meilleure actrice, comédie

Alison Brie, GLOW
Rachel Brosnahan, The Marvelous Mrs. Maisel
Debra Messing, Will & Grace
Issa Rae, Insecure
Pamela Adlon, Better Things
Frankie Shaw, SMILF

Meilleur acteur dans une mini-série ou un film de télévision

Robert De Niro, The Wizard of Lies
Kyle MacLachlan, Twin Peaks
Jude Law, The Young Pope
Ewan McGregor, Fargo
Geoffrey Rush, Genius

Meilleure actrice dans une mini-série ou un film de télévision

Nicole Kidman, Big Little Lies
Reese Witherspoon, Big Little Lies
Jessica Lange, Feud: Bette and Joan
Susan Sarandon, Feud: Bette and Joan
Jessica Biel, The Sinner

Meilleur acteur dans un second rôle dans une mini-série ou un film de télévision

Alfred Molina, Feud
Alexander Skarsgard, Big Little Lies
David Thewlis, Fargo
David Harbour, Stranger Things
Christian Slater, Mr. Robot

Meilleure actrice dans un second rôle dans une mini-série ou un film de télévision

Laura Dern, Big Little Lies
Ann Dowd, The Handmaid's Tale
Chrissy Metz, This Is Us
Michelle Pfeiffer, The Wizard of Lies
Shailene Woodley, Big Little Lies

Golden Globe Ambassador

Simone Garcia Johnson

Festival des Séries: il y aura forcément des morts!

Posté par vincy, le 25 mars 2017

Lille a été sélectionnée pour accueillir le festival des séries voulu par le ministère de la Culture et de la Communication, après une sélection type "jeux olympiques" où, en finale, seule la ville nordiste et Paris étaient en concurrence.

Un événement à 4,4 millions d’euros (puis 5 millions selon Xavier Bertrand, président de la région), ce n'est pas inutile pour la métropole de Martine Aubry, qui a échoué depuis 20 ans à installer une manifestation culturelle internationale pérenne (si on ne compte pas la grande braderie).

Lille publique, Cannes privée

Pourtant, le choix officialisé hier laisse dubitatif. Ce Festival international des séries qui se veut le "Cannes" du genre, qui était convoité par Paris mais aussi Bordeaux, Nice et ... Cannes!, a beau avoir fait consensus auprès des organisations d'auteurs, de producteurs, de distributeurs ou encore des diffuseurs, on va émettre quelques doutes. Certes, la ville est très bien située en Europe (mais très mal reliée par l'aérien, dépendant de Paris et de Bruxelles). Certes, elle dispose de nombreux studios créatifs (jeux vidéos, publicité, infographies...) et d'une politique audiovisuelle dynamique (Le Fresnoy notamment), mais elle n'a jamais été identifiée comme une capitale européenne audiovisuelle ou de congrès.

Mais ne soyons pas rabat-joie: Lille est une ville formidable, attirante, généreuse humainement et festive. Le premier festival est prévu pour le printemps prochain. Rappelons que le printemps est chargé en événements cannois... "Il s’agit de mettre sur pied une grande compétition de référence internationale, qui donne à voir la diversité de la création de séries dans le monde comme le fait le Festival de Cannes pour le cinéma, mais qui soit également un projet culturel ouvert à tous les publics et qui puisse vivre toute l’année "explique-t-on au ministère. Ne nous leurrons pas: le festival marchera si des stars américaines de séries HBO-Netflix-Showtime-& co viendront. Le budget est confortable et l'Etat y contribuera à hauteur de 20%.

Canal + reste sur la Croisette

Malheureusement pour Lille, les Gaulois n'aiment plus forcément les décisions centralisatrices venues d'en haut. Et Cannes, dès son éjection avant la finale, a décidé de lancer un événement concurrent. En se payant, au passage, Fleur Pellerin, ancienne ministre de la Culture (priceless) comme présidente de son Festival et Canal + comme partenaire. Sans compter que la Croisette, qui accueille déjà le plus grand festival de film du monde, le MIP TV et le MIP com, dispose ainsi d'une notoriété mondiale auprès des professionnels de l'audiovisuel (en plus d'une offre hôtelière abondante). Récemment le maire LR David Lisnard, a indiqué que "Ce projet est un enjeu stratégique vital pour l'économie de la ville. Nous l'avons imaginé et nous le mûrissons depuis 2011. Il ne nous échappera pas."

La date? Le printemps 2018 aussi, en marge du Marché international des programmes de télévision (MIPTV), en collaboration avec le géant international des salons et congrès Reed Midem. Une conférence de presse de présentation se tiendra le 3 avril.

Séries Mania piégée

Cette bisbille pourrait à terme s'achever sur un match entre "public" et privé". Mais on s'étonne que l'Etat n'ait pas préféré labellisé son grand festival des séries sur un festival déjà existant. Que va-t-il se passer pour Séries Mania (Paris, en avril) et Séries Séries (Fontainebleau, en juin)? Le premier est unanimement reconnu par la profession et se paye même le luxe d'une couverture quotidienne dans les journaux professionnels américains. Le second a une légitimité historique.

Si le ministère et les collectivités territoriale autour du projet lillois espèrent aller chercher des compétences humaines au sein de ces deux événements, d'autres craignent surtout une vampirisation meurtrière. A l'AFP, Bruno Julliard, en charge de la culture à Paris, explique que la décision du ministère de la Culture va se "traduire par le résultat inverse à l'objectif recherché à l'origine, à savoir trois festivals de séries concurrents sur le territoire français." Traduisons: l'Etat ne pourra pas aider financièrement trois festivals, dont deux qui concurrencent son propre projet. Est-ce que Séries Mania (40000 spectateurs, 700000 euros d'aides du CNC) et Séries Séries (2500 spectateurs, 600 professionnels) peuvent se passer des aides de l'Etat? Car le ministère ne s'en cache pas: les crédits vont bien aller se concentrer sur le festival lillois, même si Séries Séries a soutenu la candidature de Lille.

Avec quatre événements, dont trois au printemps, sur le même thème et avec les mêmes ambitions, chacun avec ses atouts et ses handicaps, une chose est certaine: il y aura au moins un mort, si ce n'est deux ou trois.

Brady Corbet: « Je porte un intérêt aux gens en marge, ceux qui sont déclassés »

Posté par cynthia, le 13 juin 2016

Brady Corbet arrive timidement dans la salle du célèbre cinéma Le Lincoln. Habillé en mode "soirée pizza entre potes devant l'intégrale de The Walking Dead", l'acteur/réalisateur nous a offert son plus beau sourire avant de s'installer sur sa chaise d'invité d'honneur du Chaps-Elysées Film Festival.

Aussi mignon qu'un bisounours et charismatique qu'un Californien en plein été, Brady Corbet nous a fait craquer en toute simplicité. Après une longue présentation de sa carrière (que l'on peut trouver sur Wikipédia aussi), l'acteur a explosé de rire  lorsque l'on a annoncé qu'il a déjà joué aux côtés de Vanessa Hudgens. Oui l'acteur n'a pas commencé par des films d'auteurs mais plutôt par des films dits "gagne-pain". Alors que la présentation (très détaillée) se poursuit, le rire de l'acteur s’amplifie: "Je vais bientôt devoir raconter comment j'ai perdu ma virginité...". En même temps, ça on ne le trouve pas sur Wikipédia...

Mysterious Skin

Oui il n'a que 27 ans et pourtant il a déjà une longue carrière derrière lui. Il passe son enfance dans une petite ville du Colorado aux côtés de sa mère qui remarque très tôt que Brady ne pense qu'au septième art. Elle l'inscrit à l'âge de 7 ans dans un casting qu'il loupe. Mais comme le hasard n'existe pas, il y trouve un agent qui, malgré son très jeune âge, va l'envoyer à de nombreux castings. Après de nombreuses participations remarquées, l'acteur joue dans le sulfureux Thirteen de Catherine Hardwick (oui elle a eu une vie avant Twilight) avant de jouer dans le film qui va le révéler aux grands publics: Mysterious Skin de Gregg Araki. "Avant Mysterious Skin, on me choisissait sans que je choisisse moi-même les rôles. À partir de ce film, j'ai décidé avec qui je voulais travailler. L'histoire de Mysterious Skin je la connaissais puisque j'ai longtemps travaillé dans une librairie et que j'ai lu le livre dont le film a été adapté. Ce bouquin m'a beaucoup parlé, il m'a même hanté! Lorsque j'ai appris que Gregg Araki voulait en faire un film je l'ai tout de suite contacté."

Haneke et 24h chrono

L'acteur est plus que fier d'avoir participé à ce projet car ce n'est pas les rôles qui l'attirent mais plutôt les projets. "Je me fiche de savoir où sont mes parents fictifs ou d'où vient mon personnage du moment que ça marche. Je le fais tant que ça marche!" déclare-t-il avec une certaine passion dans sa voix. Pour Funny Games de Michael Haneke (la version américaine, évidemment), Brady Corbet s'est dit plus qu'enjoué par cette chance. "J'aurais pu laver le sol, j'aurais été content de faire partie de l'aventure. "

Nous le voyons souvent incarner des rôles complexes à la limite du psychotique alors, qu'a priori, son visage et sa blondeur évoquent plutôt l'inverse.

"Je porte un intérêt aux gens en marge, ceux qui sont déclassés!" Tout est dit! L'acteur aime se surpasser et aller à l'opposé de ce qu'il connaît. Il pousse d'ailleurs les acteurs qu'il dirige à faire de même. Toujours plus loin physiquement, psychologiquement. Brady Corbet  n'est pas un actor studio, modelé par la machine aux Oscars et happé par l'engrenage Marvel/DC, mais un acteur en ébullition et en quête perpétuelle du projet qui sera lui parler. Pourtant... l'acteur a changé de registre en apparaissant dans la saison 5 de 24 h chrono. "La série 24? Je l'ai fait pour l'argent! (rires) J'avais une année assez difficile (rires)! Ce n'est pas mon style même si ce fut une excellente expérience et que les gens avec qui j'ai travaillé ont été adorables..." ajoute-t-il.

Une influence française

D'ailleurs, Brady n'est pas du genre à se poser dans sa maison avec sa femme et son gosse devant une série: il déteste! S'il n'aime pas trop les séries, c'est à cause des obligations données: être méchant mais devenir gentil, cliffhanger, etc..."ça ne me parle pas du tout et je sais que je suis bizarre car je dois être le seul à dire ça!" Non, nous te comprenons Brady. Attendre 7 épisodes pour voir que Georges a couché avec Brenda pendant qu'il recherchait sa sœur disparue en mer, très peu pour nous. Et même lorsqu'il s'agit de réalisation, il a joué les marginaux. Il aime traiter des sujets sombres et il sait que les gens seront moins enthousiastes ou prompts à financer ses projets. "On ne peut pas toujours faire du Game of Thrones dit-il avec un sourire...ma blague est ratée!"

Rassure-toi Brady, nous avons compris ce que tu voulais dire. On ne peut pas faire une recette qui marche partout et chez tout le monde en somme. C'est d'ailleurs ce qu'il a fait avec son premier film (bien psychédélique) L'enfance d'un chef (The Childhood of a leader, avec Robert Pattinson) adapté d'une nouvelle de Sartre. Parce que ce prodigue préfère les films de réalisateurs Français et/ou Européens. "Ma mère a vécu en France et m'a fait regarder beaucoup de films français. Je pense qu'elle voulait que je tombe amoureux de la langue et que je l'apprenne... Au lieu de ça je suis tombé amoureux du mélange des langues." Il n'est pas étonnant donc de voir que pour son premier film Bérénice Béjo tient le rôle principal et que certaines séquences (si ce n'est pas tout le film) sont tournées en français/anglais.

Ovni et passionné, il confesse pour conclure: "mon cœur appartient au cinéma et c'est vraiment à lui que je me dévoue en premier!"

La Directors Guild of America révèle ses nominations et ajoute une catégorie premier film

Posté par vincy, le 14 janvier 2016

laszlo nemesPas de Todd Haynes ni de Steven Spielberg. Les réalisateurs américains ont choisi les cinq cinéastes en course pour le Directors Guild Award, qui annonce d'assez près, généralement, les nominations dans cette catégorie aux Oscars. George Miller (Mad Max: Fury Road), Alejandro G. Inarritu (The Revenant), Tom McCarty (Spotlight), Adam McKay (The Big Short;) et Ridley Scott (Seul sur Mars) sont donc les heureux élus. La DGA a eu une envie de spectacle, assurément. Toutes ces oeuvres sont avant tout liées par un point commun: une mise en scène spectaculaire et un certain sens du découpage où différents récits de croisent.  Inarritu a gagné le prix l'an dernier pour Birdman. Tout comme Scott, c'est sa troisième nomination.

Mais la surprise est venue d'ailleurs. la DGA a décidé de récompenser les réalisateurs d'un premier long métrage. Cela signifie que les cinéastes ne sont pas obligatoirement membres de la Guilde et que les films étrangers sont éligibles dès lors qu'ils ont été distribués à New York ou/et Los Angeles. Les prétendants pour ce nouveau prix sont Fernando Coimba (A Wolf at the Door, Brésil), Joe Edgerton (The Gift, Australie), Alex Garland (Ex Machina, Royaume Uni), Marielle Heller (The Diary of a Teenage Girl, USA) et Laszlo Nemes (Le Fils de Saul, Hongrie).

Les cinq réalisateurs pour un documentaires sont Jimmy Chin et Elizabeth Chai Vasarhelyi (Meru), Liz Garbus (What Happened, Simone?), Alex Gibney (Going Clear: Scientology and the Prison of Belief), Matthew Heineman (Cartel Land) et Asif Kapadia (Amy).

Pour la télévision, les DGA ont retenu Downton Abbey (Michael Engler), Homeland (Lesli Linka Glatter), Game of Thrones (David Nutter), The Knick (Steven Sodrbergh) et Mad Men (Matthew Weiner) en séries dramatiques, Veep (Chris Addison), Louie (Louis C.K.), Silicon Valley (Mike Judge), Modern Family (Gail Mancuso) et Transparent (Jill Soloway) en séries comiques, Whitney (Angela Bassett), The Secret Life of Marilyn Monroe (Laurie Collyer), Show Me a Hero (Paul Haggis), The Wiz Live! (Kenny Leon) et Bessie (Dee Rees) en téléfilms ou mini-séries.

Les récompenses seront remises le 6 février.

L’instant Zappette: Les séries dont il fallait parler en 2015

Posté par wyzman, le 23 décembre 2015

L'année 2015 touche à sa fin et c'est avec une certaine tristesse que l'on jette un coup d'œil à toutes les séries que l'on a savourées pendant les douze derniers mois. Qu'il s'agisse de nouveautés ou de séries sur le retour, l'année 2015 aura été pleine de surprises. Ci-dessous figurent 15 séries qui nous ont marqués. Ce ne sont pas nécessairement les meilleures, les plus récompensées ou les plus regardées mais chacune à sa manière, elles représentent le cru 2015. Pour éviter les jaloux, nous les avons rangées par ordre alphabétique !

Bloodline - saison 1 (Netflix). Mise en ligne le 20 mars dernier, la première saison de cette série a fait l'effet d'une vraie bombe. Créée par les papas de Damages, Bloodline oscille entre drame familial et thriller dopé aux flashforwards. La série est portée par un Kyle Chandler (Friday Night Lights) au sommet qui doit affronter un Ben Mendelsohn (Lost River) vraiment malfaisant. Bonus : la scène finale va vous filer la chair de poule !

Dix Pour Cent - saison 1 (France 2). Qu'on se le dise, les créations françaises ont de quoi plaire. Preuve en est avec la série créée par Fanny Herrero dans laquelle on découvre le quotidien des agents de stars. A la base destinée à Canal+, France 2 a de quoi se frotter les mains puisque 4,1 millions de Français ont assisté aux caméos de Cécile de France, Audrey Fleurot, Julie Gayet et Gilles Lelouche entre autres.

Empire - saisons 1 et 2 (FOX). Le phénomène de l'année, c'est bien ce show aux airs de soap opera trempé dans la culture hip-hop et dans lequel tout le monde chante et danse. Ecrit par Lee Daniels (Precious) et Danny Strong (Le Majordome), Empire a captivé jusqu'à 17 millions d'Américains avant de redescendre autour des 11 millions. Audacieuse et insolente, la série vaut principalement le détour pour le personnage de Cookie, nouveau gourou de la mode aux allures de diva trash.

Flesh and Bone - saison 1 (Starz). Conçue comme un grand film en 8 heures, la série de Moira Walley-Bekectt (Breaking Bad) narre la montée en puissance d'une jeune danseuse de ballet. Entre jalousies, pression, despotisme, argent sale, trafic d'êtres humains et inceste, Flesh and Bone ferait passer Black Swan pour un simple téléfilm. Avec ces titres d'épisode en référence à des tactiques militaires, le show est déconseillé aux âmes sensibles !

Game of Thrones - saison 5 (HBO). Toujours composé de 10 épisodes, le show aura marqué de nombreux esprits. Tout a commencé avec le leak des quatre premiers épisodes, puis sont venues les polémiques (viol de Sansa, barbarie d'Arya, mort de Jon Snow). Mais au-delà de tout ça, cette saison contient d'épiques scènes de combat, un record d'audience pour le season finale (8,1M d'accros) et a remporté 12 Emmy Awards le même soir !

How to Get Away with Murder - saison 2 (ABC). Produite par Shonda Rhimes (Grey's Anatomy, Scandal), celle que les fans appellent HTGAWM use des flashforwards comme personne. Avec son casting ethniquement génial, ses dialogues piquants, ses intrigues complètement WTF? et ses scènes de sexe audacieuses (premier 69 jamais montré sur un grand network), HTGAWM est une merveille que l'on vous recommande.

Looking - saison 2 (HBO). En l'espace de 10 épisodes seulement, la série qui contait les péripéties de jeunes homosexuels à San Francisco est entrée dans notre pop culture. Malgré une annulation brutale mais redoutée, la deuxième saison s'est avérée bien meilleure que la première, mais aussi plus drôle, plus fournie et plus dynamique.  Proches et éloignés à la fois des héros de Queer As Folk, ceux de Looking restent de sacrés modèles - en attendant le film de conclusion !

Sense8 - saison 1 (Netflix). On en rêvait, ils l'ont fait. Après des années d'attente, les Wachowski ont franchi le cap de la série télé, accompagnés de Joseph Michael Straczynski (World War Z). Dans ce drama SF, 8 individus à travers la planète découvrent qu'ils sont connectés entre eux. Sulfureuse et remplie de bonnes intentions, Sense8 dispose d'un casting magnifique et de messages politiques qu'on ne peut que relayer. Une saison 2 est prévue !

The Leftovers - saison 2 (HBO). Malgré des audiences en deçà des attentes, la seconde fournée de la série créée par Damon Lindelof (Lost) et Tom Perrotta est l'une des meilleures de l'année. Toujours aussi profonde et complexe, The Leftovers fait la part belle à des personnages plus torturés les uns que les autres. Bonus : les musiques composées par Max Richter (The Lunchbox) sont de vraies merveilles.

UnREAL - saison 1 (Lifetime). Que se passe-t-il quand les caméras s'arrêtent de tourner dans les coulisses d'une émission télé comme Le Bachelor ? Telle est la question à laquelle UnREAL répond avec une franchise déconcertante voire dérangeante. Le duo Shiri Appleby/Constance Zimmer fonctionnant à merveille, UnREAL est rapidement devenue LA sensation de cet été !

Bien évidemment, il convient d'évoquer les superbes séries que sont Black-ish, Mr. Robot, The 100 et Unbreakable Kimmy Schmidt. La première nous fait toujours autant rire, la seconde aura révélé Rami Malek au grand public, la troisième a brillé lors d'une saison 2 épique et la dernière est d'une fraîcheur inégalable. Enfin, il m'est impossible de ne pas évoquer Narcos, drame policier produit par Netflix et bloqué entre la tension sexuelle des personnages et la cruauté de son protagoniste, Pablo Escobar. On vous l'a dit : ce cru 2015 était particulièrement bon !

La Fnac lance son service de vidéo à la demande

Posté par vincy, le 27 octobre 2015

Un nouveau venu dans la Vidéo à la demande. La Fnac annonce le lancement de FnacPLAY, en partenariat avec VOD Factory. Le service proposera des films et des séries, en location ou en achat définitif. Face à la baisse constante du marché de la vidéo "physique", dont la Fnac est le premier vendeur en France, le groupe a décidé, tardivement, de se lancer dans l'offre numérique, alors qu'elle est présente depuis quelques temps sur le marché du livre numérique (avec Kobo) et du streaming musical (où elle reste un nain face à Spotify et Deezer).

Au moins cela la renforce dans sa stratégie d'occuper tous les canaux, physiques et numériques. 2e site de commerce en ligne en France, le groupe se diversifie : mode (avec Uniqlo), objets connectés, électroménager (la Fnac souhaite d'ailleurs racheter Darty).

FnacPLAY proposera des films 4 mois après leur sortie en salles sur télé, ordinateurs, tablettes et smartphones. Il faudra compter entre 2,99€ et 5,99€ pour une location. Le service promet également la diffusion des meilleures séries américaines 24 heures après leur diffusion aux Etats-Unis. Et ajoute, en "bonus", des avis, des coups de coeur et des sélections thématiques.

Son partenariat avec VOD Factory lui permet d'accéder à un catalogue de 17000 titres.

L’instant zappette: l’Histoire se raconte-t-elle mieux sur le petit écran?

Posté par wyzman, le 4 avril 2015

Alors même que la chaîne History annonçait le renouvellement de Vikings pour une saison 4, les dirigeants de ITV1 nous confirmaient que la saison 6 de Downton Abbey serait la dernière. Le lien ? Aucun, si ce n'est que les deux sont d'excellentes séries historiques. Longtemps moqué pour son ringardisme, le genre fait aujourd'hui le bonheur des chaînes de télévision et de téléspectateurs toujours plus friands. Mais pourquoi est-ce que cela fonctionne ?

Le parallèle avec le cinéma

Il semblerait que le cinéma et la télévision se répondent inlassablement. Si l'on peut reprocher au septième art de trop miser sur des franchises et des adaptations, les séries télévisées ne sont pas en reste. L'histoire est une source inépuisable de storylines plus palpitantes les unes que les autres. Elle peut être adaptée mais également réécrite. Une chose que la chaîne américaine HBO a comprise, et ce depuis plusieurs années. Pour elle, Steven Spielberg a ainsi développé en 2001 Frère d'armes, une mini-série en dix épisodes. Auréolée de cinq Emmy Awards, la série a donné naissance à une petite sœur en 2010, The Pacific.

Parce qu'elles durent plus longtemps qu'un long-métrage, ces séries, qui empruntent tous les codes visuels du cinéma, ont la possibilité de multiplier les intrigues et surtout de les développer. Ce qu'un réalisateur doit figurer en 2h30 maximum, un showrunner peut le faire sur toute une saison voire plus. Pour exemple, la rivalité des filles Boleyn parait bien superficielle dans Deux sœurs pour un roi de Justin Chadwick quand on sait que Michael Hirst a traité le sujet pendant deux des quatre saisons des Tudors. Les séries historiques peuvent mettre en scène des intrigues plus creusées, plus compréhensibles et des personnages plus attachants. Du prétendant de Reign à la compagne de Boardwalk Empire en passant par la femme de chambre de Downton Abbey, tous ont droit à leur intrigue, à leur moment de gloire. Le téléspectateur comprend mieux ces personnages et perçoit ainsi les vrais tenants et aboutissants du fil rouge de chaque saison.

Une histoire accessible

Mais si les producteurs aiment l'histoire, c'est parce qu'elle regorge de figures mythiques au destin quasi légendaire. Preuve en est avec le roi Henri VIII d'Angleterre dont les multiples mariages ont permis de créer la série Les Tudors ou bien avec la famille Borgia, dont l'histoire a été racontée dans non pas une mais quatre séries différentes. L'histoire se vend bien car l'histoire parle à tous. En effet, produire une série historique ce n'est pas juste mettre en images ce que l'on nous apprend à l'école ou dans les livres "Pour les Nuls", c'est aussi inventer tout ce qui n'est pas écrit dans les livres. Façon Vikings ou plus récemment Marco Polo sur Netflix.

Et si l'on n'est pas nécessairement mordu d'histoire, on peut se servir de celle-ci comme d'un simple accessoire. Comme dans Downton Abbey où la Seconde guerre mondiale permet avant tout au scénariste Julian Fellowes de montrer les effets de la guerre sur ses personnages. Ou bien dans Boardwalk Empire où la Prohibition est prétexte à des luttes de pouvoir et d'influence incessantes et jouissives.

Du sexe et du sang

En outre, ces séries disposent d'une plus grande liberté scénaristique qui va souvent de pair avec leur diffusion sur une chaîne câblée. A chaque fois, on retrouve le combo sexe + sang. Sans virer dans le gore, ces séries n'hésitent pas à montrer des scènes d'une grande violence qui ne viendraient que refléter les pratiques de l'époque. Parmi les scènes les plus emblématiques, on pense notamment aux décapitations des Tudors, aux meurtres de sang froid de Deadwood ou bien à l'esthétisme très homo-érotique des combats de Spartacus.

Quant au sexe, il va sans dire que les scénaristes ne lésinent pas dessus. Parfois même jusqu'à frôler la pornographie. Dans le mastodonte Game of Thrones (série non historique mais qui en a tous les ressorts scénaristiques), le roi Joffrey n'hésite pas à battre à mort une prostituée pendant que son oncle se demande où culbuter sa mère. Enfin, dans la série Reign (pourtant diffusée sur une chaîne nationale), la reine Marie Stuart et ses dames se demandent à qui offrir leur vertu et ne rechignent pas contre quelques orgasmes. De quoi se fâcher avec la censure, attirer les curieux et donner l'impression que les séries à l'action contemporaine sont bien prudes. Un comble !

Une catharsis certaine

A mieux y regarder, toutes ces séries historiques mettent en scène un régime politique particulier. Qu'il s'agisse d'une monarchie, d'une démocratie ou bien d'une oligarchie, elles ont toutes l'ambition (plus ou moins assumée) de faire réfléchir le téléspectateur sur son propre régime politique. Et pour cela, les intrigues sont simples. Jalousies entre héritiers du trône, coups bas autour de l'homme de main, trahisons des époux, la recette est souvent la même et demeure très efficace. Tellement efficace que l'on ne l'imagine pas changer. Les Rois sont maudits pour l'éternité.

Néanmoins, si l'on continue de les regarder, c'est aussi pour s'approprier une partie de l'histoire mondiale. Plus intéressantes que l'idée d'ouvrir un livre d'histoire ou d'écumer les musées et autres expositions, ces séries divertissent et instruisent en même temps. Les Tudors met des noms et des visages sur les six femmes du roi Henri VIII (tout en rendant les mâles du Royaume bien plus sexys qu'ils ne l'étaient), Marco Polo nous fait découvrir la route de la soie tandis que Reign offre une nouvelle approche du personnage de Catherine de Médicis. Rien que ça !

Et les séries françaises dans tout ça ? Eh bien elles ne sont pas en reste. France 3 peut en effet se vanter avec son carton Un Village français quand TF1 a fait le grand saut avec Résistance l'été dernier. Mais le plus intéressant nous vient de Canal+ qui nous a déjà apporté Borgia et Maison close, et en remettra une couche dans quelques semaines avec Versailles. Centrée sur les jeunes années de Louis XIV, la première saison aurait coûté pas moins de 27 millions d'euros. De quoi en attendre beaucoup !

Des agents très spéciaux : un casting choc et sexy pour Guy Ritchie

Posté par vincy, le 9 août 2013

elizabeth debicki armie hammer henry cavill hugh grant alicia vikanderGuy Ritchie semble tenir son casting pour The Man from U.N.C.L.E., l'adaptation de la série Des agents très spéciaux.

Tom Cruise, préférant finalement rebondir avec Mission : Impossible 5, avait retardé un peu le projet, déjà bien décalé par le départ de Steven Soderbergh du poste de réalisateur, il y a maintenant deux ans.

Reprenant le flambeau, le réalisateur de Sherlock Holmes vient d'ajouter Hugh Grant à son générique, selon les informations de The Hollywood Reporter. L'acteur incarnera le chef des renseignements de la marine britannique. Il rejoint ainsi Henry Cavill, nouveau Superman de Man of Steel, et Armie Hammer, Lone Ranger masqué actuellement à l'affiche. Le premier incarnera Illya Kuryakin et le second Napoleon Solo. Les deux personnages étaient interprétés respectivement par David McCallum et Robert Vaughn sur le petit écran. L'actrice suédoise Alicia Vikander (A Royal Affair) sera l'un des atouts charme aux côtés de la révélation du dernier Gatsby le Magnifique, Elizabeth Debicki. Le tournage débutera en septembre. Warner Bros n'a pas encore programmé le film dans son calendrier.

The Man from U.N.C.L.E. a été scénarisé par Scott Z. Burns, à qui on doit La vengeance dans la peau, trois des récents films de Soderbergh (The Informant, Contagion, Effets secondaires) et Dawn of the Planet of Apes, la suite de La Planète des singes : les origines.

La série télévisée américaine a été diffusée durant 4 saisons (soit 105 épisodes de 49 minutes) à partir de 1964. Elle suit les aventures de deux espions, l'Américain Solo et le Russe de Géorgie Kuryakin, associés au service du « Commandement uni du réseau pour la loi et son application » (ce qui donne en anglais : United Network Command for Law and Enforcement, soit U.N.C.L.E.) basé à New York. Ils doivent lutter contre une organisation criminelle internationale baptisée THRUSH2, puritaine et bureaucratique.