Cannes 70 : Derrière le rideau de Saint-Saëns avec Thierry Frémaux

Posté par cannes70, le 15 mai 2017

70 ans, 70 textes, 70 instantanés comme autant de fragments épars, sans chronologie mais pas au hasard, pour fêter les noces de platine des cinéphiles du monde entier avec le Festival de Cannes. En partenariat avec le site Critique-Film, nous lançons le compte à rebours : pendant les 70 jours précédant la 70e édition, nous nous replongeons quotidiennement dans ses 69 premières années.

Aujourd'hui, J-3. Et pour retrouver la totalité de la série, c'est par .


Pendant que j’écris cette phrase, j’entends les premières notes du morceau Aquarium, qui fait partie de la suite musicale du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns. J’ai l’impression d’être à nouveau assis dans un fauteuil devant l’écran cannois : nous sommes dans un paysage sous-marin et commençons à monter les marches, couvertes d’un tapis rouge. Nous sortons de l’eau pour nous envoler jusqu’à l’espace extérieur, entourés par les étoiles. Une légende sous le dessin d’une palme d’or : Festival de Cannes. Le public commence à applaudir. Le film commence.

La route du film commence ainsi. Cannes est la plus grande vitrine du monde cinématographique et un bon ou un mauvais accueil de la presse peut jouer un rôle essentiel sur la continuation de la vie de ce film : une ovation de plusieurs minutes de la part de la presse pourrait lui ouvrir les portes des pays du monde entier, un prix pourrait le consacrer à jamais, même avant de sortir dans les salles commerciales. C’est ainsi que fonctionne le Festival de Cannes : les critiques et les professionnels du cinéma du monde entier se sont donnés rendez-vous pour dessiner les lignes générales de l’année cinématographique qui va suivre. Tout sera dit à la fin, un portrait-robot de ce qui est censé être le cinéma d’aujourd’hui sera affiché à l’issue du Festival. Est-ce que cela est juste ? Ça, c’est un autre débat.

Les réalisateurs et producteurs du monde entier s’apprêtent à faire de leur mieux afin de pouvoir insérer le si envié logo de la palme, Festival de Cannes, dans le générique de leurs longs métrages. Mille huit-cents soixante-neuf films ont été présentés lors de la 69e édition, en 2016. Seulement une soixantaine figureront dans la sélection officielle, plus de 1800 films seront refusés et au fur et à mesure que le jour de l’annonce de la sélection approche, la pression va augmenter. La passion animée par le désir de réussite coûte que coûte (est-ce plutôt l’inverse ?) monte à son apogée le jour de l’annonce. Quel est le vrai enjeu ? S’agit-il d’une question purement liée à la distribution du film ? Une question financière à un niveau plus vaste ? Politique ? Juste l’étincelle d’une vanité non avouée ?

Pourquoi choisir un film et pas un autre ?

Thierry Frémaux assume la subjectivité du choix. Il évoque ainsi la difficulté de réaliser une sélection de films pour un festival tel que Cannes quand cette logique s’impose : “Une bonne sélection, c’est grâce aux films ; une mauvaise sélection, c’est à cause du sélectionneur”. Comment dire non à tous ceux qui misent toutes leurs espérances de réussite pour leur film dans l’inscription à un festival, LE Festival ?

Deux cas opposés sont évoqués par Frémaux dans son livre, Sélection officielle publié aux éditions Grasset au mois de janvier dernier. D’un côté, The Last Face de Sean Penn (2016) et de l’autre, le nouveau projet, toujours inédit, d’Emir Kusturica. Le film de Sean Penn fut présenté en compétition en 2016 et reçut un accueil désastreux : le film fut hué et moqué lors de la projection presse.

Le délégué général montra ses réserves par rapport à la première version qu’il vit de ce film et rendit visite à Penn à Los Angeles pour lui proposer de faire quelques modifications dans le montage de son film afin qu’il fût prêt pour le Festival. Le réalisateur aurait promis à Frémaux de faire de son mieux en lui assurant qu’il serait remanié avec succès lors de la première du Festival. Frémaux fit confiance à Penn et l’invita directement en compétition.

Ceci est un exemple de comment faire partie de la compétition peut faire du mal à un film qui resterait trop faible face aux regards malveillants. C’est ainsi que Sean Penn monta les marches avec son équipe l’année dernière, ayant déjà pris connaissance des dures critiques contre lui et contre les critères de sélection du Festival. Frémaux se défend des reproches qui lui sont faits en tant que responsable de la programmation de la sélection officielle : “quand vient l’heure du bilan, chacun reconstruit la compétition à posteriori - il est aisé de faire une sélection idéale en fonction d’un accueil connu entre-temps”. C’est ainsi que l’équipe de Frémaux aurait proposé plusieurs fois l’idée de faire en sorte que les séances presse et gala se déroulent simultanément afin que les artistes n’aient plus à monter les marches après avoir lu un éventuel mauvais accueil fait par la critique.

D’un autre côté, quelques semaines avant l’annonce de la sélection officielle, Emir Kusturica aurait invité son ami Thierry Frémaux à voir une ébauche de son nouveau projet, dont il n’avait monté que dix minutes. Ce dernier aurait trouvé l’idée intéressante mais, le film n’étant toujours pas terminé, il ne pouvait pas l’inviter en compétition. Après avoir laissé un message téléphonique à sa productrice pour lui annoncer sa décision, Kusturica aurait répondu avec un texto direct et concis : « You are not my friend anymore ! Emir ».

Quand est-ce que le film est terminé ?

Sélection officielle constitue une sorte de journal d’une intimité rédigée, qui nous permet d’accompagner le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, le long d’une année qui commence pour lui le 25 mai 2015 et s'achève le 22 mai 2016. Du premier jour qui suit le festival 2015 jusqu’au dernier jour de l’édition de 2016, nous suivons le quotidien de Frémaux en tant que délégué général mais aussi en tant que directeur de l’Institut Lumière de Lyon. Il est par ailleurs un des principaux ambassadeurs du patrimoine cinématographique et humain des frères Lumière autour du monde, coïncidence intéressante venant d’un homme qui joue actuellement le rôle de tête visible dans le festival de cinéma le plus important au monde.

D’ailleurs, Frémaux cite de manière très émouvante Henri Langlois, un des fondateurs de la Cinémathèque française, quand il parlait des frères Lumière en disant : « Il fut un temps où le cinéma sortait des arbres, jaillissait de la mer, où l’homme à la caméra magique s’arrêtait sur les places, entrait dans les cafés où tous les écrans offraient une fenêtre sur l’infini. Ce fut le temps des Lumière ».

Chez Lumière, il y avait la sagesse de l’humain qui regarde de manière instinctive dans le temps. La sagesse de l’enfant pour qui tout reste à venir, quand toutes les images sont encore possibles. Pendant que Frémaux se prépare à citer ce beau passage du journal de Jean Cocteau, j’arrive à la fin de mon article : « Il y a un moment de fatigue où les films n’entrent plus en nous. Une sorte de sommeil qui ne fait pas dormir, ressemble à celui des enfants qui n’écoutent plus le conte mais seulement le murmure de la voix de leur mère. Je suivais et je ne suivais pas ». Les images de cinéma défilent sans cesse dans notre cerveau pour hanter nos rêves les plus beaux, ainsi que nos cauchemars. La musique du Carnaval des animaux est terminée.

Miquel Escudero Diéguez de Critique-film

Cannes 2016: 66 minutes pour Ma vie de Courgette, 173 minutes pour Sieranevada

Posté par vincy, le 11 mai 2016

125 minutes. C'est la durée moyenne d'un film en compétition au 69e Festival de Cannes, soit 2 heures et 5 minutes. Une durée particulièrement longue due à quelques films très très longs: Sieranevada (2h53), Toni Erdmann et American Honey (2h42 chacun), Mademoiselle (2h25) et Aquarius (2h20). Au total, sur les 21 films en lice pour la Palme d'or, 12 font plus de deux heures.

Il y a bien sur quelques exceptions: Julieta (1h36), Juste la fin du monde (1h37) et Rester vertical (1h40).

Dans la Sélection officielle, le film le plus long reste le documentaire de Bertrand Tavernier, Voyage à travers le cinéma français (3h10) présenté dans le cadre de Cannes Classics). Notons que quatre films d'Un certain regard durent entre 1h18 et 1h24.

Côté Quinzaine des réalisateurs, Ma vie de Courgette ne dure qu'1h06 et aucun film ne dépasse les 2h11 du film d'ouverture, Fais de beaux rêves, de Marco Bellocchio.

A la Semaine de la Critique, il n'y a aucun film au dessus d'1h52 (Yellow Bird) et le plus court dure 1h29 (Apnée).

Cannes 2014 : 10 courts métrages et 16 films d’école en compétition

Posté par redaction, le 16 avril 2014

Courts métrages

Alors que la Sélection officielle du 67e Festival de Cannes va être révélé demain, le Festival a déjà révélé les 10 courts métrages en lice pour la Palme d'or du court métrage. Cette année, Cannes a reçu 3 450 courts en provenance 128 pays différents. Pour la première fois, un film azéri et un film géorgien participent à la Compétition des courts métrages. Les prix seront remis le 24 mai.

  • Au pas (A passo d'uomo) de Giovanni Aloi (14', Italie)
  • The Administration of Glory de Ran Huang (15', Chine)
  • Ukhilavi sivrtseebi (Invisible Spaces) de Dea Kulumbegashvili (10', Géorgie)
  • Happo-en de Sato Masiko, Ohara Takayoshi, Seki Yutaro, Toyota Masayuki et Hirase Kentaro (13', Japon)
  • Soto Leidi de Simón Mesa (15', Colombie, Royaume-Uni)
  • Sonuncu (The Last One) de Sergey Pikalov (15' Azerbaïjan)
  • A kivergzes (The Execution) de Petra Szõcs (14', Hongrie, Roumanie)
  • Aïssa de Clément Trehin-Lalanne (8', France)
  • Les corps étrangers de Laura Wandel (15', Belgique)
  • Ja vi elsker (Yes We Love) d'Hallvar Witzø (15', Norvège)

Cinéfondation

16 films, dont deux d'animation, parmi les 1 631 films présentés cette année par les écoles de cinéma, ont été retenus pour les prix de la Cinéfondation. Notons la présence de 9 réalisatrices dans cette liste ainsi que d'une école égyptienne (pour la première fois dans cette sélection). Les prix seront remis le jeudi 22 mai.

  • Our Blood de Max Chan (25', Hampshire College, États-Unis)
  • Home Sweet Home de Pierre Clenet, Alejandro Diaz, Romain Mazevet et Stéphane Piaccolat (10', Supinfocom Arles, France)
  • The Aftermath of the Inauguration of the Public Toilet at Kilometer 375 d'Omar El Zohairy (18', High Cinema Institute, Academy of Arts, Égypte)
  • Stone Cars de Reinaldo Marcus Green (14', NYU Tisch School of the Arts, États-Unis)
  • Last Trip Home de Han Fengyu (25', Ngee Ann Polytechnic, Singapour)
  • Une vie radieuse de Meryll Hardt (17', Les Fresnoy, France)
  • Niagara de Chie Hayakawa (27', ENBU Seminar, Japon)
  • Oh Lucy! d'Atsuko Hirayanagi (21', NYU Tisch School of the Arts Asia, Singapour)
  • The Visit d'Inbar Horesh (27', Minshar fo art, School ans Center, Israël)
  • Leto bez meseca (Moonless Summer) de Stefan Ivancic (31', Faculty of Dramatic Arts, Serbie)
  • The Bigger Picture de Daisy Jacobs (7', National Film and Television School, Royaume-Uni)
  • Provincia de György Mór Kárpáty (21', University of Theatre and Film Arts, Hongrie)
  • Soom (Breathe) de Hyun-ju Kwon (33', Chung-Ang University, Corée-du-Sud)
  • Les oiseaux-tonnerre de Léa Mysius (22e, La Fémis, France)
  • Lievito madre (Sourdough) de Fluvio Risuleo (17', Centro Sperimentale di Cinématografia, Italie)
  • Skunk d'Annie Silversteinr (16', The University of Texas at Austin, Etats-Unis)

Dans les deux cas, le jury des courts métrages et de la Cinéfondation est présidé par le cinéaste iranien, Abbas Kiarostami (lire notre actualité sur le jury de la Cinéfondation et des courts-métrages).

Cannes 2012 : un documentaire sur la guerre en Libye rejoint la sélection officielle

Posté par MpM, le 4 mai 2012

Le Serment de Tobrouk de Bernard-Henri Lévy rejoint la Sélection officielle du 65e Festival de Cannes. Ce documentaire sur la guerre en Libye, qui sera présenté le 25 mai en Séance spéciale, a été tourné pendant les huit mois qu'a duré la révolution populaire ayant conduit à la chute de Mouammar Kadhafi. Il suit plusieurs personnages en Lybie mais également dans d'autres pays du monde comme la France ou les Etats-Unis.

La direction du Festival de Cannes a souligné que la projection de ce document historique serait un "moment particulier". "Le Serment de Tobrouk montre comment des convictions et des idées peuvent infléchir le cours de l'Histoire et rendre possible une ingérence humanitaire et politique qui semblait jusque-là impensable. Il rend d'autant plus troublant, et d'autant plus révoltant, le spectacle de la tuerie quotidienne qui se déroule, depuis presque la même date et encore aujourd’hui, dans la Syrie de Bachar El Assad", explique le communiqué officiel.

En plus du réalisateur, quatre protagonistes du film seront présents à Cannes pour accompagner le film "parce qu'ils veulent dédier ce qu'ils ont fait, et réussi, à leurs amis syriens". Ils vont ainsi dans le sens de Gilles Jacob et Thierry Frémaux qui profitent de l'occasion pour rappeler qu’"un film peut être aussi le passage de flambeau entre des peuples que rassemble le même amour de la liberté".

L'Afrique succède ainsi au Printemps arabe et aux cinéastes iraniens persécutés qui avaient bénéficié d'un coup de projecteur important lors de l'édition 2011. Outre Le Serment de Tobrouk de Bernard-Henri Lévy, trois films de la sélection officielle s'intéressent en effet à la situation actuelle du continent : Après la Bataille de Yousry Nasrallah sur la confiscation de la révolution égyptienne, Les chevaux de dieu de Nabil Ayouche sur le terrorisme et La Pirogue de Moussa Touré sur l'immigration.

Cannes 2011 : une compétition en clair osbcur

Posté par vincy, le 14 avril 2011

1 715 films présentés et seulement 19 sélectionnés, en attendant d'éventuels ajouts. La compétition officielle de Cannes fait la part belle aux femmes (un record de quatre réalisatrices), n'oublie pas les premiers films (deux concourront pour la Caméra d'or), mais a délaissé les Amériques (un film américain seulement) au profit de l'Europe et de l'Asie.
Pour le reste c'est équilibré : huit habitués, huit novices et trois revenants.

La piel que habito de Pedro Almodovar
L'apollonide de Bertrand Bonello
Footnote de Joseph Cedar
Pater d'Alain Cavalier
Il était une fois en Anatolie de Nuri Bilge Ceylan
Le gamin au vélo des frères Dardenne
Le Havre d'Aki Kaurismäki
La femme mystérieuse (Hanezu no tsuki) de Naomi Kawase
Sleeping beauty de Julia Leigh (1er film)
Polisse de Maïwenn
The tree of life de Terence Malick
La source des femmes de Radu Mihaileanu
Harakiri 3D, mort d'un samouraï (Ishimei) de Takashi Miike
Habemus papam de Nanni Moretti
We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay
Michael de Marcus Schleinzer (1er film)
This Must be the Place de Paolo Sorrentino
Melancholia de Lars von Trier
Drive de Nicolas Winding Refn

Venise 2010 : 3 films français dans une compétition officielle très américaine

Posté par MpM, le 29 juillet 2010

 23 films en compétition à la Mostra de Venise, c'est un peu plus qu'à Cannes... Mais la compétition vénitienne a hérité de nombreux films qui n'étaient pas prêts ou dont la Croisette n'a pas voulu.

On notera la prépondérance d'une génération de cinéastes quadragénaires. Une moyenne d'âge de 47 ans, avec un vétéran, Monte Hellman (78 ans). La Mostra prend un coup de jeune.

Autre fait marquant : la grosse présence des américains (6, contre 4 italiens et 3 français). Cela contraste avec la compétition cannoise qui n'avait retenu qu'un seul film américain (Fair Game, de Doug Liman). L'Europe reste le vivier le plus important.

Le cinéma français est représenté dans toute sa diversité avec Potiche (François Ozon, Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Fabrice Lucchini), Vénus noire (Abdellatif Kechiche) et Happy Few (Anthony Cordier, Marina Foïs, Elodie Bouchez, Roschdy Zem).

Au total, toutes sélectons confondues, la Mostra présentra 79 longs métrages venus de 34 pays différents.
Films d'ouverture

Black Swan de Darren Aronofsky (en compétition)
Legend of the Fist: The Return of Chen Zen d'Andrew Lau

Film de clôture

The Tempest de Julie Taymor

Compétition officielle

La Pecora Nera, Ascanio Celestini (Italie)Somewhere, Sofia Coppola (U.S.)

Happy Few, Antony Cordier (France)

The Solitude of Prime Numbers, Saverio Costanzo (Italie)

Silent Souls, Aleksei Fedorchenko (Russia)

Promises Written in Water, Vincent Gallo (U.S.)

Road To Nowhere, Monte Hellman (U.S.)

Balada Triste de Trompeta, Alex de la Iglesia (Espagne)

Venus Noir, Abdellatif Kechiche (France)

Post Mortem, Pablo Larrain (Chili)

Barney's Version, Richard J. Lewis (Canada)

We Believed, Mario Martone (Italie)

La Passione, Carlo Mazzacurati (Italie)

13 Assassins, Takashi Miike (Japon)

Potiche, Francois Ozon (France)

Meek's Cutoff, Kelly Reichardt (U.S.)

Miral, Julian Schnabel (U.S.)

Norwegian Wood, Tran Anh Hung (Vietnam)

Attenberg, Athina Rachel Tsangari (Grèce)

Detective Dee and the Mystery of Phantom Flame, Tsui Hark (Chine)

Three, Tom Tykwer (Allemagne)

Cannes 2010 : hors-compétition

Posté par MpM, le 15 avril 2010

Hors compétition

Robin des Bois de Ridley Scott (USA) (film d'ouverture). Il sortira en salle simultanément, avec dans plusieurs cinémas partenaires, la retransmission de la cérémonie d'ouverture en bonus.
You Will Meet A Tall Dark Stranger de Woody Allen (USA)
Tamara Drewe de Stephen Frears (Royaume Uni)
Wall Street - Money never Sleeps d'Oliver Stone (USA)

Séances de minuit

Kaboom de Gregg Araki (USA)
L’autre monde, de Gilles Marchand (France)

Séances spéciales

Inside job de Charles Ferguson
Over your cities grass will grow de Sophie fiennes
Nostalgia de la Luz de Patricio Guzman
Draquila - L'Italia che trema  de Sabina Guzzanti
Chantrapas d'Otar Iosselani
Abel de Diego Luna. Le film sera présenté par son ami Gael Garcia Bernal.

Cannes veut se transformer

Posté par vincy, le 4 juin 2009

auditoriumlumiere.jpgQuatre ans de travaux. Mais aucune fermeture de prévu. Le Palais des festivals de Cannes dit s'agrandir, s'embellir, et gagner 300 fauteuils. Le chantier a attendu la fin du 62e Festival du film pour commencer.

Dans un premier temps, la rénovation du Palais va permettre de restructurer les façades et le parvis côté Croisette, mais surtout d'agrandir le théâtre Debussy. Cette salle réservée aux projections presse de la Compéttition et la sélection Un Certain Regard est aujourd'hui trop petite pour recevoir les journalistes comme les festivaliers. Cette première phase coûte  9,86 millions d’euros et se déroulera durant les étés 2009 et 2010 mais aussi durant le prochain hiver, entre chaque grande manifestation.

Mais le plus gros du travail sera la deuxième étape. D'une part celle-ci n'est toujours pas financée (49 millions d'euros tout de même) d'autre part il s'agit d'un chantier d'une toute autre ampleur. L'appel à architecture lancé en mars dernier par la Ville, propriétaire du bâtiment, demande à mettre en conformité et embellir le grand auditorium Lumière, mais aussi les petites salles. Le Grand auditorium qui est le lieu où tous les films en compétition et hors-compétition sont présentés officiellement doit gagner au minimum 300 places, principalement en orchestre. Il faut donc remodeler, agrandir, moderniser, améliorer l'acoustique. Le foyer, un peu désuet, doit aussi être repensé. Des écrans géants seront accrochés à l'extérieur du bâtiment. Les travaux sont idéalement prévus entre l'été 2011 et l'été 2012.

160  millions d'euros

Au total, le maire de Cannes estime que la restauration et l'extension du palais coûteront 160 millions d'euros et s'étaleront de 2009 à 2013. La façade sera modifiée, avec devant l'hôtel Majestic, une extension souterraine de 20 000 m2. Ce Palais doit rivaliser avec les nouveaux ensembles prévus à Toronto et Venise.

La mairie essaie aussi de convaincre la SNCF pour que la gare de Cannes, principal point d'arrivée des festivaliers, subisse un énorme lifting. Elle est en effet très laide (les rails sont situés sous une rocade routière et le bâtiment est sombre et poussiéreux) et sa rénovation est attendue depuis vingt ans. Pour cacher cette "horreur", la mairie de Cannes a financé en 2006, à ses frais, une fresque représentant Jean Gabin aux commandes de sa locomotive dans La Bête humaine, le film de Jean Renoir. "Pendant des mois, la SNCF dont l'autorisation était nécessaire, a refusé car une locomotive à vapeur n'était pas assez moderne à l'heure du TGV...", a confié le maire, M. Brochand.