Posté par vincy, le 13 février 2010
Il avait beau faire froid, la neige imprégnant son humidité à travers les semelles, un bon millier de Berlinois et d’étrangers sont venus découvrir un film vieux de… 83 ans en plein air. Métropolis, de Fritz Lang. La toile blanche couvrait la Porte de Brandebourg. Cinéma de plein-air monumental, avec les invités de l’Ambassade de France (au chaud), aux premières loges. Jeunes ou vieux, attentifs ou l’esprit bon enfant, l’événement fera date dans la Berlinale, qui avait organisé cet happening, en plus des traditionnelles projections de presse et de gala (où l’orchestre interprétait en direct la partition d’origine composée par Gottfried Huppertz. La Berlinale recréait ainsi les conditions de la première mondiale du film, le 10 janvier 1927 à Berlin (au cinéma berlinois Ufa-Palast am Zoo).
Vendredi 11 février à 20h, le projecteur éphémère lançait sa première “bobine” tandis que le son enregistré par ‘orchestre symphonique de la Radio de Berlin, jouait la partition qui accompagne le film muet de 1927, réalisé par l’immense Fritz Lang. Outre qu’il s’agit d’un chef d’oeuvre épique, Metropolis est une somptueuse synthèse allégorique où le progrès se confronte aux dogmes et à l’espérance des Hommes. Sa narration, très ambitieuse pour un film de l’époque, lui donne encore un aspect “moderne” et en fait une oeuvre atemporelle. Surtout,il fut le premier grand film de science-fiction de l’histoire du cinéma (si l’on excepte les Méliès).
L’événement n’était pas seulement de voir ce film dans un cadre aussi singulier. Il s’agissait surtout de la renaissance d’un film grâce à la découverte de 26 minutes de pellicules qu’on croyait disparues. La quasi-totalité des scènes manquantes ont été retrouvées en juin 2008 en Argentine. Lorsque la fondation Friedrich Wilhelm Murnau, propriétaire des droits du film a annoncé que “presque toutes les scènes qui manquaient jusqu’à présent ont été retrouvées dont deux grandes scènes importantes” . Une pellicule 16 millimètres a été découverte chez un particulier par des collaborateurs du musée du cinéma de Buenos Aires. “Grâce à cette découverte sensationnelle” et en dépit de la mauvaise qualité des images, le film pouvait retrouver sa durée originelle. Paramount, producteur du film avait en effet, par la suite, largement amputé l’oeuvre, afin d’en simplifier l’histoire. Le studio avait retiré un quart de sa durée par un nouveau montage qui en obscurcissait l’intrigue. En fait cette mutilation (le film fait 4 189 mètres de longueur) était due à un énorme flop. Quatre mois de présence dans une salle sans succès. On le raccourcit alors à 3 241 mètres pour la sortie nationale.
Metropolis avait été assassiné par la critique (et par H.G. Wells, au passage) et boudé par le public. Oeuvre incomprise, devenue culte et source d’inspiration de Kubrick, Lucas, Scott et Cameron, il a été le premier film à avoir été inscrit sur le Registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO, dans sa version transformée. On considérait que les scènes manquantes avaient été disparues. En 2002 une version numériquement remastérisée (et reconnue comme l’une des meilleures restauration cinématographique de la décennie) avait été réalisée, accompagnée de fiches résumant aux spectateurs les scènes manquantes.Un DVD de cette version intégrale (145 minutes) va être prochainement disponible. 
C’est donc un véritable miracle cinématographique qui eut lieu lorsqu’on retrouva les négatifs manquants. On a pu admirer hier l’imposant travail de Fritz Lang (quatre ans avant M le Maudit). Incroyable production qui dura deux ans et employa jusqu’à 37 000 figurants, elle coûta 5 millions de marks (150 millions d’euros actuels) de l’époque dans une Allemagne qui ne parvenait pas à se remettre de la première guerre mondiale.
Ecran Noir vous offre quelques courts films pour revivre la soirée du 12 février. Pardon pour les tremblements (le froid) de l’image. Si vous passez à Berlin, ne manquez pas, en plus, l’exposition “The Complete Metropolis” au Musée du cinéma et de la Télévision, jusqu’au 25 avril, avec 200 objets (caméras, pages du scénario, décors en trompe-l’oeil, extraits de la partition de la musique du film …)
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Ecran Noir, en direct de la Porte de Brandebourg
Extrait 1
Extrait 2
3 autres extraits à venir durant le week-end…
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Posté par Morgane, le 1 février 2010

L’histoire : Pour les habitants de la Planète 51 l’humain est un horrible alien qui rêve d’envahir leur belle planète. Alors, lorsque Chuck, astronaute terrien, débarque sur la Planète 51, c’est la panique et toute l’armée se mobilise pour capturer le monstre. Mais heureusement, Chuck trouvera tout de même quelques alliés… (voir la bande annonce sur note compte YouTube)
Notre avis : L’idée d’une planète lointaine envahie par un monstre intergalactique qui n’est autre que l’humain semble plutôt séduisante… mais sur le papier seulement car on regrette très vite le manque d’imagination. Les petits bonshommes verts de la Planète 51, mis à part leur couleur, ressemblent trait pour trait aux américains de notre bonne vieille planète la Terre. Nos premiers pas parmi les habitant de la Planète 51 nous entraînent dans une banlieue type Wisteria Lane dans Desperate Housewives. On y retrouve une caricature des États-Unis dans laquelle les pelouses se couvrent de barbecues une fois le week-end venu, les maisons ressemblent toutes à leurs voisines… Même l’armée semble être la même que celle qui a envahi l’Irak quelques années auparavant, vindicative et destructrice. Et tout cela sans auto dérision aucune, dommage.
Le réalisateur propose tout de même quelques scènes drôles et répliques cinglantes. Les nombreuses références au cinéma d’Hollywood (E.T, Star Wars, Mars Attacks Singin’ in the rain…) font sourire. Mais le scénario lui-même manque de surprise et d’originalité. Car au final, on a beau inverser les rôles et les planètes, la première réaction est toujours la peur de l’autre, de ce qui nous est inconnu et qui se révèle finalement totalement inoffensif. Rien de bien nouveau sous la Planète 51…
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Posté par geoffroy, le 19 décembre 2009
Scénariste de renom spécialisé dans le fantastique, Dan O’Bannon vient de s’éteindre chez lui, à Los Angeles, à seulement 63 ans. Tous les amateurs d’horreur et de science-fiction le connaissent. Pote de fac avec un certain John Carpenter, il débute au cinéma en 1974 sur le désormais légendaire Dark Star du maître de The Thing en tant que superviseur des effets spéciaux et co-auteur du film.

Dan O’Bannon et l’artiste suisse H.R. Giger lors de leur collaboration sur Alien
Personnage aux multiples talents, Dan O’Bannon officiera pendant 30 ans dans le monde du cinéma comme scénariste, chef déco, superviseur des effets spéciaux, monteur et même réalisateur.Il prit la caméra à deux reprises. En 1985 sur une parodie des films de Romero avec Le Retour des Morts Vivants et en 1992 dans une adaptation de H.P. Lovercraft, The Resurrected.
Il obtient le respect de tous et surtout de ses pairs autour de cinq films cultes, films qui portent indiscutablement sa patte, sa vision, son amour pour le septième art:
- Star Wars pour lequel il travaille sur les effets spéciaux (1977)
- Alien en tant que scénariste et consultant sur le design de la “bête” (1979)
- Métal Hurlant en tant que scénariste (1981)
- Total Recall en tant que scénariste pour l’adaptation au cinéma (1990)
- Planète Hurlante en tant que scénariste pour l’adaptation au cinéma (1995)
Pour beaucoup, un grand de la SF vient de disparaître, emportant avec lui une façon de penser ce cinéma de genre si souvent mal aimé.
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Posté par MpM, le 8 juillet 2009
Dans Un enfant pas comme les autres, un écrivain de romans de science fiction adopte un jeune orphelin qui prétend venir de la planète Mars. Fantasme enfantin ou troublante réalité ? Vite débordé, le nouveau papa ne sait plus que croire…
Ce 4e long métrage du réalisateur Menno Meyjes est l’adaptation d’une nouvelle de David Gerrold intitulée L’Enfant de Mars qui a remporté plusieurs récompenses à travers le monde, dont les prix Hugo et Nebula. L’écrivain est d’ailleurs producteur exécutif sur le long métrage.
A l’occasion de la sortie du film sur nos écrans le 15 juillet prochain, Ecran Noir met en jeu 10 places de cinéma. Pour participer, il suffit de répondre à la question suivante :
Un enfant pas comme les autres est la deuxième collaboration de l’acteur John Cusack avec le réalisateur Menno Meyjes. Comment s’appelait le film qui les a réunis pour la première fois ?
Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses, à nous adresser par e-mail en indiquant votre nom, votre email et votre adresse postale.
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Un enfant pas comme les autres de Menno Meyjes
Avec John Cusack, Amanda Peet, Oliver Platt et Joan Cusack.
Au cinéma le 15 juillet 2009.
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Posté par vincy, le 12 juin 2009
C’est un des mystères de la distribution. Le nouveau film de Stephen Chow, CJ-7, n’est jamais sorti dans les salles en France, après avoir longtemps été plannifié pour l’été 2008. Pourtant Chow est connu des spectateurs français pour ses comédies comme Shaolin Soccer et Crazy Kung-fu. La notoriété du cinéaste et comédien, ainsi que le succès de CJ-7 en Chine (29 millions de $ au Box office) conduisaient naturellement à une sortie cinéma de sa comédie de science-fiction. Mais le film, après une exploitation en Asie, a fait une timide apparition dans les salles américaines et anglaises, avant de sortir directement en DVD dans des territoires comme la France, l’Allemagne ou le Brésil.
Cela n’empêchera pas le film d’avoir le droit à une suite. Il s’agira d’un film d’animation. Cette nouvelle histoire sera réalisée par Toe Yuen à qui l’on doit les dessins animés McDull. Les personnages seront vocalement interprétés par les les mêmes acteurs, dont la révélation de CJ-7, le jeune Jiao Xu.
La sortie est prévue pour le printemps 2010.
Tags liés à cet article: Box office, cinéma chinois, cj-7, dessin animé, dvd, film d'animation, jiao xu, projet, science fiction, sequel, stephen chow, suite, toe yuen.
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Posté par geoffroy, le 21 avril 2009
L’écrivain anglais J.G. Ballard est décédé dimanche dernier des suites d’un cancer de la prostate. Il avait 78 ans.
Auteur d’une science-fiction post-apocalyptique novatrice pour la littérature anglo-saxonne de l’époque, celui-ci devient culte en explorant dès 1969 les psychoses sexuelles et mentales dans des romans d’anticipation sociale tels que la Foire aux atrocités, Crash ou encore l’île de béton.
Né à Shanghai le 15 novembre 1930 où son père dirigeait une entreprise de textile, il sera fait prisonnier dans un camp de détention en 1942 suite à l’invasion japonaise en Chine. Cette épreuve traumatisante fera l’objet d’un livre célèbre, L’Empire du Soleil (1984), magnifiquement rendu par le film éponyme de Steven Spielberg (1987).
De retour en Angleterre dès 1946, JG Ballard renonce, quelques années plus tard, à devenir psychiatre et s’entête alors avec talent à décortiquer par sa plume aiguisée les obsessions d’un monde violent, confiné et de plus en plus technologique. De cette vision sortira son premier grand succès, Crash (1973). En 1996, David Cronenberg adaptera cette imbrication du corps et de la machine dans un film tout aussi brillant.
Son oeuvre, tournée vers la codification de rapports sociaux factices et décadents à bien des égards, a toujours été d’une lucidité tranquille et pénétrante.
Spielberg et Cronenberg l’avaient bien compris. Les droits de son roman, High Rise, viennent d’être acquis pour une adaptation cinématographique.
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Posté par vincy, le 1 avril 2009

Le 31 mars Paramount annonçait la mise en route du 12e épisode de Star Trek. Prévu pour l’été 2001, cette suite sera écrite par Roberto Orci, Alex Kurtzman et Damon Lindelof. Ils ont donc 9 mois pour l’accoucher.
Le trio de scénaristes va attendre les réactions du public au 11e épisode de la franchise, qui ne sort que le 8 mai prochain (le 6 en France). Réalisé par J.J. Abrams (”Lost”, “Alias”, Mission Impossible III), il est censé rafraîchir et dynamiser cette saga qui s’endormait et se ringardisait malgré les inombrables liftings et les séries TV adaptées à l’air du temps.
En annonçant la mise en production du 12e épisode, avant même la sortie en salle du 11e, Paramount envoie deux messages aux fans et au public.
Premièrement, cela signifie ou veut signifier que le prochain Star Trek est si bon que le studio n’a aucun doute sur son succès et mérite déjà une suite pour satisfaire les futures attentes. De quoi créer un buzz positif, ou en tout cas conjurer d’éventuelles rumeurs négatives.
Deuxièmement, à cinq semaines de sa sortie, c’est une manière de faire parler du film. Habile communication pour occuper le terrain face à Wolverine, qui sort juste avant, ou Anges & Démons, qui sort juste après.
Il faut dire que Paramount a de fortes attentes sur la marque Star Trek. Le budget investit est conséquent (150 millions de $ hors marketing). Si Star Trek crashe, il restera Transformers 2, G.I. Joe et une comédie familiale avec Eddie Murphy pour se rattraper.
Le 10e opus, Nemesis, remonte à 2002. Avec seulement 67 millions de $ de recettes dans le monde, il est sorti dans l’indifférence. D’autant que cela prouvait un fort déclin. Insurrection (1998) avait récolté 113 millions de $, First Contact (1996) avait cumulé à 146 millions de $ et Generations (1994) avait rapporté 118 millions de $. 30 ans après le premier film de cinéma, Star Trek fait donc de nouveau l’expérience du grand écran.
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Posté par geoffroy, le 19 janvier 2009
Pour tous les fans de science-fiction, de littérature et d’Isaac Asimov, le célébrissime cycle de Fondation, œuvre phare du maître des Robots, de Tyran, des Robots de l’Aube et de nombreux ouvrages de référence faisant d’Asimov l’un des papes de la science-fiction de la deuxième moitié du XXe siècle, va prochainement être adapté au cinéma. En effet, le studio Columbia Pictures vient d’acquérir au nez et à la barbe de la Warner Bros. et du cinéaste attaché au projet, Alex Proyas, les droits d’adaptation sur l’œuvre de l’écrivain.
Mais au-delà de cette bataille juridico-financière, une donnée essentielle devrait secouer, pour ne pas dire refroidir, les fans qui attendaient ce moment depuis longtemps : la lourde tâche d’adaptée ce monument de la SF a été confiée au célèbre réalisateur teuton, Roland Emmerich. Et là, le risque d’une polémique grandissante sur la toile dans les mois à venir n’est pas à exclure. S’il convient d’être prudent (nous sommes qu’au stade du développement du projet), il est légitime de se demander si Emmerich est vraiment l’homme de la situation. Son cinéma, plus apocalyptique que vraiment ancré dans un univers de pure science-fiction (à sa décharge, peu de réalisateurs se sont aventurés dans ce genre cinématographique avec succès, exceptés Steven Spielberg, James Cameron, Georges Lucas ou bien encore Paul Verhoeven), pose la question de sa capacité à retranscrire les subtilités d’un monde complexe aussi visionnaire
Pour l’instant, l’adaptation ne concerne que les trois tomes du cycle originel (Fondation (1951), Fondation et Empire (1952) et Seconde Fondation (1953)) et devrait s’articuler sous la forme d’une trilogie.
Tags liés à cet article: Columbia Pictures, Goerges Lucas, Isaac Asimov, James Cameron, littérature, Paul Verhoeven, roland emmerich, science fiction, steven spielberg, Warner Bros.
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Posté par vincy, le 6 novembre 2008
Ecrivain à succès, inventeur du techno-roman à succès, Michael Crichton aura été l’un des auteurs les plus rentables d’Hollywood. La plupart de ses livres auront été transposés au cinéma. Le mystère Andromède, Opération Clandestine, L’homme terminal furent les premières adaptations littéraires au début des années 70. Son premier grand succès fut La grande attaque du train d’or, avec Sean Connery et Donald Sutherland. Puis le romancier n’intéressa plus les studios durant quinze ans. La révolution numérique des effets spéciaux va changer la donne. Les producteurs vont s’intéresser de près à ces histoires scientifiques et technophiles. Ainsi Philip Kaufman s’attaque à Soleil levant (Sean Connery, Wesley Snipes, Harvey Keitel), Barry Levinson préfère Harcèlement (Michael Douglas, Demi Moore, Donald Sutherland) et Sphere (Dustin Hoffman, Sharon Stone, Samuel L. Jackson). Durant les années, encore plus que les livres de John Girsham, ceux de Michael Crichton sont tous acquis par un studio. On a ainsi pu voir sur grand écran Laura Linney dans Congo, Antonio Banderas dans Le 13e guerrier, ou encore, plus tard, Paul Walker dans Timeline (Prisonniers du temps) et Nicolas Cage dans Next.
Mais c’est bien évidemment Steven Spielberg qui permettra à Michael Crichton de devenir milliardaire. D’abord avec l’adaptation de Jurassic Park où les magiciens d’ILM font vivre en 1993 le roman publié trois ans plus tôt. L’un des films les plus populaires de l’histoire amènera une suite romancée (Le monde perdu), deux années avant son adaptation cinématographique. Spielberg, dans le même temps, produit la série télévisée imaginée et écrite par l’auteur : Urgences.
Crichton a écrit d’autres livres, pour l’instant ignorés du cinéma, mais aussi des jeux vidéos et un scénario de blockbuster (Twister). Ses personnages sont assez binaires, très américains, toujours dans la norme, mais tourmentés par des divorces, des dilemmes familiaux, un travail passionnant et vampirisant.
Il a aussi réalisé six films : Westworld, Coma (Morts suspectes), La grande attaque du train d’or, Looker, Runaway, Preuve à l’appui. Respectivement un western de science fiction avec Yul Brynner, un thriller avec Michael Douglas, une comédie policière, un film d’horreur avec Albert Finney, un thriller fantastique avec Tom Selleck et un polar avec Burt Reynolds.
Les années 80 auront été très anarchiques : son désir de réalisateur s’est confronté à son talent médiocre, il a écrit ses deux moins bons romans et Hollywood n’avait aucun intérêt pour lui. Après ses débuts dans la série B voire Z, son Parc Jurassique lui permettra de mettre un terme à sa carrière de réalisateur, de s’investir dans celle de romancier. A la manière d’un Grangé en France, il écrivait des livres pour les voir adaptés au cinéma.
Son dernier ouvrage, Final day of Happiness sortira en 2009 en librairies. Au cinéma, ses personnages de Jurassic Park lui survivront dans un quatrième épisode. Et un remake de Westworld est annoncé.
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Posté par MpM, le 6 novembre 2008
Pour sa 41e édition, le Festival international du film de Catalogne, consacré au cinéma fantastique, a confirmé le succès croissant rencontré lors des éditions précédentes avec pas moins de 140 000 festivaliers sur une dizaine de jours. Qu’est-ce qui attire les amateurs du cinéma de genre à Sitges ? Probablement la diversité des films présentés, allant de l’épouvante pure et dure au surnaturel, en passant par la science fiction et l’héroïc fantasy. Par le passé, des cinéastes aussi différents que Woody allen (Scoop), Jaume Balagueró (Rec) ou Hayao Miyazaki (Le château ambulant) ont ainsi participé à la compétition principale !
Sans surprise, cette année, il y en avait donc encore pour tous les goûts. Après le très moyen Mirrors d’Alexandre Aja en ouverture, la compétition a enchaîné Surveillance de Jennifer Lynch (meilleur film), Eden Lake de James Watkins (Prix du jury), Le bon, la brute et le cinglé de Kim Jee-woon (meilleur réalisateur et meilleurs effets spéciaux), The Sky Crawlers de Mamoru Oshii (meilleure musique), Tale 52 d’Alexis Alexiou (meilleur scénario), Red de Trygve Allister Diesen and Lucky McKee (Brian Cox meilleur acteur), Martyrs de Pascal Laugier (prix des meilleurs maquillages FX)… Soit à la fois le plus radical et le plus délirant, le plus pervers et le plus philosophique. Hors palmarès et hors compétition, on croisait également Transsiberian de Brad Anderson, Rocknrolla de Guy Ritchie, Dachimawa Lee de Ryoo Seung-wan ou encore The broken de Sean Ellis.
Côté événements, un hommage a été rendu au film 2001, Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick dont c’était le 40e anniversaire. Les réalisateurs Nicholas Meyer (C’était demain, Star Trek 2, 4 et 6…) et John Carpenter (New York 1997, Los Angeles 2013, The thing…) ont par ailleurs reçu un “Time Machine Award” (Prix de la machine à remonter le temps) pour l’ensemble de leur carrière. Enfin, et les mini-events trauma du festival de cannes sont battus à plate couture, une parade de zombies (”Eastpak Zombie Walk”) a réuni plusieurs centaines de personnes déguisées en zombies et autres morts vivants, sous la houlette du spécialiste George Romero qui a lui-même donné le coup d’envoi.
L’édition 2009 du Festival de Sitges devrait faire la part belle à l’univers d’Alien (on fêtera le 30e anniversaire du premier volet dirigé par Ridley Scott) et au phénomène Ghostbusters. Avec peut-être, pour fêter l’événement, un défilé nocturne de fantômes ?
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