Cinq scénaristes reçoivent un coup de pouce de l’Académie des Oscars

Posté par vincy, le 9 décembre 2010

C'est un nouveau club des cinq. Sur 6 304 scénarios reçus, seulement cette poignée a été sélectionnée. Les lauréats 2010 de la Bourse Nicholl sont Destin Daniel Cretton (primé à Seattle et Sundance pour son court métrage Short term 12, qu'il veut transposer en long métrage), Marvin Krueger (And Handled with a Chain), Andrew Lanham (The Jumper of Maine), Micah Ranum (A Good Hunter) et Cinthea Stahl (Identifying Marks). La cérémonie a eu lieu il y a un mois.

Depuis 25 ans, l'Académie des Arts et des Sciences du cinéma, organisatrice des Oscars, offre chaque année à une poignée d'élus le luxe d'écrire un scénario de cinéma, libérés de tout souci d'argent. La bourse est dotée de 30 000 dollars, avec une seule contrainte : écrire un scénario de long métrage durant l'année qui suit la remise du prix.

La bourse Nicholl provient de l'idée de Don Nicholl, scénariste et producteur de séries télévisées qui souhaitait permettre à des scénaristes prometteurs, quel que soit leur âge, d'exercer leur art sans avoir à jongler entre les petits boulots comme le voudrait la tradition hollywoodienne.

À sa mort à l'âge de 54 ans, sa veuve Gee approcha l'Académie des Arts et des Sciences du cinéma pour lui proposer de financer une bourse annuelle destinée aux scénaristes.

La Bourse Nicholl offre aussi un contact privilégié avec les décideurs et les forces vives d'Hollywood, tous peu ou prou membres de l'Académie. D'où la liste impressionnante de films écrits ou réalisés par d'anciens lauréats, de The Virgin Suicides à Erin Brockovich en passant par le récent Secretariat. On peut aussi échouer et faire carrière : Little Miss Sunshine fut rejeté par le comité dès le premier tour.

John Truby donnera sa 7e Masterclass en janvier

Posté par vincy, le 6 décembre 2010

Il est suivi, écouté, attendu : John Truby revient rituellement à Paris pour faire sa Leçon de scnéario (cinéma comme télé, même si bizarrement les professionnels ne s'intéressent pas à l'écriture pour le petit écran). Jusque là environ 1 000 professionnels ont assisté à ces séances, que ce soit des producteurs, des éditeurs ou encore des auteurs-réalisateurs renommés.

Il déclarait récemment qu'"en France, le desir d'apprendre est la, même si je perçois aussi un peu de résistance à entendre parler de fiction quelqu'un qui vient des Etats-Unis. Mais je ne suis pas là pour imposer la culture Big Mac. Ma méthode de scénario est basée sur ce que je pense être des techniques universelles de narration."

Il en a fait un manuel, devenu une bible, Anatomy of Story. Cette « Anatomie du scénario » analyse en profondeur les méthodes et techniques du récit : le mythe de la structure en trois actes (à laquelle il préfère l'étude de 22 points clefs), le développement moral et émotionnel du personnage, l'importance des genres, le principe des dialogues symphoniques, le tissage de la scène, les clés de la série TV...

"Mon approche considère un script comme une structure organique, et non pas une machine avec des rouages qui ne bougent jamais. La technique est importante, mais elle doit être au service d'une idée singulière et originale. Je m'appuie sur Ia "poésie en pratique" : essayer de développer la créativité des auteurs, et ne pas l'enfermer dans une recette."

La 7e édition de la Masterclass John Truby aura lieu du 18 au 20 janvier 2011 à La Sorbonne. Mais cette année il proposera trois journées consacrées à un genre majeur : la comédie (le 24 janvier), le  thriller (le 25 janvier) et et les Love story (le 26 janvier).

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Renseignements et inscriptions

Amazon va financer des projets pour Warner Bros.

Posté par vincy, le 19 novembre 2010

On connaissait le système de financement des films par les internautes, avec Touscoprods par exemple, voici le cybermarchand qui va financer des projets cinématographiques. Amazon, leader de vente de biens culturels dans le monde, invite réalisateurs et scénaristes à lui envoyer des projets de longs métrages avant le 31 décembre 2011.

Les meilleurs projets seront financés, en partie, par Amazon, qui a déjà effectué ce genre de concours en littérature. Ici pas d'éditeur pour publier un livre mais un studio, et pas n'importe lequel, Warner Bros., pour (éventuellement) produire le film.

Tous les mois, des projets sous forme de "test movies" (un film complet, d'au moins 70 minutes, joué, mais pas forcément bien produit et financé avec un minimum de coûts, racontant la totalité du script de manière attrayante) ou de scénario (au moins 85 pages) seront en compétition. Les internautes du site dédié d'Amazon (Studio.Amazon.com) les noteront et un jury de professionnel sera chargé de distribuer les prix. Chaque mois, le meilleur film gagnera 100 000 $ et les deux meilleurs scénarios seront récompensés de 20 000 $ chacun. Des exemples sont déjà mis en ligne pour bien comprendre ce qu'on attend des cinéastes et des auteurs.

La première session sera close le 31 janvier 2011 et les premiers gagnants seront connus le 28 février 2011. Le gagnant annuel lui récoltera un million de dollars pour le meilleur film et 100 000 $ pour le meilleur scénario.

Amazon promet d'investir 2,7 millions de $ dans le développement de ces films gagnants et Warner Bros a signé un accord pour avoir le droit du "premier regard" ("first look deal") sur l'ensemble des projets choisi.

La grande scénariste Suso Cecchi D’Amico est morte (1914-2010)

Posté par vincy, le 2 août 2010

On retient rarement le nom des scénaristes au générique, ces conteurs d'histoires en images. Suso Cecchi D'Amico a pourtant écrit de multiples chef d'oeuvres italiens parmi les 110 scénarios dont elle est l'auteur. Cette intellectuelle aura traversé sept décennies de cinéma, jusqu'à son dernier scénario en 2006.

Née en 1914 et décédée samedi 31 juillet - ce qui lui faisait 96 ans - cette romaine (de son vrai nom Giovanna Cecchi) avait pour parents l'écrivain Emilio Cecchi et la peintre Leonetta Pieraccini. Très belle femme, elle s'était mariée au musicologue Fedele D'Amico. Pour le réalisateur Franco Zeffirelli, elle était "à la fois une mère et une soeur pour tous."

Antifasciste, elle commence sa carrière de scénariste après la seconde guerre mondiale et signe deux films fondateurs du courant néo-réaliste, ce mélange de fiction et de portrait social d'un pays en reconstruction : Rome ville ouverte et surtout, en 1948 : Le voleur de bicyclette, de Vittorio De Sica, film fondamental dans l'histoire du cinéma italien, et succès international. Le film obtint l'Oscar du meilleur film étranger.

L'amie des artistes, des grands écrivains comme Alberto Moravia, des actrices légendaires comme Anna Magnani, collabore alors avec tous les grands cinéastes du pays -  Michelangelo Antonioni, Francesco Rosi, Luigi Comencini, Mario Monicelli, Franco Zeffirelli... Elle travailla même avec un jeune scénariste nommé Federico Fellini et écrira la version filmée de Kean, réalisée par le comédien Vittorio Gassman.

Claudia Cardinale lui rend hommage en insistant sur ces années "durant lesquelles notre cinéma était le phare du cinéma mondial." Suso Cecchi D'Amico était, selon la comédienne, "une personne exceptionnelle, d'une grande générosité, d'une culture exceptionnelle."

En 1951, la scénariste fait une rencontre déterminante : Luchino Visconti. Leur première collaboration produit Bellissima. Ils ne se quitteront plus jusqu'au projet non réalisé du cinéaste, La recherche du temps perdu de Marcel Proust. Ensemble, ils écriront Senso, Les nuits blanches, Rocco et ses frères, Sandra (Lion d'or à Venise), L'étranger, Le crépuscule des dieux, Violence et passion, L'innocent et surtout, bien sûr, Le Guépard, fresque sicilienne auréolée d'une Palme d'or au Festival de Cannes.

Pour mesurer à quel point son travail était reconnu, il suffit de voir son palmarès. En 1994, le festival de Venise lui avait décerné un Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière et l'an dernier, la Guilde des scénaristes américains lui avait remis le prix Jean Renoir pour toute son oeuvre. L'un de ses premiers films, Vivre en paix (1947), de Luigi Zampa, fut primé pour son scénario à Locarno. Le Syndicat des journalistes de cinéma italiens la récompensera huit fois tout au long de sa vie. Les prix David di Donatello (les César italiens) lui donnèrent le prix Luchino Visconti à l'occasion des dix ans de la mort du Maître en 1986 et elle reçut en 2006 un prix spécial pour les 50 ans des Donatello.

Trilingue, elle écrivit aussi pour des réalisateurs étrangers comme René Clément, José Pineihro, Nikita Mikhalkov (Les yeux noirs), Martin Scorsese (Mon voyage en Italie).

On retiendra de son travail des idées brillantes et singulières, parfois simples mais efficaces, et une finesse d'écriture, notamment pour les personnages qu'ils soient féminins (Deneuve et Girardot en profiteront) ou à sensibilité féminine (Mastroianni).

Jacques Prévert, une vente aux enchères paradisiaque

Posté par vincy, le 23 juin 2010

jacques prevertLe 9 juin, une partie de la collection de Jacques Prévert a été mise en vente aux enchères à Drouot (Paris). Un énorme succès. La planche scénaristique du film culte Les Visiteurs du soir (de Marcel Carné) a été préemptée par la Bibliothèque nationale de France pour 99 136 euros. Ce story board, estimé à moitié moins, dévoile le nom des personnages, leurs traits de caractère, des détails physiques, la distribution envisagée. S'y ajoutent de superbes dessins, des esquisses des décors et des costumes.

Le Musée des lettres et manuscrits a acquis le manuscrit original du scénario du film Le Quai des Brumes (de Marcel Carné, encore), soit 150 pages pour 557 640 euros. Deux fois son estimation là aussi. Ce premier jet ne comporte pas la réplique légendaire de Gabin, "T'as de beaux yeux, tu sais" puisque, dans le premier jet , l'acteur devait dire "T'as de jolies jambes, tu sais".

Au total, les 49 lots, évalués à 700 / 800 mille euros, se sont arrachés à 2,28 millions d'euros. Carton plein qui confirme l'intérêt pour ce poète, scénariste, chansonnier, écrivain, qui marqua la France du XXe siècle.

Notons par ailleurs que la Cinémathèque Française a reçu de l'unique petite-fille de l'auteur, Evelyne Bachelot-Prévert, à l'origine de cette vente, un don exceptionnel: le manuscrit original du scénario du film Les enfants du Paradis (de Marcel Carné, toujours).

Bourges: un festival pour des artistes de l’ombre

Posté par Benjamin, le 27 mars 2010

festival des scenaristes 2010En ce moment se tient à Bourges non pas le célèbre Printemps, mais un festival d’un autre art, le 13e Festival International des scénaristes.

Le scénariste est une profession souvent oubliée ou  marginalisée. Ce festival leur donne la parole, dirige la lumière sur ces artistes en manque et en quête de reconnaissance. Ils sont donc les maîtres de ce rendez-vous d’où le réalisateur est presque proscrit !

C’est d'ailleurs ce qui ressort des débats. Les scénaristes se plaignent du peu de considération qu’on leur apporte et de leur manque de visibilité. Ainsi, ils se rassemblent à Bourges (ce rendez-vous de scénaristes professionnels ressemble davantage à un congrès qu'à un festival), pour échanger, se rencontrer, participer à des ateliers intéressants et notamment au célèbre Marathon du court métrage qui se déroule sur 48h. 48h pour écrire un court métrage !

Mais Bourges, avec ses moyens modestes, fait également une place au public. Débats - « Ecrire pour le web » ou « Culture et territoires » -, lectures de scénarios, soirée musicale animée par le compositeur Eric Neveux, qui a repris avec sa petite troupe improvisée des standards de musiques de films. Une soirée réussie et une ambiance vraiment décontractée voire enfantine !

Enfin, ces 13 ème rencontres du Festival International des Scénaristes avaient un invité d’honneur, le réalisateur Robert Guédiguian. Mais pour cause d’ennuis de santé, il ne peut être présent lors de l’évènement. Certains de ses films sont projetés et quelques uns de ses collaborateurs comme le scénariste Jean-Louis Milési ou sa muse, Ariane Ascaride, sont venus parler de leur travail avec Guédiguian.

A l'heure des séries TV cultes et bien écrites, des formats novateurs (web, mobiles), et surtout d'une mondialisation du cinéma, il faudra sans doute un peu plus qu'un grand cinéaste pour séduire un public intéressé mais pas forcément élitiste. C'est d'autant plus vital que cette manifestation, qui souffre incontestablement de sa situation géographique et du manque de moyens alloués,  a l’immense mérite de promouvoir une profession cruciale pour le 7e Art, dynamique mais méprisée par les producteurs, qui refusent toujours d'investir dans des scénarii, des séances de réécritures, des pôles de création narrative, des développement d'histoire.

Résidence de la Cinéfondation : 10 bougies et plusieurs dizaines de films

Posté par MpM, le 9 mars 2010

residence.jpgPour son 10e anniversaire, la Résidence de la Cinéfondation du festival de Cannes fait le point sur son action. Depuis 2000, 65% des projets accompagnés par l'institution ont été tournés, et la plupart du temps distribués. Un chiffre qui se porte à 95% si l'on prend en compte les 24 longs métrages actuellement au stade de la pré-production.

Sont notamment passés par ce véritable tremplin professionnel Emily Young (Kiss of life), Djamshed Usmonov (L'ange de l'épaule droite), Lucrecia Martel (La nina Santa, La femme sans tête, tous deux sélectionnés en compétition officielle à Cannes), Vimukthi Jayasundara (caméra d'or à Cannes en 2005 avec La terre abandonnée), Jaime Rosales (La soledad, Un tir dans la tête) et Nadine Labaki (Caramel).

Depuis le 1er mars, six nouveaux lauréats sélectionnés parmi 200 candidats ont à leur tour rejoint le programme : Yaelle Kayam (Israélienne, 31 ans), Dominga Sotomayor (Chilienne, 25 ans), Franco Lolli (Colombien, 27 ans), Daniel Joseph Borgman (Néo-Zélandais, 29 ans), Michel Franco (Mexicain, 30 ans) et Cristian Jiménez (Chilien, 35 ans). Ce dernier est le seul à avoir déjà un long métrage à son actif (Ilusiones Opticas sorti en février 2010).

Jusqu'au 15 juillet, les six réalisateurs profiteront ainsi de l'infrastructure de la Résidence pour écrire leur scénario et préparer le tournage de leur film. Avant, qui sait, de fouler le tapis rouge cannois sur les traces de leurs aînés...

Travelling : Dans le menu, le festival, le cinéma, l’envie… et Mexico

Posté par Morgane, le 18 février 2010

Durant le festival Travelling à Rennes, j’ai eu l’occasion de déjeuner en compagnie d’Anne Le Hénaff et Mirabelle Fréville qui s’occupent toutes deux de la partie artistique du festival et d’Isabelle Buron, chargée de la presse du festival au niveau national et international.

Ce fut alors l’occasion de discuter plus en détails des choix du festival et de se pencher plus particulièrement sur le concours de la nouvelle dont c’était cette année la deuxième édition.

Travelling a été créé à Rennes il y a 21 ans de cela, avec Londres au coeur de la première édition. Les villes mises à l’honneur ont donc été nombreuses et le choix de chaque année peut paraître délicat à renouveler. Celui-ci se fait finalement assez naturellement, en fonction de l’actualité, du contexte, et en concertation le plus souvent. Pour le choix d’Istanbul pour cette édition 2010, cela faisait longtemps qu’Anne Le Hénaff souhaitait plonger au coeur de cette ville et de son cinéma mais l’accès à son patrimoine cinématographique était relativement compliqué. La saison de la Turquie en France lui donnait alors l’aide logistique nécessaire pour donner vie à ce projet.

Concernant le concours du scénario d’une nouvelle, c’est Mirabelle Fréville qui est à l’origine de ce beau projet.

D’où lui vient cette idée et cette envie ?

Chaque année, Travelling fait un focus sur une ville et ce thème est l’essence même du festival. Le festival se concentrait alors principalement sur la diffusion des films. Le concours du scénario d’une nouvelle devenant par la suite un court métrage permettait alors de générer de la création.

De plus, Mirabelle Fréville trouve que dans un court métrage, qui est bien souvent un premier film, on retrouve régulièrement les mêmes thèmes (enfance, famille etc.). Cette idée d’une adaptation d’une nouvelle permet alors de changer ce sujet. De plus l’adaptation est un exercice très riche et cela permet également de donner un nouveau souflle au festival, car pour vivre 21 ans et plus, il faut savoir se renouveller.

Pourquoi une nouvelle d’Asli Erdogan ?

Cette année, Mirabelle Fréville a choisi une nouvelle d’Asli Erdogan pour le concours de scénario. Le Captif, édité dans le recueil Les oiseaux de bois chez Actes Sud et paru en novembre 2009 revient sur une femme enceinte que l’on regarde comme un être très bizarre. Ce qui plaisait à Mirabelle Fréville c’est le côté intemporel et universel de cette nouvelle. Elle cherchait particulièrement une nouvelle d’un auteur turc mais qui ne soit pas fondamentalement ancrée en Turquie et puisse être donc transposée dans n’importe quel lieu. De plus, en lisant les romans et nouvelles d’Asli Erdogan, c’est tout un univers très visuel qu’elle a découvert.

Les festival 2010 a clos ses portes hier soir, après un concert de Selim Sesler à l’Ubu mais Travelling nous donne d’ores et déjà rendez-vous l’année prochaine à Rennes pour une nouvelle édition sous le regard de Mexico...

Travelling : scénario, nouvelle et festival s’emmêlent

Posté par Morgane, le 12 février 2010

En 2008, le festival Travelling a imaginé un projet sur l’adaptation cinématographique : le scénario d’une nouvelle sous forme d’un concours. Ce dernier donne l’occasion à des scénaristes et réalisateurs d’adapter en scénario court une nouvelle d’un auteur étranger, natif du pays mis à l’honneur lors du festival.

L’année dernière, Jérusalem était au coeur du festival et c’est l’écrivain israëlien Etgar Keret avec sa nouvelle Petit déjeuner de santé qui s’est lancé dans cette aventure. À l’écran, cela va donner naissance au film Le Silence de Gael Naizet produit par Paris Brest et qui sera tourné au printemps prochain.

Pour cette nouvelle édition 2010, Travelling accueille Istanbul et a donc choisi l’écrivaine turque Asli Erdogan et sa nouvelle Le Captif. Trente-huit scénarios ont été reçu et quatre d’entre eux ont été retenus pour participer à cette nouvelle édition de Travelling:

Le captif de Gwendal Quistrebert

Les captifs d’Emmanuelle Gorgiard

Le fébrile de Loïc Barché

Persona non grata de Valérie Reich

Le jury sera composé de Stéphane Brizé (réalisateur), Isabelle Huige (chargée de coproduction fiction à Arte), Frédéric Sabouraud (professeur et journaliste de cinéma). L’heureux gagnant du concours se verra remettre un prix de 1000 euros ainsi que les droits d’adaptation de la nouvelle. Les résultats seront connus le samedi 13 février à 20h30 au cinéma TNB.

Philippe Lioret s’attaque à d’autres vies que la sienne

Posté par vincy, le 19 novembre 2009

Le réalisateur de Welcome (1,2 million de spectateurs) a commencé l'écriture, avec Emmanuel Courcol, de son prochain film. Il s'agira de l'adpatation du roman d'Emmanuel Carrère, D'autres vies que la mienne. Le livre est présenté ainsi par son éditeur, POL "À quelques mois d’intervalle, la vie m’a rendu témoin des deux événements qui me font le plus peur au monde : la mort d’un enfant pour ses parents, celle d’une jeune femme pour ses enfants et son mari. Quelqu’un m’a dit alors : tu es écrivain, pourquoi n’écris-tu pas notre histoire ?
C’était une commande, je l’ai acceptée. C’est ainsi que je me suis retrouvé à raconter l’amitié entre un homme et une femme, tous deux rescapés d’un cancer, tous deux boiteux et tous deux juges, qui s’occupaient d’affaires de surendettement au tribunal d’instance de Vienne (Isère). Il est question dans ce livre de vie et de mort, de maladie, d’extrême pauvreté, de justice et surtout d’amour. Tout y est vrai.
"

Carrère et le cinéma c'est une belle histoire d'amour. Il avait été adapté par Claude Miller en 1998, avec La Classe de neige, prix du jury au festival de Cannes. L'auteur a aussi réalisé La Moustache, d'après son propre roman, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2005.